^^,;r^%5^- l#*^ .fv .^i^sr« % cm# :^^i;^ 5^-¥^i- LIBRARY OF 1885- IQ56 •'■^Wf:^ ?r^- ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE DE FRANCE. article 38 du règlement. Les opinions émises dans les mémoires publie's par la Société sont exclusivement pro- pres à leurs auteurs- La Société n'entend aucunement en assumer la responsabilité. TypograpliK- FtLlX MALTESTE et C«, rue des Deux-Porles-St-Sauveiir, 22. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOHOLOGIOUË DE FRANCE. Naliira maxime miranda in i Deuxième Série. TOME NEUVIÈME. A PARIS, CHEZ LE TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ, I. liUGlEIlV BUQUET, RUE HAUTEFEUILLE , 19. 1851. AMILES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. DESCRIPTION DE QUELQUES COLÉOPTÈRES NOUVEAUX DE LA FAUNE CENTRALE D'ESPAGNE. PAR LE D^ DON M. P. GRAËLLS (1). (iSéance du 28 Novembre 1849.) 11 y a douze ans que je m'attache à explorer la faune enlomologique de la région centrale de la Pe'ninsule, et il ne se passe pas une seule année sans que mes recherches ne se trouvent récompensées par quelque découverte plus ou moins intéressante pour la science. Notre Société a déjà eu connaissance de quelques-unes d'entre elles, et, dans ce travail, je me propose de lui en soumettre d'au- tres, comme un juste ti'ibut que lui doit le plus humble (1) M. Léon Fairmaire a bien voulu traduire ce méoioire d'espa- gnol en français. 2* Série j, tome ix. 1 6 ArsWALES de ses membres. Je désire seulement, et j'attends de mes chers et savants collègues, qu ils corrigent les fautes que j'aurai pu commettre dans ce me'moire-, me trouvant sans guide dans mes recherches, il est très possible que je sois tombé dans quelque erreur : en tout cas, je puis affirmer que mes observations sont faites avec «la sincérité et la bonne foi les plus grandes. l , Cebrio Carrenoi. Ann. Soc. ent. Fr. 1847, 306, pi. 4 a, ï: 4 a (1). (PI. 1, fig. 1. Femelle.) Mas. ^/er, punctatusj, villosus -, puis nigris è fovcolis punctonun nascentibus, in elytiis brevissimis, dccumbcnti- bus : elyt?'is striaiis, pallidis , apicc margînibusquc nigris vel nigricantibus, pcdibus longulis. Long., 16 milL^ lat,, 6 mill. Femina. ylptera j subpubescens , capite , thorace pcdi- busquc testaccis, punctatis\ antennis subclaçatis, bî^Ci^ibus, oculis mandibidisque nigricanlibus : elytris abdominc paulo plus quam dimidio brevioribus, acumùiatis, à basi diçari- catis, glabris, pallidis, laté striatis, interstitiis vagc et pro- fundè punctatis-f abdomiiic gravido, gibboj suprà glabro, nitido, luteo-vitellino ,* subtus hirsutido , ultimis segmentis obscurioribus -, oviscapo longo , apicc bicuspidato , pcdibus bnvibus. Long., 20 milL^ larg., 6 mill., mesurée sur le corselet-, 3 mill. à la partie la plus étroite de Fabdoraen, Longueur de Toviscape, 10 mill. Tout le corps du Cebrio Carrenoi ç , est d'un noir lui- (1) Dans rexplicaiion de la pi. k du 2' trimestre de 18i7, par une faute de rimpi imeur, la mesure de VEucnemis Feisthameli a éié at- tribuée à la ligure du Cebrio Carrenoi mâle. DE LA SOCIEIE ENTOMOLOGiQUE. 7 sant, excepté les éJytres qui sont couleur de paille, avec rextrémité d'un brun noir ; cette couleur suit le bord ex- terne et la suture jusqu'à peu près la moitié. Sur toute la surface, on voit des poils courts, noirs, qui sortent du fond des nombreux points enfoncés qui couvrent le corps de cet insecte, plus longs et plus étroits sur la tête, le dos, et les parties inférieures, que sur les éljtres, où ils sont très courts et dirigés en arrière. Les élytres portent des stries bien marquées, dont les intervalles sont un peu convexes, et leurs bords sont ciliés de poils très courts et gros. Les antennes sont en scie, d'une couleur fauve obs- cure, ainsi que le dernier article des palpes. Dans la variété rufis^cntiis, les cuisses et les segments abdominaux sontrougeâtres, et les tibias et tarses d'une couleur châ- tain obscur. L'écusson est arrondi , et un peu échancré à l'extrémité, un sillon profond le parcourt dans toute sa longueur. La femelle de cet insecte se distingue suffisamment de celles des Cebrio xanthomems et gigas par son corps moins oblong, plus convexe, et les élytres moitié plus courtes. La tête, le corselet, la poitrine et les pattes sont de couleur rougeâtre , couverts de poils d'une couleur un peu plus claire et assez longs. Les mandibules robustes et arquées sont noirâtres, de même que les yeux qui sont arrondis et petits. Les antennes , composées de onze articles, sont très courtes , ne dépassant pas le bord antérieur du corselet-, le premier article est petit et arrondi; le deuxième, grand et cylindrique , for- mant lui seul le tiers de la longueur des antennes -, les autres sont un peu globuleux et déprimés dans le sens de Taxe de l'antenne-, le troisième étant le plus petit, et tous augmentent graduellement jusqu'au dernier, g AiSJNALES qui est plus petit que les autres, et forme une massue oblougue et comprimée. Tous ces articles, principalement le second, sont couverts d'aspérités et rie poils raides. Les palpes maxillaires sont la moitié moins longs que les la- biaux , et leurs articles , de forme obconique , diminuant graduellement vers Textrémité, celle du dernier est ar- rondie-, ils ont tous quelques poils longs. Le labre supé- rieur est très large, et cilié sur tout son bord. Le front est grand, un peu creusé. Au-dessous de chaque antenne, on voit, entre Tceil et la base de la mandibule correspon- dante, une petite fossette pour recevoir le premier et le deuxième articles de cet organe, quand il se replie en dessous. Derrière les yeux se trouve un espace lisse , le reste de la tête est ruguleusement ponctué. Le corselet est transversal , son bord antérieur est sinué, la partie la plus saillante correspond à la ligne mé- diane de Tocciput , et les deux sinuosités latérales aux angles antérieurs, qui sont arrondis de même que les bords latéraux. Les angles postérieurs sont plus aigus, mais cependant pas autant que chez le mâle. Toute la surface du corselet est couverte de points enfoncés assez gros, et hérissée de poils longs, de couleur rousse. L'é- cusson est obtus , avec un enfoncement dans le milieu. Les ély très sont très courtes, avortées, recouvrant à peine la moitié de Tabdomen, écartées à la suture dès la base, d'une couleur de paille un peu rougeâtre, presque dia- phanes , fortement striées, avec les intervalles larges et marqués de points enfoncés, grands et très prononcés. La portion supérieure des segments abdominaux est dé- couverte dans sa majeure partie, tant par le manque d'ailes, que par la brièveté et la difformité des élytres. La partie dorsale est étroite et très convexe, s'atténuant graduellement pour se terminer en un long oviscapte, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. t) dont la pointe est bifide. La couleur de TaLdomen, chez la femelle, est jaune d'œuf, plus obscur sur les derniers segments et l'oviscapte. Les pattes sont courtes et ro- bustes, les tibias e'pineux dans toute leur longueur, cou- verts de poils longs et rigides ; Textrémité inférieure est dentée, noirâtre, et garnie au côte interne de deux fortes épines, de couleur obscure. Le mâle de cette espèce, dont la phrase descriptive a été publiée page 306 du 2*^ trimestre 1847, dans les An- nales de la Société entomologique, fut découvert par mon ami Carreno en 1838j c'était le premier insecte qu'il re- cueillait dans sa vie scientifique. Heureux augure de la science qui lui ouvrait ses portes sous des auspices si favorables ! Notre Société sait avec quel enthousiasme il embrassa des études si attrayantes, et ce fut avec un ex- trême plaisir que je dédiai cette première découverte entomologique à notre infortuné collègue. La découverte du Cehrio Carrenoi mâle fut, comme presque toutes les espèces nouvelles , purement acciden- telle ; mais il n'en est pas de même pour la femelle, que je cherchai assidûment pendant neuf années , mais sans succès, jusqu'au mois de juin 1847. Dans la séance du 18 janvier 1837, j'ai eu l'honneur de présenter à notre Société mes observations sur les causes des apparitions nombreuses des Gébrionsj je suis aujour- d'hui d'autant plus satisfait des conclusions que je tirai alors, que le Cehrio Carrenoi m'a fourni de nouvelles preuves confirmatives de mes observations. J'ai établi dans la deuxième conclusion de ce mémoire, que « la seule cause des apparitions nombreuses des » Cehrio dépend de la pluie, parce que probablement » ces insectes, venant de subir leur dernière métamor- » phose, et ne pouvant sortir successivement de la terre fO ANNALES » à cause de sa dureté occasionnée par la sécheresse de la » saison, il devient nécessaire que la superficie s'amollisse » jusqu'à une certaine profondeur, afin qu'ils puissent » traverser toute l'épaisseur du terrain dans lequel il se » trouvent ensevelis. » Aujourd'hui, je puis affirmer que lorsque le terrain dans lequel vivent les larves des Cchrio estsabloneux et perméable, ou est humecté continuelle- ment, de manière à ce qu'il soit facile de le traverser à cause de son peu de résistance, ces insectes n'ont besoin ni de grandes pluies, ni d'aucun autre secours étranger, pour arriver à la lumière, même dans les moments les plus secs du printemps. Dans ce cas , les apparitions ne sont ni nombreuses , ni instantanées*, car les CcZ'/vo se présentent à une époque fixe^ dans un laps de quelques jours continus, comme les autres insectes ; ils se montrent de préférence vers le soir, un peu avant le coucher du soleil. La première fois que je rencontrai le Cchrio Carrenoi, ce fut dans une belle soirée du mois de juillet, en allant herboriser avec mon jeune ami dans la prairie de la Fuente de la Teja, endroit sablonneux, situé entre la Casa de Campo et le Manzanarès. Ce fait me surprit double- ment : d'abord, c'était la découverte d'une espèce que je regardai de suite comme nouvelle-, ensuite, je fus étonné de la différence que présentait l'apparition de cet insecte avec celles des autres espèces du même genre que j'avais déjà observées. Cette discordance me parut extraordi- naire, et je ne pus de suite me l'expliquer d'une manière satisfaisante. Quelques jours après, il plut, et je m'em- pressai de retourner au même endroit, avec Tespérance de recueillir un bon nombre d'exemplaires de cette rare espèce ; mais je cherchai avec beaucoup de soin sans voir un seul Cchrio. Dès ce moment je soupçonnai que les DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. î i conditions locales du terrain pouvaient être telles, qu'elles rendaient la pluie inutile pour l'apparition des Cehrio. L'anne'e suivante je rencontrai trois individus mâles de mon espèce nouvelle, toujours dans les jours sereins; et depuis, chaque année j'en ai retrouvé quelques-uns dans les mêmes conditions, sur les prairies sablonneuses des rives du Manzanarès , ou dans des localite's analogues à TEscurial ; de sorte que je ne conserve aucun doute que la perme'abilité de ce terrain ne soit la cause pour laquelle les pluies ne sont pas nécessaires à la sortie de notre in- secte de dessous terre. Pendant les neuf années qui se sont écoulées entre la découverte du mâle et celle de la femelle, je n'ai pas cessé de faire les plus grandes recherches pour la rencontrer, sans pouvoir y réussir, jusqu'au soir du 20 juin 1847, dans lequel je résolus d'éprouver si en lâchant quelques mâles que j'avais capturés , ils ne me conduiraient pas à la découverte de la femelle. En effet, mon idée ob- tint rapidement le succès le plus complet ; je perdis d'a- bord un mâle, dont le vol fut si rapide, que je ne pus le suivre des yeux; je lâchai un second individu, dont je pus observer la marche jusqu'à ce que, cherchant sur le sol et faisant plusieurs tours dans un espace très circons- crit, il se jeta à terre, courant très rapidement dans di- verses directions, et finit par s'arrêter à un point limité, où il rencontra un trou dans lequel il se précipita. Dès ce moment, j'étais sûr de mon triomphe, et enfonçant la houlette dans la terre, je retirai la femelle désirée, accom- pagnée de sept mâles , qui lui faisaient la cour. Avec cette femelle, je pris soixante-trois mâles, sans quitter la place ; car il venaient sur moi, et me donnaient à peine le temps de les piquer. Le jour suivant , je retournai à la chasse de ces insectes, m'altachant principalement à cher- 12 ANiNALES cher les femelles , et me servant du même moyen, je parvins à en trouver cinq, et depuis lors, tous les ans, pendant la seconde moitié de juin, je m'approvi- sionne des exemplaires nécessaires pour satisfaire la curiosité de mes amis entomologistes. Le Cehrio Caircnoi é se montre vers les quatre heures du soir, il se pose sur les tiges terminales et sèches de YAtiemisia campestris , et sur les rameaux pendants de la Rétama sphcerocarpa, auxquels il se suspend après son éclosion pour se sécher et donner de la consistance à son corps. Vers cinq heures il sort de son immobilité, remue ses antennes, déploie ses ailes, et finit par s'envoler d'un vol agile et soutenu pour trouver sa femelle, que sans aucun doute il rencontre facilement, guidé par Todeur qu'elle exhale , odeur semblable à celle du jaune d'œuf battu. Je n'ai jamais vu que les mâles tombassent de suite sur l'habitation de la femelle -, j'ai toujours observé qu'ils se posent à une certaine distance de cet endroit, cherchant avec rapidité dans tous les sens jusqu'à ce qu'ils aient trouvé l'entrée de l'habitation souterraine de leur com- pagne. C'est sur cette observation et l'odeur exhalée par la femelle que je fonde m'es raisons pour croire que l'ol- faction est l'unique sens qui guide notre insecte dans la difficile recherche de sa femelle. Celle-ci reste dans son trou, à un ou deux pouces de profondeur, ne laissant voir que son oviscapte, qu'elle agite avec agilité à l'approche du pi'cmier mâle qui vient la visiter. Je l'ai quelquefois rencontrée à plus d'un pied de profondeur ; et dans ce cas, elle est toujours accompagnée d'une demi-douzaine de mâles qui se disputent sa possession. Dès qu'elle est fécondée, elle s'enfonce dans ses galeries, et jusqu'à pré- sent je n'ai pu découvrir ni l'endroit où elle dépose ses œufs, ni la forme des larves qui en sortent, ni aucune de ses métamorphoses successives. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 13 2. Cehrio rufjfrons. (PI. 1", fig. 2.) Mas. Pallidè testaceus, punctatus y suhvillosus^ thorace pedihiisciiie clariorihus , fronte rufescente , oculis apiceque mandibularum nigiis \ ter go tenuiter punctulato ; clytris striatis, submgosis, sparsè punctatis. Long., 14 xm\\.\, larg., 6 1/2 mill. Le C. nififrons est de la grandeur et de la forme des C. inelanocephalus et sirictus, mais plus étroit et plus dé- primé ante'rieurement. Sa couleur générale est un testacé pâle, presque jaunâtre principalement sur le corselet et les pattes , qui sont de couleur plus claire -, tout le corps est couvert de points enfoncés et de poils courts, mais bien visibles, et de même couleur que Tinsecte. La tête, assez grande, a les points plus grands, et est d'une couleur marron-foncé, avec le front et Tépistôme rouges. Les yeux et l'extrémité des mandibules sont noirs-, la base de ces dernières , les palpes et les antennes, sont presque testacés. Sur le corselet, la ponctuation est très fine et peu profonde, les poils sont plus longs, surtout vers les bords qui paraissent ciliés. Les élytres sont striées, subrugueuses, avec les points espacés, marqués surtout sur les intervalles de stries qui sont assez convexes. Les pattes ont les hancbes , les épines inférieures des tibias et les genoux, de même couleur que la tête. Ce Cébrion se trouve dans la chaîne de Guadarrama, dans les derniers jours de juillet et les premiers d'août. 3. Aîiomala rugatipennis . (PI. 1", fig. 3.) Cupreo-cenea, nitida; antcnnis, palpis, segmenta pcuid- 14 * ANNALES timo ahdoininali testaceisj unguibus piceis \ suprà, capite thoraceque pimctatis ; clytris striato-nigosis , suh-scrôhicu- latis, costis promimdis stiiatis j pygidio variolosulo ; siibtus ruguloso-punctata. Long., 13 mill.i larg., 8 milL CeWe Anomala diffère notablement des autres espèces du genre par la forme courte et large du corps, surtout en arrière; elle a ne'anmoins quelque ressemblance avec VA. aurata F. Elle s'en distingue par sa taille plus petite d'un tiersj par la ponctuation de la tête et du corselet, qui est plus épaisse et plus profonde, par le sillon me'diau de la télCj qui est plus marqué et prolongé, atteignant presque le bord postérieur, tandis que dans Wl. aurata, ce sillon arrive à peine au milieu et est superficiel. L'é- cusson est presque rugueux et assez transversal , tandis que dans Vaumta, il est plus triangulaire et peu ponctué. Les côtes des élytres sont beaucoup plus prononcées, et les intervalles des stries très rugueux et marqués de fos- settes qui rendent la surface inégale et raboteuse. Le sil- lon du mésosternum est moins profond que celui de Vau- mta, etsesdeux brandies latérales et divergentes figurent une espèce de fleur de lis. Les segments abdominaux sont rebordés, et ponctués profondément et rugueusement, avec le disque cuivreux et les côtés verts, excepté Tavant- dernier segment qui, comme les antennes et les palpes, est d'un rouge ferrugineux. Les tibias sont assez épineux et rugueux, et les tarses de couleur obscure avec des re- flets métalliques. luAfiomala rugatipcnnis vit sur les graminées des prai- ries baignées par les eaux froides de la zone médiane de Guadarrama, elle se montre à la fin de juillet, et on la voit, au milieu du jour, suspendue par les pattes posté- rieures aux ti^es frêles des Poa, P/ilœiiin, etc., comme font les Ànisoplia, dans la société de qui on la trouve. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 15 4. Misolampus scabricollis . M. Gmèïlsii. L. Dufour in lilt. (PJ. I, %. 4.) Ater, Tiitidus, tenuissimè punctatus , antepectore lateri- busgue thoracis suhrugoso-scahrosis ; antcnnis et tarsis piceo- femigijieis , ore plantisquc pilosis, elytris haud striatis. Long., 13 mill.-, larg., 6 mil]. Qq Misolampus est entièrement noir et luisant. La tête est très ponctue'e, et la strie transversale qui sépare Tépis- tôme du front bien visible, arquée, et, chez les individus ç, double. Les antennesj les palpes, le labre, sont de cou- leur de poix un peu rougeâtre, avec quelques poils courts et rouges, principalement sur le bord du labre, oiî ils sont un peu plus longs Le corselet est globuleux, très rugueux sur les côtés et en dessous, avec la partie dorsale luisante, mais ponctuée. L'écusson n'est pas apparent. Les élytres sont convexes, plus étroites en avant qu'en arrière, sub- ragueuses, ponctuées, mais d'une manièi-e peu sensible, de telle sorte qu'à Fceil nu elles paraissent parfaitement lisses -, elles ne sont pas striées, mais cependant on voit de légères traces de stries, qui paraissent complètement avortées. Le long du bord externe, on voit une ou deux lignes de points enfoncés, plus apparents que les autres. Les segments abdominaux sont ponctués, ainsi que les pattes, dont les tarses, de même couleur que les antennes, ont le dessous garni de poils longs et soyeux. Le Misolampus scahncollis est plus grand que les autres espèces; il est le double du M. Lusitanicus a\ec lequel il a une certaine ressemblance à cause de ses élylres lisses, ce qui le distingue du M. gibbrilus, dont les élytres sont à stries ponctuées visibles. te ANNALES Le M- scabricoUis se trouve dans la région des Pinus syhestris de nos montagnes centrales, principalement sur le Guadarrama, où je le découvris en 1840. Ces insectes vi- vent sous les écorces et sous les troncs des pins abattus, réunis par groupes de cinq ou six individus-, et quand on découvre leur retraite, au lieu de fuir, ils se Llotissenl et font le mort. Quand la première surprise est passée , et qu'ils reviennent à eux , ils fuient la lumière comme les Blaps, et, comme ces insectes, ils exhalent au toucher une légère odeur, un peu analogue à celle que produisent les Diapcris. Cette espèce fut communiquée par moi, il y a quelques années , au vénérable entomologiste de Saint-Sever, M. L. Du four, qui, la reconnaissant nouvelle, eut la com- plaisance de me la dédier sous le nom de M. GraèVsii; mais comme jusqu'à présent il ne Ta pas publiée, et qu'il insistait pour que je le fisse moi-même, je n'ai pu lui conserver le même nom. 5 . Mylabris Dufourii. (Pl.l,fig. 5.) Suhvillosa , nigra , suhtiliter pimctulata ; elytris pallidc testaceis, utrinque nigro sex-maculatis, apice rotutidatis, ciliatis, nigm-marginatis\ macula prima humcrali) oblonga, brcvi, margini parallda, scutellum circumdantc, cœteris rotundatis \ sccunda propc suturam, apice pnmce opposita \ tertia medio juxta margincm : quarta ad suturam, tertiœ op- posita, amhoabus interse et à margine suturaque œquidistan- tibus\ quintaante apicem, ferè marginali-^ scxta minore, ad suturam, prœcedenti etiaui opposita. Long., 17 mill.; lat,, 7 mill. Cet insecte est entièrement noir, subgranuleux, ponc- DE LA SOCIÉTÉ ËNTOMOLOGIQUE. l1 tué, velu ', les élytres sont d'un testacë jannâtre, marquées de cinq points noirs et d'une ligne hume'rale également noire, qui, après avoir côtoyé ré<;usson, descend paral- lèlement au bord , par dessus le calus humerai , jus- qu'à lencontrer presque le premier point situé vers la su- ture, au tiers antérieur de Télytre-, les deuxième et troi- sième points sont placés vers la moitié de Télytre j ils sont placés par paires et divisent la largeur en trois parties égales-, enfin, les quatrième et cinquième points sont placés au tiers postérieur, vers Textréraité de 1 elytre, dis- posés de même -, Texterne est beaucoup plus grand que l 'interne . L'extrémité apicale est bordée de noir, et ciliée de poils courts et rigides •, la surface des ély très est égale- ment couverte de poils semblables, qui sortent des points enfoncés. Dans quelques variétés, la paire des points postérieurs disparaît, et quelquefois tous les autres. Mais la ligne noire humérale est constante et caractéristique. Le M. Dufouni vit dans la région des Pins de Nava- cerrada et Narichiva, et autres montagnes des Guadar- rama; il se trouve abondamment aux mois de juin et juillet, sur le Genista Jlorida . En dédiant cet insecte à un entomologique aussi célèbre, je ne fais que payer un in- signifiant tribut aux services scientifiques, et aux preuves d'une sincère amitié qu'il m'a prodiguées. 6. Mylahris hieracii. M. scahricollis . Chevrolat in litt. Nigra suhvillosa^ scahiiiscula, capite thoraceque vario- losulis. Prothorax medio et posticè suhfoveolatus, foi^cola mcdia rotundata, postica transi>ersa> Scutellum triangidare, iransverswn^ apice obtusum, punctatunij medio linea ini- i'* 18 ANNALES pressa, antc apiceni suhdcprcssutn. Elytrathoracishasi la- tiora , et paulo plus (juani quadriiplo longiom ■■, tcstciceu, pube bi-e^'i, nigra, adspetsa , conjcrtissimè suhliliter rugu- loso-punctata , lincis quatuor à basi usque ad apiccm in singulo clevaiis\ prima marginalis, cumsequente iiifràcal- luni humcralem subconjuncta \ apicc singulatiui rotundata y in singulo puncta sex nigra, quorum tria externa, ferè mar- ginaliaj primum pone humcruni, sccundwn in parte média, procul à margine, tertium juxtà marginem, apicem versus j puncta tria interna circa suturam , cxternis ferè opposita. Long., 20 mill.-, lat., 7 milL Le Mylabris hieracii est une des plus grandes espèces qui vivent dans la faune centrale d'Espagne. Il a la tête, les antennes, les palpes, le thorax, Tabdomen et les pattes noirs, et couverts de poils de même couleur, assez longs, surtout à la tête et au corselet. Les élytres sont testacees. La tête, dans son plus grand diamètre, est un peu plus large que le Lord antérieur du corselet, le front est in- ( linc avec une Idgère impression, qui est divisée au milieu par une petite carène; entre les antennes on voit deux autres petites fossettes, une de chaque côté, et en arrière, une ligne transverse qui sépare le front de Tépistôme j ce dernier est large et arrondi sur le bord. Le labre est grand et cordiforme, ayant sa portion libre échancrée plus large que celle adhérente à Tépistôme, et marqué au milieu d'une légère impression longitudinale. Les yeux sont noirs, avec des lignes anastomosées d'une couleur plus claire. Les antennes grossissent vers l'extrémité , elles sont garnies de poils plus longs à la base qu'à l'extrémité, où ils sont très courts. L'insertion de la tête avec le thorax se fait au moyen d'un col court; toute la surface, ainsi que celle du corselet, est couverte de gros DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 19 points enfonces. Au milieu du corselet on voit une fos- sette arrondie, et vers le bord poste'rieur, une impression transversale. L'écusson est triangulaire, obtus, plus large que long, couvert de points, et de poils plus courts que ceux du corselet, avec une impression vers Textre'mité. Leselytres sont plus larges que la base du corselet, et au moins quatre fois plus longues que ce dernier; ellessont presque de largeur e'gale en toute leur longueur, arrondies à Tex- trémité, finement rugueuses, et couvertes de poils noirs très courts, qui ne sont bien distincts qu'à la loupe. Sur chacune on voit quati'e lignes éleve'es, presque parallèles, comme chez les autres BlyJahris \ les deux externes se réunissent presque à la base, en dessous du cal us hume- rai. 11 y a en outre, sur chaque élytre, six points noirs for- mant deux lignes, une marginale, une suturale , mais ne louchant pas les bords. Le premier point mai'ginal est place derrière le calus-, le deuxième un peu en arrière de la partie me'diane deTelytre, et plus en dedans que Tan- térieur j le troisième plus près du bord, et à la partie postérieure de l'ëlytre. Les points de la ligne suturale sont placés entre la troisième et la quatrième ligne élevée, pres- que vis à vis les points correspondants de la ligne margi- nale; le premier un peu plus en arrière que son correspon- dant, touche à la partie externe de la quatrième ligne élevée ; le second un peu plus en avant que Texterne correspondante , touche aussi au côté extérieur de la même ligne-, et enfin le troisième, un peu plus en avant que son correspondant marginal, est placé au côté interne de la troisième ligne élevée. De ces points noirs, le second marginal est ordinairement le plus grand-, mais cette grandeur, de même que le nombre total des points, est sujette à des variations, qui consistent surtout à réduire les caractères à un état négatif. 20 ANNALES L'abdomen et les pattes sont un peu rugueuses, à causd (les points enfonces et des rides atus, niger, punctato-subgmmdosus , dense squamosus\ siiprà^ squamuUs griseo aurulentis , lateribus infràque^iridi-nitentibus \ ore, antennis, pedibusque setu- losis ; elytris stiiato-punctatis . Long., 9 mill.: lat. , 4 mill. 2* Série, tome ix. 2 22 ANiNALES Cette belle espèce est facile à distinguer au premier coup (l'œil par sa couleur, qui est d'un rougeâtre ou d'un gris dore en dessus , et d'un vert brillant sur les côtds et en dessous. Ces couleurs son! formées par de nombreuses écailles arrondies qui couvrent tout le corps de l'insecte, qui, lorsqu'il est nu, est noir, pondue, granuleux, avec les élytres à stries ponctuées, assez convexes eu dessus, et un peu comprimées sur les côtés. Les intervalles des stries sont assez larges, avec une série de poils courts. Les antennes sont couvertes de poils très courts, serrés, et hérissées de quelques autres plus longs et rigides. Au rostre, vers la bouche, et à la partie inférieure des tibias, on voit des poils sétiformes et blanchâtres. Les pattes, quand elles n'ont pas perdu leurs écailles, sont de la même couleur que les parties latérales et inférieures du corps. Je conserve à cette espèce le nom que M. Chevrolat lui a donné dans ses lettres, en la considérant comme nou- velle, et en m'invitant à la publier. Je ne me rappelle pas la localité où je l'ai recueillie, et je soupçonne qu'elle pro- vient d'un envoi d'insectes de Galice, que me fit mon ami D.Fi-ancisco de los Rios, zélé ornithologiste de Santiago. Dans ce cas, le Cneorhinus latcralis appartiendrait à la faune occidentale d'Espagne. 9. Thylacites oblongus. (PI. 1,%.7.) Ohlongo-o\'atus , niger, squamis cùiereo-submetallicîs tcctis, sctulosus, setulis griseis j capite pwthoracequc con- feriissimè ^ranuloso-punctatis \ rostro fossula lineari mcdio imprcsso: antennis obscure ferrugineisj thorace latcribus ampliato^ plaga discoidali obscuviore subrhoinbea, fcrè de- leta , Tiotato ; elytris setulosis , ruguloso-stridto punctatis^ DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 23 striis subconfusis, setidis retro\>ersis^ in seriehus paralleUs digestis; àbdominc pedibusquc rugulosis ; tibiis apicc den- ticulatis. Long., 10 mill.-, lat., 4 mill. En gênerai, les espèces de ce genre se ressemblent tel- lement, qu'il est souvent difficile de les caractériser de manière à pouvoir les distinguer facilement de prime abord. Le Thylacites oblojigus est noir, subrugueux, cou- vert d'écailles furfuracées, de couleur cendrée, avec des reflets presque métalliques , et des poils sétifor- mes plus rigides et plus longs sur la bouche, les pattes et le dessous du corps que sur le dessus. La tête et le corselet sont finement granulés et ponctués. Le rostre est court et large, ayant au milieu une fossette linéaire. Les antennes, d'un ferrugineux très obscur, ont sur leurs articulations quelques poils rigides et spiniformes; les yeux sont noirs et arrondis. Le corselet, un peu élargi transversalement au milieu, est marqué sur son disque d'une tache obscure rhomboïdale, et toujours presque effacée, de sorte que très souvent elle n'est pas visible. Les élytres sont ruguleusement ponctuées , confusément striées , et les stries formées par des lignes de points enfoncés -, les poils sétiforraes sont aussi disposés en lignes parallèles, et dirigés en arrière. Les pattes sont très rugueuses , et couvertes de soies assez longues et raides, surtout aux tibias, dont l'extrémité est garnie d'un rang de dentelures spiniformes. Cet insecte est commun dans le bois de Migascalientes, aux environs de Madrid, pendant le mois de septembre; on le voit courir en abondance dans les chemins et les prairies. Au commencement, je le confondais avec le Thylacites turbatus, mais M. Chevrolat, qui s'est montré si complaisant pour mes déterminations, me fit apercevoir de mon erreur, en m'engageant à le publier. '24 ANNALES 10. VorcaJiofi Perezi. (PI. I,tig. 8.) 1° Corpus totncnto destitidwn. Nigram, capite thoraccçue rude pmictalo-nigosis ; an- tennis scahriusculis ; fronte sulco medio in vcrtice dilatato \ thorace submutico, dorso suhcarinato, carina nitida, levitcr sulcata \ scutello minuto, lœvi, parîim punctato\ elytris suhlœ- K>igatisj ad hasim punctato mgosis . 2° Corpus tomento induium. Capite, vittis tribus albidis , média: frontali, lateralibus ponè oculis j epistouiate, labro, genisquc cancscentibus ; oculis antenniscjue nigns, aiiiculorum basi albicante tho- racis carina dorsali tenuissimè albido limbata, lateribus canescente nigroque tri^ittatis , scutello ni gro, nitido, lœ- vigato, marginibus albo-pilosis \ elytris nigris j aut nigtx)- canescentibus, çel rufescentibus j sutura vittaque marginali alba, in apice uncinata, macula nivea sagittifoinni in uno- quoque clytro picta ac sutura subconjuncta a ceteris specie- bus hujus generis plane hoc Dorcadion distinguitur. Long. , 14mill.-, larg., 5 inill. Malgré la grande ressemblance qui existe entre tous les Dorcadions,respèce que nous décrivons est du nombre de celles qui , comme le cruciatum et le grœcum, se distin- guent au premier coup d'oeil par la tache sagittée qui orne chaque élytre. Lorsque la pubesceuce qui couvre le corps manque, ce qui arrive souvent, surtout chez les femelles, Tinsecte est tout noir , et Ton voit la tête et le corselet couverts de grands points enfoncés, confluents, aupointde rendre la surface rugueuse et inégale. Le frontal, qui commence au bord même de Tépislôme, est étroit et finement ponctué, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 25 se dilatant au milieu du vertex, où il se termine. Le labre est rugueux, ainsi que la moitié' basilaire des mandibules, Tapicale est très lisse et luisante. Les antennes sont ru- gueuses, surtout aux quatre premiers articles. Le proster- num est le'gèrement rugueux en travers , mais les epi- mères et le dessus du corselet sontprofonde'ment ponctue's et rugueux -, le tubercule latéral est obtus et peu proémi- nent-, la carène dorsale est plane, lisse et légèrement sil- lonnée longitudinalement, avec une faible fossette à son extrémité jiostérieure. L'écusson est très petit, triangu- laire, obtus, presque lisse et luisant. Les élytres, un peu plus larges à la base que le bord postérieur du corselet, sont convexes, couvertes, surtout à la base et autour du calus buméral , de rugosités très marquées et de points enfoncés, qui deviennent moins gros à mesure qu'on s a- vance vers l'extrémité. Sur la partie antérieure on trouve les vestiges de deux fines côtes qui partent du calus, et avec la loupe on voit toute la surface finement rugueuse. Les pattes et les segments abdominaux sont aussi ponctués, mais peu densément, moins au bord anal du dernier seg- ment, où les points sont plus nombreux et serrés. Quand le D. Perezi est orné de sa pubescence , les pattes, Tabdomen, la poitrine et la tête, sont d'une cou- leur grise, due aux nombreux petits poils blancbâtres qui couvrent ces parties, de même que la base des mandibules et des articles des palpes, l'extrémité de ces organes étant glabre. Le bord du labre est garni d'une frange de poils jaunes, munie aux angles d'autres poils plus longs, sétacés et noirs. Le front est marqué d'une ligne blanche, divisée longitudinalement en deux par une ligne noire qui corres- pond au fond du sillon fronlal. En arrière des antennes jusqu'au bord antérieur du corselet , à la région sincipi- tale, s'étendent deux autres lignes blanches, séparées au 26 ANNALES commencement, entre elles, par la ligne frontale, et deux autres plus courtes, de couleur fauve ou grise , situées entre cette ligne frontale et les deux premières, qui à la fin s'anastomosent re'gulièrement à la re'gion occipitale. Les articles des antennes sont he'rissés de poils raides, noirs et gris, principalement les premiers-, et presque tous sont marqués à la base d'un petit anneau de poils gris- La carène dorsale du corselet, lisse et d'un noir luisant, est bordée latéralement par deux lignes blanches très étroites; plus en dehors et de chaque côté, on voit une autre bande large , d'un gris jaune -, ensuite vient une autre, formée par un espace dépourvu de poils , et enfin une dernière bande blanchâtre passant par le sommet des tubercules latéraux du thorax. L'écusson est noir au centre, lisse et luisant-, ses côtés sont couverts de poils blancs renversés. Les élytres ont le bord orné d'une bande blanche, qui en arrivant à l'ex- trémité se double en formant un angle, pour se terminer en une pointe dirigée vers la base. La suture est aussi blanche, et sur chaque élytre, on voit, touchant à elle, une tache d'un blanc de neige , en forme de fer de lance ou de flèche, dont la pointe est souvent énioussée, elofFre, par la réunion des deux branches intérieures à la base, la figure d'un W. Chez quelques individus , ce dessin est très marqué j chez d'autres, les taches de chaque élytre se réunissant le long de la suture, forment une grande tache qui représente à elle seule le large fer d'une hallebarde ou d'une pertuisane. Chez d'autres, on voit la trace d'une petite ligue blanche, très courte, qui occupe le milieu de la base des élyjres. Ce Dorcadioti vit dans les montagnes de Guadarrama, dans la zone du Genista purgans, comme le D. Hispani- cum , immédiatement au-dessous des neiges. Ces deux DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 27 espèces sont très abondantes, et se rencontrent pendant tout le printemps, courant dans les prairies. La femelle trace une galerie souterraine pour déposer ses œufs, et la nouvelle ge'nération qui en sort passe sa vie de larve dans de semblables localités, jusqu'à ce quêtant arrivé à Tétat parfait, elle se montre à la surface delà terre. Je dédie cette espèce à mon ami et élève, D. Laureano Ferez, qui m'accompagnait lorsque je la découvris, et qui s'adonne à Tétude des insectes avec autant de plaisir que d'enthousiasme. Explication de la planche /". 1 . Cehrio Carrenoi $ ^ grandeur naturelle , b, sa tête grossie-, c, patte grossie. 2. Cehrio nififrons ; a, antenne grossie ; Z», patte grossie. 3. Anomala nigatipennis ; a, vu de profil. 4. Misolampus scabricollis; a, vu de côté. 5. Mylahris Dufourii, grandeur naturelle; a, le même grossi . 6. Cneorhinus lateralis; a, vu de profil; b, grandeur naturelle ; c, patte grossie. 7. Thylacites oblongus ; a, grandeur naturelle ; b, an- tenne grossie. 8. Dorcadion Perezii; a, vu de profil. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 2i* OBSERVATIONS SUR LES MÉTAMORPHOSES DE LA TlTUB(ffiA (CLITHRA) OCTOSIGNATA , Fabr. PAR M. H. LUCAS. (Séance du 9 Octobre 1850. ) Enchâssant aux environs de Mëdéah, en avril 1850, particulièrement sur les hautes montagnes situées au sud- est du Ténia de Mouzaïa, je trouvai, en soulevant de gros- ses pierres, des fourmilières très nombreuses de la Myr- mica testaceo-pilosa, Luc, Hist. nat. des anim. articul., iu expl. scient, de l'Algérie, tom. 3, p. SOljN^SSS, PL 16, Fig. 10 (1849). En examinant les allées et les venues de ces industrieux Hyménoptères et en tamisant les nom- breux débris de végétaux qu'ils avaient accumulés au- dessus des galeries qui conduisent à leur habitation, je re- marquai plusieurs fourreaux en forme de chrysalides qui se traînaient péniblement au milieu de ces Myrmiques occu- pées à enfouir, dans les fissures de la terre, les œufs et les nymphes que cachait aux rayons du soleil la pierre sous laquelle elles avaient établi leur domicile. En très peu de temps cette fourmilière, si active, si nombreuse , devint déserte : et c'est alors qu'il me fut permis d'examiner at- tentivement ces fourreaux ambulants, au nombre de sept 30 ANNALES à huit, et qui, au moindre attouchement, devenaient im- mobiles. Afin de pouvoir les (étudier, je les enfermai dans une boîte, et ce n'est qu'à mon retour à Paris, à la fin de juillet, qu'en les soumettant à un nouvel examen, je les reconnus pour être des fourreaux de Clythrides. En effet, durant leur captivité, pendant les mois d'avril, mai, juin et une partie de juillet, cinq de ces fourreaux, sur huit que j'avais recueillis , se métamorphosèrent en insectes parfaits et me donnèrent la Tituhœa {Çlythrà) octosignata de Fabricius, Syst. Eleuth. tom. 2, p. 30, N" 33, Parmi les auteurs qui ont décrit ces sortes de fourreaux, je cite- rai Schaller (1), Hubnër (2), MM. Dufour (3), Gêné (4), Westwood(5), Mœrkel(6),Rosenhauer(7),Blanchard(8), Lacordaire (9)-, mais ces entomologistes, en faisant con- naître ces larves singulières et leurs me'tamorphoses, n'ont ni signalé les stries que présentent les parties latérales des fourreaux, ni indiqué les bandes longitudinales de diverses couleurs qui ornent ces singulières habitations. Cependant, d'après une figure donnée par J. G. Hiibner, dans Fuessly's Archiv. heft., tomes 4 et 5 , PI. 31, (1) Schaller, Acia Hallens., tom. 1, p. 328, lab., 1, fig. 8. (2) J. G. Hiibner, in Fuessly's Archiv. heft., lom. 4 à 5, PI. 31, fig. 1 à 5 fl79a). (3) L. Dufour, Ann. génér. des se. phys., toui. 6, p. 307, PI. 96, fig. 1, la larve, fig. 2 , sa coque (1820). [k] Gêné, Ann. des se. nat., V série, tom. 20, p. 143 (1830). (5) Westwood, an Introd. to the mod. classif. ofins.,tom. 1, p. 385, fig. Ul (1839). (6) Mœikel, in Germar's Zeilschr. fiir die Enlom., tom. 3, p. 221. et tom. 5, p. 254 (1841 à 184Zi). (7) Rosenhauer, Steilin, Enlom. Zeit., lom. 2, p. 50 (1842). (8) E. Blanchard, Hisl. des Ins., tom. 2, p. 195 (1845). (9) Tb. Lacordaire , Monogr. des Coléopi. subpent. de la famillo des Phytophages, lom. 2, p. 13 cl 16 (1848). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 31 Fig. I à 5, la surface du fourreau que cet auteur repré- sente serait couverte de lignes saillantes, droites dans la région dorsale, disposées en chevrons inférieurement. Cette position des côtes ou lignes rappelle un peu celle présentée par le fourreau de la Tituhœa [Clythrd) octosig- nata \ mais dans le fourreau de cette espèce les lignes sail- lantes ne sontpasen chevrons, et, déplus, elles sont situées sur les parties latérales, au lieu de se présenter sur la ré- gion dorsale, comme cela a lieu dans le fourreau de l'es- pèce innommée de Hiibner. Mais avant d'entrer dans ces détails, je crois devoir donner la description de la larve. Elle est longue de 8 millimètres et n'a pas moins de 2 millimètres 1/2 en largeur-, elle est allongée, cylindri- que, recourbée en arc de cercle postérieurement. La tête, de consistance cornée, est presque circulaire, d'un noir roussâtre et fortement chagrinée; son diamètre est tel qu'il ferme complètement l'entrée du fourreau lorsqu'on inquiète l'animal, ou qu'il s'y tient tranquillement retiré ; elle est très plane, et sur les parties latérales et antérieu- rement , elle présente des poils roussâtres , très courts et placés çà et là; à sa partie antérieure où elle est légère- ment convexe, elle présente une avance ou saillie, plus large que longue, sensiblement excavée dans son milieu et qui semble représenter la lèvre supérieure-, des poils très courts, peu serrés hérissent le bord antérieur de cette pièce qui m'a paru soudée avec la tête. Il est aussi à noter que, de chaque côté de la partie antérieure de la tête, on aperçoit une petite saillie relevée qui, examinée au micros- cope, m'a semblé fort curieuse ^ cette petite saillie est de forme ovalaire et représente une concavité très profonde placée dans le sens transversal dans laquelle viennent se loger les antennes ; celles-ci sont très courtes, composées 3i ANNALES de trois articles dont le premier est Je plus grand; à la base du second est implanté un appendice ou style assez allonge', de forme conique. Les mandibules noires, trian- gulaires, plus longues que larges, sont courtes, robustes, terminées en pointe arrondie à leur extrémité -, à leur bord interne, elles présentent deux dénis dont la supérieure est beaucoup plus grosse que l'inférieure. L'espace qui existe entre le bord interne et la saillie longitudinale qu offrent ces mandibules à leur face externe est repré- senté par une concavité très profonde. Les mâchoires, d'un brun roussâtre, beaucoup plus longues que larges, parais- sent comme soudées à la lèvre inférieure; et lorsque ces organes sont en mouvement, il n'y a guère que leur par- tie antérieure qui soit mobile; antérieurement, elles sont tronquées, et près de leur angle interne elles donnent naissance à un petit palpe composé de trois articles de même couleur que les mâchoires; le premier article est très court, et le second ou le suivant, un peu plus allongé, paraît comme soudé avec le premier article ; quant au troi- sième, qui est pour ainsi dire emboîté dans le deuxième, il égale en longueur les deux articles précédents, et lors- que les mâchoires sont en fonctions, ce troisième article est très mobile. La lèvre inférieure beaucoup plus longue que large, d'un brun roussâtre foncé, est tronquée à sa partie antérieure; elle supporte deux petits palpes très courts, composés de deux articles situés sur une petite pièce rélractile et très mobile, lorsque les mâchoires sont en mouvement. Le premier segment en dessus, ou celui qui doit former le thorax est de consistance cornée; il est noir, lisse, ûnement bordé de testacé et présente, dans son milieu, un sillon longitudinal peu profond; des poils roussâtres, clairement semés, plus allongés que ceux de la tête hérissent la partie antérieure du premier segment, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUË. 33 ainsi que ses parties latérales. Les autres segments sont noirs, testacés et fortement plissés : il en est de même pour ceux qui constituent TaLdomen, qui sont au nombre de neuf et très sensibles au toucher ; les médians sont fortement gibbeux , et cette gibLosité est due aux divers segments abdominaux qui sont fortement recourbés en dessous, de manière que le dernier segment. est terminé par un prolongement anal qui forme une espèce d'ancre ou de crochet destiné à retenir la larve dans son fourreau, lorsque celle-ci est à la recherche de sa nourriture. Les pattes, d'un brun roussâtre, sont robustes, comprimées et présentent des poils d'un roux clair, raides, placés çà et là", elles diminuent de longueur progressivement, et l'ongle qui les termine est courbé et d'un noir brillant. Lorsque celte larve est dans son fourreau et qu'elle marche, on ne voit à l'extérieur que sa tête, le premier segment du thorax et les pattes ; et comme ces différents organes sont de nature cornée, elle n'a rien à redouter des Myrmiques, avec lesquelles elle m'a semblé vivre en bonne intelligence. Trois ou quatre fois, j'ai extrait cette larve de son fourreau et elle présente une bien grande analogie, sous le rapport de la forme, avec les larves de certains lamellicorues, particulièrement avec celles de VOryctes nasicomis. Privée de son habitation, cette larve paraît d'abord très embarrassée, et cet embarras se manifeste par les mouvements insolites qu'elle imprime à tout son corps, mais elle ne tarde pas à rentrer dans son fourreau au moyen de son dernier segment anal qui est prolongé^ fortement recourbé en dessous, et surtout au moyen des contractions qu'elle fait éprouver aux segments médians abdominaux qui sont gibbeux, mous et tx'ès flexibles. Cette manière de rentrer en possession de son domicile 34 ANi\ALi:S rappelle beaucoup le moyen dont se servent certains Crus- tacés, particulièrement ceux du genre des Pagutvs. La nymphe, à peu près de la même longueur et de même largeur que la larve, ne présente rien de remarqua- ble, si ce n'est qu'à Textérieur on distingue parfaitement tous les organes qui doivent constituer Finsecte parfait. Avant de se métamorphoser, cette larve bouche her- métiquement la partie antérieure de son habitation, et cette fermeture qui est très légèrement convexe à l'exté- rieur est composée, comme le fourreau, des excréments de larve auxquels viennent se joindre de petits grains de sable agglomérés avec de la terre, et le tout retenu par une matière visqueuse fournie probablement par l'archi- tecte de cette habitation. C'est ainsi que^ désormais à l'abri des dangers qui peuvent venir de l'extérieur^ cette larve subit, avec sécurité, dans son habitation imperméa- ble, sa dernière métamorphose. J'ai quelquefois remarqué que l'insecte parfait, au lieu de sortir par la partie posté- rieure du fourreau, comme cela a lieu ordinairement, sor- tait par la partie antérieure. Il faut que la larve, avant de se métamorphoser, change de position, car il est difficile d'attribuer ce changement à l'insecte parfait, puisqu'il remplit presque entièrement la capacité du fourreau cons- truit par la larve. Du reste, ce fait que je signale ne doit pas être ordinaire, et j'attribue cette sortie, que l'on peut dire insolite, au peu de repos dans lequel j'ai laissé ces larves pendant leurs métamorphoses. Quant au fourreau, qui est fort remarquable , voici sa description : Il est long de 10 à 12 millimètres sur 4 à 5 millimètres de largeur-, il est d'un brun foncé en dessus et sur les côtés : quelquefois cette couleur est remplacée par du jaune ferrugineux , avec sa partie inférieure ornée d'une DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 35 Lande longitudinale noire ; extérieurement, il est de cette couleur, avec son ouverture coupée en biseau, de manière que sa partie supérieure est beaucoup plus avancée que sa partie inférieure : ce prolongement sert à protéger la tête de la larve, lorsque celle-ci marche et qu elle est à la recherche de sa nourriture. De chaque côté de ses parties latérales en dessus, le fourreau présente une série trans- versale de petites saillies en forme de crêtes assez serrées qui se joignent toutes dans leur milieu et forment des espèces de losanges •, ces saillies, très minces et régulière- ment disposées, diminuent graduellement de largeur, au fur et à mesure qu'elles atteignent la partie postérieure : celle-ci est arrondie et présente, de chaque côté, une pe- tite saillie tuberculiforme assez sensiblement prononcée ; il est, çàetlà hérissé de poils roussâtres, et fermé à sa par- tie antérieure par une opercule ou couvercle arrondi, lorsque Tarchitecte de cette singulière habitation est sur le point de se métamorphoser, Je ferai aussi remarquer que ce fourteau , entièrement composé des excréments de la larve, qui sont convertis ensuite par la dessiccation en substance noirâtre et friable, est assez rugueux à l'extérieur, et il semble que le cons- tructeur de cette habitation ait mis tous ses soins à en po- lir l'intérieur. Ayant partagé en deux un de ces fourreaux, j'ai remarqué que les parois, d'un noir foncé, étaient en- tièrement lisses et ne présentaient aucune saillie ni rugo- sité, comme cela se remarque à l'extérieur. Ce qui me fait supposer que la construction de ce fourreau est due aux excréments de la larve, c'est le prolongement anal du dernier segment qui touche presque les organes de la man- ducation. En effet, au furet à mesure que les excréments sortent de la partie anale, ceux-ci sont recueillis par les organes buccaux qui, après leur avoir fait subir une ccr- '^6 ANNALES taine pi'(^paration, sont disposes ensuite sur les parois clU fourreau, soit pour le consolider, soit pour en augmenter la grandeur. Je dois dire aussi que je n'ai pas vu cette larve construisant son fourreau, mais le prolongement anormal du segment anal, qui vient pour ainsi dire tou- cher les organes buccaux, de'montre quel doit en être l'usage et à quoi doivent être employées les matières excré- te'es par le prolongement insolite de la partie anale. Ce qui me fait dire quil doit en être ainsi, quoique cependant on n'ait pas d'observations directes sur la for- mation de ces fourreaux, c'est que cette manière de cons- truire ces habitations rappelle entièrement celle employée par les larves des Cryptocéphalides, et qui a été par- faitement démontrée par M. Gêné, dans un travail fort intéressant qui a été inséré dans le tome 20 de la 1'"^ série des Annales des sciences naturelles et qui a pour titre : Mémoire pour servir à l'histoire naturelle des Cryptocé- phalides et des Clythres, p. 148. Cet entomologiste cons- ciencieux dit, dons son Mémoire, p. 143, que les excré- ments, à leur sortie du corps, sont recueillis par l'animal, qui les applique là où il est nécessaire, en les travaillant avec les mandibules. Par là s'explique dans quel but la nature a recourbé la partie postérieure du corps chez ces larves. C'est non seulement afin de maintenir dans le fourreau qui les protège, sans contracter d'adhérence avec ce dernier, mais encore afin que les matériaux destinés à le former se trouvent immédiatement en rapport avec les instruments destinés à les utiliser. En étudiant la partie postérieure de ces fourreaux , j'ai cherché à m'assurer si je ne rencontrerais pas une portion de l'œuf qui sert d'ha- bitation à la larve, lorsqu'elle a rompu son enveloppe primitive. A cet effet, j'ai brisé plusieurs de ces fourreaux, et, après les avoir soumis au microscope, je n'ai rien vu à DE LA SOCIETE EN lOMOLOGIQUE. 37 Textréraité, ni extérieurement, ni intérieurement, qui pût dëmonti'er d'une manière manifeste que ces fourreaux ont pour hase une partie de l'œuf qui contenait la larve, comme cela a ordinairement lieu pour les Cryptocéphales et les Clythres -, j'espérais rencontrer cette même parti- cularité dans le fourreau de la Tituhœa {Clythra) octosig- nata, Fabr., mais j'ai été trompé dans mon attente. C'est aux environs de Médéah, en avril, sous les pierres, en compagnie de la Myrmica testaceopilosa^ Luc, dans les lieux élevés, que j'ai rencontré ces fourreaux-, j'ai trouvé aussi, en mai, ces singulières habitations dans les environs de Boghar. Explication de la planche 2"^, N" 1 . 1. Fourreau grossi delà Titubcea (Clythra) oclosignata, Fabr., vu en dessus. 1 a. Le même vu en dessous. 1 b. Le même vu de profil. 1 c. La grandeur naturelle. 2" Série y tome ix. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 39 QUELQUES MOTS SUR LES MÉTAMORPHOSES DE COLÉOPTÈRES MYCÉTOPHAGES, LE TRIPIIYLLUS PUIVCTATUS, Fab. ; LE DIPHYLLUS LUXATUS, Fab.; l'AGATHIDIUM SEMINULLM, Linn., et l'EUCINETLS (NYCTEUSLatr.) MERIDÎONALIS, de Castelnau. Par M, EDOUARD PERRIS. Séance du 28 Août 1850.) 1. Triphyllus punctatus, Fab. (PL 2, N« n, fig. 1 à 9.) La larve de cet insecte est longue de 7 millimètres ^ sa tête est saillante, cornée, de couleur roussâtre, avec le bord antérieur et les parties de la bouche plus foncés, sur- tout les mandibules qui sont brunes à Fextrémité. Sur le bord antérieur, on remarque une petite crête arquée, et au-dessous, deux impressions en forme de V, dont une, plus petite, contenue dans la plus grande. L'épistôme est trapézoïdal, le labre semi-discoïdal, avec des cils roussâ- tres. Les mandibules, vues eu dessus, sont simples, cro- chues, assez acérées -, vues de côté, elles sont bifides ; les mâchoires sont assez fortes et leur lobe est cylindrique et cilié ; les palpes maxillaires sont en cône très allongé, 40 ANNALES un peu arques en dedans et de trois articles dgaux^ la lè- vre inférieure est fortement échancre'e, cordiforme -, et les palpes labiaux, également un peu arque's, sont de deux articles dont le second est un peu plus long que le premier. L'extrémité de ces palpes n'atteint pas même le bout du lobe des mâchoires, car la lèvre est placée très bas. Les antennes sont de quatre articles : le premier, épais, en forme de mamelon rétractile*, le second et le troisième, cylindriques et égaux : tous les trois munis de deux peti- tes soies à l'extrémité -, le quatrième, très grêle, une fois et demie aussi long que chacun des deux précédents, sur- monté d'une longue soie et rétractile dans le troisième article, surtout à la mort de la larve. A côté de lui, on re- marque un petit article supplémentaire terminé par une soie. Près de la base des antennes, au haut des joues, on aperçoit, de chaque côté^ un groupe transversal de cinq petits points noirs disposés, comme l'indique la figure, c'est-à-dire trois dessus, en ligne transversale, et deux dessous, et que je considère comme des ocelles ; de sorte que la larve aurait dix de ces organes : particularité que présentent du reste beaucoup d'autres larves. Le corps a la forme d'un ellipsoïde très allongé et un peu déprimé^ mais plus en dessous qu'en dessus. Sa cou- leur est le blanc jaunâtre-, sa consistance un peu coriace. 11 est formé de douze segments -, le premier, le plus grand de tous, est roussâtre en dessus, dans ses deux tiers anté- rieurs -, les dix suivants, égaux ou à peu près, ont sur leur bord antérieur une bande roussâtre qui n'atteint pas les côtés -, Je douzième est entièrement roussâtre, corné en dessus et terminé par deux crochets relevés dont la pointe est noirâtre. Tout le long du dos règne un sillon qui est peu visible sur le premier segment et qui s'arrête au douzième. Sur les côtés^ on voit des poils déliés et rous- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMO LOGIQUE. U sâtres, plus nombreux sur la tête et sur le dernier seg- ment. Comme organes de progression^ la larve possède 1° trois paires de pattes dont la première s'insère près du bord postérieur du premier segment, les autres sur le milieu des deux segments suivants, toutes semi-cornees , munies de quelques soies raides et d'un ongle roussàtre ; 2° deux bourrelets latéraux qui ne sont bien visibles que du qua- trième au dixième segments inclusivement-, 3*^ trois séries de mamelons abdominaux qui se contractent et se dila- tent presque à la façon des pattes charnues des chenilles, et qui forment sur chaque segment du quatrième au on- zième, un bourrelet transversal à trois lobes séparés par des impressions i 4° les crochets du dernier segment, qui servent aussi à faciliter les mues-, 5° un mamelon placé sous ce segment et au centre duquel est Fanus. Les stigmates sont roussâtres et au nombre de neuf paires, dont une près du bord antérieur du deuxième segment, et les autres sur le milieu du quatrième et des suivants, jusqu'au onzième. La première paire est un peu plus grande et placée un peu plus bas que les autres. Cette larve vit dans le Bolet foie {Fistulina hepatica, Bull). Vers la fin de septembre ou au commencement d'octobre, époque oîi se produit ce champignon, la mère dépose ses œufs à sa base, et les larves, en se dévelop- pant, y creusent des galeries sinueuses dans lesquelles elles se meuvent avec facilité, grâce aux nombreux et puissants organes de locomotion dont elles sont pourvues. Lorsqu'elles ont atteint la limite de leur accroissement, elles se laissent tomber à terre el s'y enfoncent pour se transformer en nymphe. Celle-ci est nue, c'est-à-dire non enfermée dans une coque : elle est blanche, molle et laisse voir toutes les parties de l'insecte parfait. Le vertex 42 ANNALES et le prothorax portent de petits tubercules surmontés de petites soies roussâtres, et chaque segment de rabdonien, sauf le dernier, est pourvu, sur Tarceau dorsal , de six tubercules également séligères : deux dorsaux, deux laté- ro-dorsaux et deux latéraux. Le dernier segment est ter- miné par deux papilles dont Textrémité a un peu de con- sistance. Les insectes parfaits sont nés chez moi en mai. Si les choses se passent ainsi naturellement, il est permis de supposer qu'il se produit une génération entre le mois de mai et celui d'octobre : car il n'est pas probable que, durant ce long intervalle, les Tr/p/^jZ/M^ demeurent oisifs. Dans ce cas, ils doivent chercher, pour berceau de leurs larves, d'autres champignons que celui qu'ils choisissent dans l'arrière saison, le Bolet foie étant essentiellement automnal. Quoi qu'il en soit, je ne les ai jamais rencontrés que sur ce dernier. 2. Diphyllus lunatus, Fab. — Biphyllus sphœriœ, Panz. (PI. 2, N° III, fig. lOà 10.) La larve de cet insecte a de grands rapports avec celle du Tn'phyllus pinictatus, mais elle est peu ventrue et pres- que linéaire -, elle est longue de 6 millimètres , sa tète est saillante, presque aussi large que le corps, arrondie, sub- cornée et de couleur roussàtre, avec le bord antérieur plus foncé, et deux sillons arqués qui n'atteignent pas le vertex. L'épistôme est court et trapézoïdal, le labre semi- discoïdal et cilié i les mandibules sont assez fortes, médio- crement arquées , ferrugineuses , avec l'extrémité noirâ- tre et bifide-, le lobe des mâchoires est assez allongé, cylindrique, obtus et chargé de petites soies roussâtres. Les palpes maxillaires et les palpes labiaux ressemblent à DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 43 ceux de la larve du Triphyllus : les premiers sont de trois articles, les seconds de deux. Les antennes sont de quatre articles : le premier très gros, le second aussi long, mais plus étroit et un peu ven- tru au milieu-, le troisième plus long, plus étroit encore que le précédent et cylindrique ; le quatrième un peu plus long que le troisième, mais grêle. A côté de lui se trouve un autre article subconique, presque des deux tiers plus petit. Chacun des trois premiers articles porte de chaque côté, à son bord supérieur, un petit poil : le dernier est surmonté de deux poils semblables. Sur les joues, près de la base des antennes, la loupe fait voir cinq points noirs ocelliformes, dont trois dessus, sur une ligne trans- versale, et deux dessous, vis-à-vis les intervalles des précédents. Le corps est de douze segments \ le premier, le plus grand de tous, est roussâtre en dessus , sauf le tiers pos- térieur, et marqué au milieu d'un petit sillon longitudi- nal j les dix suivants ont, à leur bord antérieur, une bande roussâtre, exactement comme dans la larve du Triphyl- lus \ le douzième, plus étroit que les précédents, est d'un blanc un peu roussâtre et tronqué obliqueinent à l'extré- mité qui se dilate en dessous en un gros mamelon ambu- latoire au centre duquel est Tanus. A la naissance de la troncature s'élèvent deux petites dents cornées, rousses et coniques. Le corps, un peu convexe en dessus, est plat en des- sous, principalement sous les trois premiers segments qui portent chacun une paire de pattes assez fortes, hé- rissées de quelques soies et terminées par un angle très peu crochu. On remarque deux ou trois poils roussâtres de chaque côté de la tête ; un égal nombre de chaque côté des seg- 44 ANNALEb ments, sur le bourrelet latéral, et huit ou dix autour du dernier segment. Je n'ai trouvci cette larve qu'une fois, mais je la pris en très grand nombre, au commencement de mai, dans la Sphœria conccntrica., Pers., production cryptogamique, semblable à une grosse vesse-loup, et qui se développe sur les souches mortes du frêne. Je capturai en même temps plus de soixante insectes parfaits et j'en obtins, le prin- temps suivant, une trentaine de larves que j'emportai chez moi avec le végétal qui leur servait de nourriture. C'est dans la terre que s effectue la transformation en nymphe : celle-ci est en tout semblable à celle du Tri- phyllus, et je m'abstiens dès lors de la décrire. 3. Agathidium seminuluin, L. (PI. 2, N°IV, hg. 17 à 25.) On sait, depuis longtemps, que les A gathidium se trou- vent sur les champignons-, mais aucun auteur, que je sa- che, n'a, jusqu'ici, fait connaître les premiers états et les métamorphoses de ces insectes : un heureux hasard m'a mis en raesur-e de combler cette lacune. Le 24 novembre 1847, ayant soulevé l'écorce d'une souche morte de pin, je remarquai un groupe nombreux de ce joli petit champignon, nommé par Bulliard Tnchia cinnaharina, et, en même temps, mon attention fut atti- rée par un certain nombre de sphéroïdes noirs et luisans, placés tant sur le champignon qu'aux environs. Je ne tardai pas à reconnaître dans ces sphéroïdes des Agathi- dium d'une espèce que je n'avais pas encore rencontrée, mais que l'étude et leur comparaison avec les individus de ma collection me firent rapporter avec certitude à Wlga- thidiutn scminidum, L. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 45 La vue de rinsecte me donna le désir de la larve, et mes recherches sur un grand nombre de souches, par Lonheur fécondes alors en TrichiajWxe permirent défaire bonne provision de Tun et de l'autre. La larve deT^. seminulum est longue de 3 1/2 millim.j luisante, de forme ovoïde très allongée, assez convexe en dessus, un peu aplatie en dessous, surtout dans la région thoracique, et d'une consistance légèrement coriacée. Sa tête et arrondie, libre, lisse et luisante. Les antennes sont de quatre articles, le premier court et large, le se- cond deux fois au moins plus long, sensiblement plus étroit et cylindrique-, le troisième plus long que les deux premiers ensemble, se dilatant du côté interne qui est muni de deux saillies dentiformes, dont une terminale, longue et pointue-, l'autre, située au-dessous, plus courte et surmontée d'une soie; le quatrième article est cylindre- conique, un peu moins long que le deuxième et terminé par trois ou quatre soies assez longues. L'épistôme est court, et le labre, peu avancé, a la forme d'un segment de cercle. Les mandibules, bidentées à l'extrémité , sont courtes et se croisent à peine ; elles sont cornées, noirâtres, étroi- tes, linéaires dans les deux premiers tiers supérieurs; le reste, ou la base, est très large et blanchâtre. Ces deux parties, si différentes par leur couleur, le sont aussi par leur consistance : on dirait presque qu'elles sont articu- lées l'une à l'autre, mais je n'ai rien pu voir qui justifiât cette supposition. Les mâchoires sont assez fortes, courtes, mais leur lobe est allongé, presque Conique, et dépasse un peu l'ex- trémité du deuxième article du palpe \ il est arrondi à l'extrémité, qui est ciliée, ainsi que le bord interne. Les palpes maxillaires sont de trois articles, pointus à l'extré 46 ANNALES mite, et légèrement arqués en rledaus. La lèvre inférieure m'a paru entière et un peu arrondie, et les palpes labiaux, faiblement arqués aussi, sont de deux articles. Au-dessous de chaque antenne, du côté des joues, on remarque deux petits ocelles noirs et ovales-arrondis, disposés sur une ligne transversale. Quant à la couleur, la tête est d'un brun livide uni- forme, avec les antennes et les palpes un peu moins fon- cés. Deux traits blanchâtres et obliques partent de la base des antennes et se l'éunissent au vertex. Le corps est composé de douze segments : les trois pre- miers plus grands que les autres-, le premier surtout, qui est semi-discoïdal. Chacun des segments, dont Tintersec- tion est bien marquée, est au-dessus d'un brun livide, sauf le tiers postérieur, qui est blanchâtre : de sorte que le corps paraît annelé de brun et de blanchâtre. Ces bandes transversales sont cependant interrompues, en quelque sorte, par un sillon délié, représenté par un trait blanchâtre qui règne tout le long du dos. Le dernier segment , qui est d'un brun uniforme, a la forme d'un demi cercle -, il est muni postérieurement de deux appendices cornés, droits et divergents , formés de deux pièces ou articles, dont un cylindrique et l'autre sétiforme. Sous ce segment est un long mamelon charnu, pseudopode, qui sert aux mouvements de la larve, de con- cert avec les trois paires de pattes que portent les trois pre- miers segments. Ces pattes sont de médiocre longueur, assez robustes, de quatre articles et parsemées de soies courtes et spinuliformes. Indépendamment de ces orga- nes de locomotion, il existe un'petit bourrelet charnu de chaque côté du corps, depuis le quatrième segment jus- qu'au onzième. Sur les flancs, le corps est d un blanchâtre livide : il UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 47 l'est aussi en dessous, sauf la base des segments, depuis le quatrième qui est d'un brunâtre sale. Des poils roussâtres, bien apparents, existent sur la léle et sur les côtés des segments. On en voit aussi trois séries sur le dos et autant sous le ventre, mais ces der- niers sont plus courts. Les stigmates sont bien visibles, à cause de leur cou- leur brune : ils sont au nombre de neuf paires j la pre- mière, plus grande que les autres et plus inférieure, est placée près du bord postérieur du premier segment : les autres se trouvent près du bord antérieur du quatrième et des suivants, jusqu'au onzième. Ainsi que je Tai dit, la larve de V yJ gathidium scminu- lum vit dans le champignon appelé Trichia cinnaharina, et probablement dans d'autres champignons analogues. Ces productions cryptogamiques ont une existence si courte qu^il n'est pas possible à la larve d'y subir toutes ses métamorphoses : aussi, lorsqu'elle a acquis son déve- loppement, s'enfonce-t-elle dans la terre pour s'y trans- former en nymphe. Celle-ci, dont je n'ai pu voir que des dépouilles, parce que j'ai laissé les larves que j'ai élevées chez moi, accomplir, sans être dérangées , tous les changements d'état ; celle-ci, dls-je, m'a paru héris- sée sur la tête, le prothorax et les côtés de l'iibdomenj de petites soies blanchâtres. Les larves, de tout âge, que je recueillis en novem- bre 1847, et qui vivaient en compagnie d'insectes parfaits occupés à s'accoupler et à pondre, se transformèrent^ en avril 1848, et c'est sans doute ainsi que les choses se passent naturellement. Or, depuis le mois d'avril jusqu'en octobre ou novembre, il doit nécessairement y avoir au moins une génération. Il est donc permis de penser que VA. semimduin a deux générations j)ar an^ ou du moins 48 ANJNALKS une et demie, pour compter plus juste et comme le font certains naturalistes, notamment Ratzeburg. 1. Eucinetus [Nycteus, Latr.) meridionalis, de Castelnau. (PI. 2,N°V, fîg. 26 à 36.) Sous les e'corces soulevées, sous les souches d'arbres, sous les pièces de bois déposées sur le sol en plain air, se développent des productions fongueuses, telles que des moisissures, des byssus, des mycélium dans lesquels plu- sieurs insectes, coléoptères et diptères, viennent pondre leurs œufs. Les Eucinetus affectionnent surtout ces sta- tions éminemment favorables à la propagation de leur espèce. J'y ai rencontré quelquefois X Eucinetus henior- rhoidalis, Germ., mais [)lus souvent l'^". meridionalis, avec ses larves et ses nymphes, vivant en sociétés plus ou moins nombreuses, sous ces abris où se trouvent à la fois la nourriture et le couvert. La larve de cet insecte est longue de 5 millimètres, molle, charnue, délicate. Sa Icte est livide, presque trian- gulaire, avec deux fossettes longitudinales sur le front et deux grandes taches brunes transversales, se joignant au vertex et simulant de grands yeux. Sur le vertex, on voit un petit trait brun médian, et de chaque côté un point de même couleur. Les antennes sont de quatre articles : le premier en forme de mamelon rétractile, les deux suivants courts, cylindriques ou presque globuleux ; le quatrième très longj cylindrique et fourchu à Textrémilé , qui se ter- mine par deux lobes déliés dont le plus extérieur, qui est aussi le plus long, est droit, tandis que Tautre est diver- L'épistôme est très court, le labre est assez, grand. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 49 légèrement dchancre, bran et subcorne sur le bortl. Les mandibules sont roussâtres, larges, courtes et biden- tdes à rextrémite. Le lobe des mâchoires est court et cilié ; les palpes maxillaires ont trois articles dont le pre- mier très court, le second deux fois et demie aussi long et le troisième un peu moins allongé que le pre'ce'dent. La lèvre inférieure est assez profondément échancrée et ciliée ; les palpes labiaux sont de deux articles : tous ces organes, ainsi que les antennes, sont de couleur livide. Sous les antennes, du côté des joues, on remarque, de chaque côté, sept petits points noirs que je considère comme des ocelles, trois supérieurs contigus, trois au- dessous, inégalement espacés, et un peu plus bas encore, vis à vis Tintervalle qui sépare les deux premiers du se- cond rang, mais plus près du second que du premier. Le corps est de douze segments : le premier grand et séparé de la tète j)ar une étranglement très sensible , les trois suivants de moitié plus petits : les autres plus petits encore, jusqu'au douzième qui a la forme d'un mamelon. On dirait, au premier aspect, que ce dernier est composé de trois segments, parce qu'il existe en dessus deux plis transversaux qui ressemblent à des divisions ; mais ces plis s'effacent sur les côtés, et ils manquent tout à fait en dessous, ce qui démontre qu'il est d'une seule pièce : c'est, du reste, ce que l'analogie faisait supposer. Le dos est convexe et brun, sauf au dernier segment qui est entière- ment livide ; la région ventrale est livide et aplatie , sur- tout à la partie thoracique. Les pattes sont livides ; elles m'ont paru de quatre articles, dont le troisième et le quatrième sont allongés et munis chacun de deux soies. L'ongle est droit, conique et brunâtre. L'action des pattes est secondée par le dou- zième segment qui, lorsque la larve veut marcher, s'ap- plique sur le plan de position. 50 ANNALES Le long du corps régnent six séries longitudinales de lïiaraelons, quatre dorsales et deux latérales : c'est prin- cipalement sur ces mamelons que sont implantés les longs poils dont la larve est hérissée. Ces poils semblent composés de deux pièces dont Tune en cylindre et l'autre en alêne : on dirait que celle-ci est sortie de la première comme d'un tube. Une baguette de fusil, enfoncée dans le canon, représente assez bien la forme de ces poils dont il serait intéressant de connaître la destination, si du moins ils en ont une autre que celle de protéger la larve contre les chocs qui pourraient lui nuire. Sur le ventre, on voit de petits poils perpendiculaires plus longs et plus nombreux sur les quatre pénultièmes segments. Il est probable que ces poils servent à faciliter la pro- gression. Les stigmates, très difficiles à voir, sont au nombre de neuf paires; la [)remière est placée très près du bord antérieur du deuxième segment et les autres au tiers an- térieur du quatrième et des sept suivants. Lorsque Tinstant de la transformation en nymphe est venu, le douzième segment se cramponne ou se colle au plan de position -, la peau de la larve se fend sur le thorax, puis vient se ramasser en se chiffonnant à l'extrémité du corps de la nymphe, dont le dernier segment demeure engagé dans cette sorte de fourreau qui lui servira de point d'appui lors de la dernière transformation. La nymphe est blanche , nue, et laisse voir emmaillo- tées, comme à l'ordinaire, toutes les parties qui consti- tuent l'insecte parfait. Le front, le vertex, le thorax, les bords de celui-ci, et les côtés de l'abdomen , sont hérissés de longues soies épaisses, comme charnues, blanches ou lavées de roussâtre, ou seulement à extrémité roussâtre. Sur le dosj de chaque côté de la ligne médiane, on voit DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 51 une rangée de ces soies, mais un peu plus courtes et moins pointues que les autres. Les soies late'rales de Tabdomen sont la plupart recourbées en arrière \ celles du thorax se dirigent en avant, celles du dos sont perpendiculaires. Vues au microscope, toutes ces soies sont hérissées de très petites spinules dirigées vers la pointe. 11 est possible qu'elles aient, comme les poils de la larve, pour mission de rendre les chocs moins fâcheux, les chutes moins dan- gereuses. C'est en automne que V Eucinetiis meridionalis pond ses œufs. Les larves qui en proviennent et qui ne parais- sent guère voraces, rongent les productions fongueuses sur lesquelles elles sont nées, mais sans jamais s'y enfon- cer, quoiqu'elles recherchent l'obscurité. Au mois de mai de l'année suivante , on les trouve entièrement dévelop- pées, ou en partie transformées en nymphes et même en insectes parfaits. J'ignore si, depuis cette époque jusqu'à l'automne, il naît une autre génération. Il me paraît plus probable que \es Eucinetiis demeurent cachés, durant les chaleurs, car il ne leur est pas alors facile de trouver cette humidité et surtout ces ^j55W5 qu'ils recherchent pour leur progéniture. M. Dejean, dans son Catalogue, signale trois espèces (ÏEucinelus, sous le nom générique de Nycteus : 1° Vhœ- mojrkus, Zieg. qui n'est autre que Y hœmorrhoidalis , Germ. ; 2° YHispanicus, Dej. ; 3° le testaceus, Dej. Dans le Catalogus inscctorum Europœ, Bautzen, 1849, je n'en vois que deux espèces : V hœmorrhoidalis , Germ. et le mejidionalis f Casl. Indépendamment de ceux-ci, M. Gaubil a admis dans son catalogue le testaceus Dej. M. Guérin-Méneville^ dans &o\\ S pecies et Iconographie générique des animaux aiiiculés, P' livraison, a donné 52 ANNALES la monographie du genre. Il accepte comme authentiques Vhœmorrhoidalis Q\.\e ineridionalis \ mais il déclare que le type de ce dernier figurait dans la collection Dejean, sous le nom de Hispanicusj et que le testaceus n'en était qu'une variété testacée. Il résulte de ce qui précède que Ves^èce Hispanicusj De), doit disparaître de la nomenclature ^ pour être rem- placée par Tespèce mericUonaUs qui^ seule, a été décrite. Quant à Tespèce testaceus^ je partage entièrement Topinio-T de M. Guérin. Il arrive souvent, en effet, surtout lors- qu'on prend l'insecte aux lieux mêmes où il s'est trans- formé, qu'on en trouve des individus de couleur testacée, parce que leur métamorphose est récente et qu'il n'ont pas encore eu le temps de devenir noirs. Ces individus ne constituent pas même une variété : ils sont au véritable type ce qu'un fruit vert est à un fruit mûr. Ainsi, jusqu'à ^résent^ les espèces du genre Eucinctusj se réduisent à deux : h'E. hœmorrhoidalis, Germ. — hœrnorrkous, de Cast. et Ziegl. — Scaphidiwn mordelloides, Germ. IJ'E. meridionalis, de Cast. j et Eschsch. — Hispanicus, Dej . — testaceus, Dej . Explication desjigures de la planche 2'"% ]S°' II à F . N" II. 1. LsiV\e d\x Tripky lias punctatus. 2. Mesure de sa grandeur naturelle. 3. Antenne. 4. Mandibule, vue de côté. 5. Mandibule, vue en dessus. 6. Mâchoires et palpes maxillaires ^ lèvre infé- rieure et palpes labiaux. 7. Groupe des cinq ocelles sur chaque joue. 8. Patte. 9. Dernier segment, vu de profil. DE LA SOCIÉIÉ ENTOMOLOGIQUE. 53 N° III. 10. hav\e da Diphyllus lunatits. 1 1. Mesure de sa grandeur naturelle. 12. Antenne. 13. Mandibule. 14. Groupe des cinq ocelles sur chaque joue. 15. Patte. 16. Dernier segment, vu de profil. N" IV. 17. Larve de YAgathidiuin seininidum. 18. Mesure de sa longueur naturelle. 19. Antenne. 20. Mandibule. 21. Mâchoire et palpe maxillaire. 22. Lèvre infe'rieure et palpes labiaux. 23. Groupe des deux ocelles sur chaque joue. 24. Patte. 25. Dernier segment, vu en dessus. N° V. 26. Larve de ÏEucinetus meridionalis . 27. Mesure de sa longueur naturelle. 28. Antenne. 29. Mandibule. 30. Mâchoires et palpes maxillaires ; lèvre infé- rieure et palpes labiaux. 3 1 . Groupe de sept ocelles sur chaque joue. 32. Patte. 33. Segment de la larve présenté en travers pour montrer les mamelons et la disposition des poils. 34. Portion de segment avec des poils grossis pour faire voir leur forme. 35. Nymphe très grossie. 36. Poil de la nymphe, vu au microscope. Q* ^érie. tome ix. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 55 MELANGES ENTOMOLOGIQUES. Par M. LÉON DUFODR. (Séance du 10 Juillet 1850.) jl*» Etude de l^ejttoniologie. Lu véritable histoire des insectes se compose de trois ordres d'observations à savoir : 1° les formes extéiieures qui servent à la classification , à la de'termination défini- tive de Tespèce-, 2° les actes de la vie qui comprennent l'habitat, les mœurs, le genre de nourriture, Tindustrie, les métamorphoses, etc.-, 3° enfin Vanatomie intérieure qui devient le contrôle de la classification, en même temps qu'elle explique les actes exte'rieurs. ^ A cette triple étude se rattachent trois noms illustres, Latreille, Réaumur, Swammerdam. Les observateurs, im- bus d'un esprit philosophique, comprennent que rien ne relève Tintërêt de notre aimable science et n'en entretient le charme comme la combinaison bien entendue de ces trois ordres de considérations. Alors l'histoire des insectes confiée à une plume habile et sagement inspirée peut de- venir si saisissante qu'on la prendrait pour du roman. Mais hélas! la génération actuelle, en même temps qu'elle se livre corps et âme au noble entraînement des recherches , est aussi tourmentée, par l*efFet d'un amour 56 ANNALES immodéré de célébrité, de cette monomanie des genres, de cette profusion du langage descriptif qui sont les sj'Uip- tômes précurseurs de Tanarchie et du chaos. Et à quoi bon cette superfluité de mots, malheureusement si épi- démique, qui répète dans la description du type, et sou- vent avec des néologismes d'une toise, ce qui, déjà, a été inscrit dans l'exposition de la famille , du genre et du signalement spécifique? Celte misérable redondance, en multipliant des pages où les traits essentiels demeu- rent noyés, tue la science et jette le découragement dans Tes prit de ceux qui lui vouent un culte sincère. J'ai connu des écrits substantiels qui prenaient pour épigraphe in paivo copia, mais on pourrait à juste titre appliquer aux livres de nos empressés du jour celui de m copia panim. 2° Habitat du Sercnthia lœta. Nous sommes à une époque où, pour indiquer la patrie d'une espèce, il ne faut plus se borner à dire : habitat in Europa, in America, in Gallia, etc., c'est là une formule presque insignificative. La science doit , désormais, être plus exigeante, soit dans l'intérêt de l'agriculture, soit dans celui de la géographie en histoire naturelle et de l'appréciation des conditions climalériques. Depuis que Fallen découvrit dans la Suède son ^ra- dus lœtus que M. de Casteluau, mal renseigné, décrivit comme nouveau, sous le nom de Piesma tricolor el dont, plus tard, M. de Spinola a formé le genre Sercnthia : on Ta retrouvé dans les diverses latitudes de l'Europe, jus- qu'en Italie et en Espagne. Mais on ne nous a pas dit de quel végétal cet insecte est parasite et dans quelles condi- tions de localité il fallait le chercher. A la fin d'août 1849, je fis une excursion dans un vaste marais de la région arénacée du pin maritime, à quelques DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 57 lieues de Saint-Sever. Ce marais était presque, à sec par la continuité des chaleurs excessives de Tanne'e. En pro- menant mon filet sur les plantes marécageuses, j'amenai un grand nombre d'individus de ce Serenthia. Toute la botanique locale se bornait à une grande abondance de Schcenus alhus , alors en pleine floraison, et à quelques rares pieds à'Ërica tetralix. Je me pris à bâcher exclusi- vement sur les Schcenus , et je capturai encore plusieurs vingtaines de ces mignonnes punaises. J'eus beau faucher sur les bords du marais peuplés des Erica tetralix et ciliU' ris, je ne parvins pas à saisir un seul de ces Hémiptères. J'en conclus, assez logiquement je pense, que notre Seren^ ihia habitait le Schcenus alhus. Cet habitat n'est encore qu'un fait isolé dans l'histoire de ce petit insecte. De plus heureux investigateurs pourront nous apprendre son genre de vie. 3° Sur l'Issus grylloides de Fabricius. Les hémiptérologistes modernes paraissent n'avoir point connu cette espèce fabricienne. M. Amyot observe avec raison qu'un /î5i^5 grylloides ^ dont M. de Spinola a par- faitement représenté le mâle et la femelle accouplés, ne saurait appartenir à l'espèce de Fabricius, qui dit formel- lement elytra corpore longiora, tandis que celle du savant entomologiste génois n'a que des rudiments d'hémélytres. M. Amyot a créé, pour l'espèce de M. de Spinola, le ^ente Gfyllomoi'phus . Je dois à la généreuse amitié de M. Ferez, de Madrid, un individu de l'espèce légitime de Fabricius : il l'a rencontrée aux environs de cette der- nière capitale. L'auteur du Systema Rhyngotorum l'avait obtenue d'Allioni et l'insecte venait de l'Italie. H y a donc, pour l'habitat, conformité climatérique. ^ L'Issus grylloides, Fabr. est évidemment du genre 58 ANNALES ^ Hysleroptcrum de M. Ainyot : c'est une espèce voisine, mais très distincte dé Vissas ùnmaculatus, Fab., que j'ai trouve aux environs de Saint-Sever, et dont M. de Spinola a fait^ à lort, soif Issus Dufouvii. Lé grylloides est bien plus petit que Vimmaculatus^ ap- tère comme lui, avec des hémélytres plus longues que l'abdomen, à nervures moins droites, moins parallèles que dans ce dernier. Il n'a qu'une seule dent aux tibias postérieurs, tandis qué-Vimmaculatus en a deux. 4° Sur une nouvelle espèce de Celonites {C. dispar). Les Hyménoptères dont on n'a pas connu les deux sexes ont été la source d'erreurs tant génériques que spé- cifiques et de doubles emplois, devenus pour la science une vaine richesse de nombre et un malheur de fait. C'est aux observateurs sagement passionnés, c'est à des oppor- tunités souvent fortuites*, enfin c'est au temps, ce grand maître, qu'il appartient de séparer l'or de son alliage. Je l'ai déjà dit ailleurs, il faut, parfois, une longue série d'an- nées pour compléter une observation enlomologique, et il n'est pas rare que ce complément soit légué à la généra- tion à venir. Vous allez voir ces vérités en relief, dans l'histoire du petit Hyménoptère suivant : qu'il me soit permis de le mettre en scène. En août 1808, je rencontrai sur les fleurs des environs de Madrid un joli Hyménoptère bariolé de jaune dont la détermination générique m'embarrassait fort, parce que je n'avais saisi que des mâles. Le Gênera de Latreille sous les yeux, je le casai dans le petit groupe des Masa- rides, et vu la longueur de ses antennes , je le crus une nouvelle espèce du genre Masaris. Je le communiquai à Latreille, sous le nom de Masaris cerceriformis et ce légls- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 59 lateur de la science le regarda plutôt comme un Ceramius nouveau. Mon culte pour la science me détermina à donner ma collection sans réserve au savant que je viens de nommer, et il ne me resta, de toutes mes conquêtes entomologiques, pendant sept années de campagnes en Espagne, qu'un Catalogue descriptif devenu pour moi une précieuse res- source. A la fin de 1849, mon ami M. Ferez, de Madrid, m'envoya les deux sexes de ce même hyraénoptère avec rétiquette de Celonites apiformis. Grande fut ma joie, en revoyant mon antique Masaris cercerîformis, auquel s'a- daptait parfaitement ma description, âgée de quarante et un ans accomplis ! Plus grand fut encore mon bonheur en le recevant de compagnie avec sa femelle, et en y trou- vant l'occasion de compléter une observation commencée à une époque si reculée! Voilà de ces jouissances que comprennent seuls les hommes embrasés du feu sacré de la science. Venons au signalement de Tespèce : Celonites dis par, Dufour. (PI. 3, N° I.) Flavo-variegatus^ antennarum articulo basilari oblongo, clava suprà nigrescenie -, abdomine in utroque sexu inermi\ maris antennis thoracis longitudine cum clava oblonga in- curva distinctius articulata , abdominis apice emarginato. Long. 3-3 1/2 lin. Hab. : injloribus Syngenesis Hispaniœ, Matritum circa. Un peu plus petit et plus étroit que Y apiformis, près • que de la moitié moins grand que Vorafiiensis ) il leui ressemble pour le bariolage des couleurs : celles-ci va- rient dans les individus de la même espèce. 60 ANNALES Face de Ja femelle à Irois taches ou à deux points jau- nes dans la ç -, entièrement jaune et un peu convexe dans le d*-, mandibules et palpes jaunes ; quatre points au front ou distincts ou confluents ; les late'raux, dans T^chancrure des yeux ; un trait jaune derrière ceux-ci -, scape des an- tennes jaune. Prothorax à bord antérieur , à ligne oblique jusqu'à récaille alaire, à une grande tache pectorale jaune. Une tache carrée au mésothorax, parfois nulle. Ecaille alaire jaune à tache brune. Ecusson à une tache variable et à fine bordure latérale jaunes. Une grande bande métatho- rocique de chaque côlé. Ailes simplement obscures. Segments dorsaux de fabdomen à bordure postérieure jaune variable, ou en large ruban uniforme, ou linéaire plus ou moins sinueuse, ou avec une large dilatation laté- rale et un petit lobe au milieu. Dessous de Tabdomen avec des taches centrales plus ou moins contiguès, rare- ment tout noir. Pattes jaunes, avec la base des cuisses noire. Antennes du d* deux fois pins longues que dans la ç, et d'une configuration très différente. Dans Tinsecte vivant, elles peuvent atteindre la région de Técusson. La massue, formée d'un même nombre d'articles, mais bien moins serrés, au lieu d'être courte^ grosse et droite, est oblongue, courbée en en bas, noire avec une teinte fauve en des- sous. Le bout de l'abdomen, qui tend à s'incliner en des- sous, est obtus, avec une courte écliancrure à son bord postérieur. Il a une grande tache dorsale jaune. Explication des figures de la planche 3, A" I. 1. Cclonites dispar, Ç grossi. 2. Grandeur naturelle. '\. et 4 Têtes grossies, vues de face, : '.\ «^ et 4 Ç. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 6i 5. Dernier anneau de rabdomen d*. 6. Id. de la ç. 7. Antenne <^. 8. Id. $. 5° Reinarcjucs sur la famille des Masarides. Lors de sa fondation par Latreille (1805), cette famille consistait en deux seuls genres d'une espèce unique cha- cun, et d'un seul sexe pour chaque espèce : du mâle pour le Masaris^ de la femelle pour le Celonites. Le Masaris est un insecte extrêmement rare, je crois même quil n'a pas etë retrouvé depuis Desfontaines, qui le découvrit en Algérie, il y a plus de 60 ans. J'ignore si notre confrère M. H. Lucas, dans ses savantes explorations entomologiques de cette même Algérie, aura eu le bon- heur de le rencontrer. Quoi qu'il en soit, le iWrt5am demeure encore veuf pour la science, et la découverte de sa femelle pourra singuliè- rement modifier les signalements du genre et de l'espèce. Je ne sais trop que penser de ses antennes que Fabri- cius dit COU] posées de sept articles et Latreille de huit, quoique ces deux auteurs aient étudié le même individu au Muséum de Paris, et par un singulier lapsus de pin- ceau ou de burin Coquebert, en faisant le portrait de ce Masaris unique, a donné à une antenne sept articles et à l'autre huit. Maintenant, pour lever un doute qui me tour- mente, ou pour constater une anomalie à laquelle je l'é- pugne beaucoup, je désirerais qu'un de nos confrères de la Société entomologique se donnât la peine, si le 31asa- m en question a échappé à la voracité de l'Anthrène, de s'assurer, avec le secours d'une bonne loupe, si le bouton terminal de l'antenne est composé de quatre ou cinq arti- 62 ANNALES clés (étroitement contigus. S'il n'en est point ainsi, les genres Masaris et Celonites me semblent incompatibles dans la même famille. Il y a aussi, dans la description pri- mitive de Fabricius, une assertion qui a lieu de ra'ëton- ner et pour laquelle j'invoque encore l'obligeance de notre confrère. Il me semble établi que l'individu du Masaiis vespifonnis, qui a acquis une certaine célébrité, appartient au sexe mâle , et je partage cette convic- tion. Alors, pourquoi Tentomologiste danois, en parlant de Tabdomen, dit-il qu'il est muni aculeo recondito punc- torio? Cet aiguillon est Tarme exclusive des femelles! Les antennes des Celojiites se composent, dans les deux sexes, de douze articles, dont la moitié constitue une massue, et dont le dernier, presque rudimentaire , n'est pas toujours facile à mettre en évidence. Cette composi- tion leur est commune avec le Ccraniius , hyménoptère qui , par la nervation de ses ailes comme par leur défaut de pli longitudinal, doit positivement figurer dans la famille des Masarides. Contre l'assertion de Jurine, je n'ai point compté treize articles dans les an- tennes des Celonites mâles ; or ce dénombrement serait surtout facile, dans ce sexe du dispar, à cause du déve- loppement de ces organes. Jurine, toujours si exact, si scrupuleux, aurait même figuré quatorze articles, dans une antenne grossière de Yapiformis. M. Guérin-Méne- ville l'a plus explicitement représentée dans l'Iconogra- phie du règne animal. Déjà, dès 1812, j'avais observé, dans le royaume de Valence, les deux sexes de V apifonnis . Le mâle, jusqu'a- lors inconnu, ne diffère de la femelle ni par la taille ni par les antennes, mais les segments de l'abdomen, au nombre de sept dans ce sexe, et de six dans l'autre, se terminent latéralement par un angle dcnliforme bien plus DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 63 prononcé que dans la t'emelle, et le dernier, ou le seg- ment anal est bordé de quatre dents aiguës. Plus tard, Latreille signala ces caractères masculins dans la 2'"^ édit. du Dict. d'hist. nat. (1816), sans que Lepeletier de Saint-Fargeau, dans son dernier ouvrage (Roret, 1841), en ait fait la moindre mention. Dans la description que je viens de donner du mâle du dispar, on a vu quelle énorme différence existe entre les traits sexuels extérieurs de cette espèce, et ceux de Vapiformis , tandis que plu- sieurs de ces mêmes traits ont une frappante analogie avec ceux du Mdsaris. Le nombre des espèces décrites de Celonites est porté, jusqu'à ce jour, à cinq, toutes des contrées méridionales. On peut y établir deux divisions fondées sur des caractè- res organiques, mais insuffisants, suivant moi, pour justi- fier la formation de genres. 1" Divisioîi. — Antennes semblables dans les deux sexes à premiers articles courts subglobuleux. Mâle à seg- ments abdominaux uuidentés sur les côtés : le dernier quadridenté. — C. apiformis j et peut-être \qC. Fischen'i Spin. 2" Dwision. — Antennes dissemblables dans les deux sexes, à premier article plus long que les suivants-, celles du mâle allongées de la longueur du corselet. Abdomen inerme dans les deux sexes-, dernier segment du mâle échancré. — C. f^iV^ar* peut être le C. orcniiensis Lep. et C, afer, id. 6° &ir une Hyalowyia née des entrailles du Brachyderes lusitanicus (1). Les faits relatifs au parasitisme des larves nourries dans (1) Celle note el les deux suivantes ont été piéscnlécsà la Société dans la séance du 11 septembre 1850. (54 ANNALES les entrailles vivantes des insectes donnent aux t'tudes entomologiques bien comprises un charme singulier, un attrait des plus piquants. J'ai déjà publié de semblables documents, et en 1848, j'annonçai dans ces Annales que j'avais obtenu la Vhasia crnssipeimis d'une larve parasite des entrailles du Pcntatoma piinctipennis. Aujourd'hui j'exposerai le fait tout aussi nouveau d'une autre Muscide de la raômc tribu des Phasiennes qui passe son premier âge dans le corps d'un coléoptèrc de la famille des Gur- culionites : racontons-le en peu de mots. Le 15 juin 1850, je piquai un certain nombre de Bra- chyderes lusitanicus vivants que j'enfermai dans une boîte. Dès le lendemain même je trouvai au fond de celle-ci deux chrysalides récemment expulsées du corps de ces Brackydercs, et je les reconnus pour des pupesde Muscide. Déjà l'année précédente, j'avais constaté un fait sembla- ble, mais ces pupes avaient mal tourné. Cette fois, je les entourai de plus de soins, et je les isolai, sans les meurtrir, au milieu de rognures de papier, dans une boîte à couver- cle de veiTe. Ces pupes, d'un marron vif, sont ovoïdes, terminées en arrière par les vestiges de quatre stigmates tubuleux fort courts, noirâtres. Elles n'avaient pas plus de quatre millimètres de longueur. Chaque jour, je les couvais des yeux. Enlin, le l*^"^ juillet, il me fut réservé une de ces joies qu'apprécient seuls les hommes adonnés avec passion à l'étude des mystères de l'entomologie, je trouvai dans ce bienheureux berceau deux individus bien agiles d'une petite Tachinaire ou Entomobie du genre Hyalomyia. Pour comble de fortune, l'un de ces deux individus était un maie et l'autre une femelle. Avant d'aborder la question du genre et de l'espèce, disons quel- que chose sur les circonstances de ce parasitisme. Lepelelicr de Saint-Fargeau , dans son histoire des mi LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 65 Hyménoptères (Roret, l84l), a donné d'intéressants dé- tails sur les manœuvres d'une Tachinaire qui va pondre ses œufs sur les Curculionites que le Cerccris arenaria entraîne dans les profondeurs du sol pour approvisionner sa progéniture. Il ne dit point le nom de cette Tachinaire que M. Macquart rapporte à une Myohie. Ces Curculio- nites étaient, comme notre BracJtyderes, des espèces ap- tères et à élytres connées. Lepeletier, en explorant le bu- lin des nids de Cerceiis, avait découvert, à Tangle hume- rai de Télytre de ses coléoptères , un petit trou rond par lequel il supposait qu'avait dû sortir la larve de la Tachinaire pour sa transformation. Averti par cette ob- servation, j'ai dirigé des recherches scrupuleuses et sur cette région huniérale et sur tous les autres points du corps de nos Brachydercs sans trouver nulle part au tégument la moindre trace de perforation. Mais j'ai incontestable- ment reconnu que l'expulsion des pupes de YHyalomyia avait eu lieu par la région anale qui était demeurée large- ment béante : c'est là un accouchement fort singulier et contre nature. La larve de YHyalomyia est-elle intra-in- testinale, et alors sa pupe sort-elle par le véritable anus? Ou bien, comme j'ai des raisons de le présumer, vit-elle aux dépens du tissu adipeux splanchnique placé en dehors du tube digestif, et dans ce cas est-elle obligée, pour se faire jour, sous la forme de pupe, de déchirer les tissus qui avoisinent le rectum ? Dans cette dernière hypothèse, que j'adopte, le parasite doit entraîner la mort de son hôte, peu après être sorti de son corps. C'est au scalpel à pro- noncer en dernier ressort, et si Dieu me prête vie, j'y aviserai l'an prochain. La forme des antennes de notre Tachinaire à dernier article ovalaire guère plus long que le second, la simpli- cité, la nudité de la soie antennaire, la grandeur des cuil- 66 ANNALES lerons, la cellule postt'rieure des ailes fermée et pétiolée, m'ont détermine à la ranger dans le genre Hyalomyia de M. Robineau-Desvoidy. Voici son signalement spécifique : Hyalomyia dispar^ Dufour. c? Atra nitida-f oculis conliguis, frontis medio nigro i>e- lutino î antennis pedibusque nigris ; abdominis ultimis seg^ mentis quodam Jumine gnseo tessellatis. Ç Cinerea j fronte lata in medio nij a \ab domine nigro subpunctato j antennis pedibusque rufo pallidis j femorum apice tarsisque nigris. In utroque sexu faciès frontisque latera argenteo nitida, squamce magnce albœ^ alce hyalinœ basi subtestaceœ. Habit. : in Gallia meridionali occidcntali, Saint-^ever. Long, l 1/2 lin. 11 faut avoir été, comme moi, témoin de leur prove- nance, pour avoir acquis la certitude que ces deux indi- vidus appartiennent à un seul et même type et qu ils ne différent que par le sexe. Sans cette circonstance, on les prendrait pour deux espèces distinctes : c'est là, comme je me plais à le répéter, Timmense avantage de Tétude des métamorphoses. J'ai eu beau compulser avec soin les riches répertoires de Meigen, de M. Robineau-Desvoidy et de M. Macquart, je n'ai pas su y découvrir noti'e petite espèce. Le mâle a une singulière ressemblance de forme générale, de taille et de couleur avec le Hyalomyia pusilla, mais la cellule postérieure des ailes est plus longuement pétiolée dans cette dernière, et il y a dans le nôtre, aux segments dor- saux de Tabdomen , sauf au premier, un reflet d'un gris DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. C7 changeant, où une loupe patiente et bien éclairée mon- tre de petits points noirs, peut-être à l'insertion des poils, trait bien plus tranché dans la femelle. On prendrait aussi, au premier coup d'œil, notre mâle pour le Lahidi- gaster minor, Macq., mais par Tétude des détails, il en diffère essentiellement. Le thorax et Técusson de la fe- melle du dispar sont d'un cendré uniforme avec deux raies fines et courtes sur le devant du prothorax. Le bord supérieur de la palette antennaire est noirâtre. 7° Sur la Musca çitripennis . Les entomologistes qui chassent au grand soleil de la canicule, sont souvent importunés par une petite mouche qui s'acharne à vous poursuivre et à se poser insolem- ment sur la figure et les mains : elle y est sans doute at- tirée par Tappât d'une transpiration plus active dont elle fait son profit. Cette même mouche poursuit aussi et tourmente les bestiaux, en pénétrant surtout dans leurs narines. Quoique fort commune, et connue de temps immémo- rial, par tous les campagnards, la science ne l'a enregis- trée que depuis peu, et Meigen est le premier qui Tait baptisée du nom de Musca i>itripennis, mais, ainsi que les autres auteurs qui en ont parlé, il n'a décrit et figuré que le mâle. D'après M. Macquart, elle sersiiile F laxemyia sugillatnx de M. Robineau-Desvoidy. Je ne m'explique pas pour- quoi celui-ci a dit que les segments de Tabdoraen parais^ sent soudés, tandis qu'ils sont tout aussi distincts que dans la mouche domestique et autres congénères. Elle varie, pour la taille, indépendamment du sexe. 68 ANNALES Les femelles, plus petites contre rordinaire que les mâles, ont les yeux largement espacés, et cet intervalle est d'un gris satine avec du noirâtre au milieu du front. L'abdo- men n'a pas ces grandes taches late'rales d\iu Liane sub- pellucide qui ne manquent jamais dans le mâle. Il y a au deuxième et troisième segments des reflets d'une bande gris satiné, interrompue au milieu. Le quatrième ou der- nier est de celte dernièi-e nuance uniforme et le premier est noir. Les ailes limpides ont des nervures d'un jaune testacé- Meigen a mal dessiné la cellule postérieure de Taile dont le coude est arrondi. 8° Su?- C Otites pulchella, Macquart. En étudiant tout récemment ce rare et charmant dip- tère, j'ai acquis la certitude que sa synonymie est des plus embrouillées et que Ton a confondu sous cette dénomina- tion deux, ou peut-être trois espèces distinctes. Rossi signala le premier^ sous le nom de Musca pul- chella (Faun. Etr. 2, p. 314), une petite mouche de deux lignes seulement de longueur, qu'il dit pallida iestac.ea^ pilosa et à laquelle il donne, abdomen oi'atum patvum^ pallidum, etc. Ces traits ne sauraient convenir à notre Otites, qui est long de quatre lignes, dont le corps est cendré, à peine poilu à la loupe, et dont l'abdomen a pres- que la longueur du corselet et de la tète, pris ensemble. La ceinture noire et jaune, (|ue Rossi attribue aux ailes de sa. pulchella, s'adapte sans doute à VOtites^ mais elle con- vient encore mieux au Toxone^ra Jàsciata, Macq., qui a jusiement la taille de la pulchella de Rossi, les poils plus évidemment hérissés, la teinte roussâtre plus générale, l'abdomen plus petit. Il me reste donc la conviction que \^ M. pulchella de Rossi, qui habite l'Italie, est le syno- i3E LA SOClÉTii: I.NTOAIOLOCIQUE. 09 iiynic réel Ju Toxonwra jasciata que M. Macquart reçut de Bordeaux (analogie climaterique) et nullement celui de V Otites pulchella de mon savant ami de Lille. Lorsque celui-ci fonda le genre Toxovcvra, il crut avoir affaire à un Dijjtère inconnu avant lui. Suuin cuiquc. Fabricius décrivit, dans la collection de Bosc , une 3îiisca pulchdla, en citant Rossi. 11 parle d'un ecusson teslacé, noir au bout, d'un abdomen avec Tanus tcs- tace, etc. Rien de cela ne va à VOtites et se retrouve au contraire dans le Toxonevra. Coquebert qui a donné riconograpliie des insectes étudiés par Fabricius, dans le cabinet de BosCj a mis le comble au désordre sur ce point, par une tigure (jui ne ressemble à rien et qu'il faut rejeter oonime indigne. La pulchdla de Fabricius, rangée plus tard par lui, dans son Systeina /J niliatoruiu , parmi Icvs Dams est donc à mes yeux la véritable espèce de Rossi et par consé(|Ucnt le Toxonci^ra, IMacq. VOitalis piilihella de Meigen (Dipt. Eur. G, p. 379)est, abstraction faite d'une synonymie qui n'a pas peu con- tribué à fourvoyer ses successeurs, VOtites pulchclla de M. Macquart, parl'aitement décrite par celui-ci, et à la- (juelle il donne pour patrie la France et l'Allemagne : c'est un des jolis Di|)tères de noire sud-ouest. Mais sur quels indices se fonde Meigen, pour rappor- ter à la Miisca pulchdla de Fabricius, la Scatopha^i lobata que ce môme Fabricius a dans son Sjstema y/iitliatorum, décrite, in extenso, comme un insecte d'Autriche? Que signifie ce lohus devaius acutus du front de la lohatal II ne saurait s'appliquer ni à la piilchella de Rossi et de Fabricius {Toxonevra, Macq.), n\ h. V Otites pulchella, Macq. En parlant de la soie des antennes, renlomologistc deK.ielditpourla/;H/(7ie//a.- scta 77ii;7Vï,etpourla lobata: scfa 2^ Série j TOME ix. 5., 70 ANNALES ulbida. Il y a peul-olie encore là une espèce distincte in- dt^chiflrable pour moi. — Indicent peritiores (1). (1) M. Guérin-Méneville , dans la séance du 11 septembre 1850, dil qu'il pense que la Scatopliaga lobata de Fabricius, pourrait n'èire qu'un individu mal éclos, ei chez lequel les léguments de la tête se seraient séchOs trop rapidement et auraient conservé cotte forme allongée qu'ils présentent dans beaucoup de Muscidcs quand elles éclosent el qu'elles viennent de forcer leur pupe pour en sortir. Tl a déjà avancé cette idée au sujet d'une autre prétendue espèce , du Chlorops nasuta de Moijïcn, qu'il rapporte au Chlorops lineata _ des auteurs, dans son travail sur les insectes nuisibles aux céréales, publié dans les Mémoires de la Société royale et centrale d'Agricul lure, année 18/i2. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMO LOGIQUE. 71 RELATIVES A l'eMPREINTE d'uN LÉPIDOPTÈRE FOSSILE {Cjllo Scpulta) du Docteur Boisduval. Jmiales de la Soc. ent. de France, T" série, t. IX, p. 371, planche 8. PAR M. A. LEFEBVRE. (Séance du 8 Janvier 185l)(l Errare humanum est. Perseverare etc. Dernièrement, en consultant les planches de ma col- lection iconographique du genre Cyllo, j'y remarquai la figure , si pleine d'intérêt, de la Sepulta, admirable em- preinte d'une espèce qui voltigeait peut-être à Tombrage de Chameros et de Gycas europe'ens!!... A force d'examiner cette planche et de vouloir restituer à cette espèce , par la pensée et d'après Tanalogie , les formes et les différents dessins alaires qui la devaient ca- ractériser, je crus d'abord m'abuser, alors que je pensai qu'elle pouvait avoir été mal déterminée spécifiquement par M. Boisduval , expert s'il en fut en cette matière!... J'eus recours à la description qu'il en donne, et, le texte (!) Celte note a été composée assez anciennement , car elle est datée de Bouchevilliers, le l^i novembre 18/i8, Tl ANNALES d'une niaiii, la planche de l'aiilre, et sous les yeux plu- sieurs Cylloj laiit en nature (|ue figurées, j'acquis bientôt Ja conviction que notre savant confrère avait fait erreur. Et c'est cette erreur que je vais essayer de rendre aussi évidente qu'elle Test actuellement pour moi, espérant en la bonne et vieille amitié du docteur Boisduval^ pour ne se point formaliser si je viens battre en brèche son opi- nion à ce sujet. D'abord, et avant toute discussion, ne jugeant, moi, que d'après le dessin insère en nos Annales^ et le Docteur ayant vu la pièce originale, je dois me demander si sa re- présentation en est ici fidèlement reproduite? La manière dont cette planche est exécute'e avec autant de soin que de talent, et les noms rassurants de MM. I)e- larue et DumesniLdont nous savons apprécier la fidélité scrupuleuse de ce qui sort de leurs mains , et plus tard Texamen c|ue nous ferons des parties conservées dans cette marne gypseuse, me donnent la certitude qu'elle ne contient pas d'erreurs notables, et que d'après elle on peut asseoir un jugement tout aussi solide que d'après la pièce originale, duc aux savantes investigations de M. le comte de Saporta. Cette cjueslion décidée, abordons d'abord la forme et les contours des ailes de cette empreinte. Si de l'œil on suit les bords de la seconde aile, qu'avec le Docteur je reconnais couvrir en grande partie la pre- mière, je trouve qu'elle est, cette seconde aile„ totale- ment arrondie dans ses contours, et je ne peux concevoir par quelle aberration d'optique il lui a vu la moindre ana- logie avec la seconde aile d'une de nos CyUo\ comment il lui attribue un appendice caudal, propre volontiers aux DE LA SOCIEI'É ENTOMOLOGIQUE. 73 espèces de ce groupe, et qui, selon lui, la lenniue à la manière de ceux de la Cyllo liohriade Fab. (Voy. f. A.) Pour parler ainsi quelefaitM. Boisduval decetappendi- ce, il faut ne'cessairenient qu il ait confondu avec celte se- conde aile le dernier contour de la première, qui Texcède à partir de leur point de jonction sur le bord externe, lui attribuant comme appendice caudal cette forte dent de la première aile, qui succède à une forte ëchancrure, ainsi qu'il en existe dans tant de' Vanessidcs, et qui le plus souvent y est soutenue par la troisième inférieure, ainsi que tout à Theure elle Ty sera pour nous dans la Sepulta. J avoue donc que je ne puis, avec le meilleur vouloir, envisager cette empreinte autrement que je ne le fais, et que pour la conside'rer sous le même point de vue que notre docte confrère, il me faut faire trop violence à mes pauvres yeux, encore assez bous de près, bien que de loin fort mauvais, grâce à Ptou •■, il me faut enfin donner un de'menti aux contours si bien écrits de ces deux ailes su- perposées, et risquer de m'appliquer cette réflexion du fabuliste, alors que le Dauphin renilit aux Ilots le Singe qu'il en avait sauve'. Et, en effet, ne voil-on pas se dessiner les bords de la première aile dans tous leurs contours-, la transparence de la seconde, avant son angle anal , ne permet- elle pas de suivre encore le bord inférieur de la première, qui est un peu falqué et qui, dans l'empreinte, passe précisément sous larticulation femoro-tibiale de Tunique patte posté- rieure qui existe encore ? Toute la seconde aile ne vient-elle pas de ses bords nettement tranchés , et surtout dans ie bord extérieur, couper toute la première aile sur laquelle elle est appli- quée? A partir du point le plu5 proche de ce même bord 74 ANNALES avec celui tic la première aile, et presque au centre de sa forte échaucrure, ne s'en détache-t-elle pas, comme au-tlessus, par une margr obscure et très nettement tra- cée? Enfin, cette même aile ne se continue-t-clle pas seule et détachée sur le fond de la pierre, avec ses méplats voulus dans les bords postérieur et abdominal, jusqu au- dessus du fémur de la patte déjà citée ? Je ne crois pas qu'on me puisse répondre par la néga- tive, tant les faits sont patents. Cet examen nous donne donc pour résultat : 1° Une aile de dessus fortement dentée et échancrée en dehors, à son bord extérieur. (Voy. fig. B.) 2° Une aile de dessous, simple, arrondie, et sans ves- tige d'appendice caudal. (Id.) Si c'est chose convenue, qu'en déduire ? Si ce n'est que par cette seule conformation, nous sommes actuellement en droit de décliner déjà toute espèce d'analogie entre la Scpultaetle genre Cyllo, proprement dit, et de l'éloigner des Caïunus, BeroCj fiohria et autres; et cela, d'abord, par la rondeur inerme de la seconde aile , et ensuite à la première, par cette forte échancrure , suivie d'une dent non moins énorme que soutient la troisième inférieure, caractères que n'offrent guères les Satyrides de cette sec- tion, et où la dent la plus proéminente du bord extérieur, comme à Banksia God., se prononce à l'extrémité de la première supérieure, quand il en existe une. Je ne connais que des Vanessides qui puissent pré- senter en même temps des premières ailes déchirées de cette manière à leur bord extérieur, et des secondes ailes arrondies et sans dentelures. La F (m. Archesia, Cr. pour- rait, entre autres, nousen offrir un exemple. Et cependant chez les Vanessides, lorsque les premières ailes y sont ainsi dentelées et découpées, les secondes le sont égale- UE LA SOCIKIÉ ENTOMOLOGIQUE. 75 ment, plus ou moins, par la règle assez ge'ndrale qui veut »|ue chez les Lépidoptères les secondes ailes y soient toujours plutôt munies de dentelures que les premières. Voici donc, pour la forme des ailes, un argument en laveur de mon opinion. Passons aux dessins. Avant que d'essayer de les rc^habiliter dans cette espèce, il me faut de'cider une autre question, à savoir si ces des- sins appartiennent à la première aile ou à la seconde. Notre confrère les tient pour être propres à celte der- nière. Je ne suis pas de son avis, et voici pourquoi : Je pense que la seconde aile est en grande partie de- nude'e de ses écailles à sa face inférieure , celle que nous voyons. Ce qui me le fait croire, c'est que déjà dans sa marge abdominale, ainsi que je Tai déjà dit, on suit à travers la membrane le contour intérieur de la première aile, et d'une manière trop distincte pour admettre que l'adhé- sion des deux ailes le pût permettre, si les deux faces de la seconde étaient revêtues de leurs écailles. Ce qui me le fait croire encore, c'est qu'à cette seconde aile, la petite lunule blanche de l'angle externe (fig. B.) qui est située sur le bord lui-même, et qui y est extérieu- rement coupée par lui, ne saurait devoir y exister à cette place, si on en juge par la loi suivie dans leur position normale parmi la majeure partie des Diurnes. En effet, à aucun, ou à bien peu du moins, je ne connais pas à cet angle de lunule extrême, ainsi placée sur le bord lui-même des secondes ailes, et dans cette position , rejetée en ar- rière de celle qui la précède. Règle assez générale, la série marginale de taches lunu- laires ou autres, pupillées ou non, qui affectent ces ailes, est d habitude concentrique à leur base, et la lunule en -fi ANNALES (jucslion serait sur celle seconde uilc placée contre celle règle. A examiner celte aile tlans Ja (ig. B, on comprend de suite que cette lunule n'y est pas à sa place normale; elle choque même là où elle est située, tandis que si je la re- porte (sans la bouger, bien entendu) sous la première aile (ainsi que je le fais à la fig. C), elle s"v adapte tout natu- rellement dans Tordre (jui lui est le plus l'ationnel avec les autres. Par ce fait, à la place qu'occupe celle lunule, la seconde aile serait donc encore Iransporenle ? Obser- vons en passant que dans les espèces où une semblable lunule ou tache oculaire , se remarque en dessous , vers Tangle externe des deux ailes (comme à Mdaiiitis Lndu- laris, Dr.; Protogenia, Cr., par ex), cette tache qui est toujours placée un peu avant la marge, qui ne rinterrompl jamais comme ici, est toujours (comme ici, du reste) entre les deux dernières supérieures, et non entre la dernière supérieure et la costale. S'il est des exceptions à cette règle, elles ne sauraient être qu'en bien petit nombre , et lorsque les lunules marginales y sont présentes en nombre considérable ;, mais s'il n'y en a plus qu une ou deux , celle de Tangle externe sera placée ainsi que je viens de le dire, et non ailleurs. Toujours à Tappiii de ceite transparence, que j'attribue à la seconde aile de ItiScpulta, si j'interrage le peu de la charpente alaire qu'on y distingue, et qui estsufhsant pour la restituer telle qu'elle devait être, ou à bien peu de chose près (comme à la f. C), on voit <£ue la tache semi- orbiculaire et obscure de l'angle in terne y semble partagée par une nervulc de la seconde aile 1res bien écrite, par la deuxième inférieure. Or, l'élude (U} celte partie de la DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQU E. 77 j)lt^rologic , qui a pour objet les lois relatives à la position, ;i la forme, comme à la présente et à Tabsenec des des- sins et des taches, nous apprend que jamais une lunule ou une tache orbiculaire marginale n'est divisée par une nervule, mais plutôt par le pli inlernervulaire, lesnervu- les séparant d'habitude ces sortes de taches, et ne les scin- dant pas. Par induction, je dirai donc que cette tache orbiculaire n'est pas encore ici à sa vraie place sous la seconde aile. Mais si je l'attribue à la première, ainsi que tout à l'heure je l'ai fait pour la ])etite lunule, à son tour elle s'y adapte merveilleusement bien (Cg. C), entre la troisième infé- rieure et la sous-médiane, et en plus, son rejet en dehors, qui nous choquait il y a un instant, n'a actuellement rien que d'assez normal. Allantplus loin, si la grande tache orbiculaire, fortnoire, (jui la surmonte, et qui à la place <|u'elle occupe sous la seconde aile peut y exister sans discussion, ainsi que l'autre pelite lunule blanche qui se voit au-dessus, sont reportées à la première aile (fîg. G), elles viennent y com- pléter cet ensemble, qui paraît alors fort rationnel, des plus habituels, et dont au besoin nous trouverions un exemple dans la f^an. Alcithoc, Cr.;etc. Et ici, il n'y a pas à s'y tromper, les nervures encore existantes à celte seconde aile , sont bien représentées à leur place voulue, selon les lois de la Solénopiérologie(l). (1) Je préfère ce terme, un peu prétentieux peut-être, en ce qu'il ne peut faire confondre l'idée qu'il exprime avec !a science des Neu- roptères (Neuroptérologio), et que Ftvrologie employé seul, ainsi que je l'ai fait jadis dans ma notice sur les nervures des ailos des Lé- pidoptères, veut dire i'clude de railf, mais sans spécifier les parties qui en sont particulièrement i'oJjjoi ; co qui est un défaut. Ainsi, pour l'élude de la cbarpcnle alairo, on peut, de préférence 78 ANNALKS Or, si la ncrvule dont s'agit (la deuxième inft^rieure) est à sa place normale, la tache orbiculairc qu'elle divise n'y est pas. Donc, elle doit appartenir forct^ment à 1 autre aile. Puisque nous voici (ixds sur la position plus que pro- Lable de ces deux autres taches de la seconde aile, con- venons que pour les y maintenir il faudrait que cette aile eût précisément conservé ses écailles à cette place. C'est chose possible, mais chose peu px'obable. D'après ce qui précède, je suis donc porté à croire, comme je Tai déjà avancé, à la dénudalion presque com- plète du dessous de cette seconde aile , et que l'action des eaux sédimenteuses qui a agi sur cette face, vu l'adhé- rence de toutes les écailles à l'autre éclat de celte marne qui nous est inconnue, n'a pu atteindre les portions de la première aile qu'elle abrite. En plus, par l'analogie et le faciès de la Sepulta, ayant tout lieu de penser que le dessus de toutes ses ailes devait être d'un brun sombre, uni et privé de tout dessin tran- ché, et varié de vives couleurs, par cela même, j'en induis à ayytiZv , petit vaisseau , veine , employer amxiiy , canal, H dire Solénoptcrologie. Pour celle des écailles, à défaut de >,ft?î.»7, écailles des Ophidiens, voloniiers superposées comme cell 's des Lépidoptères, et dire Phoiidoptèrologie. Eiiliii pour les dessins, les taches, Spilop- térologieùc (^ttIkos, tache naturelle, etc., etc. Car la science marche, et plus elle marche, plus elle nous oblige à rendre plus précises k's expressions qu'elle nous incite à forger, afin de mieux dire notre pensée, el de manière à laisser à son interpré- tation le moins d'ambiguité que ()ossible. J'aime à croire qu'on ne verra dans ces innovations de termes techniques, que je n'osius risquer il y a quelques années, rien de pédanicsqie. et que de conforinc à ce qui se fait chaque jour dans les ecicnccs. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE. 79 que la surface supérieure de la seconde aile n'a pu em- pêcher les dessins qu'elle recouvi'ait de paraître, sans con- fusion aucune , à travers la couche unicolore des écailles du dessus, généralement très fines dans lesSatyrides. Leur adhérence intime à la surface inférieure de la première aile aura même dû augmenter la transparence de la seconde. Mais avec assez de raison, on pourrait me demander à mon tour, par quel privilège, ce qai reste de non recou- vert de la première aile n'a pas été altéré par ce même frottement, ou plutôt par son impression sur l'éclat qui a mis à jour cette empreinte? De cet argument adhominem, je ne pourrais me tirer, je Tavoue, qu'en arguant que nous ne voyons que par transparence les taches et dessins, fort admissibles, de la face supérieure. Par ce que je vais ajouter encore , on pourrait en dé- duire que selon le besoin que j'ai de la dénudalion, ou de Vintacium des écailles du dessous de cette deuxième aile, je les admets ou les repousse pour mieux soutenir l'opinion que j'avance. A ceux qui me connaissent, je n'ai nul be- soin de dire que telles ne sont ni ma pensée ni ma ma- nière d'agir. Je tâche de reconnaître ce qui a pu avoir lieu, ce qui est évident, ou fort présumable aujourd'hui , m'en remettant à l'épigraphe bien connue, que j'ai cru devoir mettre en tête de cette notice, pour me mettre à l'abri de tout reproche. Il est de fait que par la marge obscure de la seconde aile qui se découpe si nettement sur la première, je suis forcé de reconnaître que les écailles de ses bords ont dû y être plus respectées, peut-être , qu'ailleurs, pour nous apparaître encore avec une pareille vigueur', mais peut- être aussi la concordance d'une semblable marge en des- sus, et qui n'aurait rien que de normal , concourt ainsi à 80 ANNAl.KS la rendre aussi visiblenioiit iiclle tjuc nous la voyons au- jourd'hui....? De toute manière , il est inipossiMe de l'adincllie comme dessin appartenant au dessous Je la première aile, ainsi qu'a dû le comprendre M. Boisduval , par une er- reur d'optique, que déjà sans doute il a leconnu lui- même. L'absence bien regrettable dcTeclat qui recouvrait celte SepuUa est cause de tant d'incertitude, car je ne mets pas en doute qu'il devait conserver, à son tour, la majeure partie des écailles de toutes ces ailes , avec lesquelles il était en contact. Tanl bien que mal, nous voici ilonc édifies sur la por- tion extérieure de ces ailes. Conliimons cet examen en marchant vers leur origine. Je reprends le dessin original. Après cette série de taches marginales, il existe sur la côte elle-même, avant l'angle externe delà seconde aile, une large éclaircie blanche, quehjue peu ovalaire, nette- ment dessinée en dedans , et posée sur la place qu'à la première aile doit occuper la disco-cellulaire et le com- mencement des deux premières supérieures. La position de cette tache blanche à la seconde aile n a rien de réfutable, non plus que celle très obscure (jui lui succède, puis l'autre tache blanche, et enfin la masse obscure qui couvre toute la base. Ces dessins maculaires peuvent, à la rigueur, y exister, cpmme n'y pas être, do même qu'ils ne sont guère accej)- tables à leur avitre surface-, car ce que nous voyons est bien un dessous d aile et non un dessus. Les dentelures externes de la tache basale, sont en dessous des [)lus naturelles, et dans nos Satjrùlcs , dans DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 81 nos Fancssides, nous en retrouvons de notnlireux exem- ples. Mais un instant, ne nous pressons pas de juger : exa- minons attentivement Foriginal : qu'y vojons-nous? Ddjà, sur le bord costal de la première aile, nous aper- cevons en effet, sur notre gauche, un commencement de celte blanche ëclaircie qui succède aux lunules, et à notre droite, le bord intérieur de cette (ëclaircie y est des plus évident ! (Voy. fig. B.) Gomment donc se fait-il que ces ailes ainsi ployt'es, ces vestiges de la première aile viennent s'adapter d'une manière si complète avec toute la portion blanche qui se continue sous la seconde aile? cela se peut rencontrer, je l'avoue, mais c'est peu fréquent. Bien mieux, le large sommet de la tache blanche angu- leuse et obscure qui lui succède, se voit aussi sur le bord un peu diffus de la côle, dans la partie externe, et se relie également bien avec celle que la seconde aile nous laisse, selon moi, apercevoir. Plus loin encore, le com- mencement de la grande tache basale, hachée à son de- hors, ne se continue-t-il pas sur la côle de la première aile? Enfin j si cette dernière tache appartenail à la seconde viendrait-elle, ainsi qu'elle le fait, s'arrêter précisément sur le bord intérieur de la première, que par transparence nous pouvons suivre parfaitement à partir du moment où il est recouvert par la seconde aile? En l'attribuant à celle dernière , ce serait agir contre toute apparence plausible, contre toute disposition naturelle de ces sortes de taches , et venir l'interrompre bénévolement et sans motifs spécieux, bien avant l'angle anal de la secondr aile, sur lequel elle devrait venir s'appuyer pour demeu- rer dans la forme la plus normale ! 82 ANWALES Cette iiitenupliou nous fixe donc aussi bien que le commencement (le toutes les taches du haut, sur Taltri- hution que nous devons en faire à la première aile, et non à la seconde , et le peu qui reste de ces divers dessins sous cette dernière, si toutefois il en reste, doit se con- fondre avec elles, sans contribuer beaucoup à nous égarer. D'ailleurs, nombre de Lépidoptères diurnes des grou- pes, près desquels doit venir se ranger la Scpulta y pres- sentent sous leurs premières ailes de semblables taches costales et basales , ainsi placées , ainsi dentelées , ainsi conformées-, d'habitude même, elles y sont les vestiges plus ou moins complets de ces larges bandes transver- sales qui couvrent ces mêmes ailes d'une manière plus ou moins complète, plus ou moins accusée-, assez souvent elles vont se répétant sous les secondes ailes, et s'y con- tinuent d'une manière parfois assez suivie , et selon l'expansion donnée aux ailes. Elles y sont même, à mon avis, un indice de e e lui que la nature a entendu leur ac- corder dans le vol, quand les bandes du dessous des deux ailes s'y rajustent bien exactement. Voici donc les taches et les dessins qui , après nous avoir aidés à reconnaître la forme et la nature plus ou moins opaque de ces ailes, sont actuellement eux-mêmes contrôlés par la constitution physique de ces organes, restitués à leurs places voulues, et sous l'aile qui les doit comporter. Voyons actuellement si l'étude du système nervulaire viendra confirmer ou détruire ces suppositions. Cet exa- men anatomique a bien son prix actuellement qu'on en comprend mieux l'importance. Avant tout, je dois reconnaître que ces précieux vesti- ges sont parfaitement indiqués là où ils doivent être, sur DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. H'S celte copie de la pièce originale, et que le dessinateur nous les laisse suivre assez facilement, tant à une aile qu'à Tautre. Que reste-t-il de la charpente alaire de la première aile? D'abord, des traces de la costale -, puis, au-dessus de la lunule blanche de Tapex, les premier et deuxième rameaux des trois apicalesqui doivent jaillir de la troisième supérieure. Diverses stries s'echappant du premier, accu- sent sans doute ici les restes d'un dessin perdu ou quel- ques plis anormaux j c'est sans importance. Puis, au- dessus de la lunule noire , on distingue fort bien la deuxième supérieure, et plus bas, enfin, la première. Sur le bord extérieur, je devine encore l'extrémité des deux premières inférieures ; à travers la seconde aile , un trait noir qui passe entre la lunule blanche et la largo tache noire orbiculaire, m'indique bien la position de la deuxième inférieure -, enfin, je suis non moins facilement, entre les deux taches noires orbiculaires , la troisième in- férieure, un peu moins accusée. Ces deux nervules se relient visiblement à la portion très lisible de la médiane qui, sur le dessin, coupe le bas de la première tache blanche costale. Toujours à la première aile, la troisième inférieure s'y reconnaît parfaitement à la place voulue, au milieu de la dent qu'elle soutient. En effet, le plus souvent, quand une dentelure, pareillement située, affecte le bord exté- rieur des premières ailes, ainsi qu'on le peut remarquer dans les Fan. Progne, Archesia, L-album, Angiica et au- tres, cette troisième inférieure a la prérogative de lui servir de support. Au-dessus de son extrémité nous voyons un faux trait, sans doute, car la présence d'une nervule me paraît im- possible à cet endroit. Plus bas, au-dessous d'elle, le pli 84 ANNALES qui, selon inoi, doit traverser la tache orbiculaire la plus inférieure, pnîcède encore un trait, sans valeur à mefe yeux, puisqu'il m'est inanalysable ^ et, en définitive, on voit la sous-mcdiane qui se projette à travers la seconde aile, se confondant avec les traces de la seconde infé- rieure de celte dernière. Plus bas, avant l'angle interne, un autre Ic^ger faux trait me semble encore inexplicable (1), car la saillie den- te'e de la marge au dehors, précise assez la place, qu'à la première aile, doit occuper rextrémité de la sous-mediane qui d'habitude reste volontiers assez distante de la mé- diane. En plus, îl ne saurait exister ici d'intermédiane, dont la présence ne se révèle que dans les tribus trop éloignées de celle dont la Scpulta fait partie, pour nous en préoccuper ici. La nervulation de notre première aile se trouve donc ainsi être au complet , ou à peu près , et déjà je la peux réîjabiliter avec le crayon, telle qu'elle doit être. Passons à la seconde. La côte seulement se soupçonne. On voit parfaitement comme des traits blancs, la costale qui est ici très brève en son trajet; puis la sous-coslalc. la médiane ^ et le dé- (1) Par le peu d'importance qu'on aitachait jadis à la charpente alaire, et que les oriisles dessinateurs pouvaient ne pas connaître, il est facile d'admeuie que malgré la conscience de leurs travaux , ils commettent à ce sujet quelques erreurs dans des détails si mini- mes, de si peu de valeur pour eux, cl sur lesquels on n'appelait pas assez leur attention. Delà ces traits indécis en celle copie qu'il serait indispensable d'étudier sur la pierre elle-même, ei que des égraii- gnures. des fissures, des plis, ou des ncrvules de l'aile gauche vues par unnsparencc, ou toute autre cause enfin ont pu y produire, sans que le talent de l'artiste ail pu les rendre autrement qu'il ne les voyait. DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 85 part des trois supérieures qui se relient très bien en blanc sur la marge dentelée de la tache basale (la deuxième moins facilement). Ensuite vient la médiane , dont on ^it le parcours , ainsi que sa ramification qui forme la première inférieure et qui passe sous la plus grande des deux taches orbicu- laires ; puis la deuxième (celle qui, contre toutes les lois de la Spiloptérologie, couperait la deuxième tache orbi- culaire, si on l'attribuait à la seconde aile). Vient enfin la troisième inférieure, représentée, peut- «Ure, par une forte ligne blanche, et qui doit s'attacher à la médiane, peu avant Tarliculation fémoro-tibiale de la patte. Dans les bords postérieur et abdominal, je ne peux dis- tinguer ni la sous-médiane, ni Finterne, qui sont dispa- rues dans la portion restante, et évidemment diaphane, de cette aile qui se détache ici sur le fond de la pierre. Maintenant, si sur le tracé de la charpente alaire, scru- puleusement calqué sur celui de la Sepnlta, et que je donne ici (fîg. C) rétablie dans son entier-, si, dis-je, on calque cette nervulation sur un papier végétal, et qu'on reporte celte copie sur le dessin de la pierre originale, qui s'y verra par transparence, ou bien sur ceux de la fig. C, qui est Tinsecte tel que je le comprends, on sera frappé de la précision avec laquelle ces diverses nervures s'adapteront au dessin et aux taches que j'attribue à la pi-emière aile, ainsi qu'aux vestiges de la charpente alaire de la seconde aile. Ainsi , on pourra facilement contrôler mes asser- tions. Si donc la Solénoptérologie vient à son tour confirmer mes rectifications, je dois croire que si je me trompe, je ne m'abuse que de bien peu. Eu général, dans l'examen de pareilles enqireintes, je 2' Série, tome ix. 6 86 ANNALES ne saurais trop recommander cVessayer, avant tout , de retracer au crajon Tinsecte tel quil est, en le dévelop- pant, puis ensuite tel qu'il doit être pour être parfait. De cette façon, on est assure de porter sur lui un jugement Lien plus certain, surtout si on a soin d'en discuter sévè- rement toutes les parties selon les connaissances acquises. Maintenant, pour terminer cette trop longue analyse d'une pièce dont 1 intérêt me servira d'excuse, je l'espère, et()ui eût été bien moinslonguesi je n'avais eu qu'une sim- ple description à en faire, et non à détruire une impres- sion préexistante, que faire de ce Diurne? Comme plus haut je l'ai dit, c'est évidemment une es- pèce aux premières ailes fortement écliancrées et dentelées, tandis que les secondes y sont arrondies et simples, à méplats bien accusés. Avons-nous dans nos espèces vivantes quelques-unes qui nous offrent cette coupe peu commune, et dont les ailes des Fan. Archesia et Jphita de Cramer peuvent nous donner un exemple ? Cette Sepulta me semble tenir beaucoup, tout bien consulté, et des Fanessides et des Saiy rides, telles que nous les comprenons. Et d'ailleurs, il est bien permis à une espèce antédiluvienne, et d'une époque bien plus re- culée que la dernière catastrophe, ainsi que le fait judi- cieusement observer le docteur Boisduval , il lui est bien permis, dis-je, de s'éloigner par ses formes de ses congé- nères de nos jours, même lorsque son organisation phy- siologique, ainsi qu'on le peut voir, est tout à fait identique avec les leurs. Evidemment la Sepulta ne saurait être une Cjllo pro- prement dite. Serait-ce donc une Vanesside? Si la forme des ailes s'y prête quelque peu, son faciès, lagencement de ses dessins alaires, me porterait à en faire avec M. Bois- duval un Satyridc, appartenant à un de ces genres inter- dp: la société ENTOMOLOGIQUE. 87 médiaires de ces deux familles nombreuses, déjà si peu éloignées à leur état parfait, et dont Tinépuisable collection de notre confrère lui a déjà peut-être révélé Texistence ! A lui d'en décider : il a pour lui le talent, le tact, Tha- bitude et les matériaux immenses. A essayer de caser cet insecte, j'abuserais à n'en pas douter de la patience du lecteur-, cependant, en peu de mots, je pourrais lui faire observer (en ne nous occupant que de la première aile, la seule que nous connaissons, à mon avis) que la large tache basale qui se voit ici, comme à tant de Diurnes, est avec les autres dessins de sa robcj le propre de nombreux Satjrides de cette taille et de cette coloration, qu'avec justesse M. Boisduval reconnaît devoir être d'une teinte terreuse , seulement variée de blanc et de noir. La petite lunule noire me ferait penser qu'en dessus il devait exister une tache oculaire, dont elle est la simple répétition en dessous, et précisément à l'endroit (entre les première et deuxième supérieures) où cette tache existe le plus habituellement dans nombie de Satyrides de ce faciès, quand elle y est unique. Certes, il devait y avoir eu dessous , le long du bord extérieur et jusque dans l'apex, une série disparue d'ar- ceaux internervulaires , formant une double ligne margi- nale, ainsi qu'elle se voit encore entre la dent et l'angle interne. La nervulation si peu différente parfois entre nombre de Satyrides et de Vanessides , ne permet pas , sous ce rapport, d'assigner un poste bien fixe à la Scpulta.} en plus, l'état de son empreinte ne nous permet pas desavoir si la base de ses nervures est affectée, en tout ou partie, d'entre elles, de ces renflements vésiculeux si communs à divers groupes de Satyrides. 88 ANNALES Nous ne savons rien non plus de l'absence ou de la pré- sence des disco-cellulaires, et la perte assez prompte de la costale aux deux ailes, dans la côte, s'accorde moins avec la marche plus volontiers prolongée de cette même nervure dans les Satyi'ides, de l'apparence de la Sepidta , etc., etc. Bref, m abstenir pour décider rigoureusement de quel genre elle peut être, ou même approximativement, est ce <|ue j'ai de plus prudent à faire-, mieux que moi, d'autres lépidoptéristcs pouvant s'acquitter de ce soin. Et à ceux <|ui, fatigués de tant de lignes sans ce résultat désiré, me (liraient : « Concluez donc-, » je répondrais je ne sais pas! Sans aspirer au mérite de la sublime ignorance, que par ces mêmes mots proclamait hautement notre grand Pascal, alors qu'on lui posait, à son premier examen, cette question quelque peu indiscrète : « Qu'est-ce que Dieu? » je crois qu'il n'y a nulle honte à convenir de notre impuissance dans la connaissance parfaite des chefs- d'œuvre de la création. Plus on les étudie dans leurs détails admirables , dans l'harmonie de leur majestueux ensemble, plus on convient qu'on ignore davantage, et que la sublune intelligence qui a dit à tant de merveilles d'exister, a mis à la nôtre des bornes qu'il ne serait ni prudent, ni sage pour notre amour-propre et notre curiosité, de vouloir franchir ac- tuellement. Explication desjîgures de la planche 3, N* II. A. Cyllo Scpulta, telle qu'elle a été comprise par M. Je docteur Boisduval, en attribuant un appendice caudal à la deuxième aile. B. Sepidta, telle qu'elle devrait être d'abord comprise sous le rapport de la forme des deux ailes. C. ScpuUaj telle qu'elle doit être jugée, tant pour la forme des ailes que pour la distribution de leurs dessins et leur nervulation, selon M.A.Lefebvre. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 80 DEUX MOTS DE RÉPONSE A M. GUENÉE, A PROPOS DES NOCTUELLES BATIS ET DEKASA. PAR M. BRUAIND. (Séance du tO Juillet 1850 ) Lorsque j'adressai à la Société entomologîque une note sur Bâtis et Derasa, et leur séparation en deux genres distincts, j'élais tellement persuadé que la seule inspec- tion un peu attentive des ailes supérieures de ces deux Noctuelles déciderait facilement la question, que je n'ai peut-être pas apporté assez de soin à la copie des dessins que j'avais faite sur nature. J'aurais dû aussi, quant à la reproduction des nervures, étudier plusieurs individus -, car il se trouve, par hasard, (jue je suis tombé, pour Derasa^ sur un exemplaire anor- mal, chez qui l'aréole cellulaire était ouverte au sommet, par la séparation des rameaux costaux et des ncrvules su- périeures, qui se sont bifurques au point où l'aréole au- rait dû être close par leur rapprochement. Ces anomalies arrivent assez fréquemment, cl j'ai été à même d'en constater plusieurs parmi les Psychides (1). (1) Certaines Psychides présentent ce phénomène à Tune des aiics, land's que l'autre aile parallèle rcnire dans la loi ordinaire. 00 APsiNALfc:S En vdritianL les iiiuxactitutles que me signalait M. Guencie, j'ai rencontrd une Dcrasa dont les deuxième et troisième nervules supérieures étaient réunies à leur base. M. Gue- née a constaté le môme fait chez une Bâtis. Je n'ai plus sous les yeux les dessins originaux que j'a- vais faits au microscope solaire -, et il est fort possible qu'en les copiant j'aie commis quelques infidélités (1). Mais M. Guenée alors aurait dû, puisqu'il m'accusait d'inexac- titude, me donner Texemple de l'exactitude la plus rigou- reuse -, or, c'est ce qu'il n'a pas fait. Je mets sons les yeux de la Société la comparaison des deux ailes supérieures de Bâtis et de Dcrasa. On verra qu'elles différences sensibles elles pi-ésentent-, différences que M. Guenée a omises ou adoucies. La principale consiste dans la côte qui est totalement arquée chez Bâtis, et dont la convexité n'est nullement interrompue, mais soutenue également, tandis que chez Deîusa, la côte est déprimée vers son milieu, où elle pré- sente un mouvement concave (2). Cette seule circonstance rapproche Bâtis des Cimato- PHORÀ, tandis qu'elle place Derasa (le genre Gonophora) près des Abrostola, et des Plusia, dont l'angle interne offre, comme chez Derasa^ un mouvement convexe très prononcé. (1) Peut-êlre aussi le graveur a-l-il commis quelques petites inexac- titudes, presqu'inévitables lorsque Tauleur d'un dessin n'est pas prés de celui qui est chargé de la copie. Il en est de même pour l'impres- sion des mémoires des membres correspondants. Ainsi, dans la no- lice sur Bâtis et Derasa, le compositeur m'a fait dire partout Derosa pour Derasa; puis, page /42, les avons connus, pour les avons con- çus (lig. 2); capita, pour capiie (lig. 18); pcr qwntem, pour pcr quietem (lig. 20). (2) C'est là le principal caractère du genre GoNornoRA, et il n'est pas assez indiqué dans ma première notice. DE LA SOCIETE E^^'l OMOLOGIQUE. 1)1 L'aile supt^rieurc de j&afw a généralement ISniill. 1/2 de long., et 8 1/2 de hauteur, vers son milieu (près de la nervure disco-ccUiihiire). Celle de Derasa a 18 mill. de long, sur 7 1/4 de hau- teur. Il résulte de ces mesures, faciles à vérifier, (|ue Taile de Derasa est bien plus étroite pi'oportionnellement (ce qui est dû surtout au mouvement de dépression qu'offre la côte), ce que n'indiquent nullement les figures de r>L Guenée. En mesurant la distance qui s'étend depuis la naissance de Taréole sus -cellulaire jusqu'à l'extrémité de l'aile, on verra que l'aréole, chez Bâtis, n'occupe guère que le tiers de cet espace, tandis que, chez Derasa, elle en occupe près de la moitié. Dans les dessins de M. Guenée, cette différence n'est pas assez sensible, mais, je le répète, à mes yeux il suffit d'examiner la côte des deux Noctuelles pour les placer dans des genres non seulement différents, mais encore éloignés l'un de l'autre. M. Guenée prétend qu'il n'y a pas là de quoi fonder deux genres, parce que les différences signalées entre eux ne sont guère que du plus ou du moins. Mais il est évi- dent qu'il en est de même pour l'établissement de tous les genres. Avec du plus ou du moins on pourrait ne plus faire qu'un seul genre de toute la famille des Noctuelles. Quant à moi, je trouve que le plus ou moins est telle- ment sensible entre Bâtis et Derasa, que je placerais cette dernière dans les Plusies, plutôt que près de Bâtis. La forme de l'aile la rapproche plus des Abrostola, et même des Xanthu, des Heliothis, des Gortyna, etc., que de l'espèce à laquelle M. Guenée veut l'accoupler. Quant à la question des caraclèies qui doivent former Di> AINJN'ALES Ja base de la inélliode, on a peut-élre déjà trop écrit là- dessus, et voici, j'espère, les derniers mots que j'ajouterai à tout ce qui a été dit. En fait de méthode , celle-Ia seule est naturelle , qui met en première ligne les caractères les plus imjiortanls. Ces caractères doivent donc être pris sur Tétat parfait, sur Tëlat de reproduction (1); car un caractère est d'autant plus important qu'il varie moins ^ le caractère le plus constant doit donc être placé en première ligne, parmi les principaux. Je ne veux pas dire par là qu un seul caractère puisse servir à établir un genre. Ce n'est, le plus souvent, que par un ensemble de caractères divers qu un genre peut être déterminé {^Character non facit genus, a dit Linné.) Cependant, de ce que je ne place qu'en dernière ligne les caractères pris sur l'état imparfait, M. Guenée ne doit pas conclure que je les repousse. Les grands maîtres de la science s'en sont servi, et personne, que je sache, ne les a rejetés. Mais seulement Linné et Fabricius voulaient qu'ils ne fussent placés qu'en sous-ordre, comme confir- raatifsj et je suis de ceux qui se rangent complètement à leur avis (2). (1) Que dirait-on d'un naturaliste qui classerait les grenouilles d'a- près les têtards, les oiseaux d'après les nids? et cependant i'analogie d'organisation est mieux démontrée entre le liHard et la grenouille, oniro l'œuf el l'oiseau, qu'ciiiie la chenille, la chrysalide et le pa- pillon. (2) Vent-on voir de suite i'iivantage de cette méthode? Je suppose un amateur qui recueille pour la première fois les Noctuelles li- friislri et asleris ; certes il irhé.«itera pas à placer l'une parmi les AcuoisYCTA, et l'autre parmi les Cijclm.lia. Si, au contraire, il ren- contre les chenilles de ces deux ?!»pèces, je réponds qu'il ne saura à quels genres les rapporter. — J'avouerai ccpentianl volontiers que la chenille peut servir à déterminer la place d'une espèce qui fait pas sage d'un genre à un autre, c'est-à-dire dans des cas minutieux et bien moins ioiporlauis. DE LA SOCIEI E EJNTOMOLOGIQUE 93 Outre la raison péreraptoire que jeu ai donnée plus haut , il en est encore une de grande valeur qu'invoque Fabricius : « Les principaux caractères , dit-il , doivent toujours être faciles à vérifier. » Or, allez donc vérifier des caractères pris sur les che- nilles, quand un si grand nombre sont encore inconnues, quand telle espèce très rare qui a été découverte par ha • sard ne sera retrouvée que dans vingt ans et plus ! La dissidence d'opinion qui existe entre M. Guenée et les entomologistes qui adoptent la méthode Linéenne, n'est guère, en réalité, qu une guerre de mots, car il est à remarquer que Ton arrive presque toujours au même résultat. Ceci prouve que tout en soutenant qu il procède d'a- près sa méthode, M. Guenée agit forcément, quelquefois peut-être à son insu, d'après la méthode véritable, la méthode des maîtres de la science, celle qui est, à mes yeux, la seule méthode naturelle, puisqu'elle part du connu pour arriver à l'inconnu (et encore la découverte de l'inconnu est presque indifférente dans bien des cas pour la classification) ; tandis qu'en mettant en première ligne les caractères pris sur letat imparfait, on part de l'inconnu pour arriver au connu. M. Guenée répond à cela : « mais dans chaque organe » ofi f^onnait au moins une chenille. » — Ehl mon Dieu, qu'est-ce que cela prouve? Qui vous dit que les chenilles des autres espèces ressemblent à celles que vous (onnaissez? La seule chenille connue ne pent-elle pas différer précisément de toutes celles qui restent à décou- vrir? Avez-vous là-dessus la moindre certitude? Non! mille fois non ! Vous classez un genre d'après une chenille décrite : mais si celle description tinitjuc est le résultat d'une er- cntns , et à peine aussi long que la moitié de Tabdomen. La partie antérieure du premier seg- ment qui se dilate insensiblement, est plus large que lon- gue, et beaucoup plus large que le pédicule, tandis que ce même segment est presque linéaire dans le lœvigator, dont le mâle est décrit par M. Gravenhorst. La tête est grosse-, les antennes épaisses. Les palpes jaunâtres. Le rayon des ailes et le stigmate sont de couleur de poix assez pâle , la tégule brune ou testacée, la racine jaune pâle. L'abdomen est noir luisant, le bord des deuxième et troisième segments roussâtre , ainsi que la base du deuxième. Les pattes sont entièrement d'un roux clair, à peine y a-t-il nn peu de noir à la base des der- nières hanches. 3. Phygadeuon obscuratus^ Nob. Long. 0,009. Pk. pedibus nifis, coxis nigiisj apice tibiarurn postica- riim tarsisque nigris, Nob. Femelle. La tête et les premières pattes manquent. 11 diffère à peine du caliginosus, Grav., par ses hanches toutes noires, par la base du troisième segment (non pas le bord postérieur) roux sombre. Le corselet est tronqué en arrière avec un tubercule saillant, mousse, de chaque côté. Les ailes sont enfumées, le rayon, le stigmate et la tégule, noirs-, la racine blan- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 105 châtre, l'ardole pentagonale. Pattes très fortes, d'un roux testacé-, les hanches, les trochanters, l'extrémité des jambes postérieures et les tarses noirs , ainsi que le genou des mêmes jambes, les tarses antérieurs sont bruns-roussâtres. L'abdomen très luisant-, le premier segment de l'abdomen s'élargit peu à peu -, la partie antérieure aussi longue et un peu plus large que le pédoncule, un peu ponctuée ou aciculée , un point un peu enfoncé au milieu de la partie antérieure ; le deuxième aciculé ou strié à sa base , ses côtés légèrement teintés de l'oux ) la base du troisième , roussâtre surtout sur les côtés. Le bord postérieur des deux derniers blanc sale peu marqué. L'aiguillon épais et court , à peu près de la longueur du cinquième de l'ab- domen. Je le crois du sous -genre Phygadeuon , à cause de sa forme. 11 a de grands rapports avec le Cryptus bilineatus. Serait-il sa femelle? 4. Phygadeuon cinctcUus, Nob. Long. 0,004. ¥h. segmento secundo margine, tertio basi , rufo cinc- tis ; pedibus nigrisj geniculis, tibiisçue anterioribus pi- ceisi Nob. Mâle. Je le prendrais pour le Phygadeuon twglodytes, Grav., si le troisième segment n'était pas presque entiè- rement noir. Il est noir. Les palpes bruns -, les antennes beaucoup plus courtes que le corps. Les ailes très claires, le rayon et le stigmate bruns, la tégule testacée, la racine jaunâtre, la nervure extérieure de l'aréole faible. Les pattes sont noires, les genoux et les jambes anté- rieures, roux j l'extrémité des moyennes noirâtre, surtout en dessous-, les jambes postérieures d'un brun roussâtre 106 AINNALES entre la base et rextrëmité ^ tous les tarses bruns, même les anlërieurs. L'abdomen plus ovale et plus large que dans les mâles des espèces congénères ou voisines. Le premier segment linéaire, la partie antérieure un peu plus longue que large, un peu plus large que le pédicule qui est marqué de deux lignes un peu élevées , les tubercules latéraux prononcés, son extrémité un peu rousse, ainsi que le bord du second segment , la base du troisième assez légèrement, et son boi'd extérieur à peine de cette même couleur; tout le reste de Tabdomen est noir et lui- sant, le bord des segments très légèrement jaunâtre ou blanc. Il ressemble assez à la variété 6' , Nob., du Phygadcnon fiimator. Section III. Ecusson noir, abdomen roux, on noir et roux. 5. Phygadeuon (/uadrispinus, Grav. Long. 0,008. Ph. nictathorace (juadn'spmo] seginentis 2 cf 3 rufîs ^ femorihus tihiisquerufis, posticis sumino apicenigris.m. f. {M.ksfacie et coxis antcnonhus albo maculatis; femina an- tennarum annido albo), Grav. Je n'ai que le mâle. Ses hanches intermédiaires sont toutes noires. Le bord des sixième et septième segments de Tabdomen est légèrement blanc. 6. Phygadeuon fumator, Grav. Long. 0,0065-0,0075. Ph. segnientis intermediis , femorihts tibiisquc rufis. m. f. Grav. Mâle et femelle. Le màlc. Les palpes, dans les miens, DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 107 sont toujours d'uue couleur de poix foncée ; les mandibules plutôt noires que rousses. Le premier article des antennes des mâles toujours noir, le deuxième quelquefois un peu roux à son extrémité. Le métathorax armé de deux petites épines quelquefois peu sensibles. Latégule est ordinaire- ment noire, quelquefois roux-brun, surtout dans les va- riétés ci-dessous -, Taréole presque toujours pyramidale , plus étroite vers le haut. Les hanches toujours noires. Le premier segment de Tabdomen rarement aciculé, ayant le plus souvent deux lignes un peu élevées, toujours noir en entier. Les deuxième et quatrième roux ; le cinquième quelquefois est de cette couleur à sa base. Les derniers légèrement bordés de blanc sale. jre Variété, Nob. Elle est de la même taille que la variété type. Elle en diffère par la couleur noire de la base des cuisses antérieures, qui s'étend davantage sur les intermédiaires, et par les dernières pattes entièrement noires,- la base de ces cuisses souvent légèrement tachée de roux à son extrême origine. La tégule est plus souvent d'un roux-brun. Le premier segment plus étroit el plus aciculé ou strié; et dans quelques individus canaliculé ou fovéolé. Le cinquième quelquefois roux en entier. Cette variété, la plus commune ici, a quelques rapports avec la variété sixième et la première de M. Gravenhorst, avec cette dernière, à cause des jambes postérieures. V. Grav., suppl., tom. 1, p. 507. 2™* Var. , Nob. Long. 0,004. Elle est différente de la variété première par sa taille plus petite, Taréole non pyramidale, ordinairement plus élargie à sou côté supérieur -, par la couleur des jambes postérieures jaune- paille, avec la base et l'extrémité noires j ainsi que le tarse. Les jambes antérieures sont de la même couleur f08 ANJNALES jaunàlre ; celles du milieu quelquefois noires à Texlrc- iiiite; les cuisses d'un noir foncé et luisant, rextrémité des antérieures rousse, et la base de toutes très légèrement tachée de roux. Le premier segment aciculé, les deuxième et troisième roux, plus rarement à la base du quatrième -, le deuxième a souvent deux taches ou points noirs plus ou moins marqués, le troisième noir à son bord postérieur, dans un individu. Un autre de la même variété a les cuisses antérieures moins tachées de noir, Textrémifé des postérieures un peu rousse, le premier segment fovéolé. Les variétés deuxième et septième, Grav., ont du rapport avec celle-ci. 3me y^j. Toute semblable à la deuxième , surtout par la couleur des pattes , Taréole , le premier segment aciculé. La base et le milieu du deuxième segment sont roux, la partie postérieure du troisième noire. J'ai deux individus évidemment de cette même variété, mais ayant les jambes postérieures toutes noires, le deuxième segment beaucoup plus noir, le troisième plus roux. Elle se rapporteraitaux variétés première, cinquième, septième de Gravenhorst. La nervure extérieure de Taréole est assez faible. Si Oii le regardait comme un Hemiteles, \He- ifiiteles imbecillus^ Grav., var. 2 s'en rapprocherait. 4""' Var., Nob. Elle se rapproche plus que les deux autres de la variété type. Elle est de la même taille. Les pattes rousses , sauf la base des cuisses antérieures , surtout en dessous, et les cuisses postérieures noires en dessus et au côté externe, un peu rousses à la base, et da- vantage du côté qui regarde Tabdomen. La couleur noire n'est quelquefois guère plus étendue que dans la variété type. Les mêmes jambes sont brunes ou noirâtres, d'un jaune un pou fauve en dessous du genou. Les deuxième et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE t09 troisième segments et la base du quatrième l(igèrement roux. Le premier, comme dans la variété type. Elle se rapporte aux deuxième et cinquième de M. Gravenhorst. 5me Yar., Nob. Elle ressemble à la deuxième variété quant à la taille et aux couleurs des pattes j la couleur noire des cuisses antérieures est beaucoup plus étendue -, le premier segment est comme dans la variété type; les deuxième et troisième sont roux, largement bordés de noir, celui-là au milieu du bord postérieur, dans celui-ci tout le bord est noir -, les derniers bordés de roux ou de blanchâtre, à partir du quatrième. Elle a quelques rap- ports avec les variétés quatrième et septième du savant professeur. Je crois que toutes ces variétés appartiennent à la même espèce. Peut-être pourrait-on regarder la troisième comme une espèce séparée. La nervure de l'aréole assez faible la rapprocherait du sous-genre Hemiides. Les trochanters constamment noirs dans leur moitié inférieure, d'un roux vif jusqu'à Textremité, le deuxième segment presque noir, le troisième en grande partie roux-, les pattes antérieures d'un roux vif, avec leur base largement noire, les posté- rieures ou noires ou roussâtres à leur base -, tous ces carac- tères la distinguent des autres variétés. Il ressemblerait assez au Phygadeuon troglodytes , mais la description de celui-ci suppose les trochanters tout noirs. La femelle. Je ne pense pas non plus me tromper en la regardant comme la femelle des mâles ci-dessus. La cou- leur des jambes est entièrement pareille à la variété deuxième. Les antennes grossissant un peu vers l'extré- mité sont noires, avec lextréaiité du deuxième article un j)eu rousse. Les épines du métathorax bien marquées. La tégulc est lousse, le rayon et le stigmate d'un roux pâle ou no ANNALES brun , Tareole élargie en dessus , comme dans la variété deuxième. L'extrémité des cuisses postérieures rousse. L abdomen très luisant-, le premier segment un peu aci- culé, le deuxième roux, le troisième roux à sa base , sur- tout vers les côtés-, les derniers non sensiblement bordés de blanc. L'aiguillon au moins de la longueur du tiers de Tabdomen. Elle se rapprocbe de la variété deuxième de Gravenhorst , et appartient évidemment aux mâles de ma deuxième variété. he Pkygadeuonjiiinator, Grav. est voisin de tant d'au- tres espèces, qu'une erreur à son égard serait possible. Je crois cependant que son insecte et le mien sont iden- tiques. Je n'ai qu'une seule femelle, mais une grande multi- tude de mâles de toutes les variétés. 7. Phjgadeuon cnsator, Nob. Long. 0,004. Ph. segmentis 2 et 3, pcdibusque riijis -, antcnnh suhlri- colonbus; aculeo ahdominis longitudine, Nob. Femelle. Je le croirais le Ph. grwipcs, dont il a tous les caractères^ si ce n'est sa taille très inférieure, et ses pieds dont la grosseur est fort ordinaire. Il paraît aussi se rap- procher du Phyg. improhus. Il est presque semblable à mon Phygadeuon hellntor. 11 n'en diffère que par les notes suivantes. Les articles des antennes, premier et troisième roux, les quatrième et cinquième bruns et roux en partie , les sixième et huitième blancs un peu salis, les derniers noirs. Une nervure divisoire s'avance dans la cellule intérieure. Les pattes sont entièrement rousses; la base des hanches, surtout des dernières, est noire en dessus. Le premier segment est noir en entier, un |k'U aoiculé, une petite fos- DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 111 sette au milieu et deux lignes élevées ; les deuxième et troisième sont roux, les suivants noirs. L'aiguillon un peu plus court que Tabdomen. 8. Phygadeuon minor, Nob. Long. 0,005. Pk. antennis hicoloribus\ segmenta secundo et parte tertii, femorihus tihiisque rufis ; ano albido j alis ohscuris , aculeo bren, Nob. Femelle. 11 a beaucoup de rapports avec la variété pre- mière du. Phyg. variabilis, Grav. Mais le premier segment n'est pas aciculé. La description des Ph. hercyniens et omtus lui conviendrait, mais le quatrième segment n'est pas roux comme dans le premier, les hanches ne sont pas rousses comme dans le second. Il est très voisin de mes Phygadeuon pugnator et bellator. Les pattes du premier sont beaucoup plus épaisses, et sa taille plus grande-, les antennes annulées de blanc et Taiguillon plus long du second Ten séparent Les palpes sont bruns. Les six premiers articles des antennes roux, le reste brun. Le raétathorax a deux pe- tites épines peu prononcées. Les ailes sont obscures-, le rayon, le stigmate, la tégule, noirs ; la racine blanche, la nervure extérieure de Taréole assez faible. Les pattes sont rousses •, Textrémitédes premières hanches, la plus grande partie des secondes, les dernières en entier (sauf le som- met), et la base des trochanters sont noirs j les trochanters postérieurs roux presque en entier ; l'extrémité des mêmes jambes, leur genou à peine, et leurs tarses, noirs. Le pre- mier segment s'élargit peu à peu, la partie antérieure est un peu plus large que longue, pas plus longue et guère plus large que le pédicule -, elle est marquée de deux li- gnes élevées^ elle est noire, ainsi que les derniers segments 112 ANNALKS de Tabdomenqui est lisse et luisant -, le deuxième est roux, ainsi que la première moitié du troisième; le septième est Liane en dessus, le sixième borde très légèrement de cette même couleur. L'aiguillon tout au plus de la longueur du quart de Tabdomen. 9. Pkygadeuon incertus y Nob. Long. 0,0055. Ph. segmenti secundi marghie, tertio toto , pedibusçue , riifsj femorihus anterioribiis nigro linealis ; posticis tihia- vum posticarum hasi et apice, nigiis. m. Nob. Mâle. Ce Phygadeuon se rapproche encore beaucoup de quelques variétés du fumator. Je le cz'ois cependant une autre espèce. Le Phygadeuon troglodytes , Grav. lui ressemblerait beaucoup. Il a aussi de grands rapports avec YHemitelcs imbecillus. Palpes bruns ou roux-noirâtres -, mandibules noires. Antennes plus longues que la moitié du corps, noires, deuxième article roux à son extrémité, plus que dans les précédentes espèces. Rayon et stigmate noirs, tégule brune, racine couleur de paille-, aréole pentagonale un peu irrégulière , sa nervure extérieure assez faible ; un commencement de nervure divisoire très prononcée s'a- vançant dans la première cellule cubitale. Pattes rousses, une ligne noire au-dessus des cuisses antérieures -, les pos- térieures noires, avec l'extrême base des cuisses et le mi- lieu des jambes roux-, toutes les hanches et lestrochanters noirs, Textrémité de ceux-ci rousse. Premier segment de l'abdomen linéaire, la partie antérieure à peine plus large et guère plus courte que le pédicule, à peine aciculée ou striée, et ayant deux lignes un peu élevées. L'abdomen est noir et soyeux, le second segment très noir, avec le bord postérieur roux, le troisième roux. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. \i:i 10. Phygadeuoji minutus, ISoh. Long. 0,0035. Ph. segmentis 2 ef 3 rujislateribus nigris ; femoribus tihiis- qiie rufis, Nob. Il se rapproche beaucoup du /*^j§-. mesozonius, Grav., et de ma troisième varidtë du Ph. fiimator. Peut-être ne doit-il pas être se'parë de celle-ci. Il a aussi des rapports avec Y Hemitcles imbecillus, Grav. Les mandibules noires ; palpes bruns. Antennes noires, plus longues que la moitié du corps , Fextre'mitë du deuxième article un peu rousse. Rayon , stigmate et té- gule, couleur de poix j racine blanchâtre, aréole pentago- nale, la nervure extérieure un peu faible. Pattes rousses, hanches et trochanlers noirs, à peine Textrémité de ceux-ci un peu rousse ; les genoux légèrement, l'extrémité des jambes postérieures et tarses, noirs ou bruns. Abdomen luisant, noir; premier segment presque linéaire, médio- crement étroit, la partie antérieure à peine plus longue que large, à peine plus large et un peu plus courte que le pédicule. Second et troisième segments roux , mais les côtés largement noirs, la base du quatrième un peu rousse. 1 1. Phygadeuon sericans ? Grav. Long. 0,006-0,008. Ph. segnientis 2 e< 3 rii/is } femoribus tibiisquc rufis y pos- ticis apice nigris. m. Grav. Mâle. La description du savant professeur convient presque entièrement à mon insecte. Je conserve quelque doute, en ce que la tête du mien n'est pas remarquable- ment grosse, que ses pattes ne sont pas plus longues que dans les espèces voisines, que Tabdomen n'est pas soyeux, 114 ANNALES (|uoique les patles le soient; enfin, parce que sa taille est plus petite. Le quatrième segment est roux, noir posté- rieurement dans quelques individus ; on aperçoit quelques taches roussâtres à la base ou même sur le distjue du cin- quième. Tout le reste est conforme à la description. La forme du premier segment et ses deux lignes élevées le rapproche du genre Ichneumon. 12. Phygadeuon ^'ariahilis, Grav. Long. 0,008. Ph. segnientis let i, nec noîifcmorum anteriorum apice ritfis j tihiis rnfisj posticis basi apiceque Tiigris. m. f. (Feni. antennis hasin versus riffis, aculco brevt.) Grav. Mâle et femelle. Je n'ai qu'un seul mâle très dégradé ^ il appartient à la première variété, Grav. Les hanches sont toutes rousses, noires à leur base. La partie antérieure du premier segment est triangulaire, plus large que dans la femelle i la base du quatrième segment est rousse, le bord des derniers blanchâtre. Est-ce bien le mâle de cette espèce ? Il ressemble beaucoup aufumator, mais les premiers segments sont blanchâtres. Femelle. Le sixième article des antennes est noir comme les suivants. La tégule est noire. Les hanches sont noires , avec Textrémité roux-brun aux antérieures ; les trochanters noirs, avec Textrémité rousse. Les dernières pattes sont noires, un point roux à la base des cuisses, les jambes, vers le genou, ont un reflet un peu gris-rous- sâtre. Le quatrième segment est presque entièrement roux. 2me Variété, Grav. Le premier article des antennes et les cinq suivants sont roux ■, les épines du métathorax bien prononcées. Toutes les cuisses et les jambes an lé- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 115 Heures sont rousses, sans tache ; les jambes postérieures en entier brun-roussâtre, très velues et soyeuses*, le qua- trième segment presque en entier roux. 13. Phygadeuon jej'unator? Grav. Long. 0,0055. Pk. ahddminis medio nifo ; tibiis ru/is , posticis apice ru'gro ; femonhus anteriorihus pro parte riffis {FaTÎet. totis ritfisj} orhitis internis occulonim albis. m. Grav. Mâle. Il pai-aît se rapporter à la deuxième variété de M. Gravenhorst. Les palpes, les mandibules et le tour interne des yeux, sont blancs. Le premier article des antennes est d'un blanc sale en dessous. Le rayon des ailes et le stigmate sont d'une couleur de poix un peu pâle -, la tégule et la racine, blanches \ l'aréole pentagonale nullement pyrami- dale. Les pattes antérieures sont rousses; les cuisses in- termédiaires noires ou brunes, avec la base et l'extrémité rousses j les dernières noires, avec un peu de roux à leur base-, les mêmes jambes noires, ainsi que les tarses, leur premier tiers roussâtre ; toutes les hanches noires -, les premiers trochanters blanchâtres , les quatre postérieurs jaunâtres, avec la base noire. Le premier segment un peu canalicuîé. La partie antérieure presque carrée, guère plus longue que large, un peu plus courte et plus épaisse que le pédicule, entièrement noire ; les deuxième et troi- sième roux, celui-là un peu nébuleux à son disque, le bord de celui-ci un peu noir; les autres noirs, sans taches. 14. Phygadeuon pugnator, Nob. Long. 0,0055. Pk. antennis bicoloribus -, pedibus ritfis ^ obdomine rufo y segiiientis ultimis fiiscescentibus, Nob. 116 ANJNALES Femelle. Il se rapproche très bien des P//. hercyniens ci nitidiis, et même du Ph. grfn>ipes. Je le crois cependant différent des deux premiers, encore plus du dernier, mal- gré répaisseur de ses pattes. Les palpes sont d'un brun foncé, les mandibules d'un roux obscur. Les antennes très épaisses, plus courtes que la moitié du corps, ont leurs deux premiers articles noirs ou bruns, les suivants roux jusqu'au douzième, les derniers brun-noirâtres. Les ailes un peu nébuleuses , assez hérissées de poils courts , le ravou et le stigmate couleur de poix, la tégule noire ou brun foncé, la racine jaunâtre, l'aréole régulièrement peu- tagonale. Les pattes sont très fortes et épaisses dans toutes leurs parties , hérissées de petites pointes , entièrement rousses, sauf les hanches et les trochanters qui sont noirs, un peu roux à leur extrémité-, les derniers tarses sont noirs. L'abdomen est roux très luisant, le premier seg- ment de la même forme que dans les espèces précédentes ; la moitié postérieure du troisième est noirâtre, saufTex- trême bordure. Les suivants paraissent bruns à la base , roussâtres au bord postérieur. L'aiguillon , épais et noi- râtre, est de la longueur du tiers de l'abdomen. 15. Phygadeuon pi'ocerus, Grav. Long. 0,0075-0,009. Pk. segmentis 2-4-5 ru/is j femoribus tihiisquc rufis , posticis apice nigris. m. Grav. Mâle. Les antennes sont roussâtres en dessous dans uiï individu. Les trochanters sont un peu roux à leur extré- mité, le genou ou la base des jambes postérieures est noir. Le cinquième segment roux en entier, ou noir et roux à sa base ; le bord du sixième est un peu roussâtre dans un individu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 117 1" Var., Grav. Les antennes sont noires, d'une teinte un peu moins obscure en dessous. La te'gule d'un roux obscur, les cuisses poste'rieures sont très noii'es, avec une seule petite taclie rousse à leur base ; les jambes de la même paire sont noires, soyeuses, d'un roux-testacë dans leur milieu. L'abdomen est d'un roux plus obscur, plus châ- tain que dans la variété' type. Le cinquième segment n'est de celte couleur qu'à sa base. Le reste, comme dans la description de l'auteur allemand. IG. Phygafkuon ahdominator^ Grav. Long. 0,0075. Ph. abdomine riif'o, petiolo, Jïigro ; tihiis rufis, posticis npicem vcrsîts nigricantihus \ feinoribus posticis totis , ante- liorihus pro pai'te, nigris. m.f..{Fem. annulo antennanim alho.) Grav. Je u ai que la femelle. Les palpes sont jaunes, les mandibules et le labre roux- bruns : dans un individu envoyé de Lyon, les palpes sont brun-roussâtres, les antennes de celui-ci sont noires jus- quà l'article onzième-, dans celui de Provence, les quatre premiers roux, les cinquième et septième bruns, les hui- tième et douzième blancs dans tous les deux, et le reste brun ou noir. Les jambes postérieures sont tout à fait noires dans les individus de ce pays-ci. Dans les deux, l'aiguillon me paraît un peu plus long que la moitié de l'abdomen. F. pour les antennes, Ichneum., Gravenh., suppl., tom, 1, p. 709. 17. Phygadeuon bellatovj, Nob. Long. 0,0055. Ph. segmentis 1-4, tibiis(jue anterionbus rufis \ antennis subtricoloribus ; aculeo abdominis longitudine. f, Nob. 2^ Série j tome ix. 8 1J8 ANNALES Il se rapproche beaucoup de la description du Ph, gravipes , Grav., et n'en diffère que par la couleur des pieds et la longueur de Taiguilion. Les palpes et les mandlLules sont roux. Les antennes e'paisses, plus longues que la moitid du corps ; les quatre ou cinq premiers articles roux, les neuvième et onzième blancs, les autres d'un brun roussâtre, les derniers un peu plus foncés. Deux épines au mdtalhorax. Les ailes sont transparentes, le rayon et le stigmate brun-noirâtres, la ttigule roux- brun, la racine jaunâtre, Taréolepentagonale. Les pattes sont d'une grosseur médiocre, les hanches el les trochanters noirs, Textrëraité des premières hanches roussâtre; les cuisses noires, les ante'rieures rousses vers leur extrémité -, les jambes des mêmes paires rousses, lé- gèrement noires en dessous; les postérieures noires, à peine sensiblement roussâtres au-dessous du genou. L'ab- domen est roux, luisant , le pédicule noir, les derniers segments, à partir du cinquième, sont noirs ou bruns, un peu roussâtres, soit à leur base, soit à leur extrémité. La forme du premier est la même que dans les précédentes espèces, la partie antérieure parfaitement lisse. L'aiguillon presque de la longueur de l'abdomen. 18. Phygadeuon pw/ligato}' y F ahr., 0\iv. , Grav. Long. 0,0085. Ph. abdomine rufo , petiolo nigro \ tibiis femoribustjue rufis. m. f. {Fein. antennanun annulo albo, mas femorum posticorum apicenigro). Grav., var. 3. Je ne connais que la femelle de la troisième variété , Grav. Les palpes et les mandibules sont roussâtres. Toutes les cuisses sont noires, l'extrémité des antérieures rousse; les jambes totalement rousses. Le premier segment est DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 119 lisse, sans lignes élevées, le pédicule noir à sa base seule- ment; les derniers segments sont roux comme les autres. 19. Phygadeuon çagabundus^ Gra.y.f variété 1". Long. 0,007. Ph. abdominc rufo , petiolo nigro j tibiis femoribus^ue rufis. m. f. [Fem. antennis tcstaceis ^ articuUs ultimis et primo ^ nigris), Grav. Je n'ai que le mâle. Je crois bien que c'est le même Phygadeuon que décrit , sous ce nom , le professeur de Breslaw, et sa variété première. Les antennes sont noires , épaisses. Le métathorax est cerné de deux fortes épines et de lignes élevées très pro- noncées. Les ailes sont un peu enfumées, surtout au mi- lieu ,• les rayon, stigmate et tégule sont noirs, celle-ci un peu roussâtre; la racine jaune foncé, Taréole presque triangulaire. Les pattes ne sont pas très fortes , rousses. Les hanches et trochanters noirs, ainsi que l'extrémité des cuisses postérieures -, celle des mêmes jambes est plus lar- gement noire, leur base légèrement, et les tarses posté- rieurs de cette même couleur. Le premier segment est roux comme tout l'abdomen, le pédicule seul noirj il n'est pas plus long que la partie antérieure, et marqué de deux lignes élevées ; la partie antérieure est carrée. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 121 DESCRIPTION d'une nouvelle espèce d'HÉMIPTÉRES-HÉTÉROPTÉRES du groupe des MICTIDES , genre PETASCELIS. PAR M. V. SIGNOBET. (Séance du 12 Février 1851.) L'insecte dont il sera question ici est un des plus re- marquables de ce groupe, particulièrement par sa taille, une des plus grandes-, il vient augmenter un genre que j'ai créé pour un insecte de Port-natal (1), sous le nom de Petascelis, genre que j'avais déjà accru, en 1849, de deux nouvelles espèces , provenant de la Guinée portugaise, et déciùtes sous les noms de P. dilatatus et bilohus (2). Jusqu'alors, comme on le voit, le sol africain avait seul concouru à fournir les insectes composant ce genre, mais aujourd'hui c'est un insecte de l'xisie qui vient enrichir notre genre d'une espèce nouvelle provenant du Silhet, et rentrant, à cause de la dilatation prothoracique, dans la (1) Voir Annales de la Soc. entom. de France, 2* série, Tcnic V , 1847, page 301, pk S.NMV. (2) Voir Annales de la Soc. entom. de France, 2*^ série, Tome VIII, 1850, page 67, pi. 4, N° I. 122 ANNALES division C , ou prothorax à angles postérieurs dilatés en ailes. Je ferai remarquer un caractère propre à ce genre, c'est la dilatation des jambes , qui est pareille dans les deux sexes, tandis qu'elle diffère dans la plupart des Midis , ce qui a été cause de la confusion qui règne dans ce genre, une même espèce étant souvent décrite comme deux espèces, à cause des différences sexuelles des cuisses et des tibias postérieurs. Dans mes premières descriptions, je n'avais pas osé m'appesantir sur ce caractère, ne possédant pas assez d'individus, et n'ayant les deux sexes que pour une espèce-, mais aujourd'hui, je possède plusieurs individus des deux sexes pour plusieurs espèces, ce qui me permet d'avoir plus de certitude pour certains caractères, c'est ainsi qu'il convient d'en retrancher un dans ma descrip- tion générique, lorsque j'indique un tubercule à la base de l'abdomen. J'aurais dû, par analogie, ne pas me servir d'un caractère bon seulement pour les espèces, car nous voyons dans les Mictides combien il est variable. Ainsi, il y a des espèces sans, puis d'autres avec un, deux, trois, et même quatre tubercules. Sans tubercule, nous citerons : le Midis cwvipes, Fab. , ou terrninalis ipes , G- Long. 2 mill. Noir luisant; les twis premiers anicles des antennes et les pattes jaunâtres j les crochets des tarses noirs; ailes hyalines , à ner\>ures brunes. Les premiers articles des antennes sont quelquefois simplement tachés de jaune en dessous. Le 26 septembre 1846, un deuxième parasite s'est montré dans la boîte contenant des feuilles minées d'Iris des marais ; il me paraît appartenir, comme le précédent, à la tribu des Braconites , mais je ne peux le rattacher 136 ANNALES d'une manière satisfaisante à aucun des genres de cette tribu. On le prendrait, au premier coup d'œil, pour un Ichneumonien. Ses antennes sont compose'es de vingt- cinq articles très distincts -, le troisième est long, cylindri- que i les suivants diminuent graduellement de longueur, et finissent par devenir des grains ronds qui donnent à Tantenne Taspect moniliformej elles se roulent après la mort de Tinsecte. Elles sont portées sur un front saillant en avant, qui fait païaître la face rentrée en arrière , un peu concave et un peu prolongée; Fabdomen est ovoïde, allongé, atténué en pédicule, la tarrière saillante après la mort. Les ailes sont pourvues d'une cellule radiale, grande, atteignant le bout de Taile, et de deux cellules cubitales, la première grande, presque carrée, mais un peu en tra- pèze, la deuxième incomplète; et d'une cellule discoïdale à peu près carrée, aussi grande que la première cubitale. Ces caractères pourraient le faire ranger dans le genre Blacus (1). Ce parasite est excessivement grand, par rapport aux arves ^Agromyza nana, puisqu'il a 4 mill. de long, ce qui lui donne un volume huit fois aussi considérable que celui du Dacnusa flaçipes, premier parasite de ces larves. Il semble impossible que la larve qui lui a donné le jour ait été contenue dans celle de V^gromyza. Peut-être qu'il y avait dans les feuilles une autre larve que je n'ai pas re- marquée, dans laquelle elle a vécu; peut-être aussi qu'elle a dévoré plusieurs larves à'^gtvmyza, ce qui supposerait (i) Le genre Blacus est celui dont cet insecte se rapproche le plus par la forme des articles de ses antennes ; mais dans ce genre les fe- melles en ont depuis 16 ou 18 jusqu'à 2!i, tandis que la femelle dont il s'agit en a 25 bien distincts; elle a en outre de l'analogie avec le Blacus ruficornis {Bracon ruficornis N. V. Es.}, mais elle est plus grande. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 137 qu'elle vit en païasite exte'rieur. Le 21 octobre 1847, j'ai trouva la même espèce de Braconite sur une feuille de chêne chargée de galles en tête d'épingle. Je n'ai pas re- marqué qu'elle fît aucun mouvement annonçant l'inten- tion de piquer ces galles-, elle se promenait lentement, sans chei'cher à s'enfuir, peut-être à cause du froid de la journée, et s'est laissée prendre avec les doigts. Voici la description de cette espèce ; Blacus ? Florus, G . ( 1 ) . Long. 4 mill. Noir luisant \ antennes testacéesj à pre- mier article noir, les derniers bruns , les intermédiaires de plus en plus tachés de brun à V extrémité supérieure \ pattes testacèes\ les crochets des tarses bninsj ailes légèrement lacées de jaune, à jieivurcs jaunes ; tarrière un peu saiU lante Ç. Outre ces deux parasites, il y en a paru un troisième qui s'est montré le 21 mai 1847. Je conjecture qu'il a vécu aux dépens des larves mineuses , mais je ne sais s'il se tient dans le corps de ces larves, ou s'il reste à l'extérieur. C'est un Chalcidite que je rapporte au genre Omphale de la tribu des Eulophites, et à qui je donnerai provisoirement le nom de : Omphale palustris, G. Entedon palustris, Westw. Long. 2 mill. F ert-bleuâtre brillant ; antennes noires j velues j pattes blanches, à crochets des tarses bruns , ailes hyalines. (1) Nom du dernier gouverneur romain de la Judée, sous lequel éclata la guerre qui a fini par la destruction de Jérusalem et la dis- persion des Juifs. 138 ANNALES Le troisième article des antennes est plus long et plus gros que les autres -, les poils dont elles sont ornëes sont blanchâtres, peu e'pais. Agmmyza pusiLlaj Meig. (PL 5, N° III, f. 1-6.) Long. \ 1/2 mill. Noire; face, front, antennes jaunes^ CCS dernières à style 7ioir; vcrtex à point noir; écussoji , côtes du thorax et balanciers jaunes , le premier avec un point noir de chacpic côté; poitrine jaune , avec une tache noire au milieu et un point de chaque côté; abdomen à seg- ments finement bordés de jaune; pattes noires, à cuisses jaunes; tibias antérieurs ayant du jaune en dedans; ailes hyalines, La larve mine les feuilles du Tithjmale [Euphorbia cyparissias), dans lesquelles elle creuse une galerie obloa- gue irrégulière, assez vaste. On Ty trouve dans la deuxième quinzaine de juillet. Celles que j'ai re'coltees le 23 juillet 1847 ont commencé à sortir des feuilles le 25, pour se changer en pupe jaunâtre sur le fond de la boîte-, ce qui indique que dansTétat de nature elles s'enfoncent dans la terre, ou du moins qu'elles se cachent à la superficie, sous les feuilles ou au pied des herbes. L'insecte parfait s'est envolé le 11 août suivant. Le parasite de cette larve est un Dacnusa , qui a paru dans la boîte le 12 août. Je l'appellerai provisoirement : Dacnusa incerta, G. Long. 2 mill. Noir luisant; base du premier article des antennes pâle ; pattes testacées ; base du ventre bî'undtre ; crochets des tarses bruns j ailes hyalines. Cet insecte pounait bien n'être qu'une simple variété du D. flavipes, décrit précédemment. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 139 PhytOTiiyza Scolopendiii, R.-D. Phytomyza elegans, G. (PL 5, NoIV, f. 1-13). Long. "Imill. Jaune\ antennes noires, à hase jaune., front fauçe, avec un jj oint noir sur le vertex; yeux rouges (vivant), biiins (mort) -, dos du corselet noir:, une tache sous Vécusson et Vo^^iducte noirs j dessus des segments de V abdo- men brunâtre, bordé de jaune j jambes et tarses posiéneurs noirs \ ailes hyalines. La larve mine les feuilles de la fougère, appelée ScolO' pendre ou langue de cerf (Scolopendrium ojjicinale), qui croît dans les vieux murs, les fissures des rochers des lieux ombragés et humides, dans les puits, au pied des haies exposées au nord, et qui est commune dans les environs de Cherbourg. Elle y creuse une galerie filiforme, quel- quefois droite, le long de la nervure médiane, quelquefois très contournée, mais toujours très longue , à rextrémité de laquelle elle se change en pupe, de couleur jaunâtre. On Ty trouve à la fin du mois d'août. Les feuilles que j'ai récoltées le II septembre 1847 contenaient des larves et des pupes. L'insecte parfait s'est montré le 22 du même mois. Cette larve est attaquée dans son gîte par deux para- sites, dont le premier est unBraconite du genre Dacnusa, qui s'est montré entre les 24 et 29 septembre. Je lui don- nerai provisoirement le nom de : Dacnusa punctum, G. Long. 2 mill. Noir luisant; une petite tache fauve oblon- gue sur le deuxième segment de l'abdomen ; pattes testacécs; tes tibias cl les lut ses postérieurs lavés de brun; ailes hya- lines. 140 ANNALES La tache jaunâtre est plus ou moins apparente, et quel- quefois presque entièrement efiacee. On estsouvent témoin de changements considérables dans les couleurs des in- sectes qu'on élève dans des boîtes. Certaines parties, telles que les antennesj les pattes, toutou partie de Tabdomcn, qui sont testacées ou fauves à la naissance, deviennent brunes plus ou moins foncées et quelquefois noires, ce qui rend la détermination des espèces très difficile. Il est possible que cet effet soil le résultat de la domesticité dans laquelle ils se sont développés, qui n'a pas permis aux nuances de prendre leur intensité naturelle, et que dans Tétat de liberté ces nuances soient beaucoup plus fixes. Il y a donc lieu de se défier des espèces récoltées dans des boîtes, qui paraissent nouvelles -, on n'est même pas as- suré que celles prises dans la campagne, qui diffèrent seu- lement par des nuances de fauve, de pâle, de testacé, de brun, par des taches plus ou moins apparentes de ces couleurs, soient réellement distinctes, et ne doivent pas être regardées comme de simples variétés. Il est à désirer que la vérité de ces réflexions soit constatée par plusieurs observations répétées sur diverses espèces, afin que Ton soit en droit de diminuer le nombre des espèces d'insectes qui se ressemblent quelquefois à un tel point, que ni le discours, ni la peinture n'y peuvent signaler des diffé- rences appréciables. Le deuxième parasite de la mineuse de la Scolopendre a paru le 14 septembre 1847. Le 8 octobre suivant il s'en est montré un nouveau, que je suppose être la femelle du premier, quoique ces insectes ne se ressemblent en aucune façon, mais comme ils proviennent l'un et l'autre de larves semblables et de chrysalides entièrement pareilles, il m'a paru qu'on pouvait hasarder ce rapprochement, dont la légitimité n'est cependant pas hors de doute. J'ai suivi DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQU E . 141 avec soin le développement de la femelle t^close le 8 oc- tobre, et je peux donner quelques détails sur sa vie. Dans une feuille mine'e de Scolopendre, récoltée le 1 1 septembre 1847, il y avait une larve de Phytomyza ele- gcins, sur laquelle se tenait une petite larve blanche, lon- gue d'environ un demi-millimètre, un peu atténuée aux deux bouts, qui s'y tenait fortement attachée par la tête, comme si ses dents avaient été engagées dans la peau de sa victime. Le 14 du même mois elle s'est détachée d'elle- même et s'est placée sur le fond de la boîte. Elle avait alors ac(juis 2 1/2 mill. de long et toute sa taille. On dis- tinguait dans son intérieur une nuance brune, produite par les aliments contenus dans le tube intestinal. Le 1-6 elle s'est changée en chrysalide entièrement blanche, qui a bruni dès le lendemain, qui est ensuite devenue noire, et enfin qui a pris une belle couleur d'un bleu-noir lui- sant. Cette chrysalide est déprimée, et ressemble à celles de plusieurs Eulophites qui viventaux dépens de VApion ulicicola, Per. , qui se développe dans les galles des ajoncs [Ulex Europœus et nanus). L'insecte en est sorti le 8 octobre. Il me paraît appartenir au genre Entcdon, et je lui donnerai provisoirement le nom de Lcpidus (1). C'est un nouveau parasite extérieur à ajouter aux espères que j'ai signalées dans d'autres occasions. Entedon Lepidus, G. Ç Long. 2 mill. Tête et antennes noires, le dernier ajii- cle hlnnc\ thorax veH-soyeux en dessus, fawe en dessous, excepté le prosternum qui est vert métallique brillant \ abdo- men vert à sa hase , brun noirâtre à V extrémité, fauve au (1) Nom tic Tdn des triumvirs après la mort de César. 142 ANNALEb milieu j pattes fau\>cs ; une ligne noire au-dessus des genoux antérieurs et intermédiaires j tibias postérieurs bruns, à tarses blancs, excepté le dernier article qui est brun ; ailes hyalines ; une bande transversale à la base, une lunule au rameau stigmatique, brunes, Vextrèniité enfumée. 'CnE 5^. N" I. i . Feuille de Bouillon hlanc minée contenant deux lar- ves. Diminue'e. 2. Larve de YOscinis Macquarti. Grandeur naturelle (^Âgromyza Macquarti, R.-D.) 3. La même grossie. 4. Double crochet de sa Louche. 5. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 6. Oscinis Macquaiii <^. Sa mesure au dessous {^Agro- inyza Macquarti, R.-D.) 7. Abdomen Ç. 8. Aile de la même grossie. 9. Alysia iruncator , parasite de la même. Sa nervure au-dessous. 10. Aile de Y Âlysia grossie. N« II. 1 . Agromyza nana é. Sa mesure à côté {Agromyza ireos, R.-D.) 2. Abdomen ç. 3. Dacnusa flavipes , parasite de VAgromyza nana. Sa mesure au-dessous. 4. Aile du Dacnusa fla\>ipes. 5. Blacus'i Flonis, autre parasite. Sa mesure au-dessous. 6. Aile du même, grossie. 7. Antenne du même, grossie. 8. Entedon palustris, autre parasite de VAgromyza nana. Sa mesure au-dessous. 9. Antenne du même, grossie. 10. Aile du même. 170 ANNALES NMll. I . Feuille de Tilhymale minée contenant une larve. Grandeur naturelle. 2. Larve de VAgwinyza pusilla. Sa mesure au-dessous. 3. Les anneaux antérieurs et postérieurs de la même, grossis pour montrer les stigmates. 4. j4gTX)myza pusilla^. Sa mesure à côlt^. 5. Aile du même, grossie. G. Abdomen ç, grossi. NMV. 1. Feuille de Scolopendre minée contenant une larve. Diminuée. 2. Larve de la PJiytomyza elegans (Ph. scolopenciri, R.- D.), attaquée par une petite larve parasite. 3. Pupe de la même. Grandeur naturelle. 4. Pupe giossie pour monlrer les crochets de la larve restés dans la peau de la pupe. 5 Phytomyza elegans c?. Sa mesure au-dessous (PA. scolopcndri , R.-D.) 6. ALdomen ç, grossi. 7. Aile de la même, grossie. 8. Larve parasite du n° 2 parvenue à sa taille. Sa mesure à côté. 9. Entedon Lepidus d"? Sa mesure au-dessous. 10. Antenne de la même, grossie. 1 1 . Entedon Lepidus^, provenant de la larve n°' 2 et 8. Sa mesure au-dessous. 12. Antenne de la même, grossie. Î3. Dacnusaflavipes, autre parasite. Sa mesure à côté. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 171 1. Portion de feuille de Plantin minée vue en-dessous. Grandeur naturelle. 2. Pupe de \a. Phytomyza Rohinaldi. Sd mesure au-des- sous. 3. Phytomyza Rohinaldi Ç. Sa mesure au-dessous. [Plt. planiaginis, R.-D.) 4. Aile de la même, grossie. 5. Ëntedon Gratus <^y parasite de \a Ph. Rohinaldi. Sa mesure au-dessous. 6. Aile de la même, grossie. 7. Antenne de la même, grossie. N»VI. 1. Feuille de Houx minée, contenant une larve. Di- minue'e. 2. Larve de la Phytomyza aquifolii. Sa mesure au-des- sous. 3. Les anneaux antérieurs de la même , grossis pour montrer les crochets de la bouche. 4. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 5. La même vue en côté. 6. Phytomyza aquifolii. Sa mesure à côté. 7. Aile de la même grossie. 8. Entedon Latreillei? Sa mesure au-dessous. 9. Antenne de la même, grossie. 10. Aile de la même. N° vn. 1. Feuille de Chèvrefeuille des bois minée, contenant une larve. Grandeur naturelle. 2. Phytomyza aprilina. Sa mesure au-dessous. Ph. xy- lostei, R.-D.) 3. Aile de la même, grossie. 172 ANNALES PlANCUE 6e. N° VIII. 1 . Feuille de Renoncule acre miude contenant une larve. Grandeur naturelle. 2. Larve de la Phytomyzajlavci. Sa mesure à côté. {J*h. ranunculî, R. -D.) 3. Les anneaux antérieurs et postérieurs de la même, grossis pour montrer les stigmates, 4. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 5. Vliytomyzaflava. Sa mesure au-dessous. {Ph. rariim- c;///,>v.-D.) 6. Aile de la même, grossie, 7. Entedon Cyiinus, parasite de la Ph. /7ara. Sa mesure au-dessous. 8. Antenne de la même, grossie. 9. Aile de la même. N° IX. 1 . Portion de feuille de Branc-Ursine minée, contenant deux larves. 2. Larre de la Phytomyza nigra. Sa mesure à côté. {Ph. spondilii , R.-D.) 3. Pupe de la même. 4. Phytomyza nigra. Sa mesure au-dessous. (Ph. spon- dilii, R.-D.) PI. X. 1 . Phytomyza hoitic la. Sa mesure au-dessous. {Ph. ge- niculata, Meig., R.-D.) 2. Aile de la même, grossie. 3. Pupe de la même, montrant les crochets de la larvç, restés dans la peau de la pupe. Sa mesure à côté. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 173 4. Cirrospilus cyanops, parasite de la Ph. horticola. Sa mesure à côté. 5. Antenne de la même, grossie. 6. Aile de la même, grossie. 7 . Oinphalc stigina {CJilosterocerus stigma, Westw. j. Au- tre parasite de la même. Sa mesure au-dessous. 8. Antenne de la même, grossie. 9. Aile de la même, grossie. 10. Sjstciiis celer, autre parasite. Sa mesure au-dessous. 1 1. Antenne de la même, grossie. N° XI. 1 . Feuille de Primevère minée contenant deux larves. 2. Larve de la Phytomyza cinerella. Sa mesure à côté. {Ph. piimida, R.-D.) 3-4. Les anneaux antérieurs et postérieurs de la même, grossis pour montrer les stigmates. 5. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 6. Extrémité antérieure de la même, grossie, 7. phytomyza cinerella <^. Sa mesure au-dessous. (Ph. prùnulœ, R.-D.) 8. Abdomen ç, grossi. 9. Aile de la même, grossie. 10. Cœlius futus, parasite de la Ph. cinerella. Sa mesure au-dessous. 1 1 . Aphidiusrufus^ autre parasite de la même. Sa mesure au dessous. 12. Aile de la même, grossie. N° XII. 1. Feuille d'Ancolie rainée, contenant des larves. 2. Larve de la Phytomyza minuscida. Sa nervure à côté. {Ph. ancholiœ, R.-D.) 174 ANNALlîS 3. Les premiers et derniers segments de la mcme, gros- sis pour montrer les sigmales. 4. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 5. Phytomyza minuscula. Sa mesure au-dessous. {Ph. ancholiœ, R.-D.) 6. Larve parasite de la même. Sa mesure au-dessous. 7. Les anneaux antérieurs de la même , grossis pour montrer la tête et la Louche. 8. Cocon contenu dans une galerie renfermant une larve semblable. 9. Opius ainbii'ius, parasite de la Ph. minuscula. Sa me- sure au dessous. 10. Aile de la même, grossie. 1 1. Entedon Coponius, autre parasite. Sa mesure au des- sous. 12. Antenne de la même, grossie. 13. Aile de la même, grossie. Planche 7. N° XIIL 1. Feuille de Laitron , minée par une larve de Phyto- myza latcralis {Ph. sonchi, R.-D.) a. Position de la larve à rextrémilé de sa galerie. 2. Pupe de la Phytomyza latcralis, placée dans la nature sous Tépiderme inférieur. 3. Phytomyza latcralis. Sa grandeur au dessous. {Ph. sonchi, R.-D.) 4. Aile de la même, grossie. 5. Dacmisajlavipes? parasite delà Phytomyzœ. Sa gran» deur au dessous. 6. Aile de la même, grossie. DE LX SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 175 7. Entedon gracilis , autre parasite de la même. Sa me- sure au dessous. 8, Antenne de la même, grossie. N° XIV. 1 . Feuille de Bardane mine'e. a. Deux pupes de larves mineuses. 2. Larve de la Phytomyza lappœ. Sa grandeur à côté. [Ph. Inppina, R.-D.) 3. Crochet de la bouche. 4. Pupe de la Phytomyza lappœ. Sa mesure à côté. 5. Phytomyza lappœ. Sa mesure au dessous. (Ph. lup- pifia, R.-D.) 6. Aile de la même, grossie. N° XV. 1 . Feuille de Capucine minée. 2. Larve de Notiphilajlas^eola. Sa mesure à côté. 3. La tête de la même, grossie. 4. Dernier segment de la même, grossi. 5. Pupe de la même. Sa mesure à côté. 6. N otiphila Jlaveola. Sa mesure au dessous. 7. Aile de la même, grossie. N° XVI. 1. Feuille d'Arroche minée, ne contenant pas de larve. 2. Feuille d'Arroche présentant deux espaces minés, et abandonnée par la larve qui se trouve en a dans len° 3. 3. Larve de la Pegomyia atriplicis. Sa mesure au des- sous. 4. Les derniers anneaux grossis pour montrer les stig- mates. 17è ANNALES 5. La tête et les premiers anneaux grossis, pour faire voir le crochet et les stigmates. 6. Le double crochet. 7. La pupe. 8. Pcgomyia atriplicis. Sa mesure au dessous. 9. Son aile. 10. u4lysia picta, parasite de la Pegomyie. Sa mesure au dessous. 11. Aile supérieure de la même. N° xvn. 1. Feuille de Patience minée, contenant une larve. 2. Larve de la Pcgomyia mitis [Pegomyia rumicis, R.-D.) Sa mesure au dessous. 3. Pupe de la même. 4. Pcgomyia mitis. Sa mesure au-dessous. {Pcgomyia rumicis, R.-D.) 5. Aile de la même. G. Cyjiips flaira. Sa. mesure au dessous. 7. Antenne du même. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 177 MYODAIRES DES ENVIROIVS DE PARIS (Suite) (1). PARM. ROBINEAU-DESVOIDY. (Séance du 8 Janvier 1851). ENTOMOBIES. Xe SECTION. DECIMA STIRPS. LES THRYPTOCÉRÉES. THRYPTOCERAT^. Tryptocarttœ , R.-D. Tryptocera. Macq., Meig. Antennes descendant jusqu'à re'pislômei les deux pre- miers articles, courts ^ le troisième, trois ou quatre fois plus long que le second, ordinairement comprime sur les côte's, avec sa face antérieure plus ou moins convexe -, celle-ci , concave chez les Osme'es. Le second article du chète ordinairement de la longueur du troisième, et parfois arque'. Yeux nus et distants dans les deux sexes ; front et face , larges -, face, peu oblique -, péristôme, presque carrd ; fa- ciaux, ordinairement nus; rayons A, B, G, D des ailes, (1) Voyez 184a, p. 5; 18'i6, p. 17; 1867, p. 255 el 591 ; 18Z|8, p. 429, et 1850, p. 183. 178 ANNALES piligères sur la nervure longitudinale de leurs cellules s et 7'", cellules -y C, ouverte dans le sommet même de Taile, avec sa nervure transversale droite ou presque droite. Petite taille. Teintes noires et brunes , avec des lignes cendrdes. Les larves observées vivent surtout dans les chenilles des Tinëites. Antcrmce ad epistoma desccn dentés ^ primis duohus arii- culis hrevibus; tertio tri aut qundri longiorc ^ sœpins late- ribus subcompressis , facicquc aiUcriorc plus iniimsve con- vcxd : cJieti secundo articulo œqud longitudînc tertiij sœpiusquc suharcuato. Oculi nudi, distantes in utroque sejcù\ frontc facieqne latis ifacie subobliqud ; péri stomate subquadrato jfacialibus solitb midis ; radii A^ Bj C, D alaruni piligcri aut cyrrhi- geri in netvo longitudinali cellularum /3 et y; ccllula y C aperta in ipso al ce apice, nervo transverso recto aut sub- recto. Statura parça, Color niger aut nigricaîis, ci/iereo li- neatus. Larvœ observatce vitani degunt in erucis pîwseiihn Tin ci- tarum. Le caractère véritable et essentiel de cette tribu consiste dans les rayons A, B, G, D des ailes piligères , sur toute retendue de leurs cellules longitudinales béta et gamma. Ce caractère n'avait pas échappé aux entomologistes, nos prédécesseurs. De là, les noms de pilipenjiis, desetipennis, imposés à certaines espèces. Au milieu des mouches à c/tcte brise, ces insectes se font encore remarquer par Tépaisseur que le troisième article des antennes peut acquérir, et qui donne un as- DE LA SOCIÉTi: ENTOMOLOGIQUE. 179 pect tout à fait particulier à ce même article. Le front est large sur les deux sexes. La cellule y G s'ouvre dans le sommet même de l'aile. Les espèces connues sont de petite taille, avec une livrée noire que des lignes cendrées accompagnent. Ces Tliryptocérées , enfin , offrent la preuve la plus manifeste que le chète desEntomobies est formé par trois articles, puisque chez les Osmées ces trois articles sont d'égale longueur entre eux. Cette tribu, resserrée dans les limites que nous lui as- signons aujourd'hui, nous semble tout à fait naturelle, et sans aucune confusion avec les tribus voisines. Les espè- ces , ainsi que les individus , sont peu nombreux •, leur capture est presque toujours une bonne fortune. M. le colonel Goureau a obtenu deux espèces prove- nant de chenilles qui roulent les feuilles de nos arbres fruitiers. Le troisième article des antennes , long, comprimé, plus épais. Les rayons A, B, C, D, ciligères \ \. G. Thryptocera. sur la nervure longitudinale des cellules /3 et y. Le troisième article des antennes, \ presque de grosseur ordinaire. i Le rayon D des ailes, non ciligère j^ IL G. Uerbstia. sur la nervure longitudinale i des cellules (i Qi y. ) Caractères des Thryptocères. \ Absence de la nervure transver- > IIL G. Actia. sale de la cellule 7 C de Faile. ) Le troisième article des antennes, \ allongé, concave sur le devant; f yxr ^, ^ 1 ^1 X- 1 I 1 «, > IV. G. OSMOEA. le second article du chete, un i peu plus arqué. j ) 180 ANNALES Les trois articles du cliète d'dgale 'i longueur. |> V. G. Ramburia. Yeux, villosules. j L G. Thryptocï:re. TJiry placera j Macq. Les deux premiers articles antennaires, courts ; le troi- sième, trois cl quatre fois plus long, comprime sur les côtes , élargi , avec le sommet arrondi ou convexe j le second article du cliète , double des premiers , et parfois un peu arqué-, le troisième, long. Yeux nus-, front et face, larges; face, peu oblique-, péristôme presque carré-, point de cils fasciaux-, rayons A, B, G, D de 1 aile, piligères sur la nervure longitudi- nale de leurs cellules /3 et ?^; cellule y G, ouverte dans le sonmiet de l'aile. Duohus primis antcnnarum articuUs hrevibus\ tertio tri out (jiiculri lo?igiorCf laterihus compressis, subdilatatis., apicc suhrotimdalo aut subcoiwcxo ; c/ieti sccundus arlicidus hi- longior primo j iiiterdiwu/ue suharcuatus \ tertius longior. Oculi nudi, distantes in ut roque sexicj Jronte facicquc latioribus j fronte transversâ-^ facie subverticali\ ciliisfacia- libus nullis : alarum rddii A^ B^ C, V piligeri in ncwo longitudinafi cellidarum /3 et -y : celhda y C in ipso ala- Tum apice aperta, ncrvo transverso subrccto. Dans notre premier travail, nous n'avons décrit aucune véritable Thryptocère, parce que nous n'en connaissions point. Aujourd'hui nous remédions à ce défaut : aux es- pèces déjà décrites par les auteurs, nous croyons pouvoir ajouter d'autres espèces. Nous pensons qu'il est inutile d'insister sur les caraclères remarquables de ce genre. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 181 N® 1. Thryptocera flavisquamis j iv.-D. Mas et femina. Antennarum ultimo tiiticulo crassiore\ thorax rv'ger, a'nereo obscure irroratus -, abdomen gagateum^ tribus cinguli albis, in mcdio interruptis i frontalibus fuhcs- centibus } aniennis pedibusque, nigris; palpis fuho-testa^ ceis-j halteribus, calypUisjalarumque basi, Jlauo-œniginosis . Longueur, 1 2/3 lignes. Le mâle et \a. femelle. Corps cjlindri forme \ le dernier article des antennes, épais-, corselet, noir, le'gèrement saupoudré de cendré-, aLdomen, noir de jais, avec trois fas- cies transverses blanches, et interrompues sur leur milieu*, frontaux, rougcâtres ou brun-rougeâtres ; côtés du front, brun-cendrés et grisâtres; côtés de la face, cendré-rou- geàtresj antennes et pattes, noires j palpes testacés; ba- lanciers, cuillerons et base des antennes, d'un jaunâtre couleur de rouille. Celte espèce offre les plus grands rapports avec le Thryptocera pilipennis \ mais les antennes sont noires à la base, et les cuillerons sont jaunes. M. Goureau l'a obte- nue de la chrysalide d'une Tinéite tordeuse des feuilles de l'orme. N° 2. Thryptocera crassicornis . Tachina crassicornis, Meig., t. iv. Thryptocera crassicornis, Meig., tom. vu. Tachina crassicornis, Zetterst, Dipt. Scand. n^SS. Mas. Tertio antennarum articulo incrassato j thorax fasco'cinerascens \ abdomen gagateum, tribus fasciis trans- versis albo-niveis j medio interruptis j frontalibus croceo- subfuhis ; frontis lateribus, facie, oculorum margine exte- 2* Séries tome ix. 12 182 ANNALES riorc, cinereis; antennis j cheto, pcdibtis , riigri'sj pal pis testaceis] calyptris alhis\ alis limpidis. Longueur, 1 2/3 lignes. Le mâle. Corselet, brun-cendrt^; abdomen, noir de jais, avec trois fascies ou bandes transversales blanc-de-neige, et interrompues sur leur milieu ^ frontaux, jaune-rou- geatresj côtés du front, cendres un peu bruns-, face, cen- drée-, pourtour extérieur des yeux, cendré; antennes, cliète et pattes, noirs -, palpes, testacés ; cuillerons, blancs ou blanchâtres-, ailes, très claires. Nous ne connaissons que le mâle de celte espèce que, d'après Zetterstedt, Fallen confondait avei le TJi. pili- pennis. N° 3. Thryptoccm m'gripalpis, R.-D. Mas. Thorax tn'ger, subdnereus; abdomen gagatcuin , fasciis tribus albo-ni^'eis, média inierriiptis ; frontalibus ru- bris-^ antcnî7is,palpis, pedibus, nigris ^calyplris ahirwmpœ basi, flai'esccntibus. Long., 1 2/3 lignes. Le mâle. Cylindrique; corselet , noir , saupoudré de cendré; abdomen, noir de jais, a\ec trois petites fascies blanches, interrompues sur leur milieu; frontaux, fauves; côtés du front, brun-cendrés ; face et pourtour des yeux, cendrés; antennes, chète, palpes et pattes, noirs ; cuille- rons et base des ailes, jaunâtres. Nous ne connaissons que le mâle de cette espèce. N" 4. Thry placera pilipennis , Fall. Tachina pilipennis , Fall., Musc, n° 35. Tachina pilipennis, Me'iQ., tom. iv, n** 196. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 183 Thryptoceva pilipcnnis ^ Macq., Ann. de la Soc.entom. (1845), n° 4. Tachina pilipcnni's, Zetterst., Dipt.Scand. 11° 35. Femina. Nigra; thorace vix cinevescente\ abdomen ni- gruin , tribus fasçiis transiter sis albo-niueis , medio inter- rupiis i front alib us, antcnnarnm basi, cheto, palpis, rujis ; pedibus nigris; palpis flavis. Long., 1 2/3 lignes. \jdi femelle. Corselet, noir, à peine saupoudre de cendré; abdomen, noir luisant, avec trois bandes transverses blanc-argentées, et interrompues sur le milieu-, frontaux, base des antennes , chèle , palpes, fauves -, la majeure partie du dernier article antennaire, noire ; côtés du fi'ont, brun-cendrés-, face, blanche-, pattes, noires; balanciers, d un fauve obscur-, cuillerons, jaunes; ailes, claires et à base jaune. Nous ne connaissons que la femelle de cette espèce trouvée en été. Zetlerstedt en a donné une excellente description. N° 5. Thryptoccra humeralis, R.-D. Femina. Thorax atcr\ opacus , Hneâ humerali fulvidd\, scutelli parte posterioref ulvidd j abdomen gagateiurij nitens, immaculatum ; frontalibus fuhidis; frontis lateribus fuhido- subbninicosis ; facie fulvido-pallescente -, palpis fulvidis -, inter-antennariis atris ; antennis fulvidis , ultimo articulo fusco aut nigroj pedibus atris -, halteribus Julvidis j calyptris (lavescentibus j alis basi subflavâ, neivis flavis. Long., 2 lignes. La femelle. Corselet, noirâtre-mat, avec une ligne hu- mérale testacé-brunâtre-, majeure partie de Técusson ^ 184 ANNALES rougeâtre; abdomen, noirdejais assez luisant, sans aucune tache ni ligne transverse argentée-, frontaux, rouge- de- Listre; côtés du front, rouge-de-bislre et un peu bruns ; face, rouge-de-bistre un peu plus pâle ; inter-antennaires^ noirs^ antennes, d'un rouge bistré, avecle dernier article noir-, palpes, rouge-de bistre-, pattes, noires; le devant des deux jambes antérieures, un peu plus clair-, balan- ciers, bistrés-, cuillerous, jaunâtres ; ailes, lavées de jau- nâtrcj surtout à la base, avec les nervures flavesccntes. D'après cette description, il est impossible de confondre celte espèce avec aucune de celles déjà décrites. Nous en devons la découverte à la bienveillante communication de M. le colonel Goureau , qui, au mois de juin, l'obtint d'une chrysalide j dont la chenille roule les feuilles d'un arbre fruitier, dont il a négligé de noter le nom. II. G. Herbstie. Hcrhstia, R.-D. Caractères des Thryptocères^ le troisième article des antennes, presque de grosseur ordinaire. Le rayon D des ailes n'offre ])as de cils sur les nervures longitudinales de ses cellules (idy. Characteres TJiryptocerarum ; antennarum tertio articulo soliice crassitudinis. Radius D alarwn kaud ciliger in nervis longitudinalibus cellularum fi et y. Les caractères sus-mentionnés ne peuvent qu'indiquer un simple sous-genre, que nous croyons utile d'établir, pour nous reconnaître au milieu de races si difficiles à étudier. En outre, les cils du rayon B sont très courts. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. l85 N*" 1. Herbstia tibialis, R.-D. Mas. Thorax niger, subcinerciis; abdomen gagateum , Tionnullis tesseUis albis, tiibusquc fasciis trans^'crsis albo- niveisj medio intcrmptis; ftonlalidus ^ antennarum basit palpis,fuhis; tibiis fusco-fulvisj calyptris albis. Long., 1 2/3 ligne. Le mâle. Corselet noir, avec un duvet légèrement cendré-, sommet de l'écusson, obscurément testacé-, ab- domen, noir de jais, avec quelques légers reflets blancs et, trois bandes blanc argentées , et interrompues sur leur milieu ; frontaux, premiers articles des antennes, palpes, fauves -, côtés du front et pourtour extérieur des yeux , cendrés-, face, blanche -, le dernier article des antennes, noir-, pattes noires^ avec les jambes brun-fauves; cuille- rons blancs -, ailes claires. Nous ne connaissons que le mâle de cette rare espèce. m. G. AcTiE. Actia, R.-D. Thryptocera, Macq., 1845. Les deux premiers articles des antennes , courts -, le tioisièuie, comprimé sur les cotés, trois ou quatre fois plus long que les précédents, et plus épais chez le mâle-, le second article du chète triple du premier pour la lon- gueur, et un peu arqué-, le troisième, tomenlosule à la loupe. Yeux nus, distants sur les deux sexes-, front large-, face légèrement oblique ; péristôme, offrant un peu plus de largeur que de longueur; épistôme, non saillant-, fa- ciaux nus-, les rayons A, B, C et D des ailes, ciligères sur les nervures longitudinales de leurs cellules /3 et 7-, la cellule 7 G, sans nervure transversale apparente. 186 ANMALES Primis duohiis ariterinarum articidis brevibus ; tertio la- teribus compressisj tri aut quadri longioi'c ptwcedentibus , et ad inarem crassiorc \ chetl secundus articulas trilongfur primo, subarcuato\ tcrtius adlentemtomentosolus. Oculi nudi, distantes in utroquc sexû\ frons latior\ fa- ciès subobliqua j peristoina paulb latius quam longius, epis- tomate non prominulo., facialibus nudisj radii alarum A» B, Cj D ciligeri in nervis longitudinalibus alarum fi et y ; cellula y C absque nervo transverso. Plusieui's caractères essentiels servent à faire distinguer ce groupe. Nous n'insisterons que sur Tabsence de la ner- vure transversale de la cellule y C des ailes, caractère tou- jours facile à constater, et guide infaillible dans le dédale de ces races. On trouve les insectes de ce genre sur les feuilles des haiesj des taillis, et sur les fleurs des Ombellifères. On les rencontre durant tout le cours de Tannée entomologi- que. N° 1. Actia pilipennis^^.-D.,'^\^Oi\. Rœselia lamia, Meig., tom. vn, n° 4. Tachina lamia j Zetterst. , Dip. Scand. , n-'SO. Mas. Thorax niger, tomentosè gnsescens ; abbomen gagateum, tribus cingulis albis; mcdio interriiptis\ fronta- libus ochraceis \frontis lateribus cincrco-bnmicosis \ anten- nis, chctOj palpis, pedibusj nigris ] haltcribus œniginosis j calyptris subalbis; alis suhlimpidis. Femina. Similis \ frontalibus mbescentibus j calyptris al~ bidis, subobscuris. Long., I 2/3 ligne. DE LA SOCIETE EINTOMOLOGIQUE. 187 Le mdle. Corselet, noir, avec un duvet brun-grisâtre -, abdomen, noir de jais, avec trois bandes transverses blan- ches, interrompues dans leur milieu, et situées dans Tin- sertion des deuxième, troisième et qualrième segments -, frontaux, jaunes d'ocre-, côte's du front, brun-cendrés-, face, blanchâtre, pourtour des yeux blanc-, antennes, chète, palpes et pattes, noirs-, balanciers couleur de rouille-, cuillerons blanchâtres ; ailes claires, à peine nn peu flavescentes à la base. La femelle. Semblable ; frontaux jaune-rougeâtres ; cuillerons d'un blanc un peu obscur. On ti'ouve cette espèce sur les feuilles des haies, et sur les fleurs des Ombellifères. Il est au moins douteux que celte espèce soit le véritable Thryptocera frontalis de M. Macquart. N° 2. Jctîa obscurella^ R.-D. Similis yJ ci ice pilipeimis; tertio antennamm articulo cmssiorc) thorax tonientosè cinerascens ; froutalihus rufîs\ alanimdisco subflavescente. Long., 2 lignes. Le mdle et la femelle. Semblable à VA et ici pilipeniiis. La femelle un peu plus grande ; le duvet du corselet, cendré ; frontaux fauves-, le troisième article des anten- nes plus épais; disque des ailes, légèrement flavescenl. Nous avons trouvé cette espèce en été. Tout nous porterait à reconnaître dans cette espèce le Thryptocera frontalis de M. Macquart; mais le troisième article des antennes est trop épais et un peu trop court. Comme notre description est antérieure à celle de Meigen, nous conservons à celte espèce son nom le plus ancien. 188 ANjNALES IV. G. OsMÉE. Osmœûj R.-U. Le troisième article des antennes, triple du second pour la longueur, et un peu convexe en dessus; le second arti- cle du cliète , long, et un peu arque'. Face, un peu oblique-, pdristôme, presque écrasé, trans- versal ; cellule 'y C, ouverte dans le sommet de l'aile. Antcnnarum tertio aiiiculo cœteris trilongiori , dorsoque suhconcavo\ chcti secundo articula elongato, subarcuato. Faciès suhohliqua'j peiistomatc compressa, subtrarisverso; celluld y C in alaruin apicc apertd. Nous avons perdu Tunique individu qui nous avait donné le moyen d'établir ce genre. Nous ne pouvons in- sister sur des caractères auxquels nous ne donnions alors presqu'aucune importance -, tout nous engage à lui fixer sa place dans cette tribu, jusqu'à ce que l'observation ait définitivement prononcé. N" 1 . Osmœa grisea, R.-D. « Frontalia et Jacies griscis; antennis pedihusque ni- » gris \ abdomen nigruiii, tribus fasciis griseo \ albicante- » tcssellantibus. » Long. 3 1/2 lignes. « Corps, un peu déprimé: frontaux, gris; face, gri- )) sâtre-, côtés du front, bruns ; antennes et pattes, noires ; » le second article du chète, long, un peu cintré-, corse- » let, brun, lavé d'un peu de gris ; abdomen, noir -, avec )) trois fascies transverses d'un gris-albide, et à reflets \ » cuillerons, blancs-, ailes claires, quoiqu'un peu sales. » Cette espèce très rare a élé trouvée le long d'une haie Obs. S'il était reconnu, par la suite, que cet insecte u est pas ciligère aux nervures des ailes , on devrait le r;\pporter à la tribu des Gonides, après les Germaries. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 189 V. G. Ramburie. Rarnburia, R.-D. Tachinaj Meig., Zetterst. Le troisième article des antennes, très long, oblique, prismatique, un peu concave sur la face antérieure j les trois articles du chète, d'égale longueur entre eux , et comme brisés à leur point d'articulation. Yeux villosules, avec une cicatrice médiane; face obli- que-, péristôme transversal ; cils faciaux montant jusqu'au tiers supérieur des fossettes-, rayons des ailes A, B, G, D, ciligères sur leurs nervures longitudinales fi et y ; cellule 7 G, ouverte directement dans le sommet de Taile. Antennarum articido tertio longiore, ohliquoj prismatico^ et aiiticè suhconcavo \ cheli tribus aHiculis cequd longitudine et in arthritidibus i>clut geniculatis. Ocidi villosuli , cicatricidd mcdiancd\ faciès obliqua ^ peristornate transverso -, ciliis facialibus porrectis ultra mé- dium fossularum ; mdii alarum j4, B , C, D ^ ciligeii in neri^is longitudinalibus fi et 'y \ celluld y C in ipso alce apice apertd. Ge genre est établi d'après un bon nombre de carac- tères solides," il devrait être institué, lors même qu'il n'offrirait que les trois articles du chète, qui sont entre eux d'égale longueur. ]N° 1. Rarnburia setipennisy Fall. Tachina setipennis , Fall., n° 29. Tacliina setipennis , Meig., Dipt., tom. iv, n° 191. Thryptocera setipennis, Meig., tom. vn , n" I. 190 ANNALES Tachina setipennis , Zellerst. , Dipt. Scand., n" 79. Femina. Cinereaj frontalibus j'uWis \ frontis laterihus^ faciegue, cinereis; antennis nigris, idtimi articuli b a si fia- vescente \ palpis testaceis ; thorax fusco-suhlineatus ; abdo- men tribus fusciis latis cinereis; pcdibus nigris \ halteribus subfernigineis; calyptris sub/lavesccntibii<;; alis subflayesccn- tibus. Long., 3 lignes. La femelle. Frontaux brun-fauves; côtes du front et face, cendres; antennes noires, avec le troisième article brun- fauve à sa partie basilaire-, chète noir; palpes testaces ; corselet cendré, avec trois larges fascies bru- nes, pattes noires, balanciers ferrugineux-obscurs; cuil- lerons, jaunâtres; ailes, légèrement lavées de flaves- cent. Nous n'avons encore vu qu un individu femelle, trouvé par M. Guérin-Méneville, aux environs de Paris. Zetters- tedt , qui a parfaitement décrit celte espèce, dit que les yeux ne sont villosules que sur les femelles, et que la couleur des palpes est sujette à de grandes variations. Ce même entomologiste avait trouvé ses coques ou nym- phes sous des mousses, pendant rhiver;une autre fois, il les ramassa flottantes sur des eaux de marais. Dans Tun et Tautre cas, Tinsecte parfait est éclos au mois de mai. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 191 MÉTHODE DICHOTOMIQUE APPLIQUÉE AU GENRE STEKUS. Par M. LEPRIEUR. (Séances des 12 Mai 1850 et 8 Janvier 1851.) Les entomologistes qui ont examiné avec quelque soin l'excellent travail d'Ericlison sur les Staphyliniens, auront remarqué, sans cloute, en étudiant le genre Stenus , que les six divisions établies par Fauteur dans ce genre si ri- che en espèces, sont loin d'être suffisantes, pour diminuer d'une manière bien sensible les difficultés de la détermi- nation, et que dans le plus grand nombre des cas on est obligé d'examiner une à une, pour ainsi dire, les descrip- tions de toutes les espèces appartenant à chacune de ces divisions, avant d'arriver avec quelque certitude à la con- naissance des individus. Cette difficulté m'avait arrêté longtemps dans Texamen de ce genre, lorsque l'étude approfondie des descriptions si nettes, si concises et si complètes en même temps de Tauleur, me lit reconnaître qu'il était possible de former dans chacune des divisions qu'il avait établies^ de nou- veaux groupes (implicitement indiqués, du reste, dans son travail), qui, en restreig^nant le champ des recher- ches, rendraient celles-ci par cela même plus faciles. Ces groupes peuvent être très nettement caractérisés par la longueur relative du troisième et du quatrième 19:2 ANNALES articles des antennes, ainsi que celles du corselet et des ëlytres , ou encore par la couleur plus ou moins variée des articles des antennes et des palpes maxillaires (1). De là à une méthode dichotomique permettant d'arriver sûrement et rapidement à la détermination d'un Stenus quelconque, il n'y avait qu'un pas, et j'ai osé le franchir, malgré mon peu d'habitude d'un semblable travail. C'est donc ce résultat de mes recherches que j'ai l'honneur de soumettre aujourd'hui au jugement de mes collègues de la Société entomologique. Je ne me dissimule pas qu'il eût été possible de faire mieux; j'ai cependant tout tenté pour donner à cet essai le plus grand degré possible d'exactitude, par une élude minutieuse des descriptions de l'auteur, seul guide que j'aie pu consulter. J'y ai compris toutes les espèces d'Eu- rope décrites dans le Gênera et Spccics Staphylinorum, et malheurensement un grand nombre de ces espèces me sont restées inconnues; de sorte (|u'il m'a été ijnpossible de vérifier sur nature, si je n'avais commis aucune erreur. J'ai intercalé dans cet essai une phrase destinée au Stenus Guy nem cri décvitpav notre collègue M. Jacquclin- Duval dans les Annales de la Société (1850, page 51), ainsi que pour deux espèces du même genre , l'une dé- crite par M. E. Cussac sous le nom de Stenus Lepneurii , et l'autre que j'ai découverte d'abord à INIaubeuge, puis (1) Ce dernier caractère est le seul parmi tous ceux que je viens d'énumérer, dont l'examen olfre quelque difficulté. Il n'est pas toujours aisé , en ellet, d'étaler les palpes de manière à en apercevoir nellemeni l'article basilaire ; mais il est moins aisé en- core d'en apprécier sûrement la couleur, à cause de la diminution de teinte, résultant de l'emploi des instruments de fort grossissement, indispensables pour cet examen , surtout lorsque , comme dans les Stenus opacus ou canaliculatus, par exemple, le deuxième article des palpes est noir, avec la base é roitement tcstaccV-, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 193 ensuite à Lille, et que mon ami M. Emile Cussac v a également rencontrée. Je donne plus bas une description détaillée de la der- nière espèce. Loin de moi, du reste, la présomption de réclamer une grande part dans ce travail, si ce n'est la disposition dichotomique elle-même-, toutes les phrases employées sont textuellement traduites d'Erichson , et je n'ai eu d'autre peine que d'y rechercher les caractères qui , en s'appliquant à plusieurs espèces, me permettaient de les grouper, ainsi que ceux qui, i[)av leur spécificité, pouvaient caractériser une espèce. Quelque faible, cependant, que soit ma part dans cet essai bien incomplet à mes yeux, je viens cependant ré- clamer pour elle toiite Tindulgence de mes collègues-, trop heureux si, malgré les erreurs involontaires dans les- quelles j'ai dû tomber, j'avais pu ainsi être utile à quel- ques-uns. Qu'il me soit permis en terminant, de remercier ici mon ami M. Emile Cussac du concours actif et bienveil- lant qu'il m'a prêté lorsque, pour apprécier approximati- vement la valeur d'application de cet essai, j'ai dû exami- ner avec le plus grand soin tous les Stenus qui existaient dans nos collections. MÉTHODE DICHOTOMIQUE DES STEIVIIS. . ( Quatrième article des tarses simple. . . 2. ^ ) I(J, id. id. bilobé. . . -ft^ '4^ Q (Abdomen rebordé 3. ( Abdomen non rebordé -h^ 4^ « ( Elytres marquées de taches jaunes. . . U. \ Elytres sans taches 8. , I Pieds noirs 5. ( Pieds testâtes en partie 6. 194 ANNALES , ( 1" article des palpes et base du 2% lestacés. Biguttatus. 1 1" article des paùe^ seul lesiacé. . . . Bipanctatiu. r. \ Cuisses largement noires à roxtrémité. . Gutluia. \ Cuisses étroitement noires à Pexirémité . 7. ! Dernier article des palpes brun à l'extrémité. Bimaculatus. Palpes entièrement tesiacés ; le dernier article à peine plus foncé Stigmula. o ( Pieds entièrement noirs 9. ( Pieds bruns ou tesiacés en partie. . . .29. Q f Palpes tesiacés en partie 10. l Palpes entièrement noir5 25. fl" article des palpes avec la bose du 2' ou 10 I même du 3', tesiacés 11. ( 1" article des palpes seul testacé. . . .17. ( 3* article des antennes moitié plus long que 4- le 4' 12. " '3' article des aDtennes égal au W ou*ii.peu plus long 15. /Segments dorsaux de Tabdomen marqués à .()) la base, d'une carène courte et longitu- I dinale 13. V Segments dorsaux de l'abdomen sans carène. Œmulus . .o ( Thorax très visiblement canaliculé. . . Ater. \ Id. à peine visiblement canaliculé. . 14. (Palpes jaunes, avec l'extrémité du 2* et le 3* moins sa base, brnnâtres. . . . Juno, Palpes Doirs, avec le 1" article et la base du 2' tesiacés Intricatus. 14 1 2* article des palpes testacé jusqu'au milieu. Asphallinus. 15 I Id. id. étroitement à sa l base 16. /Thoraxoblong , un peu plus court que les • g j élylres, Onemeni canaliculé Canaliculatus. (Thorax subglobuleux, de la longueur des ' élylres, uni Opacus. )* article des antennes moitié plus long que le4« /V y article des antennes égal au 4*, ou moins de moitié plus long 18. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 195 /El vires de la longueur du corselet ou peu .« \ plus longues 19. jEIytres un tiers ou moitié plus longues que ( le corselet 23. I Thorax orbiculairc marqué de chaque côté d'une impression oblique assez profonde. Exiguus. Thorax plus ou moins cylindrique. ... 20. I Thorax obsolètement canaliculé dans le mi- \ lieu de sa longueur BuplUhalmus. 20 / Thorax non canaliculé, marqué à sa base ou I sur les côtés, d'impressions plus ou moins [ profondes 21. q. I Têie à peine plus large que le corselet. . Incr assauts. " \ Tète un peu plus large que le corselet. . 22. /Thorax pas plus long que large. Sillons du 2«) ) front étroits; mais distincts et profonds. Mendicus. " I Thorax un peu plus long que large. Sillons ^ du front larges et peu sensibles. . . . Cinerascens. (Z* article des antennes un peu plus long que 23 J le ^' 2Zi. (s* article des antennes égal au 4'. . . . Atratutus. l Thorax oblong subcylindrique Morio. 2i ] Thorax orbiculaire, marqué de chaque côté ' d'une impression oblique profonde. . . PuslUus. ^Elylres moitié plus longues que le corselet. Foraminosus, 25 I Elylres de la longueur du corselet ou peu ^ plus longues 26. ( 3* article des antennes moitié plus long ) que le Zi« Carbonarius, I 3* article des antennes peu plus loog que ^ \e W 27. 26 / Surface des élytres unie. Corselet cylindri- ç^^ \ que, légèrement canaliculé dans le milieu " i de sa longueur Labilîs. V Surface des élytres raboteuse 28. ( Corselet uni, marqué de points fins et serrés. Incanus. 28 j Corselet légèrement canaliculé, ponctué ^ serré et profondément Ruralis. ( Elytres à peu près de la longueur du corselet. 30. 29 1 Id. un tiers ou moitié plus longues que ^ le corselet . hi.ij 1<»6 ANNALES „« { 3* article des antennes à peu près égal au U*. 31. *'" { Id. id. moitié plus longque le /i« -ê^Jf - . ( Palpes testacés sans taches Specidator. \ Id. id. plus ou moins brunâtres. . 32. 1 1" article des palpes avec le 2* en entier ou 32 \ en partie tesiacés 33. ' 1" article des palpes seul testacé. . . . 3Ï. il" article des palpes et base du 2* tesiacés. Ztt. i" et 2* articles des palpes testacés. Pieds d'un testacé rougeâire Ihimilis. Î Pieds noirâtres, cuisses brunes Aterrimus. Id. brunâtres, cuisses et jambestestacées. Celles-ci dans le milieu, celles-là large- ment à la base Guinemeri. / Antennes brunes avec le 1" article noir. . 36. 35 I Id. id. avec les deux premiers ar- ^ licles noirs Argus. og I Tête moitié plus large que le corselet. . . Excubitor, \ Tète peu plus large que le corselet. . . . 'XnfeUus. Zl Palpes tesiacés , avec le 3* article brunâtre en entier ou en partie 38. Palpes avec le 1" article seulement, ou le ^ 1" et la base du 2Mesiacés àl. i3' article des palpes brunâtre en partie seu- lement 89. 3* article des palpes brunâtre en entier. . 40. Les quatre premiers segments dorsaux de l'abdomen légèrement carénés à la base. Aucune dépression profonde autour de 39 l l'écusson Providus. Segments dorsaux de l'abdoinen non carénés. Une dépression profonde et circulaire au- tour de l'écusson Fossuiaîtis. i Base des segments dorsaux de l'abdomen UO \ linement carénée Sylvester. ' Segments dorsaux de l'abdomen non carénés. Proditor. l Antennes noires , thorax pas plus long que . j \ large, obsolèiement canaliculé. . . . Lustrator. j Antennes brunes, les deux premiers articles [ noirs. Thorax plus long que large, uni. Fuscipes. DE LA SOCIETE EiNTOMOLOGIQUE. 19: i 3' arlicle des antennes moitié plus long que ' le 4* Scrutator. i 3* arlicle des antennes égal aa W ou peu \ plus long U2>. ,« ( Palpes entièrement lesiacés Circularis. I Id. plus ou moins brunâtres 6'i. i Thorax oblong. Antennes brunes, avec lel" . , ] arlicle noir , Cautus. I Thorax arrondi. Antennes brunes avec les ' deux premiers ariicles noirs Ub. . (. ) Les 2 premiers articles des palpes teslacés. Déclarât us. I Le 1" article des palpes seulement, te.'tacé. H^umilio. , ^ ) Pattes noires Ul. ( Id. d'un roux brun ^8. ! Antennes noires, avec le 3* arlicle peu plus long que le /i% ....... . Nigritulus. Antennes brun-noirâtre, avec le 3° article n oitié plus long que le ii* Campestris. ; Ponctuation de l'abdomen forte et serrée. I Antennes d'un brun-rougeâlre , avec les Z|8 < 2 premiers articles noirs Unicolor. I Ponctuation de l'abdomen flne et rare. ( Antennes en entier d'un brun rougeâlre. Opticus. . q ( Abdomen rebordé. . , 50. (Abdomen non rebordé. ...... 70. f Pattes noires ou d'un brun très foncé. . . 51 . 60 I Pattes testacées en entier, ou en partie seu- ( lement 56. !3* article des antennes moitié plus long que le ^* 52. 3* article des antennes un peu plus long seu- lement que le ù* 58. il" article des palpes testacé. Antennes bru- nâtres, avec le 1" arlicle noir. . . . Binotatus. 1" arlicle des palpes et base du 2* lestacés. Antennes testacées, avec le 1" an. noir. , Subimpressus. i Palpes teslacés en entier, ou seulement rem- 53 brunis à l'extrémité bk. Palpes noirs, avec le 1" article seul testacé. 55. 2' Série, tome ix, 13 G2 108 AMNALES Palpes ieslac(?s en eiilicr. Pieds noirs, tarses \ teslacés Plantaris, 5'4 Palpes trsiarés, avec le dernier article p!us I ou moins rembruni à rextréinité. Pieds noirs, cuisses ijrunâlres Plancus. ! Thorax peu fortement élargi latéralement , i pou'tuaiion forie et serrée ; puboscence i^- ) fort rare Dccipîens. Thorax assez foriemeni dilaté latéralement, poiictuation fine et serrée; pubescencc épaisse Leprienrii. / Antennes tcstacées , avec le 1" article, -€» 56 H^.^-ioir 57. ( Anleiniôs testv\cées en entier 67. /■ 1" article des antennes noir, ou brun foncé. 58. 57 I Les 2 premiers articles des antennes au ^ moins noirs 66. , Palpes entièrement testacés 59. 58 ) Palpes avec le S* article au moins noirâtre I en entier ou en partie 63. / Z' ariicle des antennes égal au û', ou peu rq \ plus long 60. ''' ] 3' article dss antennes moitié plus long que ( !e Zi* Filum. ,.^ ( Elytrcs un tiers plus longm-s que le corselet. Busticus, (Elyires à peu près de lu longueur du corselet. 61. P, (Surface dos ély très unie Bifoveolalus. \ Surface des éljtrcs inégale et raboteuse. . 62. ( Ponctuaiion fine; point d'ailes Tempestivus. I Ponctuaiion forte et serrée Cordatus. ■ i 3' article des antennes égale au U\ . . OErostis. 63 1 3* article des antennes moitié plus long que • ^ le k' 6li. i Elytres moitié plus longues que le corselet, 6^1 raboteuses Languidus. ' Elytres à peine plus longues que le corselet. 65. / 3* article des palpes brunâtre à l'extrémité p. ) des ailes Geniculatus. ' \ 3* article des palpes brunâtre en entier ; ' ailes rudimentaires Paluxtris. 66 68 76 DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 199 Les 2 premiers articles des antennes noirs ; élylres un tiers environ plus longues que le corselet Subœneus. Antennes brunes : noirâtres à la base et à l'extrémité ; élytres peu plus longues que le corselet Fuscicornis. !3*article des antennes peu plus long que le 4% 68. 3* article des antennes moitié plus long que le 4" 69. Pattes entièrement d'un jaune lestacé. . . Flavipes. Pattes tesiacées , avec les genoux bruns. . Plclpennis. l Abdomen sub déprimé, largement rebordé, gg ) d'un noir bronzé Impressas. \ Abdomen sub-cylindrique , étroitement re- ( bordé, noirâtre Pallipes. /Antennes tesiacées en entier, ou avec le 1*^' 70 I ou les 2 premiers articles noirâtres. . . 71. ^Antennes brunâtres, plus ou moins foncées. 75. ! Antennes avec le 1" article noir. ... 72. Antennes testacées en entier, ou avec les 2 premiers articles noirâtres 73. ! Pattes noires , avec les tarses d'un roux tes- tacé Tarsalis. Pattes testacées , avec les hanches et les genoux noirs Oculatus. (Antennes entièrement testacées. . , , lU. 12) \ Antennes testacées, avec les 2 premiers ar- ' ticles brun foncé • . . . Paganus. Ponctuation du corps fine et serrée. . . Solulus, Ponctuation du corps grossière et serrée. . CicinUeloides. [ Pattes brunes ; corps linéaire Latifrons. .,. ) Pattes noires ; jambes avec un anneau blan- i châtre à la base; élytres très larges et ( convexes ; abdomen fortement conique. Contractas. Dans rexaraen des Stentts que je fis avec M. Emile Cussac, il s'en trouva un qui ne put se rapporter à au- 200 ANNALES cime des espèces décrites dans le travail d'Erichson. Au premier coup d'œil et à la suite d'un examen superficiel, il rentrait dans la troisième division, c'est-à-dire qu'il nous semblait avoir le ([ualrième article des tarses simj)lf, en même temps que l'abdomen rebordc , les elytres sans taches, et les pieds noirs ; mais à l'aide d'un grossissement considéraLle, nous ne tardâmes pas à nous convaincreque le quatrième article était profondément bilobe, seulement, son peu de largeur i-elativc faisait tout d'abord mécon- naître ce caractère. — Or, parmi les espèces de ce groupe décrites dans Erichson, il ne s'en trouve que quatre dont les pattes soient noires , et encore deux de ces espèces, Stenus plantaris etplancus^ ont les palpes presque entière- ment lestacés. Les deux autres, Stenus bînotaiusel suh-iin- pressus, dont les palpes sont noirs, avec le premier article, ou le premier article et la base du deuxième testacés, se distinguent facilement de notre espèce par la couleur des antennes et la longueur relative de leurs troisième et quatrième arlicles, sans parler de la forme qui est com- plètement différente. Les deux premiers, en effet, ont les antennes lestacées ou brunâtres, dont le troisième article est une fois et demie aussi long que le quatrièii;e. — L'es- pèce ci-dessous décrite , que je me permettrai de désigner sous le nom inédit de Stenus decipiens, outre la forme plus courte, plus ramassée, et analogue à celle de l'atra- tulusj a des antennes noires, dont le troisième article est un peu plus long seulement que le quatrième. Enfin, cette espèce mancjue d'un caractère qu'on pour- rait dire propre au cinquième groupe d'Erichson (abdo- men rebordé-, quatrième article des tarses bilobé). Je veux parler de ces deux impressions obliques placées en arrière du milieu du corselet, qu'on rencontre dans un grand nombre d'espèces appartenant à cette division. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 201 Stenus decipiens, iiiihi. Pluinbeo-nigerj crebrè sat profundèque punctatus , subti- liter parceque albido-pubescens -, pal pi s articido primo testaceo -, pedibus nigris\ abdomine parciiis subtiliiisque punc- tato. Long., 0,0027 à 0,003. Très voisin du Stenus atratulns, donl il se distingue faci- lement par son (juatrième article des tarses. Noir, couvert d'une pubescence blanchâtre , fine et rare. Antennes un peu plus courtes que la léte et le cor- selet, noires, leur troisième article un peu plus long que le quatrième. Palpes noirs, avec le premier article tes- tacé. Tète un peu plus large que le thorax; un j)eu plus étroite (les yeux compris) que les élytres, assez fortement et densèment ponctuée ; les intervalles des points unis. Front obsolètement et largement bisillonné. Thorax avec ses côtés médiocrement arrondis et élargis un peu en avant du milieu, rétréci en arrière, oii sa largeur est égale aux deux tiers de la base des élytres ; un peu plus long que sa plus grande largeur; fortement, densément et profondément ponctué, avec les intervalles unis-, muni sur le dos, un peu en avant de la base, d'une dépression obsolète. Elytres d'un tiers environ plus longues que le thorax, légèrement déprimées le long de la suture, graduellement et faiblement élargies à partir des angles huméraux, jus- quuu peu en avant de la hauteur de Textrémité de la suture, puis brusquement et fortement arrondies de ce point à leur angle externe, obliquement et subcurvilinéai- rement tronquées de la suture à ce même angle. Ponctua- tion semblable à celle du thorax. Abdomen plus étroit que les élyircs, graduellement 202 AI^JNALES rétr^ épais, noir, plan à la base , marqué '^^"^« ^'^' ' ce Formés de lames minces et plates. IsoTARSus nobis. 2 bb Tarses antérieurs du mâle di- latés. d aux deux premiers articles seulement; Panag^us Latreille. 3 dd aux trois premiers articles. Coptia Brullé. k au Palpes labiaux fortement sé- curiformes, les maxillaires ovalaires et subacuminés. Geobius Dejean. 5 aart Tous les palpes filiformes. Loricera Latreille. 6 A A Tète non réirécie à la base, de grandeur moyenne , les yeux modérément saillants. B Une dent dans l'échancrure (lu menton. G Elytres généralement piibes- centes; dent du menton le plus souvent bifide, quelque- fois simple , auquel cas les élylres sont toujours pubes- ceiiies. Corselet générale- ment plus étroit que les ely- tres à la base. CHLjENIDES. a Dent du menton simple. b Troisième article des antennes à peine aussi long que les suivants. 212 ANNALES c Dernier article des palpes maxilhiiros du mâle sécuri- forme. Vertaci's Dejean. 9 ce Dernier article des palpes maxillaires du mâle culiri- forme. OcYDROMUsDejean. 8 66 Troisième article des antennes plus long que les suivants. d Tous les articles extérieurs des palpes claviformes. Rhopai.opalpus nobis. 52 dd Dernier article des palpes sub- cylindrique. e Dent du menton obtuse et peu avancée. Amblygenios nobis. 23 ee Dent du menton aiguë et très avancée. Hoplogenius nobis. 1 3 ddà Dernier article des palpes fu- siforme, acuminé. Callistus Bonelli. 7 aa Une dent non simple dans Pé- chancrure du menton {c. à d. biOde ou relevée sur les bords). f Dernier article des palpes non sécuriforme ( subfusiforme ou subcylindrique). g Antennes allongées, essentiel- lement filiformes. CHLiENius Bonelli. \l\ gg Antennes peu allongées, sub- moniliformes à la base. h Deuxième et troisième articles des tarses antérieurs du mâle carrés , plus larges et aussi longs que le premier. Asporinus Casteliiau. 20 hh Articles des tarses antérieurs du mâle diminuant de lon- gueur et de largeur du pre- mier au troisième. Glyptoderus nobis. 21 ff Dernier article des palpes, sur- tout dos labiaux^ plus on moins sécuriforme. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 213 t Troisième article des antennes plus long que les suivants. k Corselet sub-orbiculaire. I Antennes très longues, à arti- cles cylindriques. Omalotrichus nobis. 10 II Antennes peu allongées, à ar- ticles applatis. Barymorphus nobis. 11 kk Corselet sub-quadrangulaire. m Le premier ariic'es des tarses antérieurs du mâle sub- quadrangulaire, le plus large de tous. Aleptocerus nobis. 12 mm Lo, premier article des tarses antérieurs du mâle sub- triangulaire, pas plus large, ou moins large que le se- cond. n Palpes de même forme dans les deux sexes. o Corselet plus étroit que les ély- tres à la base. p Labre peu ou point échancré (élytres toujours bordées de jaune). Epomis Bonelli. 15 pp Labre profondément échancré (élytres sans bordure jaune). Tomochilus nobis. 16 00 Corselet aussi large que les élytres à la base. q Labre légèrement échancré , antennes applalies. ^Eacus nobis. 17 qq Labre nullement échancré, antennes cylindriques. Eurydactylus nobis. 18 nn Palpes labiaux sécuriformes dans le mâle , ovoïdes dans la femelle. Dercylus Castelnau. 19 a Troisième article des antennes pas plus long que les sui- vants. DiNODES Bonelli. 24 ce Elytres toujours glabres, et en '2^ Série, tome ix. 14 214 AININALES BB même temps une dcnl tou- jours simple dans l'échan- crurc (lu menton. Corselet généralement aussi large que les élylres à la base. OODITES. a Dernier article des palpes maxillaires ovoïde peu al- longé. Hopi.oLEMs nobis. 25 Uil Dernier article de tous les paipps allongé , sub-cylin- driquc, ou légèrement ova- laire. b Corselet aussi large qiîe les élytres à la base. c Prosternum prolongé en une pointe aiguë. Loncuosteunus nobis. 26 ce Prosiernum mutique. Oodes Bonelli. 27 bb Corselet plus étroit que les élylres à la base. Hololeius nobis. 28 Pas de dent dans l'écliancrure du menton. LICINIDES. a Mandibules pointues. b Dernier article des palpes assez fortement sécuri forme. Dicoelus Bonelli. 29 bb Dernier article des palpes non sécuriformf. Rembus Latreille. 30 aa Mandibules obtuses. Tarses antérieurs du mîle di- latés. c aux deux premiers articles. Licmrs Latreille. 31 ce aux trois premiers articles. Badister Bonelli. 32 PREMIER GROUPE. PANAGEITES. Lu forme étroite de la tête et la saillie des yeux, tels iont les caractères principaux qui nous ont paru distin- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 215 guer les Panagéites de tous les autres genres de la même tribu. 11 n'en résulte pascjue les six genres qui composent ce groupe aient un faciès parfaitement homogène. La si- militude de faciès existe bien pour les cinq premiers genres; quant au sixième, le genre Loricera, a première vue il ne ressemble nullement aux Panagées , il resseu!- blerait plutôt aux Pogonus. Mais en même temps que la forme des tarses antérieurs du mâle le place parmi les Patclliinancs, celle des parties de la bouche, scrupuleuse- ment examinées par Erichson, et la saillie des yeux lui assignent une place très voisine des Panagées. M. de Castelnau a admis aussi ^ dans son histoire des Insectes, un groupe, ou, suivant son expression, une cohorte des Panagéites-^ mais, d'une part, il en exclut le genre Loriccra pour le raprocher des Callistus\ de l'autre, n'ayant égard qu'au rétrécissement postérieur de la tête, il y admet des Féroniens, tels que \(is genres jJIicroccphalus, Peleciuin , Microcheila, Eripus j etc., que nous sommes obligés d'en exclure à cause de la disposition cordiforme des articles des tarses antérieurs du mâle. II y place aussi les genres yisporina et Dercylus^ que nous rangeons parmi les Chlœnides, parce que chez ces insectes la tête ne nous paraît pas assez étroite, ni les yeux assez saillants, pour les éloigner des Chlœnius, parmi lesquels M. Dejean avait cru devoir les placer. I. Genre BRAGHYGNATHUS, Perty (1). Ce genre est celui que M. Dejean a publié sous le nom à''Eurysoma-, mais plusieurs des espèces qui en font partie ayant été décrites précédemment par Perty, dans le (1) 9'F<*-)0'(% court ; vvàâot, mâchoire ou mandibule. 216 ANNALES voyage deSpix et Martius, sous Je nom gt^nérique de Bra- chygîJaihtis, nous avons dû, à 1 exemple de M. deCastelnau, donner la préférence au nom le plus anciennement publié. Quoique ce genre ait un faciès qui ne permette de le confondre avec aucun autre, il n'est pas facile de formu- ler les caractcrei qui le séparent du genre suivant, avec lequel il a les rapports les plus intimes. Premièrement, en ayant égard à l'étymologie du nom, nous ne remar- quons pas que les mandibules, donton a sansdoule voulu parler en emj)loyant le terme yvÀôoi^ soient plus courtes chezlts Brachy^nathus que chez les Panagées; en second lieu, la distinction admise par }\. Dejean, et tirée de la forme simple de la dent du menton, nous j)araît fautive. Quel({ue peine que nous ayons prise pour découvrir une dent bifide dans le menton, soit des grandes espèces du genre Isotarsus, soit des Pajiagœus proprement dits, nous n'avons jamais réussi à voir distinctement une dentbilide, et nous avons réussi souvent à en voir une simple. Nous n'avons j)as été plus heureux dans la con)paraisou des palpes, du labre et des antennes^ aucun de ces organes ne nous a présenté des caractères assez constants et assez tranchés pour établir une bonne coupe générique. L'ab- domen seul nous a offert des difféiences remarquables : dans les Bmcliygnathus , les segments sont d'une consis- tance cornée très dure, ils sont très épais et légèrement cin- trés dans le sens longitudinal, tandis f|ue chez les Isotafsus, ces segments sont formés de plaques minces et plates. Les antennes, comparées à celles des grands Isotarsus, diffèrent parla forme applalie des articles et par leur largeur, qui est la même depuis un bout jusqu'à l'autre. Mais cette dif- férence est moins sensible à l'égard des Isotarsus de petite taille, dont les antennes ne sont pas atténuées à l'extré- mité. Aucune dilatation n'ayant encore été observée dans DE LA SOCIÉTÉ ENTOMULO(rlQUE. 217 les tarses antérieurs de ces insectes, l'analogie nous porte à croire que ces organes sont semblables dans les deux sexes. Nous ne possédons dans ce genre rien de plus que les trois espèces décrites par M. Dejean : Brachygnathus Fulgidus Dej. Brasilia. Festivus Dej. Tucunian. i Nitidipcnnis Dej. Brasilia. { Maticus? Perty id. C'est d'après M. de Caslelnau que nous indiquons le B. nmticusy Perty, comme synonyme du nitidipennis ^ Dej. L'auteur anglais a décrit deux autres espèces du même genre, B. minutas et interniedius qui participent à l'éclat métallique des trois premières. IL Genre ISOTARSUS nobis (1). Nous avons établi ce genre aux dépens du genre Pana- gceus.) en en retirant les espèces afi-icaines , indiennes, et même australiennes, qui toutes nous ont paru avoir les tarses semblables dans les deux sexes. Ce caractère avait été déjà pressenti par M. Dejean, et indiqué | ar M. de Castelnau {Hist. nat. des Ins., t. 1, p. 137). Mais ce der- nier n'en parle que sous la forme du doute, et ne propose de retirer du genre Panagœus que les grandes espèces de l'Afrique et de l'Inde. Nos observations récentes nous ont conduit à un résultat plus certain et plus général. Nous avons reconnu l'existence de l'organe maie dans plusieurs individus des P. hrei'icollis, tomentosus ^ festii^us et Ans- (1) «a-oc, pareil ; Tâ^iro;, tarse : insecics à tarses semblablfs dans les. (kux sexes. 218 ANNALES tndis, dont les tarses antérieurs u'ofi'raient aucune dilata- tion-, ce qui établit suffisamment la non-dilatation des tarses dans les gi'andes espèces de l'Afrique, de Tlnde et de rAustralie(l). Quant aux petites espèces de ces contrées, nous n'avons pas osé leur détacher Tabdomen, mais ayant constaté que sur quinze individus, dont trois du lœliis et trois du cni- ciatus, pas un seul n'avait les tarses antérieurs dilatés , nous avons dû en conclure qu'il en était des petites espèces comme des grandes, et nous nous sommes cru autorisé à les réunir toutes, sans distinction de taille, dans notre genre Isotarsus (2). Nous avons cherché à découvrir si d'autres caractères constants pourraient s'ajuster à celui des tarses et justifier la coupe que nous avions introduite : nous n'en avons pas trouvé d'autres que la forme du labre, qui est échancré circulairement dans les Isotarsus, et coupé carrément dans les Panngœus proprement dits. A ne considérer que les (1) Dans un premier mémoire que M. Reiche a lu pour nous à la Société, dans la séance du 24 avril 1850, et que nous renonçons à publier séparément, nous avions émis l'opinion que la femelle d'une espèce du Sénégal, le P. brevicollis, se distinguait du mâle par des tarses antérieurs plus larges, mais complètement glabres. Un examen plus attentif de l'individu en question nous a fait reconnaître une de ces faiblesses indignes des entomologistes sérieux : l'individu que M. Dejean avait reçu de M. Dupont, avait été complété à l'aide des antennes, de l'abdomen et de toutes les pattes d'un autre insecte I (2) Si nous n'avons pas employé le nom d'Eudema proposé pour ce genre par M. de Caslelna-i, c'est que celui àlsotarsiis, que nous avions composé avant de consulter 17i «5ïotrc naturelle des insectes, nous a paru contenir en lui-même la diagnose du genre, et qu'il a l'a- vantnge d'être du masculin, ce qui dispense de changer le genre gram- matical des espèces que nous avons enlevées aux Panacées. (II eût été impossible de changer Eudema en Eademus sans détruire entiè- vement la valeur étymologique de ce nom.) DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. 219 grandes espèces, il y aurait bien d'autres caractères à faire valoir, tels que la forme des palpes, qui sont plus forte- ment securiforn.es, et la forme des antennes, qui ont le troisième article plus allongé j mais ces différences tendent à disparaître eu descendant aux petites espèces, dont les antennes sont conformées comme celles des Paiiagœus, et dont les palpes diffèrent rarement de ceux de ces insectes. Je dis rarement, parce que cette loi n'est pas constante, et que par une bizarrerie singulière, une des j>lus petites espèces du genre, YI. obsciiricornis nobis, découvert par M. Bocandé, a les palpes tout aussi développés et tout aussi sécuriformes que les plus grandes espècea. En voyant la difficulté qu'on éprouve à séparer con- venablement les Isotdvsus des Panagœus, on comprend l'impossibilité de placer les premiers dans une autre tribu, et de les rapprocher des C y diras , parmi lesquels Fabri- cius les avait rangés. Bien que les tarses des mâles ne soient pas dilatés, et qu'à ce point de vue ils ne soient pas PatelUmanes, il faut néanmoins les laisser dans cette tribu, à laquelle ils se rattachent nécessairement par leurs affinités avec les Panagœus proprement dits, affinités qui ne consistent pas seulement dans la similitude de la cou- leur et des taches, mais plus encore dans la forme étroite de la tête, dans la saillie des yeux, dans la conformation du chaperon, et dans celle de toutes les parties externes de la bouche. Les Isoiarsus admettent nécessairement deux divisions résultant de la différence de taille et de la forme différente des antennes : dans la première division, elles sont aussi longues que la moitié du corps, atténuées à l'extrémité, et leur troisième article est deux ou trois fois aussi lon^ que le second. Dans la deuxième division, les antennes sont beaucoup plus courtes, peu ou point atténuées à Tex- 220 ANNALES treraitd, et le troisième article est seulement de moitié plus long que le second. On peut ajouter à cette différence celle que pre'sente la couleur des pattes, qui sont noires dans toutes les espèces de la première division, à une seule exception près , et rouges dans toutes celles de la seconde. Nous avons classé notre geni-e Isotafsus de la manière suivante : I>BEM1ÈRE DIVISION. Grande taille (de 10 à 28 millimètres). Antennes plus longues que la moitié du corps, atténuées vers l'extrémité; le troisième article plus que du double du deuxième. Les pattes entièrement noires. a Corselet bombé, les bords nullement relevés Tomenlosus Zool.J. Dej. Jndia Or. Bifascialus (Baquet) Coromandel {{). aa Corselet non bombé, bords plus ou moins relevés. b Corselet orbiculaire, aussi long que large, peu si- nué sur les côtés. Nobilis Dej. Pr. bon. spei. Complus {nobis). Nov. HoUand. (2). Australis Dej. id. bb Corselet sub-orbiculaire , transversal , les côtés très sinués. c Corselet pédoncule (3) Regalis Gory. Ami. Soc. entom., t. 2, p. 213. Gain. Lusit. Parvicollis nobis. id. (1) Taille de 12 millimètres, à cela près, très voisin du tomeU' tosus, (•2) Cette espèce très voisine de V Australis, et de même taille, s'en distingue par la forme plus large du corselet et des élytres, et par les taches jaunes plus petites et plus arrondies. (3) Nous appelons ainsi un corselet dont la base n'est pas juxta- posée à celle des élytres, mais portée sur uo col étroit ou pédoncule. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 221 ce Corselet non pédoncule. Slenocephalus Reiche. Voy. en Jbfss. , p. 263. Abyssinia. bbb Corselet semi-circulaire. Eximius nobis. Guin. Lusit. Siiiualicollis nobis. id. Westermanninoèw./îcr zool. , 1850, p. 397. Guinea. Ruficrus (nobis). id. (1) Lpprieurii nobis. Guin. Lusit. Hilaris(no6ts). India bar. (2) Rufipalpis (nobis). id. (3) Feslivus. {Klug. Madagascar. Microcephalus Dej. Sénégal. Brevlcollis Dej. id. Selenoderus « Elotigatus fManner/i.J Persiaoccid. ( Var. trimaculatus Dej. Gallia occid. QuadripustulatusxS/M/m. Dej. Gallia. Notre P. Panamensis est de même taille que le lapida- rius, Chevrolat, espèce décrite probablement sous un autre nom par les auteurs américains, tacheté de même , mais beaucoup plus large des élytres , et surtout du corselet, qui n'est pas pédoncule comme celui du lapidarius. Nous (1) ^iv, tout, eniièrement ; a>«/^c, admirable. 224 ANNALES ne conservons pas comme espèce distincte le P. t/iniacu- latus, Dej., qui n'est pour nous qu'une variété du crux- major, dans laquelle les taches rouges se réunissent sur chaque élytre, de manière à diviser en trois Tespace noir du milieu, d'autant plus que la collection Dejean contient parmi les cnix-major une variété intermédiaire qui éta- blit le passage du Ivpe à la variété extrême. ISous n'ad- mettons pas non plus une espèce, soit-disant nouvelle, de la Perse occidentale, répandue dans les collections sous le nom à'elongatusj Mannerh. M. Dejean , postérieurement à la publication de son catalogue, en avait reçu de M. de Mannerheim un exemplaire de grande taille^ qui pouvait, jusqu'à un certain point, justifier le nom nouveau sous lequel il voyageait; mais depuis, nous en avons reçu de M. de Chaudoir, toujours sous le nom A'elongafus , et provenant du même pa^^s, un individu de taille très ordi- naire, et lorsqu'en dernier lieu nous les avons comparés Fun et l'autre avec nos cvux-majoi\ il ne nous a pas été possible de découvrir en eux la moindre différence spéci- fique. Nous nen dirons pas autant du P. quadnpuslulatus ^ que plusieurs entomologistes considèrent comme une va- riété du crux-major. M. Dejean a maintenu dans son Species, et depuis, dans je ne sais quelle autre circons- tance, la validité de cette espèce. Nous sommes tout à fait de son avis, et nous pensons que ceux qui ont émis l'opi- nion contraire n'avaient pas sous les yeux le véritable (juadripustulatus, dont le caractère essentiel ne consiste pas dans la forme plus petite de la tache postérieure, mais dans rinfériorité constante de la taille, dans les élytres plus étroites, et surtout dans la l'orme exactement circu- laire du corselet. DE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGIQUE. 225 IV. Genre COPTIA, Brulle (1). Ce genre créé par M. BruUé en 1837 (Histoire naturelle des Insectes , t. IV, p. 433), et décrit de nouveau par M. de Castelnau (t. 1"^', p. 137), vient se placer très natu- rellement à la suite des Panagées. Il a, comme eux, les yeux pour ainsi dire sortis de la tête, et les palpes sécuri- formes. Ce|)eiidanl, les derniers articles des palpes sont loin d'avoir la forme applatie et triangulaix-e qu ou remar- que chez les Isotarsiis, ils sont au contraire un peu ovoïdes et de forme imparfaitement triangulaire , comme ceux de nos Panagées européens. Mais ce qui distingue surabon- damment ce genre curieux , c'est la dilatation des trois premiers articles des tarses antérieurs du mâle, et puis la forme J)izarre du corselet, dont les angles postérieurs se terminent de chaque côlé par deux pointes aiguës dirigées en arrière. Nous ne possédons de ce genre que la Coptia arinata , décrite, pour la première fois, par M, Laporte de Castelnau, dans le premier volume de nos Annales, p. 391, sous le nom de Panagceus armatus. Cet insecte paraît répandu sur une immense étendue du continent am(;ricain austral, car nous possédons des individus re- cueillis dans la province de Caracas, dans la Guyanne française, et, en dernier lieu, à Sainte-Catherine, dans le Brésil méridional, par le frère de notre collègue, M. Dey roi le. V. Genre GEOBIL'S, Dejean (2). Nous n'avons rien de nouveau à faire connaître sur ce genre, qui est très rare dans les coîleelions, et qui se rat- (1) Peut-être de «.o-TrT», couper, à cause ik' l'espèce de découpure du corselet. (5) ■>», terre ; 3n«, vie, qui vit à terre. 226 AiNiNALES tache bien aux Panagées par la petite dimension de la tête et la saillie des yeux. Nous i-emarquerous seulement que dans le petit nombre d'individus que M. Dejean a €us sous les yeux, il n'a pu constater aucune dilatation aux tarses anltfrieurs, et il serait très possible que dans ce genre, comme dans les Brnchyi^natlms et les /îOfrt?'.v«5, les tarses fussent semblables dans les deux sexes. Nous ne connaissons d'autre espèce que le Geohius pubesccns, dé- crit par JM. Dejean, t. 5, p. 606. VI. Genre LORICERA , LatreiUe (I). C'est surtout à la forme des parties internes de la bouche, à celle delà languette soudée aux paraglosses, que ce genre doit d'être rapproche' des Paiiagœus , avec lesquels il a peu de ressemblance. Mais ce qui le carac- térise d'une manière toute particulière, c'est la forme de ses antennes, non pas à cause des longs poils dont elles sont hérissées, mais à cause de la dimension des articles, dont le premier est remarquablement long, les quatre sui- vants courts, égaux entre eux, et presque moniliformes, après quoi les six derniers reprennent une disposition allongée et fdiforme. Rappelons ici que dans ce genre les palpes ne sont nullement séciniformes , et que le mâle a les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés. Nous possédons une seconde espèce de ce genre, la Lo- ricera decempuri data, FiSchsch. (^Zool. Atlas) (2), recueil- lie à Silka, sur la côte nord-ouest de l'Amérique. Elle est plus noire que la pilicornis, et elle a cinq points enfoncés sur chaque élytre. (1) Etymologie inconnue. (2) Voy. Erichs. Kcef. der Mark Brandenburg. 1. p. 20. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 227 .CECONU GROtPK. CHL.ENIDES. Quand on retire des PatcUiinanes, les Panngéites, dont nous venons de parler, les Lïcinides , remarquables par Tabsence de dent dans IV'cliancrure du menton , et les Ooflites, que leur forme ovalaire fait reconnaître au pre- mier coup d'œil ; tout ce qui reste compose, dans notre classement, le groupe des Chlcenides, groupe peu homo- gène, réunissant des genres un peu disparates, et difficile , par cela même, à bien caractériser. Néanmoins, comme il suffit pour l'analyse de le séparer des Ooditcs qui sont toujours glabres, et qui ont toujours la dent du menton simple, on peut dire que les Chlœuidcs en général sont pubescents et ont la dent du menton bifide, en observant que, dans Tétat actuel des découvertes, le peu d'espèces véritablement glabres ont la dent du menton bifide, et que réciproquement les espèces peu nombreuses à dent simple, sont toutes plus ou moins pubescenles. Parmi ces dernières , si quelques-unes paraissent glabres , c'est qu'elles ont perdu, par le frottement ou par le séjour dans Talcool, la pubescence qui leur est naturelle. Ajoutons que presque tous les Chlœnides ont le corselet plus étroit que les ély très à la base, tandis que chez les Ooditcs^ à une seule exception près, le corselet à la base est aussi large que la base des élytres (1). (1) Il eût été beaucoup plus commode, à l'exemple de M. Dejean, de fie distinguer les Oodiles des Chlœnides que par la forme du cor- selet, aussi large que les élytres chez les premiers, et moins large chez les autres ; mais celte dislinclion, bonne pour la grande majo- rité des espèces, est insuffisante pour quelques autres, notamment pour le Clûœniiis niiidiUus, De']., que nous avons fait passer parmi les Oodiles , et aussi pour certains genres nouveaux , voisins des Epomis, qui ont le corselet aussi large que les ély 1res à la base. •228 ANNALES La forme de la dent du menton varie beaucoup parmi les C/ilivnidcs. Dans un petit nombre de genres elle est sirn|jle, dans le plus grand nombre elle est bilide, ou bien elle est creuse au milieu et relevée sur les bords, ce qui, sous certains aspects, la fait paraître bifide, sans qu'elle le soit réellement. Cette différence dans la forme du men- ton est tout à fait indépendante du faciès de fiiisecte, et comme ce faciès a été notre principal guide dans la colloca- tion des genres d'un même groupe, on comprendra pour- quoi notre ordre de classement ne coïncide pas toujours rigoureusement avec celui qui résulte de l'analyse. On sera peut-être étonné du nombre de genres nouveaux que nous avons introduits dans ce groupe:, mais la forme des palpes une fois admise comme caractère générique, il était difficile qu'il en fut autrement. Ne pouvant laisser dans le genre Chlcenius aucune espèce à dent du menton simple, ni à palpes sécuriformes, il a fallu en retirer toutes celles qui présentaient plus ou moins ces caractères, et que M. Dejean, moins scrupuleux, avait cru pouvoir y laisser. C'est ainsi que les Chlœnîus exîinius. sex-maculatns, quadrijMstulalus , lomentosus et gihhosus sont devenus les types des genres Hoplogenius, Onialotrichus, yllcptoccnis. Eurydactylus et Dcrcylus. Le genre Epomis , tel que l'a- vait composé INL Dejean, nous a paru aussi réunir des espèces par trop disparates, et en formant à ses dépens les genres Tomochilus et /Eacus, nous n'avons laissé parmi les Epomis que des espèces parfaitement bomogènes. La forme écourtée des antennes, combinée avec un faciès particulier, nous a procuré les genres américains Glypto- derus et Asporinus {Asporina Castelnau). Enfin, la col- lection du nord de ILide , résultat des recbercbes du docteur Bacon, nous a obligé de créer trois genres nou- veaux : Rhopalopalpus , Ainblygcniiis et Barymorphits , DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 229 pour des espèces qui ne trouvaient place dans aucun des autres genres. C'est ainsi que nous sommes arrivé à diviser le groupe des Chlœnides en dix-huit genres, au lieu de six qui figuraient au catalogue de M. Dejean. Pour nous éloigner le moins possible de Tordre de ce catalogue, nous commençons la série des Chlœnides parle genre Callistiis, bien qu'il ne vienne qu'en sixième rang dans notre tableau analytique. VII. Genre CALLISTUS Bonelli (l). Nous n'avons rien de nouveau à dire sur les caractères de ce genre, parfaitement décrit par M. Dejean, et par les auteurs qui en ont parlé après lui. Nous ferons seulement observer que le C. tripustulatus, Dej., du Sénégal, ne peut pas rester dans ce genre. Cet insecte doit être réuni à notre premier groupe du genre Chiœnius , en compagnie du juamdus et de quelques autres espèces du Sénégal et de rinde, avec lesquels il forme une coupe très naturelle. Il est vrai de dire que ses palpes ont les plus grands rap- ports avec ceux des CalUstus. et qu'ils sont plus acuminés que dans les espèces à côté desquelles nous le plaçons ; mais la dent du menton, examinée avec attention, n'est pas simple, et ne permet pas de maintenir cette espèce dans un genre dont elle se trouve exclue, en outre, par son faciès. Malgré ce retranchement, notre collection con- tient encore trois espèces de ce joli petit genre. Callistus j Lunatus Fah. Europa. \ Var Gratiosus (Mannerh.) Persia occid. Quinque-maculatus nobis , Gain. Lusit. Coarctatus nobis, India hor. (1) K*\x«w, id. Les trois dernières espèces sont d'un bleu-verdâtre, avec une tache jaune arrondie vers l'extrémité de chaque ^[wite.IjOcydromus lieicheiest d'un bleu moins vert, et ses élytressont sans tache. (1) Nous devons convenir d'une chose : c'est que nous n'avons pas pu comparer mâle et femelle d'une même espèce, et c'est sous toutes réserves que nous généralisons les caractères observés sur un seul mâle d'une espèce, et sur trois femelles d'espèces différentes. DE LA SOCIETE ENTOMOLO(;iQUE. 233 IX. Genre VERT AGUS Dejean (1). Aux caractères de ce genre , donne's par M. Dejean (T. V, p. 608), nous ajouterons ({ue les palpes ne sont pas semblables dans les deux sexes. Dans le mâle, le der- nier article des maxillaires et des labiaux est fortement sécuriforme -, dans la femelle , le dernier article des la- biaux peut encore ùlre conside're comme se'curiforme, mais le dei'nier article des maxillaires est line'aire, un peu plus large au sommet qu'à la base, et coupe obliquement à son extrémité'. Nous ferons remarquer en outre, dans les an- tenneSj la longueur relative du troisième article, qui est à peine aussi long que les articles suivants. Ce caractère qui existe aussi cbez les Ocydromus , isole ces deux genres de tous les autres Chlœnides à dent du menton simple , chez lesquels le troisième article des antennes est invariable- ment plus long que les suivants. Nous ne possédons, dans ce genre, que les deux espèces inscrites au catalogue Dejean. Vertagus Schonherri DeJ. Sierra leone. Buquetii Dej. Sénégal. Ce dernier a été recueilli par M. Bocandé en assez grand nombre, pour que nous ayons pu , par la comparaison des deux sexes, combler la lacune qui existait dans la descrip- tion générique de M. Dejean. X. Genre OMALOTRICHUS nobis (2). Le type de ce genre estle Chlœnias scxmaculatus Dej. Ses caractères sont, à peu de chose près, ceux du genre CJilce- (1) En laliii, chien de chasse, Lévrier. (2) o,u«>.of, régulier; 'rf'ix:^, poils: à cause de In villosilé régulière (Uîs éiylrcs. 234 ANNALES nm.s-, seulement, les palpes sont diflerenls, les articles sont moins allonges, plus robustes, et le dernier, tant des labiaux que des maxillaires, est Idgèrement sécuriforme dans les deux sexes. La dent du menton, sans être préci- sément bifide , est creuse au milieu , et relevée sur les bords : la lèvre supérieure allongée, est coupée carrément : les antennes filiformes, sont au moins aussi longues que la moitié du corps, avec le troisième article plus long que les suivants. Les tarses du mâle très fortement dilatés aux trois premiers articles, ont une forme à peu près carrée, et sont garnis en dessous d'une brosse très épaisse. La forme des palpes rapproche ce genre des Epomis, mais il s'en éloigne par son corselet régulièrement arrondi sur les côtés, et par ses élytres qui sont convexes et allongées. Ajoutons qu elles présentent une villosité toute particu- lière, qui consiste en poils raides, disposés régulière- ment en deux rangées sur chaque côté. Ces caractères réunis forment un ensemble qui ne permet pas de laisser cette espèce et ses analogues parmi les Chlœnius, ni de les ranger parmi les Epomis. Nous en avons donc fait un genre distinct , que nous rapprochons des Fcrtagus, à cause de leur forme svelte, étroite et allongée. Ce genre se compose pour nous des trois espèces sui- vantes : Oaialotrichus Sexmaculatus BeJ., Sénégal. \ertagoides //oZ^w, Guin. Lusit. Panagaeoides [Reic/ie), India oiient. \J Oinalotrichus i'crùïgoùlcs est une charmante espèce que nous avions classée d'abord parmi les P'ciiagus, dont elle a le faciès, mais dont elle s'éloigne par la forme des antennes et par celle de la dent du menton. Quant au DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 235 panagœoides t nous n'eu possc^dons qu'un individu sans tête, que nous avons trouvé dans la collection de M. Rei- che. C'est un insecte orné de quatre belles taches jaunes, comme les Panagées , mais présentant sur les élytres , comme les Omalotrichiis, une villosité courte, raide et ré- gulièrement implantée, qui nous a décidé à le placer dans ce genre, Lien que la forme élar<;ie du corselet le rappro- che aussi du genre suivant. XI. Genre BARYMORPIIUS nobis (1). Wous avons établi ce genre sur deux espèces de Tlnde, très voisines Tune de rautre,qui présentent les caractères suivants : Dernier article des palpes labiaux et maxillaires aplati et triangulaire. Dent du menton très convexe à la base, non précisément bifide, mais creusée dans le sens de sa longueur, et paraissant au premier coup d'œil bifide, tandis qu'en réalité son extrémité, cachée au fond de la bouche, est simplement arrondie. Labre très large, non échancré , coupé carrément. Mandibules larges , peu avancées. Yeux médiocrement saillants. Antennes peu allongées, ne dépassant guère la base du corselet ; les arti- cles, à partir du cinquième, plus plats et plus larges que dans aucun genre du même groupe. Corselet arrondi , sans angles postérieurs sensibles, fortement transversal. Elytres larges, un peu convexes. Les trois premiers articles des tarses antérieurs du mâle fortement dilatés, le deuxième évidemment transversal. Nous aurions pu, en ne tenant compte que des palpes, rapprocher ce genre des Epomis, nous avons préféré, à cause de son corselet arrondi, le placer à la suite de notre (1) /Sap^c, C'pais; yôoîH, forme. 236 ANNALES genre Oinalotrichus, qui offre aussi ce caractère, mais dont il se distingue à la première vue par la forme de ses an- tennes et parTensemble du faciès. Nous possédons deux espèces de ce genre : Barymorphus Planicornis (nohis), Malabar. Concinnus (nobisj, Decaii. La première espèce, recueillie au Malabar, provient de la collection de M. Reiche, quiTavait reçue d'Angleterre. Elle est noire avec une grande tache jaune-orangé, trans- versale au premier tiers de cliaque ëlytre, dont les stries n'offrent aucune ponctuation apparente -, l'autre est du Decan, et nous a e'te' vendue par M. Steven qui en avait plusieurs exemplaires. Elle a comme la précédente deux taches jaunes semblahlement placées, mais elle est d'un tiers plus petite, les taches sont moins larges, et les stries des élytres sont distinctement ponctuées. Elles existent probablement Tune et l'autre , sous d'autres noms , dans les collections d'Angleterre. XH. Genre ALEPTOGERUSnobis(l). En voyant 1 insecte qui forme le type de ce genre, le Chlœnius (juadripustulatus, Sch. (et non pas quadiipunc- tatus, comme on l'a imprimé par erreur au catalogue de M. Dejean), on s'étonne que l'auteur du species 1 ait main- tenu parmi les Chlœnius, et ne lui ait pas cherché une autre place. En effet, parmi tous les Chlœinus à taches jaunes, nous n'en connaissons pas un seul ayant le corse- let aussi large, et en même temps d'un noir mat, aussi peu me'tallique. Frappé de cette dissemblance de faciès. (1) à privatif ^«TTo;, mince; «é^^j, corne, ii cause de la forme des antennes. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 237 nous avons examine Tinsecte de plus près, et nous avons reconnu que les palpes labiaux du mâle n'étaient pas cylindriques, mais que leur dernier article était légère- ment cambré, et en même temps sensiblement dilaté à l'extrémité. Nous avons reconnu, en outre, que la dent du menton n'était pas bifide, mais très légèrement creu- sée à son extrémité. Ces considérations, jointes à la sin- gularité du faciès, nous ont décidé à faire un genre à part de cet insecte. Sous les autres rapports, il s'éloigne peu des Chlœnius. Le labre, coupé carrément, n'est nullement échaucré. Les mandibules sont très larges, légèrement arquées et peu avancées. Les antennes, quoique filiformes, ne sont nullement atténuées vers l'extrémité, et conser- vent la même grosseur d'un bout à l'autre. Les tarses an- térieurs du mâle ont le premier article plus large que le second, et sub-quadrangulaire, c'est-à-dire en carré aussi long que large, et arrondi seulement du côté de la base, à la différence des genres voisins qui ont le premier article sub-triangulaire, et moins large ou pas plus large que le second. XIII. Genre HOPLOGENIUS nobis (1). M. Dejean, après avoir décrit (Species, vol. V, p. 612) l'insecte qui forme le type de ce genre, le Chlœnius eximias, du Sénégal, termine en disant : « Je ne suis pas bien certain » que cette espèce appartienne à ce genre. » Avant d'a- voir lu cette réflexion de l'auteur du Species, nous avions déjà séparé cette espèce des Chlœnius, en nous appuyant sur les caractères suivants, parmi lesquels on doit remar- quer la simplicité de la dent du menton et l'échancrure du cbaperon : (1) Swxav, arme ; >«vu<:, menton : qui a le menton armé. 238 ANNALES Palpes très grêles, le dernier article des maxillaires sub- cylindrique, des labiaux très légèrement triangulaire (au moins dans la femelle , seul sexe que nous possédions). Dent de Téchancrure du menloii simple, très avancée et très aiguë. Mandibules médiocrement larges, peu aiguës. Labre allongé, échancré anguleusement. Chaperon pro- fondément échancré carrément, et laissant à nu Tépis- tome qui est jaune comme le labre, et de même consis- tance. Antennes filiformes, de longueur ordinaire, à deuxième article très court, ayant à peine le quart de la longueur du troisième. Corselet très plat , très arrondi sur les côtés et aux angles postérieurs, échancré antérieu- rement et postérieurement. Elytres iub-ovalaires, peu convexes. Nous ne pouvons rien dire des tarses antérieurs du mâle , que nous ne connaissons pas , quoique nous possédions quatre individus de cette intéressante espèce. XIV. Genre CHL^NIUS Bonelli (I). Nous voici enfin arrivé au genre de celte tribu, le plus nombreux en espèces, et par cela même le plus important à classer d'une manière claire et méthodique. Nous rap- pellerons d'abord les caractères essentiels qui distinguent ce genre de tous ceux qui en ont été successivement déta- chés, l" Dent du menton , non pas seulement creusée en cuiller, mais distinctement bifide. 2*^ Palpes, tant labiaux que maxillaires, à dernier article plus ou moins allongé, sub-cylindrique, coupé carrément à l'extrémité. 3° Labre coupé carrément dans cent quatre-vingt-six espèces, plus ou moins échancré dans quatorze espèces seulement, que nous avons réunies dans un même groupe, mais dont nous (1) ;t>a^v*, robe, manteau. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 230 n'avons pas voulu faire un genre distinct, parce que ce caractère n'est pas accompagne d'un faciès qui soit com- mun à toutes ces espèces. 4" Chaperon sans e'chancrure. 5° Antennes allonge'es , dépassant généralement la base du corselet , essentiellement filiformes , depuis un bout jusqu'à Taulre. Ces caractères une fois fixés, on voit que nous avons dû retirer du genre Chlœnius tout ce qui avait la dent du menton simple ou creusée en cuiller, tout ce qui avait les palpes plus ou moins sécuriformes , tout ce qui avait le chaperon échancré, ou des antennes courtes et sub-moniliformes. Tous ces retranchements opérés, il nous est resté deux cents espèces très différentes de taille, de forme, de dessin. Les ëlytres tantôt bril- lantes, tantôt ternes, avec ou sans ponctuation, avec ou sans côtes, avec ou sans pubescence, avec ou sans taches, des corselets tantôt arrondis, tantôt carrés, tantôt parallèles, tantôt rétrécis à la base. Nous avons dû dé- brouiller tout cela, et il faut en convenir, nous n'avons pas eu beaucoup de peine, la nature, si souvent rebelle, s'étant prêtée cette fois de très bonne grâce à la formation des groupes. Nous allons tracer, sous forme analytique, le classement de ces groupes , mais nous ne donnerons pas toujours au bas de la page, comme pour les Isotarsus, la description sommaire des espèces nouvelles ou inédites. Ce travail qui embrasserait plus de cinquante espèces, dépasserait beau- coup les limites que nous nous sommes tracées, et n'offri- rait qu'un résultat extrêmement imparfait, à cause de la difficulté de distinguer convenablement, dans une diagnose de quelques lignes, des espèces aussi voisines entre elles, que celles qui encombrent le genre Cliltenius. Nous cite- rons, comme décrites par nous, toutes celles de la Guinée portugaise, découvertes ])ar M. Bocandé, attendu que 240 ANNALES notre mémoire spticial sur ces insectes, qui comprend une vingtaine de Chlœnius , est presque termine, et paraîtra d'ici peu de temps dans la Reloue de Zoologie. Nous suivons Texemple de M. Dejean, en plaçant en tête du genre Chlœniiis les petites espèces à corselet bordé de jaune, à cause de leur analogie de faciès avec le genre qui précède. PREMIÈRE DIVISION. Elytres à taches jaunes. A Elytres striées, à côtes peu élevées, mais toujours dis- tinctes. 1" GROUPE. B Corselet jaune , ou bordé de jaune. Jucundus Dej. Sénégal. (Palpesgrèlesetal. longés). Venuslulus Dej. id. Tripustulatus Dej. [Cal- lishis) . id. Trinoiatus (no6(A). Indiabor. Monogrammus [nobis). id. BB Corselet sans au- cune coloration jaune. 2* GROUPE. C Espèces ayant plus d'une tache sur chaque élytre. a Elytres ayant outre les taches une bordure jaune. h Elytres ternes, a- bondamment pu- bcscentes. Quadrinotatus Dej. Sénégal. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOCilQUE. 241 ce Tiansversalis DeJ. Sénégal. { Humeralis {nobis). (1) id. ( Buquetii [Dej. cat.). id. Notabilis nobis. Guinea Lusit. Cruciatus Dej. Sénégal. bb Elyires assez bril- lantes , peu pu- bescentes. DussaulliiDa/bM)-, Dej. id. Fulvosignatus Reiclie. (Voy. en Abyssinie, p. 265.) Abyssinia. Maculatus Dej. India or. aa Elytres avec taches, sans bordure. c Taches nettes. Diffinis {Reiche). (2) id. ce Taches déchique- tées. GoDioderus nobis. (3) Guinea Lusit. Obesus nobis. id. Espèces n'ayant qu'une tache f^ur chaque élyire. 3' GROUPE. Tache isolée ^ non prolongée pos- térieurement le long du bord apical. a Tache située près de ia suture. Zygogrammus nobis. Guinea Lusit, (1) Nous avons changé le nom inédit de Buquetii a cause du Ver- tagus Buquetii, espèce décrite, qui fait partie du groupe des Clilœ- nides. (2) Espèce très distincte : corselet cuivré, élytres d'un vert foncé, ternes , une large tache au milieu, près du bord externe, une autre apicale assez large ; les pattes entièrement jaunes. Taille un peu au- dessus de celle du transver salis. (3) Espèce remarquable par son corselet en lozange, et par l'apla- tissement des antennes , à partir du troisième article. Les petites taches sont susceptibles de disparaître entièrement , de manière à laisser les élytres complètement noires. 242 bb DD aa AA ANiNALES Tache silute plus près du bord la- téral que de la suture. Afrique. \ Oculalus Fab. Guinea. \ Myops Dej. Sénégal. Aulicus nobis. Guin. Lusil. Cœcus Dej. Sénégal. Venator nobis. Guin. Lusil, Complicatus nobis. id. Bioculatus {Reiche). Sénégal. Assecla nobis. Guin. Utsil. Boisduvalii Dej. Sénégal. Bisignatus Dej. Ile de France. Inde orientale, etc. Neelgherien&is {Guer.). India or. Biguttatus (Reicfie). Coromandel. Bimaculatus Dej. Java. Binotalus Dej. id. Vulneratus Dej. India or. W GROUPE. Tache prolongée postérieurement !e long du bord apical. Afrique. Virgula nobis. Guin. Lusit. Glabricollis Dej. Sénégal. Sagittarius Dej. id. . Conformis Dej. id. Iode orientale, etc. Schœnherri Dej. India or. Posticatus {Reiche). Coromandel. EamaXxisEschsch., Dej. . Iles Philipp. Parallelus Dej. India or. 5' GROUPE. Elytres sans appa- rence (le côtes : les stries n'étant indiquépsquepar une suite de points très iiiis. Brunciii [Baquet) nob. Guin, Lusit. DE LA SOCIÉTÉ EN rOMOLO(iIQUE 213 DEUXIÈME DIVISION. Elytres n'ayant qu'une bordure jaune. F. Corselet non cordi- forme. F Elyires à côtes assez élevées , lisses , non pointillées. 6* GROUPE. G Corselet peu allon- gé, rectangulaire. Subsulcaïus Dej. Sénégal. Cinctus Hcrbst, Dej. India or. Rufomarginatus Dej. Sénégal. 7* GROUPE. G G Corselet oblong , quelquefois sub- cordiforrae. Sellatus Dej. Seneg. Super, Marginatus Dej. India. or. Java nus Dej. Java. Limbatus Dej. India, or. Nitidicollis Dej. i(l. Cyllndricollis Dej. Pr. b. spei. Dorsalis Dej. Sénégal. Denticulatus Dej. id. Sulcipeiinis Dej. Nubia. Melancholicus nobis. Guin. Lusit. Anlhracoderus nobis. id. Owas [nobis). Madagascar. Arcuatus [Klug. id. Tenuicollis Dej. (1) Pr. b. spei. Angustalus Dej. Sénégal. FF Elytres à côtes pla- tes, ternes, poin- tillées. (1) La bordure de celle espèce n'est pas visible en dessus, mai? elle existe sous le bord latéral des elytres. 244 ANNALES HH 8' GROl'PE. Grande taille. Braminus {tiobis). Clialcolhorax fFied. Dej. Senegalensis Dej. Borgiic Dej. Velulinus Duft., Dej. Feslivus Fabr., Dej. 9* GROUPE. Moyenne et petite taille. Corselet à ponctua- lion fine et peu serrée. Eiyiresentièremenl bordées dejaune. Corselet carré. Corselet légère- ment bisinué sur les côtés. India or. id. Sénégal. Sicilia. Europa. id. hgrornm OUv.Dej. Europa. Extensus llummel. , Dej. Vestitus Fabr., Dej, Madagascariensis [Dîi- pont). Amictus lUig. , Dej. Limbatus Wied. Sinuatus Dej. Sibiria. Europa. Madagascar. Pr. b. spei. id. India. or. ccc Corselet arrondi sur les côtés. bb Cincticollis [nobis). Submarginatus [nobis], Impressicollis {nobis). Placidus {nobis). Marginellus Dej. Elytres n'ayant que l'extréiniié bordée de jaune. Sinensis [nobis). Terminatus Dej. Lunatus Dej. Madagascar. India. bor. id. Sénégal. id. Chine. liuss. merid. Insnla liourb. Di: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 245 EE au Corselcl à poiK tua- lion profonde et serrée. Punciicollis Dej. hid. or. Sobrinus Dej. id. Cribricollis Dej. Seneg. super. Juvencus Dej. id. 10* GROUPE. Corselet cordi-- forme. a Elylres à côtes lisses. Spoliatus Fab. Dej. Europa merid Apicalis Wied., Dej. India or. ua Elytres à côies pointillées. Xanthocerus Wied. , Dej. id. Rufithorax Wied. Dej. id, l'ROISIÈME DIVISION. Elytres sans taches ni bordure jaunes. !!• GROUPE. Labre écliancré. a Afrique. { Elytres toujours lisses). Elongaïus nobis. Gain. Lusit. Episco palis Dej. ISubia. Colombinus Dej. Sénégal. Sagittatus nobis. Gain. Lusit. Cupreocinctus Reiche. Abyssinia. ( f^oy. en Abyssinie p. m.) LucidicoUis nobis. Gain. Lusit. Palpalis nobis. id. Hemichrysus {Beiche). Pr. b. spei. i5) India bor. Dispar {nobis). id. Agilis {Reiche). Malabar. Fugax {nobis) . India bor. Ciirsor {nobis). id. 1^' GROUPE. Continent améri- cain. c Grande taille. d Corselet finement pointillé. Elytres veloutées. (Tous des Etats-Unis.) RuGlabris Dej. Amer. bor. Fuscicornis Dej. id. ( Lalicollis5aj., Dej. id. \ Rufipes Dej. id. Indulus {Reiche). id. 248 ANNALES Coballinus Dej. Amer, bcn'. Pairuelis Dej. id. SericeusFo?-5?(?/-., Dej. id. Confusus Dej. id. Prasinus Dej. id. (Id Corselet grossière- ment pondue. Elytres peu lo- menteuses. (Amé- rique du Sud). Cayennensis Dej. Cayennœ. .Equinortialis [nobis). Nov. Grenada. Audouinii {nobis). (1) Juvencus [Audouin, Plata. id. ce Petite taille. e Corselet terne, très pointillé. Tricolor Dej. Amer. bar. Nemoralis Say., Dej. id. Aureliensis {nobis). New. Orléans, Chalybeipennis(«otii). Mexico. Vicinus Dej. Amer. bar. Obscuripennis (Rciche). id. Viridanus Dej. id. Amaenus Dej. id. Feisihamelii [nobis). id. ee Corselet lisse , peu ponctué, (la plu- part du Mexique). f Pattes ferrugineu- ses, i Nigripennis(C/iei;ro/ar , Mexico. { Obscuripennis ( Dej. { cat.). i.l. Chevrolatii (Dej. cat.). id. Melanarius Dej. id. Viridiceps [Reiclie). New. Orléans. (l) M. Dejean ne s'était pas aperçu , en admettant celte espèce dans sa coUeciion et dans son catalogue, sous le nom de juvencus Audouin, qu'il avail décrit et catalogué sous ce mêoje nom, une autre espèce du Sénégal. Nous avons dû remédier à ceUf inattention en donnant à l'espèce de la Plata le nom du savant professeur auquel M, Dejean en était redevable. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 219 // Faites noires. 15' GROUPE. Europe, y compris l'Algérie et la Si- bérie. a Grande taille. Petite taille. 00 LL Violaceus {Clievrolat. Asperulus [Ménétries. iEratus [Schœnherr. Pallipes Gebler., Dej. Schrankii Duft.,Dej. Dives Dej. Nigripes Dej. Ghrysoihorax [Sleven. Nigricornis Fab., Dej, Melanocornis Dej. Tibialis Dej. Mexico. California. Barburia. Sihi7-ia. Kurofu. Hispania. Gall. merid. Russ. merid. Europa. id. id. 16* GROUPE. Espèces entière- ment noires. 17* GROUPE. Les côtes impaires en saillie , réelle ou apparente. Exaratus (Leconte. Amer. bor. Sulcicollis Vayk. Dej. Europa. Pubescens [Menetries. Persiabor. Holosericeus Fab. Dej. Europa. Cœlatus Weber,, Dej. Europa bor. Greyanus ïVIdte. [Voy. cap. Grey., p. /i58.) iSov, Rolland. Quadrisulcatus {lllig., Sturm , Dej. Europa bor. 18" GROUPE. Corselet cordifor- me. (Elytres al- longées, sub-pa- rallèles). Elytres non poin- tillées. Optabilis (nobis). India bor. Sollicitus nobis. Guinea Lusii. Ca:riiIeus(.S/?tr«. Dej. finssiamerid. 250 KK ANNALES au Ëlyires pointillées. !• Inde. Latro (nobis). India bor. Prœdator (nobU). id. Fur. (nobis). id. 2» Amérique. Vorax (nobis). Nov. Grenada. Lecontci Dej. Amer. bor. Leucoscelis [Chevrotât. Mexico. Chlorophanus Dej, Amer. bor. BrasiliensisIDej. Brasilia. Viridicollis (Reicke) . Colombia. Breviusculus [nobis). Peruvio. Oblongus Dej. Buenos- Ayr es. 3° Europe, y compris TéDériffe. h Pattes rouges. Canariensis Dej. Teneriffe. Exutus [Friwatdszky. Insida Creta. Flavipes [Ménetries. Huss. merid. Chrysoceplialus Bossi , Dej. Europ. merid. iEneocephalus Dej. Russ. merid. Gracilis Dej. Péloponnèse. i Virens (/îamfcM/-. Hispania. 1 Cyaneiis [Brullé. Barbaria. Azuré us Dej. llisp. merid. Cyanellus [Helfer. Syria. Infantulus [nobis) . Hisp. merid. hb Pattes noiies. Ste\em\ Se fih., Dej. Russ. merid. Gotschedii [Ménetries id. 19' GROUPE. Espèces anormales par leur tailli e élevée et en même temps par la sail lie de toutes les côtes des élytres 1. rt Ponctuation imper ceptible au fond des stries. Nigrilus Drj, ScnegaL t)H LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 251 au Ponctuation dis- tincte. Femoraïus Dej. Java. Cosiatus [Baquet. id. Total des espèces de notre collection. 200. Les espèces qui composent le dernier groupe, nous paraissent déplacées parmi les ChUvnius. Leur faciès de- manderait qu'on créât pour elles deux nouveaux genres, un pour le Chlcenius nigritus, insecte atteignant 37 milli- mètres de longueur, entièrement noir, sans pubescence, ni reflets métalliques d'aucune sorte, Tautre pour les deux espèces de Java, longues de 20 à 24 millimètres, à élytres noires, à corselet d'un vert métallique, et remarquables par la saillie de toutes les côtes des élytres. Mais nous avons eu beau relourncr ces insectes dans tous les sens, examiner leurs palpes, leur menton, leur labre, leurs an- tennes et leurs tarses, nous n'avons rien trouvé qui ne convienne parfaitement au genre Chlœni'ns, et notre uni- que ressource a été de les placer à la fin du genre, comme transition, pour arriver aux grandes espèces (VEpomis. Nous terminerons nos observations sur le genre Chlœ-- nius, en faisant le relevé des espèces du catalogue Dejean, que nous avons retirées soit en les faisant passer dans un autre genre, soit en les éliminant entièrement. Cela se borne à dix espèces, savoir : D'une part, exùnius, type de notre genre Hoplogenïas. sexmaculaîits, id. Omalotrichus. quadi-ipustulatus ( I ) , id . Aleptocems. Mellyi, id. Âsporinus. nnthmcinus, id. id. (I) Celte espèce est celle qui, par erreur, tigure au catalogue Dt'jt'an sous le nom de quadrijjimctalus. (Voy, Vn-raia du caïa- loguc, p. .SIO.) 252 ANNALES gibhosus appailient au genre Dciryliis. Jiitidulus, type tle noire genre Hololcius. tomentosus, \d. Enrydactylus. ITautre part : myops Dej. identique avec oculatiis Fabr. et riifipcs Dej. \à. laffcollis Say. XV. Genre EPOMIS Bonelli (1). Le caractère essentiel qui distingue ce genre des C/ilœ- îiins^ consiste dans la forme triangulaire du dernier article des palpes, surtout des labiaux. Mais il faut tenir compte aussi du faciès, qui permet à première vue de reconnaître ce genre entre tous ceux qui Tavoisinent, surtout depuis que nous Tavons réduit aux espèces verdâtres ou bleuâtres, à bordure jaune autour des élytres,et à corselet plus étroit que les ély très à la base. De ce genre ainsi restreint, nous comptons encore onze espèces, dont voici la liste : Epomis Crœsus Fah.^ Dej. Scnegal. Bocandei jiobis. Giiin. Lusit. Latreillei iiohis. id. Circumscriplus Duji., Dej. Europa merid. Goryi Gray. [Ann. King.) (2) Sénégal. Kareliuii {Manuerh.) (3) Pevsia occid. Deplanatus {Reic/ic). (4) Sénégal. (1) iTia/xk, manielei. (2) Cette espèce ne dlH'ère du cire umscrip lux que par la foi i"c du corselet, plus long et plus dilaté antérieurement. (3) Espèce non moins voisine du circumscriplus , la différence consiste dans la largeur du corselet et des élyires, qui sont au<îsi plus régulièrement arrondies postérieurement. [h) Celte magnifique espèce se reconnaît au premier coup d'œil à ss couleur d'un bleu miroitant , oux contours sensiblement cordi- DE LA SOCIÉTK ENTOMOLOGIQUE. 25.1 Diivaucelii Dcj . India or. Nigricans ff^icdcni., Dcj. id. Rugicollis (nobis). (1) JUi'a. Dejcanii [Solicr, Dej.) Grœcia. X\ I. Genre TOMOCHILUS nobis (2). Nous avons formé ce genre avec VEpomis Wcstcnnanni^ espèce inédite du catalogue, dont M. Dejean ne possédait (ju'uu individu défloré, et dont INl. Bocandé a récolte' un bon nombre d'exemplaires, d'une parfaite conservation. Cet insecte que M. Dejean n'avait placé parmi les Epomis qu à cause de la forme de ses palpes, a plutôt le faciès d'un Chlœniiis c^xxe à\\n Epomis, mais n'appartient, à notre avis, nia l'un, ni à Tautre genre. Voici les caractères qui le distinguent : Le dernier article de tous les palpes du mâle est ce qu'on peut voir de plus sécuriforme, dans toute la force du mot. Dans la femelle , ces mêmes articles ont une forme triangulaire, plus sensible dans les palpes labiaux que dans les maxillaires. La dent du menton est fortement relevée sur les boi'ds, creuse dans le milieu, et nous paraît bifide à l'extrémité. Le labre, profondément échancré , est divisé en deux lobes assez aigus. Les mandibules sont formes du corselet et à la forme des élylres qui sont plates, très pa- lallèles, avec des côtes lisses, peu saillantes, séparées par des stries à double série de points enfoncés. (1) Cet insecte que M. Reiche possédait sous le nom nigricans, est peutêire le véritable nigricans de Wicdemann, 11 diffère de celui de la collection Dejean par la couleur noirâtre et la ponctuation abondante et rugueuse du corselet; le nigricans, selon Dejean, ayant le corsciet d'un rouge cuivreux etpeuabomiammeiil ponctué. (2) TÔ^n , coupure, fissure ; yj»''^, lèvre. 25 4 ANNALES avancées, peu arquées et acuminees. Les antennes fili- formes n'offrent rien Je remarquable. Aux tarses anté- rieurs du mâle, les trois premiers articles, e'gaux en lon- gueur, ne sont nullement transversaux, mais sont un peu plus longs que larges ; le premier est sub-triangulaire , les deux suivants quadrangulaires, et le quatrième allonge et filiforme, nullement triangulaire. Le corselet est beau- coup moins large que les élytres. L'espèce que nous possédons est remarquable , en outre , par ses élytres conformes à celles de notre dix-septième groupe des Chltjenius\ les côtes impaires se distinguant des autres par une légère saillie , et surtout par leur teinte d'un rouge cuivreux. Cette espèce sera décrite, au surplus, avec celles (le la Guinée portugaise. XVIL Genre tEACUS nobis (l). L'insecte qui est le type de ce genre avait été placé par M. Dejeanà la fin des Epuinis, sous le nom de carhona- rius ; mais le faciès de cette espèce qui est entièrement noire de la tête aux pieds, était une indication qu'elle ne pouvait rester dans ce genre. Celte séparation était exigée en outre, par la forme tic son corselet aussi largi; que ses élytres, et par celle des antennes qui ne sont pas atténuées à l'extrémité. Voici, au surplus, les caractères de ce genre: Palpes labiaux à dernier article plutôt triangulaire que sécuri- forme, surtout dans le mâle. Dernier article des maxil- laires faiblement dilaté au sommet. Dent du menJon creusée en cuiller, non distinctement bifide. Mandibules avancées, peu arquées, acuminees comme celles du genre (1) A"<«xo;, .l'iaqiic, nom myiliologique. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 255 précédent. Labre moins protondénient biiide, mais dis- tinctement écliancré. Antennes épaisses d'un bout à Fautre. Tarses antérieurs du mâle fortement dilatés aux trois premiers articles, le premier subtriangulaire, le deuxième transversal, le troisième carré, le quatrième triangulaire, et non pas linéaire comme dans le genre qui précède. Corselet aussi large que les élytres à la base. Ce genre, très voisin du précédent, s'en distingue par la forme moins sécuriforme des palpes, par la plus grande largeur du corselet, et par la forme du quatrième article des tarses antérieurs dans les deux sexes. Nous possédons deux espèces de ce genre, \ jE. carbo- narius Dej., du Sénégal, et une nouvelle espèce de la Guinée portugaise^ jE. stygius nobis , de taille moins grande, également noire, mais distincte par son corselet lisse, et par Tabsence de ponctuation dans les stries des élytres. XVIII. Genre EURYDACFYLUS nobis (I). Nous nous sommes vu forcé d'établir encore un nou- veau genre pour une espèce américaine très répandue dans les collections, le Chlœnius tomentosus Knocli , des Etats-Unis. ATexemple de quelques entomologistes, nous l'avions depuis longtemps séparée des Chlœnius^ et classée^ à cause de la dilatation légèrement sécuriforme de ses palpes, parmi les Epomis, à la suite du carhonarius, avec lequel elle a plus d'un rapport de faciès. Cet Epomis cai~ bonarius étant devenu lui-même, pour nous, le type d'un nouveau genre, il fallait de deux choses l'une : placer le Chlœnius tomeiitosus dans ce genre, ou créer pour lui un genre nouveau. C'est à ce dernier parti que; nous nous (1) *uc^.;, large; éxKtu>.',z, doigt. 256 ANNALES sommes arréld, à cause des différences génériques que voici : Labre coupé carrément, nullement échancré ; an- tennes légèrement atténuées à Textrémitéi enfin, tarses antérieurs du mâle présentant une dilatation tout à fait exceptionnelle. Les trois premiers articles étant fortement transversaux, surtout le troisième qui est presque deux fois aussi large que long. Nous croyons inutile d'en dire plus long sur cet insecte répandu dans la plupart des collections. XIX. Genre DERGYLDS Castelnau (l). Ce genre, peu connu et fort rare dans les collections, a été publié par M. de Castelnau, en 1832, dans le premier volume de nos Annales , p. 392. L'auteur s'attache à le distinguer des Panagées, dont il a, dit-il, le faciès, mais n'ayant sous les yeux que deux individus en mauvais état, il n'a pu en donner qu'une description assez incomplète. Nous ne sommes donc pas de l'avis de M. de Castelnau sur la place à assigner à ce genre. Nous ne trouvons pas qu'un insecte noir, glabre, brillint, à antennes peu allongées, ait le faciès des Panacées. A défaut de ce faciès, il faudrait au moins, comme pour le genre Coptia, des yeux extrê- mement saillants , ce qui n'a pas lieu chez les Dercjlus, dont les yeux ne sont guère plus saillants que ceux des Epomis dont nous les rapprochons. Nous avons en outre pour nous l'opinion de MM. Dejean et Reiche, qui avaient placé une des espèces de ce genre, l'un parmi les ChlceniiiSy sous le nom de gibbosus , Tantre parmi les Asporina, sous le nom à' A sporina jn'gn'ta. Nous nous croyons donc par- faitement autorisé à éloigner les Dcrcyliis des P((?iagccs, (1) litvmoloKic incomuic. DE LA SOCIÉTh; ENTOMOLOGIQUE. 257 cl à les placer non loin du genre vEaciis, avec lequel ils ont tles rapports de (hcies non contestables. M. de Caslelnau n'a pas tout dit sur les caractères de ce genre, dont nous possédons trois espèces assez bien con- servées : premièrement, les palpes ne sont pas semblables dans les deux sexes. Dans le mâle, le dernier article des labiaux est assez fortement sécuriforme -, dans la femelle, il est renflé et ovoïde. Quant aux palpes maxillaires, leur dernier article n'est sécuriforme ni dans un sexe ni dans Taulre , il est imparfaitement cylindrique , comme dans les Chlœmus\ nous ne croyons pas non plus qu'il soit si court que le déclare Tauteurj à moins qu'il n'ait eu sous les yeux des individus à palpes rongés , comme on en ren- contre quelquefois. La dent de l'échancrure du menton est légèrement biOde^ le labre, coupé carrément, est den- telé à son bord antérieur-, les antennes, peu allongées , atteignent à peine la base du corselet, et sont un peu mo- niliformes aux trois premiers articles, et non pas seule- ment aux deuxième et troisième, comme il est dit dans la description primitive du genre-, seulement, le premier article est à peu près triangulaire, et moins large que les deux suivants. Nous possédons trois espèces de ce genre. Dercyltjs Tenebricosus (Brit. imis.J. Cayenne. Infernus (nohis). Venezuela. Gibbosus (Dejean Cat.J Cayenne. Jier? Castelnau. Brasilia. Tous ces insectes sont complètement noirs, à surface glabre, lisse et vernissée. Ils sont remarquables par la longueur de leur corselet, dont la base est aussi large que celle desélytres, et présente constamment deux impres- sions longitudinales très profondes, qui ne se prolongent pas au-delà du milieu ; la ligne médiane, sans être aussi 258 ANNALES ni'ofonde que ces impressions, est néanmoins très pro- noncée, et se prolonge d'un bord à Tautre. Les élytrcs , très profonde'ment striées, sont larges et courtes , un peu gibbeuses, et de forme sensiblement ovalaire. Le gibbosus , espèce la plus ancienne de notre collec- tion, est la plus petite des trois (long. 14 mill., larg. 6 1/2), sa forme est régulièrement ovale, ce qui lient à la coupe de son corselet qui a sa plus grande largeur à la base, et à celle des élytres qui sont dans le même cas, sans arron- dissement aux épaules, de manière que les contours laté- raux du corselet et des élytres ne forment pour ainsi dire qu'une seule et même ligne. Quoique la figure duDercy- lus ater Castelnau (Hist^ nat. des Ins., t. I, pi. 9, fig. 5) convienne parfaitement au gibbosus , Tespèce figurée provenant du Brésil, et la nôtre de Cayenne, leur iden- tité ne nous a pas paru suffisamment établie, et nous avons dû conserver provisoirement le nom que M. Dejean avait adopté dans sa collection et dans son catalogue. \Sinfermis de Venezuela est un peu plus grand que le précédent, et en même temps un peu moins laxge. Il s'en distingue, en outre, par la forme de son corselet, dont la plus grande largeur n'est pas à la base , mais avant la base, et par celle des élytres qui sont un peu arrondies antérieurement. Cette espèce et la précédente ont le fond des stries distinctement ponctué. Le tenebricosus est un magnifique insecte qui nous a été cédé par M. Deyrolle. Il Tavait reçu sous le nom (ÏEmysoma tenebricosum (INIus. Brit.). Nous avons con- servé ce nom spécifique en restituant Tespèce au genre auquel elle appartient sans aucun doute. Sa forme est tout aussi ovale et tout aussi large que celle du gibbosus , mais elle est beaucoup plus grande (long. 22 mill., larg. 9 1/2), elles stries de ses élytres u'olfrent aucune appa- rence de ponctuation. DE LA SOCIÉTÉ EN rOMOLOGIQUE. 2:)l^ XX. Genre ASPORINUS Castelnau (I). Ce genre a été décrit par M. de Castelnau fllist. nat. des his.j, t. I, p. 135) sous le nom à^ /^sporina , que nous avons conservé en lui donnant une terminaison mascu- line. Les insectes qui le composent sont remarquables par leur grande taille et par un faciès peu dificrent de celui des Dicœlus^ mais Finspection des parties de la bouche ne permet pas de les rapprocher de ce genre, et leur assigne une place parmi les Chlœnides, dans le voisinage des Der- cylits et des Glyptoderus, dont les antennes sont également courtes et peu filiformes. Nous renvoyons pour les carac- tères génériques à la description qu'en a donnée M. de Castelnau. Nousferons remaïquer seulementque, dans ces insectes, la dent du menton est remarquablement large et robuste, peu avancée, à bords fortement relevés, ce qui la fait paraître échancrée circulairement, tandis que l'extré- mité qui se prolonge au fond de la bouche, suivant un plan incliné, est terminée carrément. Les antennes, mé- diocrement longues, ne sont pas atténuées à l'extrémité, et les articles de la base sont un tant soit peu moniliformes. Les élytres, moins larges que celles des Diccelus , présen- tent des côtes élevées , séparées par des sillons profonds plus ou moins ponctués. Enfin, les tarses antérieurs du mâle, dont M. de Castelnau ne parle pas , sont fortement dilatés aux trois premiers articles. Le premier est trian- gulaire, les deuxième et troisième carrés , aussi longs et plus larges que le premier, le quatrième non dilaté , mais en triangle peu allongé. Nous ne possédons de ce genre que les deux grandes espèces que M. Dejean avait placées, dans son catalogue, à la suite du Chlœuius nigrltiis : (1) Etymoîogie inconnue. !iGO ANNALES AsPORiNUS i Antliracinus Dcj. Brasilia. ] Giganteiis Cast. id. I Licinoidesf/'c/'fjJ. Voy.de Spix et < Marlius. id. ( Mellyi Dej. cat. id. Le Licinoidcs, encore plus grand que Yant/iracinus, s'en dislingue facilement par la ponctuation grosse et espace'e des stries. XXL Genre GLYPTODERUS noLis (1). Nous avons composé ce genre avec deux espèces ame'- ricaines, de'couvertes depuis peu d'années, et dont le type est le Cidœnius anroliinbatiis (Reiche), espèce inédite du Mexique. M. Reiche, en dernier lieu, avait classé cet in- secte parmi les Âsporinus, mais nous ne pouvons partager son avis. Le faciès tout particulier de ces insectes indique la nécessité d'une nouvelle coupe générique, et inspection faite de la dent du menton et des tarses antérieurs du mâle, on trouve des différences qui autorisent la création d'un nouveau genre, dont voici les principaux carac- tères : Palpes à dernier article subcylindrique ; dent du menton très prononcée, et véritablement bifide à son extrémité , labre couj)é carrément. Antennes courtes, non atténuées à l'extrémité et sub-moniliformes, surtout vers la base, dont les articles sont un peu renflés au sommet \ tarses antérieurs du mâle modérément dilatés aux trois premiers articles: le premier étant à la fois le plus long et le plus large, et les deux autres diminuant progressivement de (l) y-Kuntroc, SCUlplé ; i'^p^, COU. DE LA SOCIÉTÉ EiMOMOLOGIQUE. 261 longueur et de largeur, le quatrième arlicle triangulaire, mais plus étroit que dans le genre Asporinus. Ajoutez à tous ces caractères un faciès distinctj qui consiste dans la ("orme bombée et ua peu circulaire du corselet, orné vers la base d'impressions longitudinales profondes, et latéra- lement, de reflets cuivreux qui couvrent le bord externe de ces impressions, tandis que Tintervalle qui les sépare est criblé de gros points enfoncés. Ce faciès suffit pour difFérentier les Glyptoderus de tous les genres voisins. Mais, en outre, ils se distinguent : des Chlœnias parla forme courte et peu filiforme des antennes, des Dercylus par la forme sub-cylindrique de tous les palpes, et des asporinus par la forme des tarses antérieurs du mâle. Nous ne possédons que deux espèces de ce genre : Glyptoderus Guerinii (iiohis). Bolivia. Aurol i mba tus (Reiche) . Mexico . Var. Marginatus (Pilate. Yucntau. Le Guerinii est une espèce verdâlre, remarquable par la large gouttière des côtés du corselet, par la profondeur et la ponctuation abondante des stries des éljtres, et par Téclat métallique des élytres et du corselet, h'auroliinbatus est noii'âtre ; son corselet est plus faiblement rebordé, ses élytres sont ternes, peu ponctuées dans les stries, et en- tourées d'une bordure dorée ou cuivreuse. M. Pilate nous a envoyé, sous le nom A' yhporina marginata , un insecte du Yutacaiij qui n'est qu'une variélé du précédent : il est un peu moins grand, et les côtés du corselet, au lieu d'être d'un rouge cuivreux, sont d'im vert métallique. '2" Série j toaie ix. 17 262 ANNALES XXII. Genre RHOPALOPALPUS nobis (1). Nous plaçons ici ce genre et le suivant , bien qu'ils n'aient qu'une dent simple dans l'échancrure du menton, parce que leur faciès les rapproche des Dinodcs et les éloigne des Fertagus et autres genres à dent du rnenton simple. L'insecte dont nous avons fait le type de ce genre^ a le faciès d'un Féronien du genre Pœcilus, mais les tarses du mâle ddmesure'ment dilatés le placent irrévocablement parmi les Patellimanes. Ce qui le distingue de tous les genres de cette tribu, qui ont comme lui la dent du men- ton simple, c'est la forme étrange de ses palpes, tant la- biaux que maxillaires, dont chacun des articles extérieurs est exactement claviforme , c'est-à-dire cylindrique, et renflé en poire à l'extrémité. Le labre est assez long, coupé carrément etdenteléaubord antérieur; les maudibulessont arquées et très aiguës ; les antennes sont filiformes, de la longueur de la moitié du corps, le troisième article deux fois et demie aussi long que le second. Les tarses du mâle sont très fortement dilatés aux trois premiers articles : le premier sub-triangulaire , le deuxième en forme de rec- tangle transverse , le troisième carré, le quatrième et le cinquième très étroits. La seule espèce de ce genre que nous possédions pro- vient du nord-ouest de l'Inde : nous l'avons nommé ^œa- /oiV/e^àcause de son faciès. C'est un insecte bleu, de la taille du Cldœnius velutinus» sans impressions sur la tète, le corselet sub-quadrangulaire, légèrement arrondi latérale- ment, peu abondamment ponctué, une impression longi- tudinale de chaque côté de la base, les angles postérieurs droits -, les élylres guère plus larges que le corselet, sub- l^\) fwTTxxov, massue; palpas, paJpe. DE LA SOCIÉIÉ I:NT0M0L0GIQUE. 203 parallèles, peu convexes, ternes, poinlillcjes et parsemées d'une pubescence très fugitive, les stries sans aucune pro- fondeur, et ne re'sultaut pour ainsi dire que d'une succes- sion de petits points très rapprochés, et néanmoins très distincts. Les cuisses fortes et brunâtres, ainsi que Tabdo- men ,• le reste des pattes noir. XXIIL Genre AMBLYGENIUS nobis (1). Ce genre, comme le précédent, est établi sur un insecte unique, provenant de la même partie de rinde. Malheu- reusement c'est une femelle, ce qui laisse notre description incomplète sous plus d'un rapport. Il n'y a même que l'analogie générale des formes et du faciès qui nous ait décidé à éloigner cet insecte des F é?'onien s et à le rapprocher des Chlcenius. La dent de Téchancrure du menton est peu avancée, et simplement arrondie; les palpes sont très longs et très grêles , avec tous les articles sub-cylindriques et coupés carrément à l'extrémité; le labre est long, très légèrement échancré et non denticulé au bord antérieur-, les mandibules fortes , arquées et aiguës , les antennes de la longueur de la moitié du corps, très filiformes, à deuxième article très court, le troisième plus long que les suivants et trois fois aussi long que le second ; les pattes, de grandeur ordinaire, ont les cuisses un peu plates. Nous ne pouvons rien dire des tarses du mâle que nous ne con- naissons pas. Notre unique espèce, que nous avons appelée chlœni- oides, ressemble beaucoup au Chlcenius columhinus, bien qu'elle soit un peu plus grande. La tête est sans impres- sions; le corselet, presque aussi long que large, est arrondi sur les côtés et même un peu aux angles postérieurs, il (l) kfji^h'ut, obtus; y'vff, inentoiu 264 Ai\i\ALES est d'un bleu un peu verdàtre, 1res peu ponctué, lisse et très brillant, les impressions longitudinales de la base sont courtes, mais assez profondes. Les élytres sont d'un bleu un peu violet, pas beaucoup plus larges que le cor- selet, en ovale allongé, assez convexes, moins brillantes que le corselet, parsemées d'une pubescence peu adhérente, le fond des stries ponctué, avec les côtes intermédiaires assez saillantes et peu pointillées-, les pattes et le dessous du corps ont une teinte brunâtre. XXIV. Genre DINODES. Bonelli (1). Nous revenons à un genre qui a dans l'écliancrure du menton une dent bifide, et qui sous le rapport du faciès se place très bien à la suite des deux précédents. Ce genre établi par Bonelli^ et conservé partons les auteurs qui ont écrit depuis sur les Garabiques, se distingue des Chlœnius et des Epomis par la brièveté du dernier article de tous les palpes, qui est en même temps légèrement sécuriforme. Notre collection comprend aujourd'hui les espèces sui- vantes : DiNODEs Rufipes Bonelli. Affinis (Kliig. iMaillei Solier, Dcj. Nigripcs (Faldcrm. Var. ^ngusiicollis [Menetr Mauiineaui (Solier. Persicus (Mannerh. Viridis (Menetr. Delicatulus (nohis). Rotundicoliis Dej. Eumpa merid. Algiiia. Pr. bon. sp. Grœcia. Persia russica. Caucasia. Grœcia. Persia occid. Caucasia. Insula Creia. Amer. hor. (1) (T/vaxTuf , qui court avec la rapidité d'un torrent. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 265 Premièrement, nous avons rétabli comme espèce dis- tincte le D. affinis Klug, espèce du Cap qui nous paraît différer du riifipcs par les caractères suivants : le corselet plus arrondi sur les côtés, les élytres plus étroites et plus allongées, couvertes d'une ponctuation plus iine et plus serrée; enfin, le dernier article des palpes moins court et moins dilaté. Secondement , nous avons trouvé dans la collection Dejean une espèce nouvelle des provinces persannes de la Russie, sous le nom de Persicus, Mannerh. Ignorant si elle est décrite , nous dirons en peu de mots que cette espèce qui a les pattes rouges se distingue du riifipes par la forme du corselet qui au lieu d'avoir les angles posté- rieurs arrondis , les a exactement droits. C'esl la seule différence sensible que nous puissions constater, mais elle est suffisante pour caractériser celte espèce. Enfin, nous considérons comme espèce distincte un très petit Dînodes de Tîle de Crête, delicatulus fnobisj, que M. Friwaldszky nous a envoyé sous le nom de Maîllei, mais qui est d'un quart plus court que celui-ci, etqui a le corselet proportionnellement moins long, moins convexe et moins arrondi sur les côtés. M. de Chaudoir nous a envoyé, sous le nom (\'angus- ticolUs Ménétriés, une espèce du Caucase qui ne diffère du Maillci que par la couleur rougeâtre des pattes. Cette dif- férence ne constitue pas, à nos yeux, un caractère spéci- fique ; d'autant moins que le D. Maillet existe aussi dans la Perse occidentale, d'où M. Dejean en a reçu, sous le nom de nigripes Fald., un individu identique avec ceux de la Grèce. Nous en faisons autant du D. Maurincaui Solier, insecte de Moréc, à pattes rouges, que nous con- sidérons aussi comme une variété du Mnillei, en sorte que les deux variétés de celte espèce se rencontreraient aussi •266 ANNALES bien en Morce qu'en Perse. Ces erreurs j)euveiil provenir lie ce qu'on n'a tenu compte dans la dislinclion de ces espèces que de la couleur des pattes, tandis que la véritable différence consiste dans la forme du corselet, qui est sen- siblement plus allongé dans le Maillei i]ue dans le ru- fipes. TROISIÈME GROUPE. OODITES. Nous voici arrivés aux Oodites , groupe très naturel, dont tous les genres ont la dent du menton simple, le troisième article des antennes pas plus long que les sui- vants, les élytres toujours glabres, et le corselet presque toujours aussi large que les élytres à la base , d oiî résulte cette forme ovalaire, à laquelle Bonelli a fait allusion en donnant le nom d'Oo^^e^ au genre qui forme la base de ce groupe. Nous divisons les Oodites en quatre genres : Ho- plolenus, établi sur une espèce nouvelle et bien remar- quable de la Guinée portugaise j Lonchostcrniis, formé avec trois espèces du catalogue Dejean, qui ont le proster- num prolongé en pointe aiguë; Oodes proprement dit, qui contient plus de quarante espèces de formes assez dif- férentes -, et Hololeius, formé avec le Chlœiiius nitidulus, Dej.j de Tlnde orientale. XXV. Genre HOPLOLENUSnobis(l). Nous avons dit dans le tableau analytique que ce genre se distinguait des Oodcs proprement dits par la forme ovoïde et peu allongée du dernier article des palpes. Ajou- tons que le premier article apparent dos maxillaires est (1) '';7r^ov, arme; à^Jvn, bras. DE LA SOCIEIÉ ENTOMOLOGIQUE 267 comparativement plus gros que les autres, et le second presque aussi court que le dernier. Cette forme ovoïde est surtout remarquable dans les palpes labiaux du mâle. Le labre est lëgèrement échancré et se termine par deux lobes arrondis, avec fossette en dessus. Les mandibules très arquées^ ne sont pas convexes, mais creusées en gout- tière dans le sens de leur longueur. Les antennes, très courtes, n'atteignent guère qu'à la moitié du corselet; elles se composent d'articles épais, et tous d'e'gale longueur, à partir du second , qui est d'un tiers moins long que les suivants. L'article basilaire est remarquable par sa gros- seur. Les cuisses de toutes les pattes sont d'une largeur et d'un aplatissement non moins remarquable, et cela dans toute leur longueur, sans qu'il y ait une partie plus renfle'e qu'on puisse assimiler au gi'as de la cuisse. Les tarses antérieurs du mâle sont fortement dilatés aux trois premiers articles j surtout au second. Les tibias antérieurs dans les deux sexes sont très élargis à leur extrémité, et armés de deux longues épines légèrement arquées. Le prosternura, assez saillant, est arrondi à son extrémité cl se prolonge un peu au delà de la base des pattes anté- rieures. Nous avons donné le nom à' Hoplolenus insignis à ce curieux insecte, qui du reste est extrêmement noir, très lisse , et dont le coi'selet, très grand, excède les élytres en largeur. Il sera décrit plus au long parmi les Coléoptères de la Guinée portugaise , dont il fait partie. XXVL Genre LONCHOSTERNUS nobis(l). Ce genre ne se distingue des Oodes proprement dits que par la forme du prosternum , qui se termine en poir)te (1) ^ô^A:", lance, pointe; ti^vov, poitrine. SfiS AJNNALKS jiiguc, à peu près comme chez les Palpicornes du genre Hydwjjhilus. Il nous est impossible de découvrir une autre differenre générique soit dans les palpes, soit dans les an- tennes, ni même dans le faciès qui diffère si })eu, que M. Dejean avait réimi sous le même nom deux espèces : Tune d'Espagne, que nous considérons comme le t_ype du genre, Tautre de Plnde orientale, qui est un véritable Oodes. Si la pensée lui était venue de les comparer en dessous, il aurait vu que le prosternum était mutique dans Tespèce indiennC; etacuminé dans Tautre. Nous aurions pu ne faire des espèces à prosternum acuminé qu'une subdivision du genre Oodes, mais crai- gnant qu'un caractère aussi remarquable ne passât ina- perçu, nous avons préféré admettre un genre de plus, et appeler ainsi sur ce singulier appendice l'attention des entomologistes. Trois espèces déjà connues sont venues se grouper dans cette nouvelle coupe générique. LoNcuosTERNus Hispanicus Dej . Hispania. Semistriatus iSr ////., Dej. Sicrmlcone. [ Sublaîvis Reiche {voyage en I Ahyssinie, p. ^GS). Jhyssinia. { Spinolœ {^Baquet. Dej. cat.) Scncgal. Nous ne connaissons pas Y Oodes poli tus Gory, auquel M. Reiche a comparé son L. suhlœ^is, mais nous pouvons ajouter que cette espèce , identique avec \ Oodes Spùiolce du catalogue Dejean, n'est pas moins voisine du L. scmi- striatus Dej., dont elle ne diffère que par une forme j)lus étroite et par l'oblitération presque complète des stries des élytres. Quant au semi-strintus que M. Bocandé a retrouvé dernièrement dans la Guinée portugaise, il est lui-même très voisin de V Hispanicus., et ne s'en distingue que par l'infériorité de sa taille, sa couleur moins noire, tournant DK LA SOCIÉTÉ EWTOMOLOGIQUE. 269 un peu au bronze, et par les stries des elytres plus délica- tement gravées. XXVII. Genre OODES Bonelli (1). Ce genre, déduction faite des quatre espèces dont on vient de parler, ne contient (jue des espèces à prosternum mutique, et dont les palpes se terminent par des articles allongés, sub-cylindriques ou très légèrement ovalaires. Nous en possédons quarante-ct-une espèces, que nous di- visons en trois groupes, de la manière suivante : 1" GROUPE. A Espèces à côtes saillantes, forme généralement al- longée. a Espèces sans ta- ches. h Ancien continent. ( Corselet plus large que les ely- tres). Tenebrioides ( Dey- rolle) nobis. Gain. Lusit, Grandis Dej. Ind. or. Fossor nobis. Guin. Lusit. Sulcatus ( Deyrolle ) nobis. id. Lalus {Reicfie). (2) CoromandeL ht Continent améri- cain. ( Corselet pas plus large que lesélytres). Buquetii Gory [Cen- turie). Cmjenncc. (1) à)oi5). Ind. or. I Polituslvarl apudDej. id. Cordicollis (nobis). Ind-. bor. Latifrons De/'. Ind. or. j Distinguendus(«oZ'/5). Ind. bor. \ Politus var. apud Dej. Ind. or. QuadricoUis (nobis). id. Capensis (Reiche). Pr. b.spei. Mgypiiacusi^Klug.Dej. jEgypt. Senegalensis Dej. Seneg. super. Impressicollis Dej. Amer. bor. Id.yar.'i (major) JS ew-Orleans . Depuis la description que M. Dejean a donnée de l'es- pèce américaine impressicollis, il a été recueilli à la Loui- siane de nombreux exemplaires d'une espèce qui a tous les caractères de V impressicollis, mais qui est constamment 280 ANNALES d'un tiers environ plus grande, tant en longueur qu'en largeur. Maigre cette différence de taille, nous pensons avec MM. Reiche et Chevrolat, que cette espèce ne dif- fère pas de Vimpressicollis Dej., dont le type s'est trouvé, par hasard, d'une petitesse exceptionnelle. Nous remarquerons, en terminant, que tous les Rembus^ à Texception de Vimpressus , du politus, du siihpunctatus et du distingueiidus, ont la tête déprimée et concave an- térieurement , comme les Dicœliis , les Licinus et les Badister. XXXI. Genre LICINUS Latreille (I). 11 est inutile de rappeler ici les caractères de ce genre qu'on rencontre dans toutes les collections, et qui a été décrit par tous les auteurs qui se sont occupés des Carabi- ques. Mais ce que nous ferons remarquer en passant, c'est l'analogie qui existe entre ce genre et le précédent. Les tarses présentent, il est vrai, une différence notable, puis- que ceux des Licinus mâles , comme ceux des Panagœus proprement dits , ne sont dilatés qu'aux deux premiers articles-, mais si l'on lliit porter la comparaison sur la tête, et surtout sur sa partie antérieure, on est étonné de voir de part et d'autre la même largeur entre les yeux, le même applatissement et la même échancrure du cha- peron et de l'épistome. Seulement , le labre qui est long et bifide dans les Rembus, est très court et faiblement échancré dans les Licinus, et les mandibules , pointues chez les premiers, sont chez les seconds obtusément tron- quées et dentelées à leur extrémité : ajoutez à cela l'ab- sence de dent dans Téchancrure du menton, caractère commun aux deux genres, et on comprendra notre persis- (Vj Elyinol(>(j;ie inconnue. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 281 tance à maintenir Tancien classement de M. Dejean, nonobstant Tavis contraire d'Erichson. Ce genre n'est pas de ceux qui ont pris de Taccroisse- ment dans notre collection depuis dix ans ; au contraire , nous sommes d'avis de réduire le nombre des espèces dé- crites par M. Dejean, que nous groupons de la manière suivante : P' Groupe : Ponctuation grossière ) , . ^ ,i „„ ,, ^ r> * »• r f sur les intervalles 2*' Groupe : Ponctuation tine / . 3*^ Groupe : Ponctuation nulle ) Le premier groupe se compose, d'après M. Dejean, des espèces suivantes : ^gricola. Trois côtes étroites sur les intervalles impairs des stries, se prolongeant presque jusqu'à l'extrémité des élylres : les autres inter- valles faiblement ponctués. Silphoides. Les côtes des élytres plus larges, moins sail- lantes , et s'oblitérant peu au-delà du milieu : ponctuation plus abondante sur les intervalles des stries. Granulatus. Côtes des élytres comme dans le précédent : ponctuation des intervalles très grosse et très profonde. Siculus. Pas de côtes élevées sur les intervalles impairs, ponctuation régulière sur tous les inter- valles. Les élytres plus convexes que dans les trois espèces précédentes. BrcvicoUis. Corselet (soit-disant) plus court ; ponctua- tion et côtes comme dans le silphoides -, él_ytres convexes. 282 ANNALES -^gyptMCus. Elytres comme celles du Siculiis : corselet plus étroit, plus convexe. Taille plus petite. Après un examen attentif de ces six espèces , nous 80(umes d'avis de les réduire à quatre : 1. L. agricola, Olivier, espèce parfaitement caracté- risée par les côtes lisses et étroites qui occupent les troi- sième , cinquième et septième intervalles des élytres, et par son aspect généralement terne. M. Dejean a remarqué avec raison que cette espèce est particulière aux contrées orientales de l'Europe, et qu'elle ne dépasse guère , en France, la limite du Ehône. Il est certain que nous ne l'avons rencontrée dans aucun envoi de l'Espagne , du Portugal, ni de l'Algérie, et que nous ne l'avons jamais prise qu'en Suisse. M. Friwaldszky nous en a envoyé, sous le nom de patrnelis, un exemplaire de Constantinople, que nous avons dû rapporter à cette espèce. 2. L. silphoides, Fabr., di£Fère du précédent par l'o- blitération des côtes , qui sont plus larges , et qui ne se prolongent guère au-delà delà moitié des élytres, par une ponctuation plus abondante, et par un aspect général plus brillant. Nous réunissons à cette espèce le L. granulatus, De)., qui ne se distingue que par une ponctuation plus grosse et plus profonde, qui fait paraître les élytres granu- lées. Cette variété, particulière à l'Espagne etauPortugal, se rattache au type par des passages insensibles. M. Dejean, dans l'opinion où il était que le L. silphoides ne dépassait pas le Rhône, avait classé parmi les agricola un individu de la Toscane , et deux de la Russie méridionale qui , à notre avis, appartiennent à l'espèce du silphoides: en sorte que cettr espèce s'étendrait vers l'Orient , fort au- delà des limites que lui assignait l'auteur du Spccies. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 283 3. L.brei>icoUis,Y)e\. M. Dejcanénumère plusieurs diffé- rences qui séparent cette espèce du silphoidcs, mais nous devons avouer que ces différences ne sont nullement cons- tantes. Une seule a de la valeur à nos yeux, c'est la con- vexité des élytres. U est certain que les hrevicollis que nous possédons, au nombre de plus de quinze, ont les élytres plus convexes que les L. silphoides et gmnulatus. A cela près, on ne peut tirer aucun parti ni de la forme du corselet, que M. Dejean dit être plus court et plus con- vexe, ni de la tête qu'il dit être plus lisse, etc. Quant au L. Siculus , ce n'est pour nous qu'une variété du hrevi- collis, dans laquelle les côtes impaires ne sont nullement saillantes et présentent une ponctuation régulièi'e, mais ce n'est pas un caraclère invariable : nous avons des Siculus dont les élytres laissent voir des côtes rudimentaires, et nous remarquons parmi les hrcvicoUis plusieurs exem- plaires qui n'ont pas apparence de côtes ; les élytres du Siculus présentent en outre cette convexité qui est le ca- ractère distinctif de l'espèce. Ce qui nous confirme dans notre opinion, c'est que M. Dejean n'a pas hésité à classer parmi les hrevicoUis deux individus recueillis en Sardaigne par M. Gêné, ce qui permet de penser que cette espèce peut habiter à plus forte raison la Sicile. Le L. intersti- f/a/« (Chevrolat), d'Oran, accueilli par M. Dejean comme espèce nouvelle, depuis la publication du catalogue, nous paraît être tout simplement une variété du brevicollis, à ponctuation plus fine sur les élytres. 4. L. JEgyptiacuSy Dej. Cette espèce, bien que 1res voisine delà variété sicilienne dont nous venons de parler, en est néanmoins suffisamment distincte : d'abord par sa petite taille, ensuite par le peu de largeur du corselet, et puis encore par la convexité remarquable de ce corselet, ce 284 AiNJNALi:S (|ui l'ail jjaraîlrc plus creuse respèce de gouUièie qui 1 ea- loure. Les elytres sont sans apparence de côles , et les intervalles des stries présentent des points enfoncés peu rapprochés et médiocrement gros. Le deuxième groupe qui ne contenait dans la collection J)ejean que quatre espèces, s'est augmenté d'une espèce européenne que nous nous étonnons de ne pas voir citée au catalogue de M. Gaubil : c'est le L. angustus, Clie- vrolat , découvert en Portugal par M. Narcisse Deyrolle eu 1839, et décrit par AL Clievrolat Tannée suivante, dans la Revue Cuvicricnne. Cette espèce , moins abon- damment ponctuée sur les él^'tres que Vœc/uatus , et plus profondément ponctuée que le cassideus, se dis- tingue de Tun et de l'autre par la forme plus étroite , tant des élytres que du (orselet, ce qui justifie parfai- tement le nom qui lui a été imposé. Nous ne disons rien de plus des autres espèces j peltoides et depressus, qui ne sont pas très rares dans les collections, et sur les- quelles nous n'avons aucune observation à faire. Enfin, le troisième groupe ne se compose que de deux espèces : VHqffmanseggii y Panz., et VoblonguSj, Dej. La première, assez commune, a été recueillie il y a peu d'années, en très grande abondance, par M. Ghiliani , dans les Alpes du Piémont-, elle varie beaucoup pour la taille : ainsi , la variété que Sturm avait décrite sous le nom de vchrioidcs n'a pas moins de 1 4 millimètres, tandis que celle que Ziegler a nommée minutus, n'a guère plus de 10 millimètres de longueur. La seconde espèce , ohlon- gus, Dej., par lît être fort rare. Elle n'est pas citée au ca- talogue de Sturm, et M. Dejean n'en possédait que trois exemplaires, recueillis tous les trois dans les Basses-Alpes, aux environs de Digne. Ainsi, tout compte fait, au moyen des réunions opérées I)i: LA SOCiElE ENTOiMOLOGlQUi:. 28; dans le preuiier groupe, le nombre des Licinus de notre collection se trouve réduit aux onze espèces suivantes ; G roui 2' Grou pc. .V Gi ipe. LICINUS. Agricola Oliv. Europa orient. Patmclis (Friw. Constantinople. Silphoides Fahv. Europa occid. var. Granidatus Dcj. Hispania. Brevicollis Dej. Barbatia. var. SiculusDej. Sicilia. — Interstiiialis ( Chei> . Oran. ^Egyptiacus Dej. Mgypt. Peho'}àesIlIig.,I)ej. Lusitania. Angustus Chev., Rev. Cuv., 1840, p. 11. id. iEquatus Dcj. Gall. merid. Gassideus Fab., Dcj. Europa. Depressus Payk., Dcj. id. HofFmanseggii Panzer. Europa merid. var. Nchvioides Sturm. Carniolia. — Minutas Zicgler. Styria. Oblongus Dej. Gall. merid. XXXII. Genre BADISTER Bonelli (1). Ce genre crée par Bonelli en 1811, dans les mcuioires de TAcade'mie impériale de Turin, est parfaitement ddcrit par M. Dejean dans le premier volume de son Species, page 405. Quoique la transition des Licinus aux Badister puisse paraître un peu brusque, à cause de la différence de taille, de coloration et de faciès, il nen est pas moins vrai que ces derniers se rattachent de très j)rès aux Licinus (1) p«Ji(rT>tc, coureur. 286 AiMNALES par l'coliancrure, ou plutôt par la troncature antérieure de la tête, par la brièveté du labre et par la forme arquée et obtuse des mandibules. Voici les observations que nous avons à faire sur ce genre : Le nom de cephalotes donné par M. Dejean à la plus grande espèce, ne peut pas être conservé, et doit être remplacé par celui de unipustidatus, Bonelli, qui remonte à 1811 (1). La troisième espèce du catalogue Dejean, B. lacertosus , Knoch , doit être supprimée. Ce n'est qu'une variété du bipustulatus, Fabr., dont latacbe rouge postérieure est dilatée transversalement, en forme de bande. Le catalogue de M. Gaubil mentionne deux nou- velles espèces européennes , binotatus , Fischer , de la Russie méridionale , et ditatatus, Chaudoir, de TAllema- gne. Nous ne pouvons rien dire de ces deux espèces que nous ne connaissons pas-, mais nous décrirons ici, en peu de mots, une espèce nouvelle de Madagascar, iridescens nobis, que nous avons acquise de M. Goudot en 1839, et que nous croyons inédite. Ce Badister est d'une taille in- termédiaire entre le bipustulatus et le peltatus. La tête est d'un brun foncé, avec les antennes brunes, à l'exception de l'article basilaire qui est ferrugineux. Le corselet est d'un brun rougeâtre, plus pâle vers les bords, un peu plus court que celui du bipustulatus et légèrement cordiforme, avec les angles postérieurs non arrondis, bien marqués et sen- siblement relevés. Les élytres diffèrent très peu de celles du peltatus. La forme est la même, les stries sont sembla- bles, la couleur est de même entièrement brune, mais plus claire, et elle présente, sous quelque jour qu'on regarde (1) Celte reftidcaiion a déjà t.Hé faite par Erichson dans les Coléoptères de Brandebourpf, et par MM. Sturni et Gaubil dans leurs ("aialosues. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 28: rdlytre , des retlels irises très miroitants. Les pattes, comme le dessous du corps, sont d'une couleur testacée jaunâtre. Nous ferons remarquer, en finissant , que le B. peltatus, espèce répandue dans toute TEurope , depuis la Russie jusqu'en Espagne, existe aussi dans les Etats-Unis d'Amérique, d'où M. Leconte en a envoyé à M. Dejean un exemplaire identique avec ceux recueillis en Europe (voyez Dej., t. v, Supplém., p. 690). Toute rectification faite, voici la liste de nos six espèces. Badister. ( Unipustulatus Bonelli. Europa. \ Cephalotes Dej. id. ( var. Lacertosus Knochj Dej. Gcrm. hor. Bipustulatus F ah. Europa. var. Anc.hora Menetr. Mare casp. Ferrugineus Eschsch.y Dej. Calijomia, Iridescens nohis. Madagascar. Peltatus Panzer, Dej. Europa. Humeralis Bonelli. id. Sodalis Sturm . Germania . Nous terminerons ce mémoire sur les Patellimanes, en donnant le relevé, genre par genre, de toules les espèces que nous possédons. Panag^id^. Report... 40. IL GHLiENIDiK. Brachygnalhus Perty. Eurysoma Dej. Isotarsus nobis. Panagaeus Latreille. Coptia BruUé. Geobius Castelnau. Loricera Latreille. Callislus Bonelli. Ocydromus {Dej.) nobis. Vertagus Dejean. Omalolrichus nobis. Barymorphus nobis. Aleplocerus nobis. Hoplogenius nobis. 288 ANNALES Report... 56. Report... 287. Chiaenius Bonelli. 200. III. OODIT^. Eporais Bonelli. H. Tomochilus nobis. 1. Hoplolenus nobis. 1. jEacus nobis. 2. Lonchosternus nobis. 3. Eurydactylus nobis. 1. Oodes Bonelli. 40. Dercylus Castelnau. 3. HololeiuiJ nobis. 1. Asporinus Castelnau. 2^ Glyptoderus nobis. 2. IV. LlCIMD,^. Rhopalopaipus nobis. 1. Amblygenius nobis. 1. Dicœlus Bonelli. 16. Oiaodes Bonelli. 7. Rembus Latreille. 11. - Licinus Latreille. 11. 287. Badister Bonelli. 6. Total.., , 376. APPENDICE. Description du genre Prionognathus. Au moment de mettre sous presse, nous nous sommes aperçu de la ne'cessitd de séparer des Oodes Tespèce de la Guinée portugaise qui figure dans notre catalogue (p. 269) sous le nom de fossor. Les parties de la bouche de cet insecte affectent une forme exceptionnelle, qu'il est indis- pensable de signaler, et qui nous oblige à en faire le type d'un genre nouveau. Ce sont les mâchoires qui ont fixé surtout notre attention : elles sont démesurément longues, plus longues que les mandibules, droites, termi- nées par un crochet bifide, et dentelées en scie dans toute lour longueur à leur côté inlernt;, en observant que cette DE LA SOCIÉTÉ EPsTOMOLOGlQUE. 289 dentelure est analogue h celle que présente la dent du poisson-scie. Les palpes, tant labiaux que maxillaires, sont composés d'articles excessivement grêles, allongés et cylindriques. La dent du menton est simple et n'offre rien de remar- quable. Les mandibules, participant à la forme des mâchoires, sont également droites, longues, peu larges à la base, et très aiguës à Fextrémité, qui est légèrement arquée. Le labre assez allongé, plat et coupé carrément à l'ex- trémité, ne ressemble pas à celui des Oodes, près desquels nous avions placé le fossor, attendu que dans ces espèces il est court, arrondi aux angles antérieurs, et marqué de trois gros points enfoncés le long du bord antérieur. Les oreillettes qui, dans ces espèces, recouvrent l'inser- tion des antennes, sont ici presque nulles, et on n'aper- çoit pas sur la partie antérieure de la tête les deux fossettes normales que i-éunit ordinairement un sillon transversal. Les antennes, remarquablement grêles , ont le troi- sième article beaucoup plus court que les suivants. Le sternum n'offre rien de particulier, il est terminé en pointe mousse, comme celui du tenebricosus. Les tarses antérieurs du mâle ont une foruie normale qui ne mérite aucune mention spéciale, nous ferons seu- lement observer, que loin d'être armés de longues épines, comme dans le genre Hoplolenus, les tibias antérieurs se font remarquer, au contraire, par le peu de développe- ment et la ténuité des épines qui terminent leur côté in- terne. Le reste du corps n'offre rien de remarquable, et qui ne convienne parfaitement aux Ooc?e5 proprement dits. Nous désignons ce genre nouveau par le nom étymo- 290 ANNALES logique de P/ionognai/iuSf formé de '^çicô./,sciej et '^ydûoç, mâchoire. Sa place est marque'e entre le genre Louchos- temus et le genre Oodcs. OBSERVATIONS ET RECTIFICATIONS. Un séjour que nous avons fait à Paris, au moment où on achevait rinipression de ce mémoire, nous a permis de recourir à des ouvrages que nous n'avions pu jusque là consulter. Nous donnons ici le résultat de ces recherches et nous terminons par la correction des fautes d'impres- sions qui s'étaient glissées dans la première partie de notre travail. Genre Brachygnathus. En consul tant louvrage dePerty, f^oyage de Spix et de Maiiius, nous avons trouvé la des- cription détaillée de ce genre, mais nous avons remarqué que Fauteur suisse (et non pas anglais, comme nous l'a- vons dit par une distraction impardonnable) a commis une erreur assez grave en rangeant les Brachygiiathus parmi les Simplicipedes et en les rapprochant des Cychrus. Les tibiasantérieursdes BracJiygnathus, loin d'être simples, ont une échancrure profonde, et c'est par ce motif que nous les éloignons, eux et les Isocheirus, du genre Cychms , avec lesquels ils ont au moins un caractère commun : la similitude des tarses antérieurs dans les deux sexes. Genre Loricera. Nous avons indiqué en note que 1 éty- mologie de ce mot nous était inconnue. Nous reconnais- sons aujourd'hui que ce mot est composé du latin lorum, lanière, et du grec Képcti , corne, à cause des longs poils qui ornent les antennes de ces insectes. On pourrait même dire, à la rigueur, (ju'il est composé du grec A«po> , que UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 29 î les Byzantins du moyen-âge ont employé dans le sens de lorum. (Y oy, Ducange glossar. mcdiœ et infimœ grœcitatis). Genre Chlœnius. Suivant toute probabilité, notre C. Audouinii, p. 248, est identique avec celui qui est décrit par M. Brullé dans le Voyage de d'Orbigny, p. 32^ tab. m, fig. 6, sous le nom de villosulus , et dont nous avons vu le type dans la collection du Muséum. Page 249. La dixième espèce du 13'' groupe, C. opko- uoides, indique'e par nous comme inédite, a été décrite par notre collègue M. Fairmaire, dans nos Annales, année 1843, p. 1 1, tab. i, pars 2, fig. 1 . Page 250. Il en est de même du C, viridicolHs^ que M. Reiche a décrit dans la Rei>ue Cmnerienne, année 1 843, p. 37. Genre Aspoiinus. Nous avons reconnu, dans le Voyage de Spix et Martiusj que Perty avait rangé parmi les Pla- tysma Tinsecte que nous avons placé dans le genre Aspo- rinus, sous le nom de A . Licinoidcs. Nous ferons remar- quer à cette occasion une erreur qui s'est introduite dans Touvrage de MM. Audouin et Brullé sur les insectes du voyage de M. d'Orbigny. On y lit, page 31 Godes Licmoides, Perty. Nous avons vu dans la collection du Muséum Tinsecte inscrit sous ce nom. Ce n'est pas celui que Perty a décrit p. 1 1 , et figuré tab. m, fig. 1 . L'insecte de Perty laisse apercevoir, dans la figure même, deux sil- lons profondément gravés sur le corselet, et qui convien- nent parfaitement au genre Asporinus. Ces sillons n'exis- tent pas sur l'insecte de M. d'Orbigny, qui est un magnifi- que Oodes, le plus grand parmi les Oodes américains, et qui, dans notre classement, viendrait se placer avant le Bucjuetii, Gory. Genre Badistcr. M. Stephens, dans son Illustration of Brilish e?2toinology , sépare du genre Barlister les deujs 292 ANNALES petites espèces pcltatiis et humcraUs, et en Ibnne un genre distinct, sous le nom de Tmnorp/ius. Voyez, (ùizctte de Stetlin, 18^i8, p. 37, la note de M. Schauin qui rapporte au Badister hunieralis, Bon., les Triinorplius scapularis et confinis de Stephens, et au B. pdtatus, Hlig-, le T. crro de Newman. Avant de terminer ces remarques, nous expliquerons ici une dénomination géographique sur laquelle il nous a été fait de justes observations. On voit se reproduire fré- quemment dans le cours de ce mémoire le nom de Guinée portugaise, à propos des Coléoptères rapportés en 1848 par M. Bocandé, et vendus depuis par M. Deyrolle. Il est hien vrai que les établissements portugais, théâtre des recherches de M. Bocandé, ne font pas partie de la Guinée proprement dite, mais bien de la Sénégambie. Il existe une véritable Guinée portugaise, mais à une grande dis- tance au sud, vers le 15^ degré de latitude australe. Si nous avons admis dans notre mémoire le nom de Guinée por- tugaise , c'est uniquement pour ne pas nous mettre en désaccord avec M. Guérin-Méneville, notre collègue, qui a cru devoir donner ce nom à la partie de la Sénégambie arrosée par les rivières de Casamance, de San Domingo, de Mansoua et de Geba , comme il l'explique clairement dans \si Beme Zoologique, année 1848, p. 345. L'expres- sion de Sénégambie portugaise eût été je crois préférable et n'eût rien ôté au mérite de la magnifique collection de M. Bocandé. Au moment de clore cette partie de notre appendice, nous recevons de notre collègue M. Blanchard une cotu- munication qui nous oblige à changer trois des noms gé- nériques employés par nous. M. Blanchard ayant bien voulu parcourir la partie de notre mémoire déjà publiée, et notamment le tableau analytique des gein-es, nous fait DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 293 observer que quelques-uns de nos noms génériques ont été employés dans d'autres publications. A savoir : Ocj' drovms, Oinalotriclius el Tomochilus. Quant au premier , nous nous empressons d'avouer qu'en consultant le Nomenclator zoologicus d'Agassiz, nous n'avons soumis au contrôle que les noms de notre composition. Autrement nous nous serions aperçu que le nom cVOcydroinus, Dejean, Cat., avait déjà été employé plusieurs fois, entre autres avec la terminaison féminine Ocydromia pour un genre de Diptère. Obligé de trouver un autre nom pour ce genre de Chlœnide, nous rappelle- rons Ocyhatns (1), pour nous éloigner le moins possible de la forme et de Tétyraologie de l'ancien nom. Postérieurement à la publication d'Agassiz, M. Solier a employé le nom Homnlotrichus, beaucoup mieux ortho- graphié que le nôtre, pour un genre de Staphylinien dans l'ouvrage de M. Gay sur l'histoire zoologique du Chili. Nous changerons le nomd Oinalotnchusen ce]m de Uoma- lolacJimis (2). Le mot Tomochilus, it\ que nous Tavons formé, ne pa- raît pas avoir été employé jusqu'ici. Mais nous trouvons dansIeiVomc/Tc/(7fo7' le mot presque identique de Temno- chilus, employé par Erichson pour un genre de Coléop- tères, en 1845, et par M. Quoy pour des Mollusques, en 1844. Nous le remplacerons par celui de Dilohochi- lus (.3) qui exprime aussi bien la forme profondément échancrée de la lèvre. (1) àmùi vile, &0I.TÎ6, marcher. (2) ôjuaxcç rt^gulier, aligné, y^i-x^» duvet. (3) J'/cdeux fois, >.ofiof lobe, x^^'^^'= lèvre. '1" Série. TOME IX. 291 ANNALES • Fautes typographi(jucs. De la page 218 à la page 260. Page 2 1 8, ligne 1 4 : pourraient s'ajuster., lisez : s'ajouter. Page 223, ligne G : corselet de tomentosus -, lisez : du tomentosus. Même page, ligne 17 : lapidarius (Chevrolat) -, suppri- mez la seconde parenthèse. Même page, ligne 20 : elongatus (Mannerh.)-, même suppression. Page 226, ligne 26 : effacez le signe de renvoi (2) qui doit être placé, ligne 12% après le mot paraglosses. Page 232, ligne 15 : supprimez le mot espèce. Page 233, ligne 17 : sur chaque c6té\ lisez : côte. Page 245, ligne 25 : colombinus ; lisez: columbinus (couleur de colombe), Page 246, dans les lettres majuscules qui servent au classement analytique, substituez L à M et réciproque- ment. Page 249, ligue 24 : au lieu de M, il faut MM, de ma- nière que la phrase diagnostique : les cotes impaires en saillie^ etc., corresponde à la phrase de la page 246, ligne 10 : èlytres n'ayant pas les cotes impaires en saillie. Page 252, ligne 21 : Karelinii (Mannerh.) , supprimez la seconde parenthèse. Page 253, ligne 4 : Dejeanii (Solier, Dej.); même sup- pression. Page 257, ligne 23 : Tenebricosus (British Muséum) ; même suppression. Même page, ligne 30, correction indispensable : lon- gueur-^ lisez : largeur. Page 260, ligne 3 : Licinoides (Perty)-, supprimez les parenthèses. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 295 DESCRIPTION DE QUELQUES ACARIENS ET D'UNE HÏDRAGHNE; PAR M. ALEXANDRE LABOCLBÈNE. (Séance du 14 Mai 1851). § I. Mes collègues se rappellent peut-être qu'en leur communiquant Thistoire du Trechus f/Epus) Robinii, je leur ai signalé des Arachnides, voisines des Gamasus, qui me paraissaient nouvelles pour la science. Je viens leur offrir aujourd'hui les descriptions et les figures de trois espèces qui partagent avec ce curieux Gole'oplère une ha- bitation dans les fentes des rochers submergés à la marée haute, et, par conséquent, une existence qui se passe al- ternativement sous la mer et àTair libre. M. le docteur Ch. Bobin est le premier qui ait découvert, aux environs de Dieppe, ces Gamasus {Ann. Soc. ent., t849, p. 27) ^ ils ont été retrouvés près de Brest par M. le docteur Cb. Coquerel (mêmes Annales, 1850, pag. 529). Je suis heu- reux de citer ici le nom des personnes qui m'ont si obli- geamment offert et confié ce sujet d'études. Je les prie de recevoir mes sincères remei'cîments. Pour rendre mon travail aussi profitable que possible, j'ai cherché ce qu'on savait déjà sur les petites Mites ou 296 ANNALES ytraignécs mannes, et j'ai trouvé que les connaissances précises se réduisent à peu de chose. Linné et Fabiit ius indiquent des Acarus marins vivant parmi les fucus sur les côtes de la Norwège : A. zosteroe (Lin., Gmel., 2929", Fab. Sp. ii, 491) et A. fucorum (Lin., Gmel., 2931 ; Fab. Sp. n, 493), mais leurs des- criptions sont vagues et ne sont pas suivies de (igures. M. Philippi décrit une petite Hydx'achne de la baie de Naples, sous le nom de PontamcJina puncttilatum (Ann. and. Mag. of nat. hist. vi, 98, pi. 4, fig. 4-5, 1841). Enfin, M. Dujardin, dans \e JournaW Institut (^\S4'2, 316), signale un Acarien {Orybatcsjj qu'il a trouvé dans la mer à Lorient, et deux autres espèces qu'il croit devoir former un nouveau genre, Molgiis, voisin des Bdelles, provenant, Tune des côtes de Bretagne, l'autre de la Méditerranée", encore, il en connaît, dit-il, une dernière espèce qui ne nage point dans Teau de la mer et se rapproche beaucoup des Acarus proprement dits. Le genre où doivent se placer mes Arachnides est assez difficile à préciser. Elles n'ont point les palpes ancreurs des Hydrac/ines, ni leur forme arrondie -, elles s'éloignent des Trowhidiuin par l'absence des palpes ravisseurs-, des Bdelles par leur corps non segmenté et leur tête non allongée, privée d'un col. Je les réunis^ jusqu'à nouvel examen , aux Gamasus. Leurs mandibules sont bien di- dactyles, non denticulées, j'ai vu manifestement l'article ultime de quelques tarses pourvu de ventouses vésîcu- leuses sur le G. salinus. Les autres espèces n'en paraissent point avoir-, auraient-elles disparu depuis la mort de l'a- nimal ? Je n'ai pas pu leur découvrir des yeux. On trouvera une assez grande ressemblance entre les Gamasus halophUus et le Tromhidiiun celer (Hermann, Mém. apt.j pi. 2, fig. 1 4. — Dug^ès, Ann. se. nat., 2"" série, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 297 H. 53, fig. 46) i le G. maritimus et le G. coleopteroruin (Dugès, loc. cit., pag. 25, et pi. vin, fig. 26). L'habitat, néanmoins, est si différent (ju'il n'est pas permis de croire à Tidentité de ces espèces-, d'ailleurs, Dugès en les étu- diant avait reconnu des caractères essentiels qui parais- sent faire défaut sur les nôtres. Les individus que j'ai eus à ma disposition avaient été mis, les uns dans du sable sec, les autres dans Talcool ; la plupart étaient en très mauvais état. Je les ai placés entre deux lamelles de verre el emprisonnés dans de la téré- benthine clarifiée. J'ai rendu ainsi leur corps assez trans- parent, j'ai pu compter les articles des pattes et voir quelque chose de leurs palpes et de leur bouche. Je ne me dissimule point, toutefois, que je suis loin d'avoir tracé une histoire complète de ces animaux, mais on me saura bon gré, je Tespère, de les avoir figurés et décrits de mon mieux. Si mon travail pouvait faire entreprendre de nou- velles et indispensables recherches j n'aurait-il pas son utilité quelque minime qu'elle puisse être? GaMASUS SALINUS. (PI. 9, fig, 1.) Ovatus, posticè rotundatus i rufescens; mcmdibuUs dila- tatis; pedihus longis , crassis. Lineam di'midiam paulo saperai. Ovale, renflé en arrière, d'un jaune rougeâtre après la mort, parsemé de poils fins et courts, deux autres plus gros de chaque côté du corps et près de son extrémité ; mandibules dilatées vers leur milieu -, pattes longues, ro- bustes, couvertes de poils raides , tarses terminés par deux crochets et une ventouse caronculée. Il habite dans les fentes des rochers submergés à la 298 ANNALES marée haute, sous les cailloux. 11 aime, ainsi que l'espèce suivante, à être rassemblé en grand nombre clans le même endroit. Ohs. Les palpes de cette espèce et ceux du G. maritinuis ont à la partie interne de leurs troisième et quatrième ar- ticles des prolongements à bouton terminal , que les figures représentent, et doni j'ignore Tusage. GaMASUS MARITIMUS. (PI. 9, fig. 2.) OblonguSy ochmceus, mandihulis hasin dilatatis, acumi- jiatis\ pedibus longis. Lineam dimidiam œcjuat. Ovale allongé, jaune d'ocre après la mort, parsemé de poils assez gros et longs -, mandibules allongées^ dilatées à la base. Pattes longues, assez déliées, à poils raides-, tarses terminés par deux crochets. 11 habite avec le précédent. Gomme lui, il aime à être pour ainsi dire aggloméré en nombre assez considérable sur un même point. GaMASUS HALOPHILUS (PI. 9, fig. 3.) Ellîpticus, lateribus anticè dilatatis , luteus j mandibidis hrcvioribus\ pedibus primi paris longioribus. Tertiam lineœ partem paido superat. Elliptique, dilaté à la réunion du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs du corps \ jaunâtre après la mort, poilu. Mandibules courtes, dilatées à leur base. Pattes antérieures fort longues, les autres assex courtes. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 299 11 habite dans les mêmes lieux que les deux espèces précédentes. Obs. Je tiens de M. Ch. Coquerel que ce Gamasus court très vite, et que sa couleur est d'un beau rouge pendant la vie. II est très probable qu il s'engourdit sous Teau pendant la haute marée. Je trouve, du reste, dans les Aptères des suites à BufFon, par M. Gervais (ni, 215), que son Gamasus cotnmunis était vivant après être reste plongé dans ce liquide pendant six jours consécutifs. Schrank, décrivant T^. co/z/cav^ (Lin.j Gmel,, 2932. — Ins. Austr.,511), annonce qu'il se tient dans Teau douce^ où il rampe sous les filaments des conferves, mais il ajoute qu'il meurt à l'air, ce que nos espèces maritimes sont bien loin de faire. § II. Les Acarides (1) sont dédaignés par beaucoup de naturalistes^ à cause de leur petitesse-, ils sont redoutés par les gens du monde, car leur nom rappelle des idées de maladie et de contagion, et cependant ces petits êtres sont dignes d'un sérieux intérêt. Qu'il me suffise de rap- peler à mes collègues les métamorphoses si singulières des Hydrachnes, prises pour des animaux à part et décrites sous le nom d^Achlysies par Audouin (Ann. se. nat. i, 497); la génération qu'on a cru avoir découverte chez une espèce (Gros, C. R. Jcad. se, 1837, 14 novembre) pro- duite par l'électricité sur un morceau de lave volcanique -, la différence sexuelle si bizarre des Ixodes(J)e Géer, Mé- moires vu, toi), et pardessus tout le parasitisme de la plupart des Acariens à l'égard des animaux de toute es- pèce, de l'homme lui-même. Plus on étudie ces singuliers animalcules, plus on est surpris de leur organisation en (1) ctKApi (lo « priviUiOi iiip'" ]c coupe : insôciible, atomir|iic. 300 AIN'NALES apparence si taible, que le parasitisme en resuite pour un grand nombre cleritre eux. Que de questions irrésolues encore et dont ils sont Tobjet. Les Acariens parasites ne se servent-ils des animaux ou de Thomme que comme moyen de transport pour ar- river dans les endroits frais et ombrage's, les matières en décomposition quils babitent? Causent- ils des maladies contagieuses? Sont-ils les seuls agents de la contagion? Peuvent-ils engendrer une foule de maladies^ entre autres la dyssenterie, cette autre gale de Tintestin, comme l'ap- pelait Nyander? Certes, toutes ces bypolbèses, surtout celles des maladies causées par autant d'ylcarus spécifi- ques, m'entraîneraient bien loin de mon sujet si je vou- lais les discuter. 11 me suffit d'avoir mentionné ce mélange de faits positifs et de croyances, au moins naïves, pour montrer combien les petites Arachnides dont je parle ont droit à nos patientes investigations. La rencontre fortuite ou habituelle à' Acarus spéciaux dans certaines conditions maladives des êtres organisés a frappé les naturalistes et le vulgaire, et c'est de là sans doute qu'est veime cette croyance qu'ils causaient les ma- adies. Il faut convenir que parfois leur apparition est si insolite, qu'on ne sait comment expliquer leur présence. Hermann père rapporte, dans son Mémoire aptérologique, pag. 77, que V Acarus inarginafus vit sur les cadavres. 11 cite le fait très curieux d'un yl canes de celle espèce trouvé à Strasbourg par le célèbre chirurgien Brasdor, dans lin- térieur même du cerveau d'un soldat mort à l'hôpital mi- litaire. Bory de Saint-Vincent (Ann. se. nat., 1"" série, XXXV, 125) raconte qu'une femme de 40 ans, qui éprou- vait de vives démangeaisons partout le corps, n'avait qu'à se gratter pour voir apparaître de petites Mites qui sor- taient de sa peau {Dcrmntiyssiis Boryi , (iervais m, 225). DE LA SOCIÉTP: ENTOMOLOGIQUE. 301 Ces Mites ne se sont point propagées sur les personnes qui entouraient la malade. Simon prouve (Archiv. Mull., 1842, 218) que les petites tannes du côté du nez renfer- ment des Acanis, qu'il nomme folUculorum. George Busk ( Microscopic journal de Daniel Cooper, ii, 65, 1842) observe des pustules de la plante du pied sur un matelot nègre. Bientôt ces pustules deviennent de larges ulcères, d'un aspect particulier. Le malade a contracté son mal en mettant des souliers déjà portés par un autre nègre qui a eu tous les signes de la même affection cutanée. Le pus de ces ulcères renferme un grand nombre à'Acanis et des débris d'animaux de la même espèce, tout à fait identi- ques , existent dans Teau du bord qui avait été prise dans la rivière de Sinoé , sur la côte d'Afrique. Je puis adjoindre à tous ces cas un exemple d'un Acarus observé dans le liquide d'un abcès par un chirurgien de la marine, M. A. Leroy de Méricourt. L'animal a été recueilli dans le pus qui s'écoulait de l'oreille à la suite d'une inflammation du conduit auditif. Trois individus ont été capturés, un seul a été conservé en assez bon état. C'est près du banc de Terre-Neuve que ce singulier parasite a été trouvé, et si ma mémoire est fidèle, le malade n'était autre qu'un officier de marine. L'observation de ce parasitisme est très remarquable et mérite de ne pas rester inédite plus longtemps. J'en ai fait ressortir Timportance en la discutant à la Société de biologie avec les autres titres scientifiques de M. de Méri- court. Je ne sais quand mon collègue pourra la trouver dans les Annales de la Société entomologique , il y verra la [)reuve d'un souvenir de bonne amitié. 302 ANNALES Tyhoglyphus Mericourti. (P1.9, fig. 4.) Obovatus\ pallidus, setis obsitus longissimis; palpis maxi- mis, crassionbus, chclatisl rostro producto. Quintam lineœ \>ix œcfuat partem . Corps ovale, parsemé de longs poils flexueux -, tele conique, avec un prolongement pointu; palpes énormes, dilatés à la base, pourvus à leur extrémité d'un long cro- chet externe mobile?, d'un autre plus petit interne, élé- gamment pectine, supportant un long poil arqué. Pattes épaisses, assez longues (une petite caroncule à leur extré- mité?), garnies de poils semblables à ceux du corps. Trouvé à Terre-Neuve par M. de Méricourt. Cet Acarien pourrait former le type d'un nouveau genre à cause du singulier organe qui termine ses palpes; je me suis contenté néanmoins de figurer celte particula- rité remarquable. Je n'avais sous les yeux qu'un seul individu, et lorsqu'il s'agit d'animaux si difficiles à con- naître, on doit savoir attendre pour mieux s'éclairer. § III. Je dois à la généreuse amitié de M. Louis de Brondeaude pouvoir offrir à la Société le dessin et la des- cription d'une fort belle espèce d'Atax. Le botaniste si habile et si exact que je viens de nommer a figuré l'a- nimal vivant et les détails de deux pattes étalées; j ai ajouté à ce joli portrait une mandibule et un palpe faits sur l'individu conservé dans l'alcool. Celte Hydnichne a été prise près d'Agen. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQIJE 303 Sous-genre Atax, Fab., Dugès, Ann. se. nat., 2'' série, i , 17. Char. Palpi longi, articulas (juartus longiurj ijuintus uriguiformis j mandihulœ ungidculatœ -, corpus iriflatutn j oculi distantes, etc . Hydrachna (Atax) viridana. fPl. 9, fîg. 5 à 9.) Oi>ataj wirescens, disco purpuras cenie , supra globosaj, subtus planiuscula \ oculis hinis ; palpis pedihusque glaucis , ariiculis eonim hasin virescentihus. Lineam œquat. Ovale, un peu pyriforme et tronquée en avant, finement ponctuée, d'un vert gai j disque du corps avec des lunules purpurines qui font ressortir cinq taches plus vertes-, yeux distants, noirâtres; palpes et pieds glauques, avec la base de leurs articles delà couleur dominante du corps. Elle habite Teau des mares, des fossés. Obs. Les poils qui s'observent à la partie postérieure du corps chez cet animal vivant et que je ne vois qu im- parfaitement depuis qu'il a macéré dans l'alcool, sont des prolongements des téguments, ainsi que M. Paul Gervais Ta signalé (Suites à BufFon, Aptères m, 189). Explication des figures de la planche 9®, toutes fort grossies. 1 . Gamasus salinas, et mesure de sa grandeur naturelle. 2. Gamasus maritimus, et id. 3. Gamasus halophilus, et id. 4. Tyroglyphus Mericourti, et id. 5. Hydrachna (Atax) viridana, et id. 6. Dne de ses mandibules. 7. Un palpe. S-9. Deux de ses patles. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 505 MYODAIRES DES ENVIRONS DE PARIS (SuiTEj (1). PARM. ROBINEÂU-DESVOIDY. (Séance du 8 Janvier 1851. ) ENTOMOBIES. Xle SECTION. UN DECIMA STIRPS. LES GONIDES. GOJSIDjE, R.-D. Gon/rt, Meig.j Macq., Zetterst. Antennes longues, descendant jusqu'à rëpistôme: le premier article court ; le second deux ou trois fois plus long que le premier ; le troisième prismatique, trois et quatre fois plus long que le second. Chète comme resserré sur lui-même -, le second article longj et ordinairement arqué; le troisième rarement plus long que le second, et coudé dans son articulation avec lui. Yeux moyens^ nus, toujours distants; front et face larges, bombés; optiques et faciaux parfois ciligères; péristôme plus long que large, avec Tépistôme un peu (1) Voyez 18^4 p. 5; 18a6 p. 17; 18Z.7 p. 255 cl 591; 18/t8 p. ^29; 1850 p. 183, el 1851 p. 177. 30C ANNALES saillant, seconde division de la trompe solide; la cellule y G ouverte avant le sommet de Taile, avec sa nervure transversaltî cintrée, ou presque droite, la nervure longi- tudinale de la cellule /3 G plus ou moins garnie de cils raides. Tibias postérieurs ordinairement ciliés à la face antérieure. Taille forte \ corps cylindriforme , cylindrico-arrondie ; teinte ordinairement brun-fauve, avec des lignes cen- drées, noires ou noirâtres ^ fort bourdonnement dans le vol. Larves ignorées. Antennœ eloîigatœ, ad epistonia porrectœ j pnmo articula bî'eviori\ secundo bi-aut tri-Ion giore; tertio prismatico, tri- ant quadii Ion giore secundo. Chctum j-igidum, quasi co- arctatum ; secundo articulo eîoTigato , scepius suharcuato , tertio rariîis longiore secundo et in ipsà arthriiide geni- culato . Oculi médiocres, jiudi, semper distantes ; fronte et facic latis , buccatis j opticis facialibusque interdiim ciligeris ; pcristoma longius quàm latius , cpistomate suhprominulo \ secunddquc proboscidis seciione subsolidd : cellula y C apeHa antè apicem alarum netvo trajis^erso subarcuato, aut ferè recto ; nervo longitudinali cellulœ fi C pliis minîisi>e ciligero. Tihiis posterioribus solitè posticè ciliatis. Statura potens -, corpus cylindriforme, cylindrico-subro- tundatum ; color sœpiîis fusco-fulvus, lineis cinereisj aut niger, autater. Larvœ non ohsen>atoe. Les Gonides appai tiennent à la série des Enlomobies qui ont le chète coudé, ou comme brisé dans l'articulation des deux derniers articles. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 307 Les fortes proportions de leur taille, leurs formes cylin- drico- arrondies, la puissance de leurs ailes, et surtout la bombure de leur front et de leur face, leur imprime un aspect qui les distingue de suite au milieu des Myodaires, et qui empêclient de les confondre avec aucune autre race. Le second article du chète presque aussi long que le troisième, la longueur des antennes, le péristôrae plus long que large, avec la seconde division de la trompe solide, la cellule 7 C toujours ouverte avant le sommet de Taile, les différencient nettement des Thryptocérées et des Ce'romydes, et établissent Timpossibilité de confondre ensemble ces diverses races. Les Thryptocérées portent des cils sur les nervures lon- gitudinales des A, B, C, D : à l'exception d'un genre, les Gonides n'en offrent qu'au tiers et même au quart basi- laire de la seconde nervure longitudinale de la cellule A l'époque de notre premier travail sur cette section j, nous n'avions pu étudier que de rares individus dissé- minés dans les collections de Paris. Ce manque d'échan- tillons nombreux nous avait fait errer sur la constatation des sexes, et nous avait porté à placer les mâles dans un genre différent de celui des femelles. Mais cette aberration fut promptenient relevée par les entomologistes i nous n'avions même pas attendu leurs récriminations pour revenir à la vérité : dès la fin de l'année 1830, nos propres observations nous avaient remis dans la bonne voie. Avec les caractères que nous leur assignons, les Gonides forment une section très naturelle, nettement séparée de celles qui ont le plus d'affinités avec elles. La science ne possède aucune donnée sur les habitudes 308 ANNALES (le leurs larves : c'est une grande lacune à remplir, jusqu à présent nos efforts sont restes impuissants. En général , on trouve peu de leurs échantillons dans les collections. Ces insectes ne sont pourtant pas rares ^ mais il faut avoir le bonheur de tomber dans les localités qu ils habitent^ ou plutôt quils fréquentent. Au mois d'août, le Reainnuria capilata peut abonder sur les corymbes de Y Achillœa millcfoliuin des terrains les plus arides et les jjIus sablonneux : cette même espèce aime encore à pomper le miel des fleurs des Linaires et du Serpolet. C'est sur un terrain aride, calcaire , et sous la chaleur caniculaire du jour qu'il faut chercher le Pisse- mya atra. Aussitôt que les Trembles et les Saules voient fleurir leurs chatons, dès le mois de mars, et sur les pre- mières fleurs du Ribcs uva-ursi, on voit le Bcaumurin vittata diccoxxùv Anx pollens nouveaux, à moins qu il ne préfère se livrer, soit à terre, soit sur les jeunes feuilles, et même sur Técorce lisse des arbres , à des jeux vifs, passionnés , et que les mâles accompagnent d'un fort bourdonnement. Le temps seul nous a démontré que les environs de Paris possèdent plus d'espèces qu'on le présumait, et nous en fiit rencontrer certaines qu'on croyait [)ropres à des climats plus chauds. Sous ce point de vue, il doit encore rester quelques découvertes à faire. Nous le répétons : si nous nous obstinons à rejeter le mot GoJiici, c'est que ce uïême mot est déjà employé pour deux autres genres de la zoologie, qui compte déjà assez d'abus, sans que nous ayons besoin d'afficher la [)rétention d'en conserver la totalité. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. S09 /. Face bombée. À. Point de cils faciaux. !Les deux premiers articles des antennes indgaux dans les deux sexes. [ Les deux premiers articles II. G. Isomera | des antennes égaux dans ( les deux sexes. B, Cils faciaux. III. G. Spallaiizania. . .j P'^emiers articles du chète ^ [ courts. / Nervure longitudinale de la IV. G. Pissemya. • • •< cellule ^C garnie en entier ( de petites épines. //. Face non bombée. V. G. Germaiia. . . .\ Caractère des Réaumuries : / tace non bombée. /. Face bombée. A. Point de cils faciaux. 1. Genre Réaumxjrie. Reaumun'a, R.-D. Musca, Linné, Fabr. Tachina, Fall. Gonia, Meig., Macq., Zetterst. d* Reaumuria, R.-D., Myod. $ Redia, R.-D., Myod." Antennes longues , verticales : le second article asses court chez le mâle, et moitié moins long que le troisième '1' Série, TOME \\. 20 310 ANNALES dansles femelles. Le second article du chètcau moins aussi long que le troisième, et ordinairement en demi-cercle. Front très large et l)Ombé, ainsi que la face-, point de cils faciaux -, rangée interne des cils optiques; majeure partie de la trompe solide i èpistôme un peu saillant; cel- lule y C s'ouvrant bien avant le sommet de l'aile, avec sa nervure transversale droite , ou presque droite ; plu- sieurs petites épines à la base seulement de la nervure longitudinale de la cellule y B -, corps cylindrico-sous- arrondij assez épais; teintes fauves et noires. Antennœ elongatoSy verticales, ad epistouia potrectœ; secundo articula abhreviato apud Mares ; et dimidiâ longi- tudine tertii a pud F EmîiÂ.Sj cheti secundo articula saltem longitudine tertii, et semi-arcuato. Frons et faciès la'iofes injlaiœj ciliis facialihus nullis : séries interior ciliorum opticoruin infacie ; prohoscis majori parle conaceâ\ cpistoma suhprominulum-^ cellula y C antè apicem alœ aperta, nen'o transverso recto aut subrecto-, nervo longitudinali cellulce y B ad solam basin spinosulo\ corpus cylindrico-subrotundatum , crassum; color ater et fulvus. Nous n insisterons point sur les caractères de ce genre, composé d'espèces qui, de tout temps, ont frappé les re- gards de rentomologiste par leur taille, leur port et leurs teintes. N" I . Beaumuria capitata. Musca capitata. De Gécr. Tachina capitata, Fall,, n" 18 Gonia capitata j Meig., Macq., Zetlerst. c? Hadia tcstacea, B.-D^, Alyod., n" 2. i Beaumuria capitata, R.-D., Myod., n" 2. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. SU var. /3 Redia testacea, n" 2. var. 7 Redia dw ers a, R.-D., Myod., u" 7. — Gonia ornata, Meig., n° 2. var. i Rediafulva, R.-D., Myod., n°5. Le simple exposé de cette synonymie nous indique que cette espèce mérite une attention particulière. Fmntalibus fluvo-rubiginosis j fronte faciequc Jlavo • aundentis\ primis antennœ aHiculis fulvis^ aut obscure fulvis ; palpis , humetis, scutelloque fulvescentibus -, thorax nigricansj, griseo-lîneatus \ abdomen in Mare fulvo-testa- ceum, in Femina magis fuhum,lined dorsali, anoque nigris; tribusque fasciis transuersis argenteis , aut sub-aurulentis ,• in Femina penultimi segmenti dorso nigro. Long., 6-8 lignes. Le mâle. Frontaux jaune-de-rouille ; front et face jaune- dorés, satinés, premiers articles des antennes, palpes, épaules et écusson fauves \ corselet noir ; rayé de gri- sâtre ; abdomen testacé, avec une ligne dorsale et l'anus, noirs \ trois bandes transverses^ la dernière la plus large, de reflets cendré-dorés ; cuillerons blancs-, ailes jaunâtres à la base. ha. femelle. Abdomen testacé plus fauve, avec les deux derniers segments presque entièrement noirs. Var. /3. Corps un peu plus gros, reflets de Tabdomen dorés et non argentés-, souvent une ligne transversale noire sur le dos du pénultième segment du mâle-, dans ce dernier cas, c'est notre Redia testacea, n° 2, que nous avions d'abord établi sur un individu unique. Var. 7. Au moins le tiers plus petite -, le fauve de l'ab- domen est ordinairement plus prononcé, et les bandes 312 ANNALES (îendre-argenlées sont plus larges -, le premier segment peut- être presque entièrement noir sur le dos : c'est notre Redia dwersa, n° 5, elle Goriia ornata de Meigen. C'est peut-être une espèce distincte-, elle constituerait alors le Reaumuria omata. On la trouve dès les premiers jours du printemps. Var. «T. Le dernier article des antennes presque entiè- rement brun ; épaules noires et non fauves ; abdomen fauve, n'ayant qu'une très le'gère ligne albide à la base des segments, avec une ligne dorsale noire. C'est notre Redia fulm, n° 8. Celte espèce, que longtemps nous avions crue rare, est très commune dans certaines localités sablonneuses, et à la jjortée des bois. Il n'est pas rare de le rencontrer à terre*, le plus souvent ou le prend sur les fleurs de la Mille- feuille, du Serpolet et de plusieurs Linaires, aux mois de juillet et d'août : dès le mois de mars, il recberche avec empressement les fleurs du Groseiller sauvage. N« 2. Reaumuria puncticornis . Gonia puncticornis, Meig., Dipt. n° 8. « Thorace nigi^ fusco ; ah domine testaceo, vittâ dor- salif fasciisque, nigris ; antennis nigro-punctatis . » Nous n'avons jamais rencontré cette espèce, que Baum- baër avait prise dans la forêt de Saint- Germain-en-Laye, D'après la communication qui nous a été faite du volume des figures de Meigen , le dernier article des antennes est parfaitement représenté garni de points noirs ou bruns. Est-ce une espèce légitime? N*' 3. Reaumuria vittata. Gonia \nUata , Meig., Macq., 1845. Redia bombylans, R.-D., Myod. n" 5. UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLDGIQUE 313 Capite flavo-rufescente\ primis antennœ atiiculis, palpis, scapulis, scutelloque, fuho-testaceis ,• thorax niger^ nitens, obscure gnseo-lineatus ', abdomen fulvum ^ lineâ dorsali, anoqucj fulvis\ alœ basijlavescentc Long., 4-5 lignes. Toute la tête et la face d'un jaune, qui devient un peu fauve sur les femelles j premiers articles des antennes et palpes testace-fauves; corselet noir, ou noirâtre, plus ou moins rayé de gris obscur, avec les épaules et Tdcusson testace-fauves •, abdomen fauve, avec une ligne dorsale noire, et Tanus noir^ légers reflets aldides aux incisions des segments-, pattes noires-, cuillerons blancs-, ailes jau- nâtre-sales à la base. Des varie'tés peuvent être plus petites du quart et même du tiers. Dans notre premier travail, nous n'avions décrit que la variété de petite taille : maintenant nous possédons la femelle, qui ordinairement est plus grosse de plus du tiers. Cette espèce est printanière -, le mâle aime jouer au so- leil, le long des baies^ dans les clairières des bois et sur le tronc des arbres : ils font alors entendre un fort bour- ilonneraent qui décèle leur présence. N° 4. Reaumuria fasciatUj Meig. Gonia fasciata, Meig., Macq., Zetterst. Reaumuria Desvoidyi , R.-D., Myod., pag. 275. Fronte mclliud; facic argenteo-tessellatd } primis an- tennœ articulisfulvis , abdomen nigrum, subcuprcum, niti- dum\, triplici fasciola argcnteo-cinerrd. Long., 5-6 lignes. 314 ANNALES Les deux premiers articles des antennes fauves, parfois avec un peu de brun^ le dernier article noir-, front jaune de miel -, face à reflets argentins ; corselet noir, marqué d'une petite tache testacée de chaque côté de l'écusson , qui est testacé ; abdomen noir- bronzé, avec trois petites fascies transverses blanches et à reflets vers la base des segments-, pattes noires-, cuillerons blancs-, ailes un peu grisâtres. Tout nous porte à croire que c'est le véritable Gonia fasciata de Meigen . Cette espèce, dont nous possédons les deux sexes, est très rare. Elle fait entendre un fort bourdonnement. N° 5. Reaumuria picœa, R.-D. Spallanzania picea^^.-D.y Myod. n° 1. Atra; facie Jlavo-albicante., antennis mgris\ humeris, scutellofjiœ, testaceis^ abdomen tribus fascialis transversis argenteo-tessellatis, interdum non manifestis. Long., 5-6 lignes. La femelle. Frontaux jaune-d'ocre ; côtés du front et face jaune-argentés-, antennes brunes ^ épaules et écusson testacés -, corselet noir ; abdomen noirâtre , avec trois bandes transverses de reflets argentés, et parfois à peine distincts i pattes noires-, cuillerons blancs; ailes jaunâtres sales à la base. Nous ne connaissons que la femelle de cette espèce, prise dans les bois des environs de Paris dès le mois de mars , et que nous estimions d'abord propre aux pays chauds. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 315 IL Genre Isomère. Isomera, R.-D. Reaumima, R.-D., Myod. Caractères des Rtfaumuries : le second article des anten- nes trois Jois plus court que le troisième sur les deux sexes. Caractères Reaumuriarum : at secundus antennarum ar- ticulas œqualis longitudinis in utroque sexd, et tribrevior tertio. L'<^galitë des deux premiers articles antennaires sur les deux sexes devient un caractère fort utile à constater, lorsqu'on a à déterminer et à classer des espèces exotiques. N° 1 . Isomera Blondeli. Reaumuria Blondeli, R.-D., Myod. n*' 3. Mas. Niger, lineis thoracis et ahdominis albo-cinereis :, scutello fulvo ; fronte cinereo-flavcscente; fade argented., primis duobus antennarum articulis ful^^is ; alis subflaves- centibus. Long., 5-6 lignes. Le mâle. Corselet noir, rayé et saupoudré de cendré \ écusson fauve -, abdomen noir, avec trois fascies ou bandes de reflets cendrés ; frontaux et côtés du fiont cendrés- flavescentsi face argentée; les deux premiers articles des antennes fauves j le dernier noir-, palpes fauves i cuille- rons blancs-, ailes lavées de flavescent. Nous ne connaissons que des mâles de cette espèce, que ses rapports avec VI. Parisiaca nous engagent à placer dans ce genre. N° 2. Isomera Parisiaca, R.-D. Mas. a ter, lineis, fessellisque albo-cinereis j scutello 316 ANNALES ful^oj abdomen liUeribus obscure subjulvis\ frontalibus fus- sis\frontis laieribus fusco-cinereis \ facic cinereo-argented ; pritnis antennarum articulis fulvis \ calyptris albis \ alis basi subsordide flwescen te. Femina. /îbdomine hœmisphœrico, toto atro. Long., 6-7 lignes. La femelle. Premiers articles antennaires fauves-, le dernier noir ; frontaux bruns ; côtes du front brun-cen- drés; face cendré-argentée-, médians rougeâtres-, palpes fauves i corselet noir, avec des lignes cendrées ; écusson fauve -, abdomen noir, luisant, et garni de légers reflets cendré-albides j pattes noires-, cuillerons blancs-, ailes jaunâtres sales à la base. Le mdle. Semblable à la femelle-, un peu plus petit; côtés du front brun-cendrés sur un fond rougeâtre-, le second et le troisième segments obscurément fauves sur les côtés-, les reflets cendrés y paraissent mieux disposés sur trois lignes. Nous avons pris cette espèce aux mois de juillet et d'août. B. Cils faciaux. IH. Genre Spallanzanie. Spallanzania, R.-D. Antennes plus courtes, ne descendant pas jusqu'à Të- pistôme ; le second article du chète plus court, droit et non arqué. Point de cils optiques \ cils faciaux moyens et montant jusqu'au milieu de la face. .4ntcnnœ breinorcs, vix ad epistoma porrcctœ ; chetr se- cundo articulo brevi, recto, non scmi-arcuaio . DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 317 In fade nudâ ciliis opticis mdlis ; ciliis facialibus ad médium fossularum adscendentibus . Le principal caractère de ce genre consiste dans la brièveté et la forme droite du second article du chète , ainsi que dans la présence de cils faciaux. N° 1. Spallanzania hebesj Fall. Tachina hehes, Fall., n° 19. Gonia kebes, Meig., Macq., Zelterst. Spallanzania Gallica , R.-D., Myod., n° 2. Mas. Thorax nigcr, cinereo obscure lineatus, lined sca- pulari scutelloque , julvis j abdomen nigmm , tessellis ci- nereo-subgn'seis ', frontalibus rubris j frontis lateribus nigris, cinereo irroratis; facie argented; primis duobus anienna- rum articulis fidvis\ palpis subfulvis ; pedibus nigris j ca- lyptris albis ,• alis basifla\>esccnte. Femina. Thorax nigcr, cinereo waldè lineatus, scutello obscure -, subfulvo ; abdomen tessellis cinereo-subgriscis -, fmntalibus fuscis) frontc facieqne argenteisj alœ basi paulb minîis Jlavescente . Long., 5-6 lignes. Le mole. Corselet noir, obscurément rayé de cendré, avec une ligne scapulo-poslérieure fauve-, écusson rouge- fauve; abdomen noir, et garni de reflets cendré-grisâtres; frontaux rouges -, côtés du front noirs et un peu saupou- drés de cendré-, face argentée; les deux premiers articles des antennes fauves: le dernier noir-, médians, épistôme et palpes, rougeâtres, pattes noires-, balanciers testacés ; cuillerons blancs-, ailes jaunes à la base. hd femelle. Plus grande; corselet noir, forlcmonl rayé 318 ANNALES de cendré -, écusson obscurément fauve -, abdomen noir et garni de reflets cendré-grisâtres ; frontaux noirs ou bruns -, côtés du front et face argentés; la base des ailes un peu moins jaune. Nous avons pris cette espèce, au mois de septembre, sur les fleurs de V Impcratoria sylvatica. IV. Genre Pissémye. Pissemya, R.-D. Gonia, Meig., Macq. Point de cils optiques sur la face-, cils faciaux montant jusqu'au tiers des fossettes. La nervure longitudinale de la cellule /3 G de Taile gar- nie de cils raides sur toute sa longueur; corps cylindri- forme-, face oblique-, teintes noirâtres. Infacie subnudd ciliis opticis ahsentibus ; ciliis faciali- bus ad tertiam partem fossularuni adscendentibus. Nervo longitudinali cellulœ /B C ciliis instrncto; corpus cylindrifomie., faciès oblicpia\ color ater. La nervure longitudinale de la cellule /3 G de Taile, garnie de cils dans toute sa longueur, constitue le prin - cipal caractère de ce genre, auquel un corps cylindri- forme et des teintes entièrement noires donnent d'ailleurs un aspect particulier. N" I . Pissemya atra. Gonia atm, Meig., n" 12. Gonia atra, Macq., n° 7. y4tm ; ahdomine in femina gagateo nitido ; capitis mar- gine postico albidè tomentoso ; scutelli apicc ntfescente j abdomen duplici fascid transi^ersd angustatd albido tessel- latd\ lateribus interdivn obscure subfuhescentibus \ alis infuscatis. Long., 7-8 lignes. DELASOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 319 Tout le corps noirâtre-, quelquefois un peu de gris obscur sur le corselet -, bord postérieur de la tête blanc ; parfois un peu de cendre obscur sur les côtés de la face -, sommet de Técusson rougeâtre; abdomen de ]a Jeinelle noir luisant; sommet de Técusson rougeâtre -, deux bandes transverses et étroites de reflets cendrés sur Tabdomen , dont le second et le troisième segments peuvent offrir du fauve obscur sur les côtés chez le mâle-, cuilierons blancs-, ailes noirâtres. Nous avons trouvé cette espèce au mois de juillet, vol- tigeant sur le sol d'un terrain calcaire. On avait également lieu de le croire propre aux pays chauds. //. Face non bombée. V. Genre Germarie. GermanUj R.-D., Myod. Gennaria^ R.-D., Myod., pag. 83. « Antennes longues, cylindriques-, le troisième article » triple du second pour la longueur : le second article » du chète presque aussi long que le troisième, et comme » brisé à son point d'articulation. » Front et face large \ face moins bombée -, corps cy- » lindrico-arrondi, noir, avec des lignes et des reflets » cendrés; la cellule y G ouverte avant le sommet de » Taile, et avec sa nervure transversale presque droite. » « Antennis elongatis, cylindricis; iertius articulas se- rt cundo trilongior; secundus aHiculus chcti œquâ longitu- M dîne tertil, arthritide quasi pcrfractâ. » Fronte facieque lalis ; facie non buccatd j corpus » cylindrico-iotundatum , nigricans \ i'ittis tessellisque » cinereis\ cellula y C antè alœ apicem aperta , ncn'o » transverso externe conca\>o, » 320 ANNALES Ce genre (qu'il ne faut pas confondre avec le genre Jlligera, institue par Meigen, parce que nous avions déjà établi le genre Illigeria) fut créé d'après un individu mâle de petite taille. Nous eûmes tort de le placer dans la section des Thryptocérées : il appartient réellement à celle des Gonides. Tous ses caractères en font foi : nous n'avions pas tardé de reconnaître ce fait par la découverte et Tinspection de nouveaux individus^ dont nous ne con- servons plus que la description spécifique. Par malheur, les Dermestes ont pénétré dans leur boîte : impossible à nous de retrouver ce genre depuis vingt ans. Sur les débris, nous pouvons seulement constater la présence de cinq à six petites épines à la base de la ner- vure longitudinale de la cellule /3 G des ailes. Nous cons- tatons aussi Tabsence presque complète de cils faciaux. Y a-t-il, ou n'y a-t-il point de cils optiques? La trompe est-elle en partie solide ? La longueur respective des ar- ticles antennaires varie-t-elle selon les sexes? Autant de questions que nous ne saurions résoudre. Nous n'avons encore rencontré ces insectes qu'une seule fois^ en 1829, au mois de juin, sur les ombelles de V^ne- tkum gra^eolens^ et sur un terrain éminemment calcaire. Les individus étaient assez nombreux, et nous avions pris plaisir à en récolter une certaine quantité. Ces insectes affectent des formes plus cylindriques que les autres Gonides. Ils affectent des teintes noires, avec des bandes cendrées. N" i. Gennaria latif'mns, R.-D., Myod., n" l. Thrypioccra latifwjis, Macq., 1845. Cylindriformis\ priniis antennœ atticulis , fulvis aut fnhescentibus -, lined humerali scutelloque testaceis ; facic (trgented) corpus rfesio-nigniin] ihoracis liiieis cinereis \ DE LA SOCIETE EiNTOMOLOGlQUE. 321 abdomen tribus fasciis transversis cinereis aut cineno-sub- fhwescentibus ; alis limpidis. Long., 4-7 lignes. Cylindriforme; frontaux, premiers articles des anten- nes, jaunes, ou fauve-jaunes \ un peu de brun sur les côtés du front j face argentée-, une ligne humérale et écusson testacés ; corps noir luisant, avec des lignes cen- drées sur le corselet-, trois fascies ou bandes transversales de reflets blancs et un peu flavescents sur le dos de Tab- donien -, cuillerons blancs j ailes claires, avec la base un peu flavescente. On trouve cette espèce, aux mois de juin et de juillet, sur les fleurs des Ombellifères. Quand aurons-nous le bonheur de la capturer de nouveau ? Elle doit être voisine du Goniajascwentris de M. Mac- quart, n° 7 {Annales de la Soc, entom., 1847), mais ce n'est pas elle. ANNALES DE I.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 323 NOTE POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE LA SERICORIS ANTIQUANA, Dup. PAR M. LE COLONEL GOUREAU. (Séance du 28 Mai 1851.) Le Microlëpidoptère dont il est question dans cette note fait partie du genre Sericoris de la tribu des Platyomides de Duponcliel, qui déclare que les chenilles de ce genre sont encore peu connues, et qu'elles vivent et se métamorphosent entre des feuilles réunies en paquet. Il donne Y antiquana comme provenant de la province de Casan. M, Guenée place ce même Lépidoptère dans le genre Orthotœiiia de sa tribu des Sericorides, dont quel- ques chenilles lui sont connues, et rappellent, par leurs mœurs, celles des Tordeuses. Il ne dit lien de la chenille de Vantiquana, qui lui est inconnue, et dont le papillon se trouve dans le nord de la France et dans TAngleterre. La découverte de cette chenille est un fait qui intéresse leslépidoptéristes, et qui mérite d'être publié. Dans les environs de Cherbourg, les cultivateurs don- nent le nom d'Hermite à une chenille qui se trouve dans les racines du Stachys arvensis, dans lesquelles elle creuse une galerie longitudinale qui lui procure le vivre et le couvert. Ces racines sont longues, fusifornies, assez gros- ses, très souvent divisées par des étranglements, blanches 324 ANNALES et charnues. On ne trouve ordinairement qu'une chenille dans une racine, cependant il arrive, mais rarement, d'en rencontrer deux placées loin Tune de Tautre. Les racines du Stachys arvcnsis absorbent une notable quantité des sucs delà terre et sont très nuisibles aux moissons, c'est pourquoi, dans les cultures soignées, on a soin d'en dé- barrasser la terre le plus que l'on peut. Le 1*^" décembre 1849, j'ai eu l'occasion d'examiner pour la première fois des racines de Stachys renfermant des Hermites. En les fendant longitudinalement, j'en ai vu de parfaitement pleines ; d'autres fistuleuses dans toute leur longueur; enfin, quelques-unes, percées d'une galerie à peu près cylindrique , s'étendanl dans presque toute l'étendue de la racine, contenaient une chenille qui s'enfuyait rapidement eu avançant ou en reculant jusque dans la partie non ouverte de son tuyau. Cette chenille est très sensible aux impx-essions de l'air et de la lumière qu'elle ne peut supporter, et dès que Ton a mis à décou- vert l'extrémité de son habitation en coupant la racine transversalement, elle la referme aussitôt avec un bouchon de soie. Le 21 février 1850 et le 28 mai suivant, j'ai examiné de nouvelles racines de Stachys arvcnsis , dans lesquelles j'ai trouvé un très petit nombre d'Hermites. Il m'a sem- blé en voir de deux tailles différentes , soit parce que la chenille passe deux ans dans son habitation, soit parce qu'elle prend naissance à deux époques de l'année assez éloignées l'une de l'autre. Celles du 28 mai présentaient deux taches rondes, rougeâlres, semblables à de légères meurtrissures sur le dos du septième ou du huitième seg- ment. Si on se contente de déposer simplement les raci- nes dans une boîte, elles se flétrissent bientôt et les Hermites périssent-, pour amener à bonne fin ces che- DE LA SOCIKTK EiMOMOLOCilQUE. :î05 iiillcs, il faut planter les racines habitées dans un bocal contenant de la terre légèrement humide. Elles se chan- gent en chrysalides dans leur galerie même, et le papillon s'échappe au commencement tle juillet. Le seul que j'ai obtenu s'est montré le 4 de ce mois. Il est probable que la femelle pond ses œufs sur le collet de la racine, un sur chaque plante, et que la petite chenille s'introduit jus- qu'au centre de la racine, où elle se creuse une galerie pour se nourrir et se loger. Sciicoris antiqucmaj Dupouchel. Oiiliotacnia antlquana, Guén. Chenille. Cylindrique, d'un blanc livide, nni/'oi'ine; tête ato-oblongus , niger-opaciis , subtiliter punctulaliis\ anteniiis , rostro, tihiis tarsisque sonUdè piceis; thoracc posticc depresso\ hcuielytroruin corio trilineato\ peduin an- terionuii fcmonbns crassis rnultispinosis , tibiis arcuatis apîce incrassaUs dentato-spinosis . Long. 3 Xll-Min. Hab. in Hispanice collibus Matritensibus, Mieg. Antennes grêles, pileuses, semblables à celles de Vechii, par la configuration des articles, dont le deuxième est le j)lus long. Tête plus exserle, plus oLlongue que dans ce dernier. Ocelles d'une extrême petitesse, place's derrière chatjue œil. Corselet en carré oblong, déprimé à son tiers postérieur, avec les bords latéraux sensiblement relevés, marginés. Corie des bémélytres à trois lignes élevées simples, à membrane noirâtre ou enfumée, parcourue par quatre nervures libres , ondulées. Cuisses antérieures grosses, comme dans les espèces de ce groupe, armées en 328 ANJNALES dessous de cinq ou six dents, avec de très petites dentelures intercalées. Tibia antérieur arqué, pour s'accommoder à la convexité de la cuisse, brusquement renflé à son extré- mité qui a quatre dents assez robustes. Une loupe scru- puleuse saisit au bord interne d'imperceptibles aspérités granuleuses. Les autres tibias, simples, à poils clairsemés. Sur les deux individus que j'ai sous les yeux, Fun est d'un brun obscur dans toutes ses parties. La structure des pattes antérieures indique assez que ce Lygéite est, ainsi que ces congénères, chasseur et qu'il doit sucer une proie vivante. La science doit à mon ami M. le professeur Mieg la découverte et le joli portrait de cette espèce. Je ne la trouve mentionnée ni dans mes vieux auteurs, ni dans les recueils plus récents, ni même parmi les es- pèces-genres de notre collègm; M. Amyot. Elle doit, dans les collections, prendre place tout près du Polyacanthus echii, dont elle diffère comme espèce. Explication de la figure de la planche 1 1 , iV" III. 1. Rhyparochromus hrachiidcns, grossi. 2. Mesure de sa longueur naturelle. 3. Une patte antérieure détachée. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 329 .;; ».v.A, V. DESGRIPTIOif DE NOUVELLES ESPÈCES D'HÉMIPTÈRES; PAR M. V. SIGNORET. (Séance du 8 Janvier 1851). Genre Agonosoma. Ce genre renferme plusieurs espèces, venant toutes du nouveau continent-, comme types, il convient d'ahord de citer : 1. Agonosoma flcwolùicatum, Castelnau, Hémiptères. 69. Mag. zool. Guer. — Hope Cat. — Germ. Zeits. 101 . — Am. et Serv. 44, pi. 2, Og. 2. — Bre'sil. 2. A. lineatwn. 11. Schœf. vol. 3, p. 68, pi. 94, fig. 282. Cayenne. Qui diffère très peu de la préce'deute, et ne s'en distin- gue que par la bande jaune du bord de Tecusson, qui est sinueuse dans cette espèce, tandis qu'elle est droite dans \eJla\^olineatiim, Cast., et que je crois une variété. 3. A. Reichii, Spinola Héniip. 161. *-'4^.-&r'co/o>.41opeCat. 12. — Am.etSer. 45. — Para. 4. A. dichroum. Perty, Del. An. 164, pi. 33, fig. 2. — Germ. Zeit. 103. — Am. et Serv. -^5. — Gavenne. AM) ANNALES 5. y/, quadrigultatmn. Mihi, pi. 10, iig. 1 . A.fl»rijK$PAlUi V oisine delà précédente, dont elle didere par recusson, qui présente (juatre macules noires, 2-2, tandis que dans la (lichroum on n'en observe que trois, deux près du bord thoracique, et une médiane vers le sommet de Téeussoi) ; premiersarticles des antennes jaunes, ainsi que les cuisses, la partie médiane des tibias et Tabdomen, dont les bords latéraux sont noirs ; le troisième et le quatrième segments présentent chacun deux taches noires près le bord supé- rieur-, le dernier segment, noir, présente deux larges taches jaunes, quelquefois réunies. Le reste comme dans la ])récédente. Cette jolie espèce vient de la Nouvelle Grenade. 6. A. trh'ittatuui. J. Voet., .î' [)ar.. pag. 111, pi. 47. fig. 12. J. i'irgatum. G erm. Ze\i. 102. — Colombie. 7. y/, bigaluin. — Germ. Zeit. 102. — Brésil. Genre Chlorocoris, Spinola. Thcliinn, Am. etServ, Renferme plusieurs espèces. 1 . Chlomcoris coinplanatusj Guérin. Vo^'.aut. Monde. 167. Atlas, pi. 2, fig. 13. — Am. et Serv. 107. Chlorocoris dcplanatus . W Sch. vol. 7, p. 08, pi. 203, (ig. 633. — Sainte-Catherine. 2. C. tau. Spinola^ Hemip. 3. C. distinctus. IVIihi, pi. lO, fig. 2. C.u,Jis^wJjua0$ Ressemble beaucoup an complanaius , mais plus grande et plus plane, d'une couleur jaunc-verdâtre , en diflère DE LA SOCIÉTÉ EÎSTOMOLOGIQUE. 33 J par la tète bordée de noir, et presque lisse-, le prothorax plus large et plus applati, avec des rides transverses et finement ponctué, ainsi que Técusson, tandis que dans le complanatus, le prothorax et tout Tinsecle est fortement ponctué, ce qui lui donne un aspect rugueux. Dans cette espèce, Tabdomen, en dessus, présente chaque segment bordé inférieurement de noir. Cette jolie espèce provient du Mexique. Genre Halys, Fabric, Am. et Serv, Ce genre renferme un grand nombre d^espèces venant généralement de l'ancien continent et de la Nouvelle o Hollande et j^résente de grandes variétés déforme; celle dont je veux donner la description ici se rapproche de la rufesceiis, Hope. 1. Halys piilchm. PI. 10, fig. 3.A^ublie le volume suppleinenlalre à mon Histoire naturelle lies Animaux ai'ticulés deTAlgérie, je placerai provisoire- ment mou Acridite nouveau dans cette coupe générique. Avant d'entrer dans les caractères spécifiques de cetle nouvelle espèce d'Ereinobia, je crois devoir donner quel- ques détails sur les Acridites, particulièrement sur les stations occupées parles diverses espèces de cette famille que nourrissent les possessions françaises du nord de l'Afrique, et que j'ai été à même d'étudier durant mon ])remier voyage, p«endant les années 1840, 1841 et 1842. Au sujet de ce temps passé dans cette partie de nos pos- sessions, je crois devoir faire remarquer qu'à cette époque la guerre existait sur tous les points de la Metidja,* que, par conséquent, il était fort difficile, pour ne pas dire im- possible de s'éloigner d'Alger, et que par suite de cet état anormal du pays, mes ( ourses entomologiquesont toujours été très restreintes -, je me rappelle même que désirant vi- siter Blidah , j'eus toutes les peines du monde à m'y rendre, quoiqu'accompagné d'une escorte-, etMédéahqui nous avait jadis appartenu, et que j'aurais aussi voulu explorer, n'était déjà plus en notre puissance,- j'ai donc été obligé de borner mes recherches aux régions basses. Voulant mettre à profit la j)aix qui existe actuellement dans toute l'Algérie, et surtout espérant trouver une dif- férence sensible entre les animaux articulés que nourris- sent les hauts plateaux et ceux qui habitent les régions basses, je me rendisde nouveau en Afrique en 1850, afin d'explorer exclusivement les hauts plateaux delà province d'Alger. J'ai été assez heureux dans mes recherches , et quoique je n'aie pas trouvé beaucoup d'espèces particu- lières aux hautes régions que j'ai explorées pendant quatre mois, j'ai été à même de faire des remarques assez eu- 352 AJNiNALES rieuses sur les stations des insectes en ge à laquelle on a donné le nom di'Acinipe microptera ; celle espèce habite aussi les régions basses, particulièrement les envi- rons d'Alger et d'Or.m. Parmi les OEclipoda [Acridium), deux espèces nouvelles ont été rencontrées dans ce grand genre-, elles habitent également les régions basses et les hauts plateaux, el sont désignées sous les noms à'OKdi- DE LA SOCIE! E ElM OlVlOLOGlQUE 3;)3 poda {^cridùim) Lucasii el amœna (1). A part ces quel- ques espèces (2), tous les autres Orthoj)tères que j'ai recueillis dans !a ianiille des Acridites, ne m'ont rien pré- senté de remarquable, si ce n'est les positions géographi- ques où je les ai observés, et qui m'ont démontré que la faune entomologique des régions élevées ne difl'ère pas autant de celle des régions bas^'es qu'on pourrait le croire, et que je l'avais cru moi-même jusqu'à présent. C'est au rcsti; ce que j'espère démontrer, en indiquant dans ce tra- vail les espèces que j'ai rencontrées dans les plaines et celles que j'ai observées sur les hauts plateaux ,• elles y sont généralement peu nombreuses comparativement à la quantité quelquefois immense des individus ; elles peuvent être jjartagées en celles qui habitent indistinctement el les légions basses et les hauts ])lateaux, en celles qui ne se plaisent que dans les régions basses, en celles qui fréquen- tent les plages arénacées dans le voisinage du littoral, et enfin en celles qui semblent ne jamais quitter les hauts plateaux. Les trente-neuf espèces que je signale dans ce (1) Je ferai remarquer que ces espèces [Acinipe microptera, OEdipoda Lucasii el amœna) que j'avais déjà rencontrées lors de mon premier voyage, en 1840, et que je navals pu faire connaître dans ce temps là, à cause du trop petit nombre d'individus qui étaient à ma disposition, auraient été consignées dans ce travail, si je n'avuis été devancé par M. L. Brisout de Barneville, qui s'est empressé à les décrire isolément, sachant cependant que j'avais un mémoire presque terminé sur les Acridites en général nourris par les hauts plateaux de la province d'Alger. (2) Je ferai connaître aussi dans ce travail une troisième espèce cVOEdipoda, remarquable par la forme de son thorax , qui est très large et non caréné en dessus, et par ses organes de la locomotion qui sont très courts ; c'est à Kefoum-Teboul, dans le sud-est de l'Al- gérie, près des frontières tunisiennes, que cette espèce a été ren- contrée. 354 ANNALES travail peuvent (Hre ainsi réparties : vingt fréquentent indistinctement et les régions basses elles hauts plateaux, quinze les régions basses, deux les lieux arénacés, et deux les hauts plateaux. Genus Tryxalis , Fab. Entom. sysl. toni. 2, p. 28 (1793). 1. 2'. nasuta {Grillus), Linné, Mus. Lud. Ulricae, p. 118, N^G (1764). Serv. Hist. nat. des Ins.Orthopt., p. 580, N" 1 (1838). Elle est abondamment ré[)andue dans toute l'Algérie pendant le printemps et une grande partie de Tété:, je Tai particulièrement rencontrée dans les environs d'Alger , de Bône et du cercle de la Gal'e. Cette espèce se plaît dans les régions basses et alîectionne les lieux couverts d'her- bes. On la trouve en Provence, particulièrement aux environs de Marseille-, elle habite aussi la Sicile. Enfin, le cap de Bonne-Es[)érance , le Sénégal, PEgypte et les indes nourrissent aussi ce Tryxalis. 2. T. variabilis, Klug et Ehrenb. Synib. Phys. Dec. 2 a, N" 8, pi. 17, fig. 2 à 6(1830). Serv. Hist. uat. des Ins. Orthopt., p. 582, N° 2(1838). Cette espèce, que je n ai pas rencontrée, habite les en- virons d'Alger, où elle a été découverte par M. L. Va- cherot. L'Europe méridionale nourrit ccitc espèce, ainsi que la INIorée, l Egypte, la Syrie et TArabic déserte. Jus- qu'à présent ce Tryxalis n'a encore été rencontré en Algérie que dans les régions basses. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 355 3. T. procera, Klug et Ehrenb. Symb. Ph^rg. Dec. 2rt, N°4, pi. 16, fig. 2 à 3(1830). Serv. Hist. nat. des Ins. Orthopt., p. 582, N" 3 (1838). Celte espèce habite les hauts plateaux , ainsi que les re'gions basses; je l'ai prise en mai aux environs de Cons- tantine, sur les djebel Coudiat-Ati et Mansourah , et en juillet 1850 aux environs d'Alger, particulièrement entre le Jardin d'Essai et llussein-Dey; elle habite TEgypte et TArabie heureuse ; elle a été aussi rencontrée dans l'île de Crête par M. V. Raulin , et en Sicile par mon ami G. Bibron. 4. T. miniata. Klug et Ehrenb. Symb. Phys. Dec. 2 a, N" 7, pi. 18, fig. 1 à 4 (mâle) (1830). Serv. Hist. nat. des ïns. Orthopt. p. 583, N° 4(1838). T. conspurcata, Klug et Ehrenb. Symb. Phys. Dec. 2 a, N°6, pi. 17, fig. 1 (femelle) (1830). Elle est aussi commune que le T. nasuta, et, comme ce dernier, je Tai rencontrée dans les régions basses de Test et Touest de l'Algérie, pendant le printemps et une grande partie de Tété -, on la trouve aussi en Egypte. 5. T. rosacea, Touss. Charpent. Horœ Entora. p. 1 28, pi. 3, fig. 8 (femelle) (1825). Serv. Hist. nat. des 1ns. Orthopt. p. 584, N° 6(1838). T. linearis (var.). Touss. Charpent. Horae entom,, p. 129, pi. 3, fig. 2 (femelle) (l825). Elle est assez commune dans Test et Touest de l'Algé- rie ; j'ai pris particulièrement cette espèce , en mai, aux 35B ANNALES environs deConstantiiie, dans des lieux arides et entière- ment privés de végétation. Son vol est très ra|)ide et bien différent de celui des T. nasuta et miniatd. M. Audinet- Serviile a eu raison de ne regarder cjue comme une va- riété les individus qui sont d'un noir-grisâtre, et dont les côtés rabattus du prothorax sont largement l)ordés de bleuâtre. Dans la l'einellc, les élyties sont ordinairement d un gris plus clair et plus fottement mouchetées de noir sur leur bord interne. Entin. il est aussi à noter que la couleur rouge des ailes est moins intense et ordinairement bien moins élendue. Dans les environs du cercle de la Galle, j ai rencontré une seconde variété, dont la couleur verte des antennes, de la tête, du thorax, des élytres et des organes de la loco- motion, est en partie l'emplacée par du rouge. Cette es- pèce habite indistinctement et les régions basses et les hauts {)lateaux, car je Tai trouvée assez abondamment aux environs de Médéah et de Bogliar. Elle n'est i)as rare non plus dans les environs de Marseille; l'Espagne et le Por- tugal nourrissent aussi cette espèce. Genus Opsoinala, Serv. i\evue méth. des Orthopt. in ann. des Se. nat. I" série, tom. 22, p. 2G7 (1831). Ejusd. Hist. nat. des 1ns. Orthopt. p. 536 (1838). 6. 0. Sicnla, Serv. llist. nat. des 1ns. Orthopt. p. 594, N" 14(1838). Lucas, Hist. nat. des Anim.articul. in cxplor.scient.de l'Algérie, tom. 3, p 26, N" 44, Orthopt., pi. 3, fig. 1 (1849). Cette espèce est assez rare ; je n'en ai rencontré que quelques individus, que j'ai pris, pendant le printemps UE LA SOCIÉTÉ EJN lOM0LO(,lQUi:. 357 ^uireté, clans les ravins de la Bomijaréa, aa'K environs d'Al- ger. Celte Opsomala, qui habite aussi les environs de Bône et du cercle de la Calle, est assez agile , et se plaît dans les lieux humides, orabraga\ capite thoraceipie tuherculatis , hoc transversïm trisulcato ; elytris abdomen superantihus ^ alis flavescentihus , vit ta trnn sversali arcuatd fusco-rufescente DE LA SOCIÉTÉ EN'I OMOLOGIQUE. 371 ornatisj abdominc mbtilissitnè traiisversun striato, sei^- mcnto primo suprà in medio foriitcrcarinato^ siibser/uentibus tantiun posticc tuberculatis ) pedibus breçibus, piloso testa- cco fiinbriatis feinoribus posiicorum latis, forliicr can'natis, exiîis supm que tubcrculatis, intiis omninùf lavis. Femelle- La tête jaune, couverle de tubercules arrondis placés çà et là, présente de chaque côté et à la jonction avec lechaperon, un sillon longitudinal assez Lien mar- qué, mais peu prolongé-, les carènes faciales sont peu saillantes avec Tocelle placé entre ces carènes et ceux si- tués près des yeux , de même couleur que la tête. Les antennes sont jaunes. Le chaperon jaune, plus large que long, ponctué, offre de chaque côLé deux sillons obliques, peu prolongés, et dont Tinférieur est beaucoup plus pro- fondément marqué que le supérieur j antérieurement ^ il présente tiois échancrures dans lesquelles vient se placer la lèvre : celle-ci jaune, ponctuée, offre à sa partie supé- rieure trois impressions bien marquées et une échancrure peu profonde dans le milieu de son bord antérieur. Les palpes maxillaires et labiaux sont jaunes, grêles, allongés et offrent çà et là quelques poils testacés. Les yeux sont bruns. Le thorax large, robuste, de même couleur que la tête, déprimé dans son milieu , présente trois sillons transversaux peu marqués, à l'exception cependant du troisième ou postérieur qui est plus fortement accusé que ceux des parties latérales, et surtout de celui qui en- toure sa partie antérieure i il est aussi à remarquer que les tubercules que présente le thorax à sa partie postérieure qui est large, très prolongée et terminée en pointe, sont beaucoup plus gros, et surtout plus disséminés que ceux qui existent sur le disque et sur les côtés rabattus de ce même organe. Les élytres, plus longues que le corps, sont 372 AiNNALKS jaunes, avec leur bord postérieur offrant les vestiges de trois ou quatre taches brunes. Les ailes, presque aussi longues que les él^tres, sont cVun jaune transparent, avec les nervures plus foncées-, au-delà de leur milieu, on aperçoit une bande transversale assez large, arquée, d'un bruu-roussâtre, qui part du bord interne de Taile et n'at- teint pas tout à fait son bord antérieur. Le sternum, fine- ment slrié transversalement, est large, lisse, et présente des points ])eu marqués et très disséminés-, sur les côtés, il est fortement tubercule. J^'abdomen jaune, finement strié, présente uneponctuatiou très disséminée, le premier segment, en dessus, offre une carène très prononcée^ avec les deuxième, troisième, quatrième et cinquième préseti- tant seulement à leur bord postérieur un petit tubercule,- la plaque sous-anale, grande, tronquée postérieurement, est terminée en jiointe dans sa partie médiane-, les appendices sexuels supérieurs et inférieurs sont roussâtres, courts, spiniformes, avec leur extrémité noire. Les pattes sont courtes, grêles, à Texception cependant de celles de la troisième paire qui sont assez robustes-, elles sont jaune rugueuses, ponctuées el frangées de poils testacés sur leurs bords supérieur et inférieur; les épines tibiales des pre- mière et deuxième paires sont courtes, roussâtres, et noires à leur extrémité-, quant à la troisième paire, les fémurs sont très élargis, couverts de tubercules au côté externe, avec leurs bords inférieur et supérieur fortement carénés, et ce dernier muni de tubercules épineux y au côté interne, ils sont jaunes et entièrement lisses-, les épi- nes qui arment les tibias sont courtes, avec leur extrémité d'un noir-roussâtre -, les tarses des première, deuxième et troisième paires sont jaunes, glabres, avec les griffes qui les terminent noires à leur extrémité. Je ne connais pas le maie de ce curieux OEdipode, que DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 373 je n ai pu rapporter à aucune espèce connue, et qui a été pris dans le sud-est des possessions françaises du nord de TAfrique, à Kefoum-Tcboul , tout près des frontières de Tunis. Je ferai remarquer que c'est sur un individu con- servé dans Talcool que la description de cette espèce a été faite. 20. OE. fusco-cincta, Lucas, Hist. nat. des Anim. arti- cul. in explor scient, de TAlgérie, tom. 3,]). 31, N° 53, Orthopt., pi. 3, fig. 5(1849). Cette espèce, pendant le printemps et une grande par- tie de Tété, n'est pas rare dans Test et l'ouest de l'Algérie, principalement aux environs d'Alger, d'Oran, de Cons- lantine, de Bône et du cercle de la Calle ; c'est dans les lieux sablonneux, arides et exposés au soleil que cet OEdipoda se tient. 21. OE. flava fGiyllusJ, Linné, Mus. Lud. ulr., p. 149, ^^"39 (1764). Serv. liist. nat. des Ins. Orthopt., p. 721, N° 2(1838). ^aidium nigro-fasciatum, De Géer, Mém. pour servir à rhist. nat, des Ins., tom. 3, p. 493, N" 9, pi. 41, fig. 5 (1773). L'est de l'Algérie est particulièrement fréquenté par cet Acridien, qui, pendant les mois de juin et de juillet, n'est pas très rare aux environs de Milah, de Sétif et du cercle de la Calle. C'est dans les lieux couverts d'herbes et assez humides que j'ai rencontré cette espèce , qui fréquente indistinctement et les plaines et les hauts plateaux. Elle habite l'Europe méridionale , particulièrement les envi- 2^ Série, TOME IX. 24 374 ANNALES rous de Château-Gouibert. Elle est signalise aussi comme se trouvant au cap de Bonne-Espdrance. 22. OE.Mauntanica, Lucas, Hist. nat. des Anim. ar- ticuL in explor scient, de TAIgérie, tom. 3, p. 32, N°55, Orthopt.^ pL 4, fîg. 2 (femelle), 2 a (mâle) (1849). J'ai rencontre cette espèce dans Test et Touest de TAl- S(?rie, pendant les mois de juin cl de juillet-, elle est assez rare, et c'est parliculièremeni sur les collines élevées de la Boudjaréa, aux environs d'Alger, du Santa-Cruz et du Djebel banton, aux environs d'Oran, que je prenais cet OEdipoda, dont je n'ai rencontré que quelques indi- vidus. 23. OB. Algcriana, Lucas, Hist. nat. des Anim. ar- ticul. in explor. scient, de TAlgérie, tom. 3, p. 34,N"56, Orthopt.. pi. 4, fîg. 5 (1849). Celte espèce est assez répandue dans Test et dans l'ouest de rAlgérie, pendant tout Thiver et une grande partie du printemps-, elle se plaît dans les lieux arides, rocailleux et exposés au soleil -, c'est particulièrement à Kouba , aux environs d'Alger, que j'ai pris cet OEdipodcj qui fait en- tendre une certaine stridulation en volant. Je ferai aussi observer que cet Acridite habite les hauts plateaux^ car je l'ai prisj en avril et mai, aux environs de Médéah et de Boiïhar. o 24. OE. Jnsubn'ca (^Gryllus),'6co\)o\i, Faun. Insubr., p. 1, pi. 24, lig.2(1786). Serv. Hist. nat. des Ins. Orthopt., p. 731 , N° 15 (1838). Brullé, Hist. nat. des Ins. des îles Canat. En tom., p. 78, TN" 35, pi. 5, fig. 11, lW/(l836à 1844). DK LA SOCIÉTÉ ÈNTOMOLOGIQUE. 375 Gryllus fascintwi, Fabr. Entom. syst., tom. 2, p. 58, iN" 48 (1793). Acridium maculatwn , Oliv. Encycl. mélh., tom. 6, p. 224, N" 4 (1791). Cet OEdipode n'est pas rare dans Test et Touest de l'Al- gérie, particulièrement aux environs d'Oran, d'Alger, de Philippeville, de Constantine, de Bône et du cercle de la Calle. C'est pendant les mois de mars, avril et mai que je rencontrais cette espèce, qui se plaît dans les lieux frais, humides et ombragés. Je Tai trouvée aussi aux environs de Médéah et de Boghar, pendant les mois de mai et juin 1850. Les îles Canaries, ainsi que la Morée, nourrissent cet OEdipode, qui est abondamment répandu en Italie et dans la France méridionale. 25. OE. Hispanica (Gryllus), Ramb. Faun. entom. de TAndal., tom 2, p. 88, N° 15, pi. 7, fig. 6 à 7 (femelle) (1837). Serv.Hist.nat.desIns.Orlhopt.,p. 733, ]N° 18(1838). J'ai rencontré cette espèce, qui n'est pas très rare, dans les environs du cercle de la Calle ; elle se plaît sur les montagnes assez élevées, et se cache sous les feuilles du Chamœrops humilis. Fin de juin et commencement de juillet. Cet OEdipode, jusqu'à présent, n'avait encore été signalé que comme habitant l'Espagne méridionale , par- ticulièrement les environs de Loja. 26. OE. cœrulans {Gryllus)^ Linné, Syst. nat., tom. I, pars I a, p. 701, NM8 (1767). Fabr. Entom. syst., tom. 2, p. 58, N" 45 (1793). Serv. Hist. nat. des Ins. Orthopt., p. 736, N" 3 1(1838): 370 ANiXALKS Cette espèce, qui n'est pas très rare dans les environs inn dimidia paiie supemnte. Long. 1/3, 1/2 lin, Reliquis multo major, oblongo-ovata , apicem versus attenuata, ferruginea, iulvo pubescens. Antennœ capite prothoraceque paulo breviores, graciliores, apicem versus vix incrassatse, arliculo octavo contiguis minore , ultime oblongo-ovato, prœcedentibus duobus breviore, testaceae. Caput dellexum , subtilissime parce pubescens, puncla- tumque, nitidulum. Prothorax convexus nitidulus, trans- versus, longitudine duplo fere latior, antrorsura angusta- tus, lateribus rotundatus, antice truncatus, basi late profundeque sinuatus, angulis posterioribus acutis, pro- ductis, o!)Solete subtiliter punctatus. Elytra basi pro- thorace parum angustiora , lateribus parum rotundata , apicem versus angustata, apice subtruncata, minus con- vexa, subtilissime transversim strigosa vel aciculata , fulvo pubescentia. Pedes testacei. Cet insecte ressemble assez à la £. mo?itana, Schiodte, mais il est en gênerai beaucoup plus grand, et les notes indique'es serviront à le distinguer sans difficulté. J'ai trouvé cette espèce en criblant les feuilles tombées et les mousses aux Pyrcne'es-Orientales , près des bains de la Preste, et aux Pyrénées-Centrales, près de Bagnères- de Lucbon, autoiu' de la tour du Castel-Vieil. BalhysciaAubei, Ksw. Stett. Entom, Zeit. 1850, p. 223. — Elongato-ovato, lalerihus subparallclis, parum convexa. riono afitennaruin articula orta\'uiv DE LA SOCIÉTÉ EiN l'OMOLOGIQUE. ;{ù5 fUmidia parte superante, elytris stria suturait impressis , l^ong. ultra 1/3 lin. Statura elongata, subparallela, anlrorsum haud latiore ab afFinibiis facile dignoscenda. Antennae capitis protho- racisquelongitudine, minus graciles, apicem versus sensim incrassata", articule octavo conliguis minore, ultimo ovato, prœcedentibus duobus breviore. Caput deflexum, nitidu- lum, parcius pubescens. Prothorax transversus, longitu- dine duplo latior, antrorsum angustatus, latcribus rotun- datus, antice emarginatus , basi late sinuatus, angulis posterioribus acutis produclis, parùm convexus, subliliter deuse obsolète punctatus. Elytra basi protborace vix angustiora, lateribus subparallela, apicem versus vix an- gustata, apice truncata, parum convexa , sublilissime alutacea, ad suturam stria antice et postice abbi-eviata impressa. Cette espèce est facile à distinguer des autres Batkyscia, par sa figure longue, parallèle et peu convexe, ainsi que par la strie suturale très remarquable. Je ne connais qu'un seul individu, trouvé dans le sable du nid d'un Pompilus, près de Toulon, que M. Aube a bien voulu me communiquer. J'ose dédier cette espèce à cet entomologiste distingué. Bathyscia os'ata^ Ksw. Stett.Entom. Zeit. 1850, p. 223. — Ovata , apicem versus valde attcnuata, valdc cojivexa, ferru^inea , falvo pubescens, nitidula, octaço aiitenjiaruin articula continus minore. Long. 1/4 vix 1/3 lin. Bathyscia montana paulo niinor, oblongo-ovata, apicem versus valde attcnuata, ferruginea, fulvo pubescens. An- tennœ vix capitis protlioracisque longitudine, crassius- culse, testacea, apicem versus seusim iiicrassatœ, articule octavo conliguis paulo minore, ultime oblongo-ovato , 3î>G ANNALES praecedentibus (Juobus breviore. Gaput dellexuin, nilitlu- luin, omnium sublilissiine parce pubescens, parce subti- lissime punctatum, Prolhorax transversus , longitudine duplo fere latior, antrorsum angustatus, lateribus rotun- datus, antice emarginatus, basi latc prolundeque sinuatus, angulis posterioribus acutis , productis , obsolète parcius punctatus. Elytra basi prolhorace parum angustiora, late- ribus parum rotundata, apicem versus valde angustata, apice subtruncata, fulvo pubesceatia, obsolète ruguloso punctata. Pedes testacei. Ce joli petit insecte est remarquable par sa tigure con- vexe et rétrécie postérieurement. J'ai trouvé un certain nombre d'exemplaires à Bagnières-de-Luclion, autour du Gastel-Vieil , en criblant les mousses et feuilles tom- bées (1), ( I ) Voici les espèces que je connais de ce genre : Bathyscia Schiodtei, Ksw. — Pyrénées. — montana, Schiodle. Spec. Fn. subterr. lab. 2, f. I . Carniole. — Oi'ata., convexa feirugineaj f'uho jmhescens ^ articulo secundo palponiin lahialium branssimo ; nojjo antcmiarum articido octavum dimidia paHc supcrante. Long. 1 /3 lin. — Aubei, Ksw. — l^iance méridionale. — ovatuy Ksw. — Pyrénées centrales. — byssfna, Schiotlte. Spec. Fn. subterr. p. lOj t. 2, f. I a. — Brevûer 0K>ataj V(dde convexa, fusco-femigmea, fulvo pubescens, ariicnîis palporum hibialium longitudine subœqualibus : nono antennanun aii.iculo octavum ter su- pcrante. Long. 4/9 lin. Carniole, dans la caverne d'A- delsberg. Le Musée d'histoire naturelle, de Berlin possède encore deux espèces de ce genre, Tune de l'Amérique septentrionale, Tautre de Sicile, de manière que je connais sept espèces de Bathyscies. dp: la SOCIETE EJNTOiMOLOGIQUK. 397 Colon murinus, Kranlz. Stettin. Entomoi. Zeit. 1850. N" 5, 172. 7. — Trouvé près deBeaucaire. ScYDMiENlDES. Ccphcnnium laticollc, Aube. — Pyrénées-Orientales et cen- trales, mais assez rare, sous des feuilles sèches. — thoracicum, MiilleretKunze. — Pyrénées centrales, environs de Bagnères-de-Luchon, plus rare que le précé- dent. Scydmœnus cordicolUs, Ksw. (Stirps I Schauni). — EloTigatus , nigro-piceus, nitidus , puhescens^ prothorace cordatOj elongato. hasibipunctato. Elylris oblongo-Oi'atis , hvvibus , basi utriiique uni-imprcssis. Anlennis pedibusque testaceis. Long. 1/2 lin. Cnput lœve, fronte convexa. Antennœ testacese, capite prolhoraceijue paruni longiores , extrorsuni crassiores , articulis tribus ultimis majoribus, nono et decinio Irans- versis, ultime elongato-acuminato, articulo octavo conti- guis minore. Prothorax magnus, convexiusculus, latitu- dine longior, lateribus ante médium valde rotundatis, basi versus constrictus, nitidus haud punctatus, tenuis- simepilosus, basi punctis duobus minutis impressus. Ely- tra elongalo-ovata , prothorace parum latiora, medio leviter ampliata, haud punctata, griseo-pubescentia; basi utrinque ad scutellum foveola longitudinali satis profunda impressa. Pedes ferruginei, femoribus clavatis, tibiis an- ticis a medio inde apicem versus subincrassatis. Ce iSjY/w/e/îM.f ressemble au Se. pusillus, dont il diffère par les ély très non ponctuées, la couleur plus claire des an- tennes et des pieds, par la forme du prothorax, et surtout par sa taille très allongée, ce qui le fait distinguer aussi sans peine laires de ce Scydmène dans la vallée de Prats-de- Mollo, aux environs de la Preste, en criblant les feuilles tombées. Scydmœnus Lœwiij Ksw. (Stirps 4 Schaum). — Biif'us, Jiiiidus, parcius puhescens, prothorace suhquadraio ^ sub- hirto, basi distincte transversiinimprcsso^ antennis articulis quatuor ultimis crassioribus . Long. 3/4 lin, Ca[)ut rotundalum, nitidum, pilosulum. Anlennae ca- DE LA SOCIÉTÉ EMTOMOLOGIQUE. 399 pite prothoraceque paulo longiores, articulis quatuor ultimis distincte non tamen abrupte crassiorlbus, articulo septimo antecedentibus majore, sequentibus distincte minore, octavo, nono et decimo subcylindricis , longitu- dine latioribus, ultimo oblongo-ovalo, apice acuminato. Prothorax subquadratus, basin versus vix angustatus, la- leribus postice subsinuatus, ante basin transversim dis- tincte impressus inimpressione foveolatus, rufus, griseo- pilosus. Elytraovata, prothorace in medio duplo latiora, basi utrinque foveolala, Isevia parce subtiliter griseo- pubescentia. Pedes femoribus leviter clavatis. Cette espèce se range dans la coupe du S. Motsc/mhkii, la couleur, ainsi que la forme et Timpression du prothorax servent à la distinguer sans peine. Je n'ai pas remarqué de difFéreuces sexuelles. Elle doit être placée dans le voi- sinage du Scydin. Motschulshii ^ Slurm. J'ai dédié cette espèce à M, Lœw, diptérologiste cé- lèbre (1). Scydmcenus Ferrarii, Ksw. (Stirps 4 Schaum). — Hufux, Tiitidiis, parcius pubescens, prothotuce subcordato, hirto, anteiiTiis articulis ultimis quatuor abrupte crassioribus . Long. 2/3 lin. (1) J'ai trouvé en Carniole une espèce qui se rapproche encore bien plus du S. Motschuhkii. Elle lui ressemble ex- cessivement pour la grandeur et la forme, mais la couleur est un rouge testacé, et les antennes du mâle sont beau- coup plus longues, et c'est surtout le huitième article qui est relativement beaucoup plus long et plus grêle. Je ne connais que trois exemplaires dans les collections du Musée de Copenhague, de M. Schaum et de moi-même. M. Schaum a donné à celte espèce le nom do Kiesenwet" ieri. 409 ANNALES Auleniiae capile [jrollioraceque loiigiores, gracilioies, articulis quatuor ultimis abruple crassioribus , articule sej)timo pra3cedeatibus vix crassiore, articulis octavo, nono et (leciino globosis, ultiuio ovato, apicc acumiiialo. Pro- thorax pilosus, subquadratus, basin versus levîter angus- taliis, basi transvcrsim subimpressus, foveolatus. Ely- tra ovata, basi prolborace vix, inedio dimidio latiora, basi utrinque bifoveolata, la^via, loiigius fortiusque griseo- pubescentia. Pedes femoribus clavatis. Cette espèce ressemble un peu au S. Lœwii, mais elle eu diffère pourtant essentiellement. Elle est beaucoup plus petite, les ëlytres sont plus étroites, le duvet est |)lus fort et plus long, les antennes sont plus grêles, les derniers articles un peu plus forts. On pourrait être tenté de placer cette espèce dans la coupe du Scydm. pubicollis, et, en effet, elle semble y faire un passage ; pourtant je crois qu'il vaut mieux la ranger à côté du Lœwii. Ce iScydmène se trouve aux Pyrénées-Orientales, dans la vallée de Prats- de-Mollo. Je Tai pris en criblant les feuilles tombées. Je donne à cette espèce le nom de mon aimable corres- pondant, le comte Ferrari, de Linz , naturaliste zélé et qui a bien mérité de Tentomologie de son pays. Scydmœmis hirlicollis , Mûller et Kunze. — Assez commun au bord de la mer, près de Perpignan. Scydmœnus tritoinus, Ksw. (Stirps 4 Schaum). — FiceiiSj nitidus, pubescens , prothorace subcfuadraio, panim convtxo, basi obsoletius transversim impresso ctfcweolato, elytris lœ- vibiis , mitennis gracilibusj articulis ultimis tribus abrupte crassioribus. Long. 1/2 lin. Antennae capite protlioraceque parum longiores, graci- liores, articulo octavo praecedentibus haud crassiore, ultimis tribus abrupte majoribus, nono et decimo Irans- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE 40 1 versis, ultiino ovato apice acuminato. Prolhorax pilosus, subquadratus, basin versus baudan^ustatus, basi obsolète transversim impressus et fo\eolatus. Eljtra ovata basi prothorace vix, medio dimidio latiora , basi utrinque longitudinaliter uni-impressa, omnium subtilissime parce griseo- pubescentia. Pedes concolore.':, femoribus apicem versus clavatis, tibiis anterioribus linearibus apice intus curvatis. Voisin du S. J-Veitcrhalii, Gyll.; qundratus, Miiller et Kunze, mais plus petit et facile à distinguer par les an- tennes plus grêles, le corselet plus petit et moins con- vexe, et surtout par la conformation des tibias antérieurs. Celte espèce habite les prairies auprès du bord de la mer, dans les environs de Perpignan. Je Tai trouvée en certaine quantité entre les herbes courant sur la terre humide. PsELAPHll. Ctenistes palpalù, Reich. — Perpignan. Pselaphus longipalpis, Ksw. î^tett. Entom. Zeit. 1850, p. 222. — Rufus, niiidus, prothorace valde elongato, subcy- Imdrico, autrorsum angustato, palponim maxillorium oiii- culi tertii pedimcido clavœ duplo longiore. Long, ultra 1 lin. Rufus, nitidus. CHput elongatum, fronte sulcatum ver- tice canaliculatum. Palpi raaxiliares valde elongati, arti- culo tertio curvato jiedunculo longissinio clava duplo vel plus duplo longiore. Prothorax latitudine duplo longior, convexus , lateribus leviter rotundatus , antrorsum et basin versus parum angustatus, lœvis. El vira prothorace paulo breviora, apicem versus dilatata, sutura carinulis- que duabus, exteriore obsolela, longituch'nalibus in elv- trorum disco elevatis. Abdomen dilatatuni , lateribus angulatum, basi griseo pilosvim. 40g ANNALES C'est une espèce bien curieuse, dont les didérencessont très remarquables, et qui semble très rare. J'en ai pris quelques exemplaires dans la vallée duTet, au-dessus de la Preste, sous les mousses et feuilles sèches. Bryaxis sanguinea, Fabricius, — Helferiy Schmidt. — impressa y Panzer. — Ces trois espèces sont assez communes dans les prt^s au bord de la mer, près de Perpignan. Ty c hus Ibericus ,Mo\.&ch. — Un exemplaire, près de Beaucaire. Bythinus Mulsaritii, Ksw. Stelt. Entom. Zeit. 1850, p. 222. — Ohloiigusj convcxinsculus , rufo piceus, pronoio subcordato Icevi. Mas : antennanim articula primo iTitus in dentem acutum producto, femoribiis omnibus muticis incrassatis , tibiis anticis dentatis. Long. 3/4 lin. Oblongus , subconvexus. Caput rugulosum , fronte utrinque foveolata, transversim sulcata. Anlennae capitis prothoracisque longitudine, articule primo maris apice in ungulum acutum intus producto, arliculo secundo sequen- tibus majore, intus subaugulato, articulis duobus priujis feminae sim|)licibus. Prothorax convexus basin versus angustatus, Isevis, basi linea semi-circulari impressus. Elytra subconvexa basi lougitudnialiter impressa, parce obsoletius punctata. Femora omnia maris incrassata; tibiae anticee maris intus denticulalœ. Celte espèce appartient à la coupe dui^ bulbi/er, Reich., dont elle diffère par la couleur, la grandeur, et par les caractères sexuels chez le mâle. Le second article des an- tennes de celui-ci est considtjrablement plus grand que DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 403 les suivants, et oli're à son extrémité antérieure et interne une très petite saillie angulaire, de manière quon pour- rait le ranger près du />. Erichsonu, Ksw. Kiister, Ksefer Europas XVI. 99, dont les deux premiers articles des an- tennes des mâles sont prolongés en dedans. Plusieurs exemplaires, mâles et femelles, sous les mousses et feuilles sèches, près de la Preste. Staphylim, MyrmcdoiiiacanaUculata,'9a'^k. — Partout en Fiance et en Catalogne. Fcdagria thoracica, Curtis. — Un exemplaire, près de la Preste. Ocalea castanea, Erichson. — Au mont Serrât, au hord d'un ruisseau. Cette espèce est très répandue à ce qu'il paraît-, je l'ai prise dans TAIlemagne sep- tentrionale, centrale et méridionale, et l'eçue de M. Schiodte, qui Ta trouvée au bord de la mer, près de Copenhague. M. L. Fairmaire Ta aussi rencontrée sous des feuilles sèches, près d'Or- léans. — decumana, Erich. — J'ai trouvé quelques exem- plaires de cette espèce, dont Erichson ne connaît pas avec certitude la patrie, près de Montpellier, au bord d une eau peu courante. Je la tiens aussi de M. Mulsant, qui Ta trouvée près de Lyon. — concolor, ICsw. Kiister Kaef. Europ. — J ai trouvé un exemplaire de celte espèce, que d'ailleurs je possède de Dresde , dans un ruisseau descendant du mont Saint- Pierre, près de Mont-Louis. Elle habite les mousses qui sont sous la surface de l'eau, ou au moins entièrement mouillées. 404 ANNALES Calodera longitarsis , Erich. — Très commune (partout, aux bords des eaux douces et salées, en France et en Catalogne, Barcelonne, Mont-Serrat. Elle n'est pas rare en Sicile, à ce qu'il semble. — rubicunda, Erich. — Quelques exemplaires, au bord du Tet, près de Perpignan. Tachyusa constncta, Ericb. — Assez commune en France et en Catalogne. coarctata, Erich. —-Très commune avec la précé- dente. — halieata , Erich. — Presque aussi commune que les précédentes, surtout aux bords sablonneux des rivières, en France et en Catalogne. — ferialis, Erich . — • Beaucoup plus rare que la précé- dente. Perpignan, Mont-Serral et Girone, en Catalogne. — atra, Grav. — Peucommune au bord du Tet, près de Perpignan. Tachyusa sulcata^ Ksw. Stett. Entom. 1850, p. 218. — JSigrttj subopaca, siibdepressa, subtilissime cinerco pubesccns, prothorace subquadmto , basin versus angustaio, profundè canalicidato, abdoinine densius punctulato , pedibus piceis. Long, 1, l 1/4 lin. Nigra, subopaca, subtilissime cinereo-pubescens. An- tennse capite prolhoraceque longiores, minus tenues, apicem versus vix incrassalae, piceœ, basi dilutiores. Caput prolhoracis latitudinc , orbiculatum , basi constrictum , fronte in mare late canaliculata, in femina depressa. Pro- tliorax elytris paulo augustior, latitudinc vix brevior, basin versus angustatus , latcribus leviter rotundatus, angulis anlerioribns rotundatis, dellexis, jjosterioribus obtusis , depressus , fortins laie canaliculatns. Elytra \)E LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOOIQUE '.bf) prolliorace parum longiora. AI)domcri elytris fere la- tius , apicein versus subdilatatum , distincte densius punctulatum. Pedes minus graciles, plus nùnusvc dilate picei; tarsis testaceis. Cette espèce a parfaitement l'habitus d'une Hoinalola de la coupe de VH. calliceraj par exemple, mais le premier article des tarses postérieurs est visiblement aussi long rjue les deux suivants. Il est impossible de la confondre avec une autre Tachyusa. J'en ai pris un seul individu au bord de la iner, près de Perpignan, sous les débris rejetés par la mer. Elle se mon- trait plus fréquente au Lido, près de Venise, dans les mêmes localités. Elle a aussi été trouvée en Oalnialie. Homalota uinhonata, Erich. — Au bord des eaux, à Perpignan, au Mont-Serrat, dans toute la chaîne des Pyrénées. Homalota Reyij Ksw. Stett. Entom. Zeit. |850, p. 218. — Nigra, niu'daj elytris pedihuscjue fiisco -testaceis ^ anten- nis validis , prothorace elytris angustiore ^ suhquadmto , disco l éviter fo^'eolatn, ahdomine parce siibtiliter pimctato, snhlœvigato. Long. 1 3/4-2 lin. Mas : Ahdominis segmenta quiiito dorsali carinulis dunhus le^'iter curvatis apice conniventihus insignis. Homalotœ umhonatoi affinis, at major et elytris latiori- bus. Nigra , subnitida , tenuiter subtiliterque griseo- pubescens. Antennae capite prothoraceque longiores , validae , apiccm versus sensim incrassatae, articnlis 4-10 subcylindricis, crassitie paulo brevioribus, ultimo oblon- go-acuminato , praecedentibus duobus paulo longiore , nigrae unicolores. Palpi maxillares nigro-picei, labiales testacei. Caput prothorace parum angustius, subtiliter punctulatum. Prothorax elytris dimidio angustior -, 2" Série, tome ix. 20 406 ANNALES lalitudiue paulo brevior, hasin versus vix angustatus , angulis omnibus lotundatis , basi sublruncatus, subde- pressus, subliliter punctatus, basi medio ol)Solete irnpres- sus. Elytra protboracc scsqui longiora, depressa, confer- tissime minus subtiliter punctata , testacea , margine cxteriorc et sutura fuscescenlc. Abdomen supra vage subtiliter punctatum, laîvigatum. Pedes lestacei", larsis elongatis. La différence de sexe est très marque'e chez le mâle : on voit sur le cinquième segment abdominal deux lignes élevées, en forme de carènes, légèrement arquées, qui en- tourent un espace un peu relevé, légèrement déprimé au milieu, en forme de cœur allongé. Au bord d'une source, au pied du Mont-Serrat, et dajis la mousse trempée d'eau, au bord des torrents et ruisseaux des Pyrénées-Orientales, près de la Preste. M. Rcj a trouvé cette espèce aux environs de Lyon, à ce que je crois, et m'en a communiqué une paire. Je me permets delà dédier à cet entomologiste distingué (1). (1) J'ajoute ici la description de deux espèces dllonia- Iota que j'ai trouvées en Cartiioîc : Homalota gmnigerd^ Ksw. Stett. Enlom. Zeit, 1850, p. 218, — Lincaris, iiiffri., Jiiîù/a, (iiitcnnis validiorihus ^ piceis, basi rufisj pedibus testaccis , protJioracc trans^'crsim subquadrato^ longifiidijicilitcr biiiiipresso, eljlris prot/iorarc paulo lojigioribus, bnmneis, subtililer obsoletias pujictulatis, subtilissiuic piibesccntibus, abdomine lœ^igato^ segmenta sexto distincte grau idato. Long. 2 lin. H. graininicoLv afïinis, nigra, nitida, tenuissime pubes- cens, abdomen apicein versus griseo pilosellum. Anlennaî capite prothoraceque paulo longiores, subvalidaî, articulo tertio secundo aequali, reliquis apicem versus sensim paulo crassioribiîs et hrevioribiis , ullinio praRcedcnlibns DE LA SOCIÉTÉ ENTOMULOClQUK. 407 fhiiuilnla pds'cns , Erich. — Au l)Oi'd des ruisseaux, près des l)ains de la Preste. — labilist Erich. — Au bord des eaux. Assez coui- mune près de Per[)ignan et Montpellier, se tEOuve aussi sur le Mont-Serrat. — t'ctoa, Erich. — Quelques exemplaires, au bord du Tet, près de Perpignan. — elongatula, Grav. — Commune en divers endroits, en France et en C;italogne. duobus aequali, oblongo-ovato, obseuro-picese, basi rufœ. Capul prothorace angustius, basi vix constrictum, rotuu- datum subliliter punctatum. Prothorax elytris paruni aiigustior, subquadratus, latiluditie brevior, jjasi levitcr rotundatus, angulis omnibus obtusis , subtiliter parce punctatus , basin versus obsoletius longitudinaliter bi- impressus. Elytra prothorace paulo longiora. depressa, coiifertim subtiliter et obsoletius punctulata, subtil issime pubescentia, testaceo-brunnea, circa scutellum vix iofus- cata. Abdomen parallelum, laevigatum, segmento quinto granulis parcis obsoletis adspcrso, sexto distincte crebre granulalo, apicem versus utrinque granulo majore, mar- gineque apicali elevato insignis. Celte espèce doit être rangée dans la division de VHo- malota graminicola. Je possède un seul exemplaire, trouvé dans les Alpes de la Garniole. C'est un mâle, la femelle m'est inconnue. Homaloia hypnorum, Ksvv. Stett. entom. Zeit. 1850^ p. 219. — Linearis, nigra, nitida, antennis piceis, basi pedihusque testaceis j prothorace transK>crsiin suhquadrato , hasi foveolato, elytris prothorace paulo longioribus bninneis, crebre pimctulatis, abdominc anlice pioictulato, apice lœvi- gato. Long. 1 2/3 lin. Linearis, subconvexa, nigra, nitida, pube minus tenui parciore, omnino non sericante veslila. Antennse capitis prothorarisque lougitudine , validiores , apicem vorsu;:; 408 ANNALES Homalota torrcntuin , Ksvf . Stett. Entom. Zeil. 1850, p. 219. — Linearis, depressaj nigra, antennarum hasi pe- dihusque obscure tcstaceis, subtiliter griseo pubescens, foiiius dense punctata \ abdominc sublœi^igato -, prothorace trans- verso elytns paulo angustiorc , disco late cxcavato. Long. 1 1/4, 1 1/2 lin. Mas : Fronte profundè excavata, prothorace latins piv- fimdins excavatOj segmenta sexto dorsali subtiliter granu- lato insignis. Nigra, subopaca, subtiliter griseo-pubescens. Antennrc incrassalae, articule tertio secundo paulo longiore, arti- culis 4-10 sensini hrevioribus et crassioribus, crassitie brevioribus , ultirao oblongo-ovato , apice acuminato , l)rœceflentibus duobus longitudine fere œquali, piceœ , liasi teslaceae. Caput prothorace anguslius, basi constric- tum, convexuni, parce subtilissime punctulatum, ore tes- taceo. Prothorax elytris parum anguslior, longitudine lalior, subquadratus, antrorsum vix angustalus, lateribus levitcr rotundatus, Lasi apiceque suLtruncatus, angulis omnibus obtusis, transversim convexus , subtiliter con- fertiui punctatus, basi foveolatus vel canaliculatus. Elytra prothorace longiora, brunnca vel fusca, minus nitida, dense punctata. Abdomen subnitidum, scgmentis ante- rioribusci'ebrius, minus subtiliter punctulatis, penultimis et ultimo Isevigatis. Pedes testacei. Encore une espèce voisine de V Uoinalota graminicola , mais qui pourtant offre aussi de l'analogie avec \'H. socialis. De même au premier regard elle ressemble à la granigera, Ksw., mais celle-ci diffère par Tabdomen en- tièrement lisse. Le sixième segment dorsal est très légèrement échan- cre chez le mâle. Je possède dans ma collection six exemplaires des Alpes de Carniole. Elles ont élc prises sous la mousse. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOKOGIQUE. 409 capite prothoraceque paulo longiores,apicem versus leviter incrassatae, nigrse vel nigro-piceœ, articulis 4-10 obconicis, sensim brevioribus et crassioribus, longitudine crassiori- bus, ultimo ovato, apice obtuse acuminato. Gaput parce subtiliter punctatum, fronte in mare late protundeque excavata , in femina leviter convexo. Prolhorax eljlris paulo angustior, latitudine brevior, subquadratus, basiu versus vix angustatus, lateribus parum rotundalus, angulis omnibus obtusis , fortius parcius piinctatus, subscaber, fovea discoidaji in femina minore basin versus sila, in mare magna excavatus, prothorax maris in hac fovea prœterea obsolète longitudinaliter trisulcatus. Elytra pro- thorace longiora^ nigra, uiiims subtiliter, densius punc- tata^ scabriuscula. Abdomen nitidum, subisevigatum , segmentis anterioribus parce subtilissimeque punctulata, sexto in mare subtilissime granulato, parce tenuiter pu- bescens. Pedes obscure testacei vel picei. Celte espèce remarquable tient à peu près le uiilieu entre \H. lincatis et VH. iucana. Elle sera facile à re- connaître par sa forme déprime'e, sa sculpture singulière, par le prolhorax largement excavé, etc. Elle vit dans les mousses hujuides des torrents et ruis- seaux des Pyrene'es, surtout dans la partie orientale. Je Tai trouvée près des bains de la Preste et du Vernet, et sur le mont Saint-Pierre, près de Mont Louis, ainsi quaux environs de Bagnères-de-Luchon. Homalola circellaris, Erich. — Elle n est pas rare dans la chaîne des Pyrénées (i). (1) Je donne H cette occasion la description d'une es- pèce voisine, trouvée en Allemagne : Homalota tahida, Ksav. Entom.Zeit. 1850, p. 219. — Linearis, tcstacea, subopaca, suhtilius pubescens, capite abdomineque fuscis\ prothoiace suborbictdato, obsolète ca- .10 AiNrSALI<:5 hoimUola myopsj Ksw. Sletl. Enloiii. Zeit. 1850, j). 219. — Aptern, ixifo tcstaccuj nitida, ahdoinine antc (ij)iccm ùifascato, prothorace suhorhiculato, basi foi'eolato, clytris prothoraçe bicvion'bus, abdominc sublœviguto. Long. I lin. Angusla , fere rufo, vel piceo-testacea . nitida, sub- liliter parce pubescens. Antennœ capitis prothoracis- (jue Jongitudine, apicem versus incrassatai, validiusculse, totae testaceae. Caput prothorace parum angustius, oblon- gum, basi constrictum , subtilissime punctulatum. Oculi naliculato, clytris prothorace brevioribus , dense ruguloso- punctatis j abdominc parallelo , seginentis primis dense, posterioribus parce punctntis. Long. 1 lin. Angusta, linearis, testacea^ su}3opaca, suLtilius griseo- pubescens. Antennœ tenues, apicem versus leniter incras- salœ , capite prothoraceque multo breviores , dilate testaceae, apicem versus vix obscuriores. Caput protho- racis latitudincj, orbiculatum, fuscum, ore lestaceo , sub- tililer minus dense punctatum. Prothorax longiludine paulo latior, lateribus et basi leviter rotundatum, antice truncatum, angulis omnibus rotundatis, supra leviter convexus, obsolète canaliculatus, subtiliter dense punc- tatus, pubescens. Elytra depressa , prothorace breviora, dense punclata, interstitiis subrugulosis. Abdomen elon- gatum^ fuscum, apice testaceum, segmentis primis dense, posterioribus parce punctatis. Pedes testacei. Ressemble encore un peu, par sa couleur et sa figure, à VU. circcllnris, mais elle a des ailes, la forme est plus parallèle, ses antennes sont plus courtes et plus grêles, la tête est plus large et plus globuleuse. Il n'y a pas, dans Touvrage d'Erichson , de description qui convienne à cette espèce. \JH. melanocephala (Hecr Fauna Helv. i, pag. 331 . 27.) semble avoir quelques analogies avec la nôtre, pourtant elle est dillerente. Cette espèce a éle Irouvde par M. de Bruck à Elhcr- UE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 411 minuti , obsoleti. Prothorax elytrorum lalitudine, lon- gitudinc parum angustior, basi apiceque subtruncatus, lateribus rotunclatus, basin versus anguslatus, convexus, basi foveolatus. Elytra prothorace diuildio breviora, basi coarctata, confertim punctulata. Abdomen ante apiceui infuscatum, sublaîvigatum, segmentis anterioribus siibti- Hter vage punctulatis. Pedes testacei. Mas. Elytrorum angulo apicali interno oblique exciso, suturse apice in plicam elevatOj abdoniinis se^mento dor- sali penultimo tubercuiis duobus altero ante basin altero in apice insignis. Voisine de V Homalota circcllarîs. Elle diffère de celle espèce par la convexité du corps en gendral, et surtout des élytres, [)ar Fabsence de toute pubescence, la ponctuation de Fabdomen, parles élytres courtes, et enfin par les ca- ractères sexuels du maie. J'ai trouvé un certain nombre d'individus sous la mousse et les feuilles sèches, aux en\ irons des bains de la Preste. Homalota hmitriea, Fab. — ftlontpeilier, Mont-Scrrat. — soci'alis, Payk. — Pyrénées- Orientales. — fungi, GvsLveu. — Pyrénées-Orientales. Oxypoda opacuj ( îr. — Elle semble répandue par toute la France niéridionale, la chaîne des Pyrénées, et en Catalogne ■■, mais je ne Tai trouvée que rare- ment. — hehola, Erich. — Pyrénées-Orienlales. — corticina, Erich. — Un seul exemplaiiK; , [)rès de Montpellier. Aleocharariifipcnnis, Erich.,- bipinictata, Erich.,- jiùida, Grav. — Ces trois espèces se trouvent aux environs de Montpellier. \ 1 2 ANNALES Aleochamrufitarsis, Heer.— Cette espèce se trouve partout sur les points élevés des Pyre'ncies, au bord des flaques de neiges. Elle semble assez commune. — obscurella, Grav. — Au bord de la mer, près de Perpignan. Euryusa linearis :, Mark. (1). — Un seul exemplaire, près de Montpellier. Phytosus spinifcr, Curlis. —Avec Tespèce précédente, sous les débris rejelés par la mer. (1) Voilà la description d'une nouvelle espèce : Euryusa bracheljtra , Ksw. — TesUicca, punctulata, prothoracc lato, angulis posticis ohiusis, elytris prothorace angusliorihus , diinidio brevioribus. Tota confertim punclulata, pube tenui flavescente ves- tita, fusco-teslacea, abdomine medio infuscato. Anlennœ capite protboraceque vix longiores, apicem versus sensim incrassatae, articulo tertio secundo paulo longiore, 5-10 longitudine subsequalibus, transversis, subcylindricis, ultimo pnccedentibus duobus longitudine suba:qualibus, transversis, subcylindricis, ultimo px'œcedenlibus duobus longitudine subœquali , ovato, apice acuminato, ferrugi- nese , articulo ultimo dilutiore. Gaput fronte convexa. Prothorax elytris paulo latior lalitudine dimidio bre- vior, lateribus rotundatus, apicem versus magis, basin versus minus angustatus, angulis omnibus obtusis, apice truncatus, basi leviter bisinuatus, supra leviter convexus, margines versus suLexplanatus. Elylra protborace dimi- dio brevior.i, de[)ressa, minus subtiliter ruguloso -punc- tulata. Abdomen longius pubescens. Cetle Euryusa est voisine àc\' E . siiiuata, mais la ponc- tuation est plus lorte, les antennes sont plus longues, leur dernier article est plus pt;lil, et surloul les élytres sont beaucoup plus courtes, .le possèarii, PhiUmlho frigido, Ksw. major, niger, nitidus, capite prothorflccquo DK LA SOCIÉTÉ KINTOMOLOGIQUE. 415 politisj elylris nigris veJ viridi-nigris, uilidis. Antenna; capitis prothoracisque lougitudine, arliculo tertio secundo parum longiore, arliculis 4-10 sensim paulo breviorihus, oJjconicis, crassitie vix longioribus , ultimo oLIougo, ovato, leviter emarginato inferne subacuminato, nigrae. Palpi iiigri. Capul prothorace minus et anguslius (majus tamen quam in vario) suborbiculatura, punctis inter ocu- los utrinque duobus, supra oculos punctis nonnullis impressus. Prothorax basi fere elytrorum latitudine, latitudine haud brevior, antrorsum vix angustatus, late- ribus rectis, basi cum angulis posterioribus rotundatus, angulis anterioribus deflexis, seriebus dorsalibus punctis quatuor impressis conipositis. Scutellum nigrum punctu- lalum. Elytra prothoracis lougitudine, minus dense sub- tilius punclata, subtilissime parce griseo-pubescentia. Abdomen subtiliter parce punctatum , apicem versus sensim angustatum. Pedes nigri -, coxis intermediis ap- proximatis; tibiis omnibus spinulosis. Ce Philojithus tient le milieu entre le varias et \Qfri- gidus. Il diffère du premier par les e'iytres noires, très peu verdâtres, par la tête un peu plus grande, et surtout par la pubescence qui est très fine et rare. Il se rappi'oche encore plus du second, dont la manière de vivre est tout à fait la même, mais les antennes sont plus longues , les élytres plus larges, à ponctuation plus serrée et plus fine, et Tabdomen est re'tréci postérieurement. Commun dans les Pyrénées-Orientales et Centrales, au bord des neiges. Cette espèce est le P. Janthinipcnnis , Hochhuth , die Staphylinen fauna des Caucasus, 122^ c'est aussi, selon Woc\\\\\x\h, \q p. Janthinipcnnis , Kolenati , Meletemata entomologica. ni. 19. 72. Les exemplaires du Caucase, que je tiens de M. Hochbutb, ressemblent à ceux que j'ai pris aux Pyrénées. Mais comme la description de M. Kolenati no 4IG AJNNALES permet pas de reconnaître Fespèce qu'il a voulu désigner, et que j'ai reçue moi-même, ainsi qu'Erichson, des mains de M. Kolenati des exemplaires du P. atratus pour son Janthinipennis , ce nom me semble encore très douteux, et j'ai donné provisoirement à mon insecte le nom de Py- renœus. Philonthus niiidus, Fabr. — Commun, sous des pierres, près du lac de Gaube , au pied du Vignemale. — xantholoma, Grav. — Au bord de la mer, près de Perpignan. — Jimetariusj Grav. — Quelques exemplaires, au Mont-Serrat. — œneus, F. (1). — Commun partout. (1) Je possède un Philonthus qui est 1res voisin du P. œ- neus, mais qui pourtant est une espèce à part, en voilà la description : Philonthus œrosus , Ksw. — Niger, suhnitidus, cap/te, prothorace elytrisque nigro-œneis , capite suhorbiculato , ahdoinine a'cbern'ine punctulato, cincreo-pubesccnte . Long. 4 lin. Niger, capite, prothorace elytrisque subseneis, minus nitidis. Aiitennaî capite prolhoraceque paulo longiores, arliculo tertio secundo longiore, 4-10 obconicis, sensim paulo brevioribus, vix tamen crassioribus, penultimis vix transversis, ultimo subovato, apice emarginato, et inferne acuminato, totse nigrœ. Caput in utroque sexu protlioiace subangustius, suborbiculatuui, supra ocuios vage Ibrtilec punctatum, inter ocuios punctis 4 transvcrsim posilis impressura. Prothorax elytris vix angustior , lalitu- dine paulo brevior, antrorsum subangustatus , lateribus subrectis, apicem versus subrotundatis, basi leviter sub- rotundatus, apice truncatus, angulis antcrioribus deflcxis obtusis, parum convexus, scriebus dorsalibus punctis 4 composilis, lateiibus punctis prœter iiiarginalia 3-5 im- DE I.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 417 Fliilonthus sordidits, Grav. — France méridionale. — riijimanus, Erich. — Commun au bord duTet, près de Perpignan. — ebcninus, Grav. — En France et en Catalogne. — rubïdus , Ericlï. — Pas rare au bord du Tet, près de Perpignan. — qidsquiliarius, Gyll . , et riigrita, Gra v . — Perpignan , — fhhipcs, Fabr . — Au bord du Tet, près Perpignan . — salinus^ Ksw. — En quantité sous les herbes re je- tées par la mer, près de Perpignan. — dimidiatipennis, Erich. — Dans les marais au bord de la mer^ à Perpignan. — pruwosus, Erich. — Tiès commun, avec le pré- cédent. — sericeus, Holme. — Assez rare sous les herbes i-e- jetées par la mer, près de Perpignan. — filum, Ksw. Kûster, Kàfer Europàs xvii.l9. Rare. pressis, punctis omnibus sublilibus. Scutellum nigrum , f)unctulatum, griseo-pubescens. Elytra prothorace paulo ongiora, subtiliter satis dense punclata, pube brevi, sub- tili grisea veslita. Abdomen creberrime subtiliter punc- tulatum, griseo-pubescens, pube subtiJiore, breviore, crassiusculum , apicem versus haud angustatum. Pedes nigrij tarsis piceis; tibiis omnibus spinulosis. Tarsiantici maris dilatati. Cette espèce diffère du p. œneus, à côté duquel elle doit être placée, par la tête qui, dans les deux sexes, n'est pas si large que le corselet^ par les antennes entièrement noires, le corselet moins luisant, la ponctuation plus serrée de Tabdonien, ainsi que par la pubescence plus courte. Je possède quelques exemplaires, trouvés dans les Alpes de la Styrie. .'.18 ANNALES PkiionthusprolixuSt Erich. ;/^/'octT///«5,(lrav., cloiigatus, Ericli. Aux bords sablonneux ou argileux des ileuvcs, dans toute la France méridionale. J'ai trouvé le Ph. p.\i- ccrulus aussi près de Gerona, en Catalogne -, cet insecte se trouve aussi en Dalmatie. PJuloiithus orhus, Ksw. Stett. Entoni. Zeit. 1850, p. 220 (sectio 8 Erichs.). — Elongatus, suhcojivcxus , niger antennis piceis, proihoracc ittrinque capiteqiic pane- tatis. Long. I 1/2 lin. Statura Philont/d proccruli at minor. Niger, capitc protboraceque nitidis. Antennaj capite prothoraceque bre- viores, validiusculœ , articulo tertio secundo subaîquali, arliculis 4-10 sens! m paulo crassioribus et brevioribus, ultimo ovato, inferne acuminato, picea; basi dilutiores. Os piceum. Gaput prolhoracis latitudine, oblongo-sub- quadratuui, parumconvexum fortitercrebrius punctatum, spatio medio longitudinali L-cvi. Prothorax elytris di- niidio angustior, latitudine sesqui longior, basin versus parum angustatus, lalcribus rectis, basi cum angulis pos- terioribus rotundatus, apice truncatus. angulis anleriori- bus subrectis, convexus,fortiuscrebrius punctatus, spatio medio longitudinali lœvi. Elytra prothorace diniidio lon- giora, subtilius densius punctata, subtiliter griseo-pubes- centia,nigraconcolora. Abdomen nitidulum, subtilissime, crebrius punctulatum , griseo subtilius pubescens. Pedes nigri-, tarsis rufescentibus-, tibiis omnibus parcius spinu- losis : tarsi antici in utroque sexu subdilatati. Cette petite espèce est facile à distinguer de ses voisines, par sa couleur entièrement noire et la longueur des élytres. J'ai pris plusieurs individus près de Perpignan et de Gerona, au bord des fleuves. Acylophoms glahiicoUis^ Boisd. etLncord. — Deux DE l.A SOCIÉTÉ EISrOMOLOGlQUE. 419 exemplaires, au l)ord du fleuve, près de Gerona, en Cata- logue (1). Quedius latemlis, GviiY..,Ju(gidus, Grav.-, i ni près sus, Pazr. Pyrénées centrales, dans les parties inférieures. — punctot el lus, lieev. — Pyrénées centrales, au hord de la neige, — molochinus, Grav. — Assez commun au bord de la mer, à Perpignan. — fuligùiosus, Grav. — Çà et là dans les Pyrénées. — Jimhriatus , Erich. — Un seul individu de cette belle espèce, aux environs du lac de Seculejo, près de Bagnèrcs- de-Bigorre. Quedius, nov, sp. J'ai trouvé, aux environs des bains delà Preste, un Quedius que je crois de nouvelle espèce. Il (I) Une nouvelle espèce de ce genre a été trouvée à Berlin le printemps passé, en voici la description : Acylophorus ffagenschieberi, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850j p. 220. — Niger, nilidus, antennarum summa basi, palpis, pedibusquc ferrugineo-testaceis, elytris fortius punc- tatis. Long. 4 1/2-5 lin. Niger, nitidus, capite protboraceque politis. Antenna; graciles, capite protboraceque vix longiores , articulo primo valde elongato, articulo secundo tertio vix lon- giore, 4-10 sensim brevioribus et paulo crassioribus , subobconicis, crassitie Jongioribus, ultimo subgloboso, nigrœ^ articulorum primi et secundi basi flavescente. Palpi testacei, maxillares articulo ultimo elongato conico, apice acuminato. Caput ovatum , lateribus supra oculos punctulatum, subtiliter pubescens, utrinque inter oculos puncto singulo Ibrtiore, in verlice punctis binis oblique positis subtilioribus impressum, Protborax basi vix elytrorum lalitudine , latitudine baseos vix longior , anlrorsum angustalus, lateribus ell)asi modicerotundatus. 420 ANNALES se range auprès du Q. nmbrifins, Er., mais il offre des difïerences consideral)les. Pourtant, ne possédant que deux exemplaires j je n'ose pas donner sa description, craignant d'introduire une espèce mal fondée dans la classification. Quedius anricomus j Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. '220. — Nigro-œneus , nitidus j, antennis pcdihusqiie tcstaceis, elyliis par dus fortiter pimctatîs, puhe fortiaurca tjcstka, ahdoniinc subtilius nigm puhesccnte , lateribus puhc foiii aurcn inaculato. Long. 2-2 1[4 lin- Statura Quedi'i boopis. Obscure seneus, capite protlio- race sculelloque nitidissimis. Autennse capite paulo lon- giores , apicem versus vix incrassatae , articulo tertio secundo minore, 4-10 scnsim paulo brevioribus et cras- sioribus ultimo oblongo-ovato, apice inferne acuminato, toise testacese. Palpi tcstacei. Gaput magnum, prothorace apice truncatus, angulis anterioribus deflexis, posterio- ribus rotundatis, modice convexus, dorso medio punclo- rum pari et lateribus ante médium utrinr|ue puncto singulo notatus. Sculellum punctulatum sublilissime pu- bescens.Elytra prothorace paulo longiora, densius fortius punctata, pube parca subtiliore vestila. Ahdomen parcius punctulatum, subtiliter longius pubescens, pulchre iri- descens, segmentorum omnium marginibus concoloribus, segmento quinto tamen apice mcmbrana albida instructo. Pedes ferrugineo-testacei. Aise fusco hyalinse. Cet ^cyiophoms est facile à distinguer du glabricollis, par ses élytres plus longues, la couleur des pieds, et sur- toutpar la conformation des palpes. Je lui donne le nom de M. Wagenschieber, de Berlin, peintre excellent d'objets d'histoire naturelle et entomologiste zélé , qui l'a décou- vert aux environs de Berlin, et a bien voulu m'en sacrifier quelques exemplaires. l)b: LA SOCIÉTÉ EINTOMOLO(ilQUE. 421 haiid angustius , orbiculatuin , utrinque supra oculos punclis (luobus oblique positis, ad oculi utriusque margi- uem interiorera puncto siilgulo impressum, Oculi magni, piominuli. Prothorax eljtris paulo angustior, antror- sum subangustatus, latitudine vix longior, basi cum an- gulis posterioribus fortiter, lateribus leviter rotundatus , cipice truncatus angulis anterioribus deflexis, leviter con- vexus, seriebus dorsalibus punctis tribus inodiceapproxi- nialis compositis, lateribus punctis praeter marginalia utrinque tribus impressis. Scutellum laevissimum. Elytra prothorace paulo longiora, minus dense fortiter puncta ta, pube forti, aureo micante minus dense vestita. Abdomen apicem versus parum attenuatum, subliliter punctulatum, pube subtili fusca obtectum , segmenta singula utrinque macula obliqua pube forti aureo-micante pulchre notata^ Podes testacei, tarsis in ulroque sexu dilatatis. Ce joli petit insecte se rapproche, quant à la grandeur et la forme, des Quedius boops ei satyrus, mais il est facile à distinguer par sa pubescence bien remarquable et son écusson non ponctue. Il est aussi voisin des scintillans e.t- lucidulnsj mais le front n'a pas de points entre les yeux. Dans la mousse humide des petits ruisseaux, dans les Pyrëne'es-Orientales, aux environs des bains de la Preste, mais peu commun. Quedius boops, Grav. — Bagnères-de-Bigorre. Cryptobiumfracticorne, Payk J'ai trouvé sousles dé- bris rejele's par Teau des étangs, près de la mer, aux en- virons de Perpignan , de nombreux individus de cette espèce, qui presque tous avaient une couleur plus claire que les individus typiques, et surtout des ély très beaucoup plus courtes, de manière que j'étais porté à les prendre pour une nouvelle espèce. Un examen réitéré et soigneux 2' Sérïej tome ix. 27 /i22 ANNALES m'a coavaincu que ce n est qu'une variété locale très constante et assez curieuse. J'ai trouve à Perpignan tous les passages entre cette variété et le type de 1 espèce , quoique rarement. y4chcmum depressum, Grav. — Au bord de la mer^ près de Perpignan . — jejunwrij Erich. — Un exemplaire, sous une pierre, à Montpellier. Lathrohium elongalum, Linné -, et fulvipenne, Grav. — Pyrénées-Orientales. — muliipunctatum, Grav. — Pei'pignan,Prals-de-Mollo. Lat/irobium striato-punctatum, Ksw. Stett.Enlom. Zeit. 1850, p. 220. — Niginm, tutidum, capite prothoraceque obloDgis , fortitcr punctatis elytris profunde scriatiin punc- taU's, tcstaceis, hasi nignsj pedibus tcstaceis. Long. 3 3|,4 lin. Lnthwbio multipunclo perquam affine, sed vere dis- linctuni. JNigrum, nitidum. Autennœ i:a pi le prothoraceque Lreviores, subgracilcs, articulo secundo tertio Lreviore, articulis 4-10 sensim parum brevioribus, rufœ. Palpi rufi. Capul prothoracc vix latius, ovatuin subconvexum, crebre, in disco parcius, fortiter pundatuni, nigro pubes- cens. Prothorax elytris dimidio angustior , latitudine plus sesqui longior, lateribus rectis parallelis, angulis omnibus rotundatis, leviler convenus, crebre fortiter punctatus, linea média longitudinal! Isevi, nigro pubes- cens. Elytra prothorace paulo longiora, anterius ultra médium confertim seriatim, dein parcius punctata, rufo testacea, basi usque ad dimidiam parlem vel ultra nigra, griseo pubescentia. Abdomen confertim subtilius punc- tatum, griseo pubescens, nigrum vel piceo-nigrum, apice et segmenli quinli margine nec non segmentis omnibns \JE LA SOCIÉTÉ ENTOMOI.UGiQUE. 42:^ vonlralibus basi rufo-tcstaceis. Pedes lestacei, coxis oitî- nibus obscurioribus. Mas : abdominis segmenlo irtferiore quintb fovea latà antice tuberculisduobus rotundalisapproximatis, minulis et sat prcminulis terrainata inipresso, sexto profunde inciso. Femina seginentis omnibus simplicibus. Cette espèce est extrêmement voisine du L. multipimc- tatitin , mais elle est plus large, plus déprimée , et les elytres sont plus longues et plus larges. J'ai trouvé un certain nombre d'exemplaire près de Gerona, en Catalogne, au bord d'une rivière ; j'en ai ren- contré aussi aux environs de Perpignan. Lathrohium quadratnm^ Payk. — Environs de Perpignan. — longulum, Grav. — Pyrénoes-Orienlales. Scopœus minutas, Er. — Perpignan. Lithocharis rujivenliis, Nordmann. — Perpignan. — ohsoleta^ Noidmann. — Perpignan. Stilicns sinnlis, Erich, — Au bord du Tet, à Perpignan. Sinu'us filifomiisj Latr. — Mont-Serrat, Perpignan. — diversus, Aube. — Perpignan. — angustaius, Payk. — Partout en France et en Catalogne. PœderuslinwophiluSy Eric. — Au bord du Tel, à Perpignan. — riparius, Lin. — Avec lepréce'denl, assez commun. — riificollis, Payk. — Au bord des eaux, partout en France et en Catalogne, très commun. Dianous cœrulescens , Gyll. — Pas rare dans toute la chaîne des Pyrénées. Stenus bipunctatus, JÙvic. — Au bord du Tet, à Perpignan. — giittula, Miil. — Avec le précédent, assez commun. aussi aux environs du Mont-Serrat et à Gerona. 424 ANNALES Stenus ateff Mann. — Commun dans toute la France m(^ridionale. — nitidus, Boisd. etLacord. — Dans les marais de Cette et de Perpignan. — speculatoî-, Erich. — Pas rare en France et en Catalogne. — lustrator, Erich. — Quelques exemplaires ^ au Mont-Serrat. Stenus hospcs, Erich.-, cribmtus, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1 850, p. 220. — Je n'ai pris qu'un seul individu de cette espèce, près de Montpellier, au Lord de Teau, et je Tai cru inédite, me trompant sur la conformation des tarses qui sont très grêles et allongés, mais dont le qua- trième article est pourtant bilobé. Récemment j'ai reçu plusieurs exemplaires provenant de la Dalmalie. Stcviis rugosus, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p- 220; — GiiyJieineri , Jacquelin-Duval. Ann. Soc. Ent. Fr. 1850, p. 51 (Sectiol. A.)***. Niger, nitidulus, crebre fortiter rugoso-punctatus, ca- pite, j)rothorace elytrisque inœqualibus, palpis testaceis, apice j)iceis, pedibus testaceis, genubus tibiarum apice et tarsis fuscis. Long. 2 1[2 lin. Ste?}u provido affinis et ejusdem sectionis, sed stulptura longe discedens. Niger nitidulus. Antenuce articulo tertio quarto sesqui longiore^ nigrœ, medio picese. Palpi lestacei, articulo secundo apice , tertio toto fuscis. Caput protho- race latins, crebre fortiter rugoso punctatus, tuberculis lecvigalis 5, in média fronte et ad oculorum marginem internum dispositis. Prothorax elytris vix dimidio an- gustior, latitudine summa haud longior, subdepressus, fortiter rugoso punctatus, ante apicem transversim ad latera oblique et in disco foveola minute impressus. Ely- DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 425 Ira protlioracis longitudine, subdepressa, insequalia, Lasi inter angulimi liumeralem et scutellum lorulosa, forliter punctata; interstiliis rugossimis. Abdomen subtiliter pnr- cius punctalura, segmentîs tribus pinmis ad latera, quarto et quinto fere totis griseo vel flavo-pubescentibus, (jua- tuor primis média basi impressis. Pedes testacei, genubus, libiarum apice nec non tarsis infuscatis, bis modice elon- gatis. Mas pectore paruiii impresso, flavido pubescente, seg- mentis quarto et quinto leviter longitudinaliter impressis, impressione densius griseo pubescente, sexto apice late triangulariter exciso. Celte espèce, très remarquable et facile à distinguer de ses voisines, se trouve dans la mousse humide, près des ruisseaux des Pyrénées-Orientales, aux environs de la Preste et du V émet. Steniis fuscipes^ Grav. — circidaris, Grav. — declaratiiSj Grav. Ces trois espèces ne semblent pas rares au midi de la France. Stenus einnems, Ksw.Stell. Entom. Zeil. 1850, p. 220. — Niger, dense fortiter puJictatus, parce albîdo pubescens, pqlpis nigi'isj a7iiculo primo testaceo, fcmoribus, in marc incrassatis, piceis, prothorace medio obsoletius sulcato abdo- mine parcius piinctato. Long, ultra 1 lin. Sténo optico magnitudine et babilu affinis, at gracilior, niger subopacus, pube parca , obsolela vix conspicua ad- spersus. x\nlenn3e breviusculse, articulo tertio quarto pa- rum longiore, nigrse totae. Palpi nigri , articulo primo teslaceo. Caput protborace latins, crebre punctatum, sub- rugulosunij fronte depressa, subplana, medio obsolète 420 AK IN AL ES lougiludiiialiter elevata. ProtUorax elylris aiiguslior , laleribus rotuuclatus , posterius augustalus, basi elytris vix duplo angustior, lalitudine paulo longior, suhcylin- dricus, supra convexiusculus, medio obsoletius loagitudi- naliler sulcatus, confertim fortius punctatus, interstitiis medio suhœqualibus, ad latera rugulosis. Elytra protho- race vix longiora, profutide fortiter, conferliin punclata, interstitiis subrugulosis. Abdomen elytris dimidio fere angustius , apicem versus sensiin attenuatum, parcius sed satis fortiter punctatum, nitidulum. Pedes nigri, fe- moribus piceis, in mare incrassatis. Mas segmente iuferiore sexto apice leviter emarginato, femina rolundato. Segmentum quinlum iu utroque sexu integrum. Ce petit insecte est voisin du Stenus opticus , mais la ponctuation est moins serrée et plus forte, le corselet sillonné, la forme en général plus allongée, et les cuisses du mâle sont renflées. J'ai trouvé deux individus d* et une o auprès de Bagnères-de-Bigorre, au bord de TAdour. Stenus tempestims , Erich. — Habite les endroits humi- des, autour des sources et ruisseaux, dans toute la chaîne des Pyrénées, à ce qu'il semble. Je Tai trouvé aux environs de la Preste, du Vernet et de Mont Louis, dans les Pyrénées-Orientales, et de Bagnères- de-Luchon et Bagnères-de- Bigorre, aux Pyrénées centrales. — çordatus, Erich. — Un seul exemplaire, sous une pierre, dans une des parties les plus élevées du iVlont-Serrat. — subœneus, Mann. — Un exemplaire, près de Bar celonne. — œrosus, Ericli. — Pas très rare au Mont-Serrat. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMO LOGIQUE. 427 Stenus oculatus , Grav.; cicindeloides^ Grav. — Pyrénées- Orientales. Bledius Uicornis, Herbst. — Perpignan , au bord de la mer, — unicornis, Gerni. — Cette, Perpignan, au bord de la mer. — verres, Erich. — Perpignan ^ au bord du Tel, Geroue. — fossor, Heer. — Perpignan, au bord du Tet. Platystethus morsitans, Payk. — • Très commun à Mont- pellier, dans les ordures. — cornutus, Grav. — ■ Commun dans la terre argi- leuse et humide, au bord des eaux, à Montpel- lier et à Celte. — spinosus, Erich. — Un seul exemplaire, près de Montpellier. — Sfjlendens, lleer. — J'ai trouvé une certaine quan- tité de cette petite espèce au bord de Feau, dans la terre argileuse, près de Montpellier. Oxytelus rugosus, Fab. — Pas rare au midi de la France. - — sculpturatus, Erich. — Commun dans les environs de Montpellier. — inustus, Grav. — Avec le précédent, un peu plus rare. — complanatus, Erich., tildepressus, Grav. — -Exces- sivement communs près de Montpellier, et presque partout en France, aussi à Figuères, en Catalogne. — nitidulusj Grav. — Assez commun partout. Phlœonceus ccelatusj Grav — Du midi de la France. 43^8 AN W A LES Trogophlœus omalinuf, Er.(l) — Dans la mousse humide (l'un ruisseau, sur lemont Saiiit-Picrre, près de Mont- Louis (Py ré tices-Orien taies). — scrobiculatus, Erich. — Dans la mousse humide, avec le précédent et aux environs des bains de la Preste. Trogophlœus plagiatus, Ksav, Stelt. Entom. Zeit. 1851, (1) Dans celte coupe doit cire rangé le Trogophlœus Rosenhaueri. Trogophlœus Rosenhaueri, Ksw. Slelt. Entom. Zei^. 1850, p. 220 (Sert. * Erichson). — ScuiellaUis , niger , cinereo-pubescensy antcmns elongatis , elytris plaga ohli- quaj if ideter minuta testacea, prothorace suhquadrato, sub- œquali, elytris prothorace plus sesqui longioribus. Long. 2 lin. Subelongatus, niger, iiitidulus, subtiliter cinereo-pu- bescens. Antennœ capite prothoraceque longiores sub- graciles, apicem versus parum incrassatse, piceac, articulo primo dilutiore. Os rufum. Capul prothorace vix angus- tius ad antennarum basin utrinque impressum , sub- tilissime cinereo-pubescens. Protnorax elytris dimidio angustior, latitudine sumraa brevior, lateribus artterius rotundatus, basin versus paulo angustatus , angulis ante- rioribus rolundalis, posterioribus obtusis, subdepressus, subtiliter parte punctatus, subsequabs, subtiliter gri- seo pubescens. Elylra quadrata, prothorace plus sesqui longiora, subdepressa , confertim subtilissime punctata, subtiliter griseo-pubescentia, elylra singula plaga obliqua indelerminata notata. Abdomen elongatum, apicem versus subdilatatum , conferlissime subtilissime punctulatunij parce griseo-jiubescens. Pedes piceo-testacei, tarsis dilu- tioribus. Cette espèt c est très remarquable. 1,1 est impossible de la confondre avec aucune autre. M.Roscnhauer, d'Erlan- gen, l'a découverte près dcBotzcn, et c'est en honneur tie cet entomologiste (Mstmguc que )c lai nommée DE LA SOCIÉrÉ I:JNT0M0L0GIQUE. 429 p. 221. (Sectio ** Erichsotij. — ISitidulus , griseo-pubes- cens, prothoracis hasi et dytromm vitta obscure-ferrugineis, antenvis piceis, basi pedibusque testaceis , prothorace cor- dato . elytris duplo fere nngustiore, disco bij'oveolato , ante basin foveola magna arcuata profunde imprcsso. Long. Ii2 lin. Variât totus piceus, abdomine obscuriore, forte imma- turus. Tr. scrobiculato aûlnh , nitidulus, pube minus subtili in abdomine fortiore et densiore vestitus, niger. Antennee capite prothoraceque parum longiores, apice leviter incrassatœ, piceœ, basi testaceae. Paipi picei. Caput prothorace vix angustius , dense subtilissime punctatum, fronte obsolète longitudinal iter bi-impressa. Prothorax latitudine summa dimidio brevior, lateribus ante médium fortiter rotundatis, basin versus fortiter angustatus , basi elytris plus duplo angustior, basi apiceque truncatus, angulis posterioribus obtusis , anterioribus rotundatis, parum convexus, dense subtiliter punctatus, disco foveo- lis duabus obliquis, inter médium et basin sulco trausver- sali, valde arcuato et versus angulos anteriores producto fortiter impressus, niger, basi ferrugineus, vel plus mi- nusve dilute piceus. Elytra prothorace duplo latiora et duplo fere longiora , dense subtiliter punctata, pube brevi, minus subtili obtecta, nigra vel plusminusve dilule picea, vitta obscure ferrugiiiea juxta suturam. Abdomen confertissime et omnium subtilissime punctulatum, lon- gius fortiter grisea pubescens. Pedes testacei. Celle espèce ressemble au T. scrobiculatus ^ Erich., mais la couleur est difîérente , la forme plus courte, le corselel très petit, la pubescence des élytres et de Tab- domen plus forte, de manière qu'elle est très facile à dis- tinguer. Elle se ti'ouve dans le sable humide du Tet, près de Perpignan, où j'en ai pris plusieurs exemplaires. 430 AJNNALES Trogophlœus obesus, Ksw. — Quelques exemplaires, au bord des eaux, près de Montpellier et de Per- pignan. -r- ripariiiSy Boisd. et Lacord. — Assez rare autour de Montpellier. — fuliginosus y Grav. — Quelques exemplaires, à Montpellier. — corticinus, Gr.iv. — Assez commun à Montpellier, Cette; Perpignan, au bord des eaux. Trogophlœus nitidus, Baudi (Sectio ** Erichson). — Niger, nitidulus y vnnus suhtiliter punciulatus , tibiarum apice tarsisque testaceisj pwtkorace subcorn^exo, subcordatOj, obsolète quadrifoveolato . Long. 1 lin. Niger, nitidulus , omnium subtilissime pubescens. Antennae capite prothoraceque breviores, tenues, apicem versus parum incrassatœ, concolores, articulo secundo tertio muito majore. Caput prolliorace parum anguslius, confertissime subliliter punctulalum, utrinque ad ocu- lorum basin profunde impressum. Prothorax elytris dimidio angustior, latitudine brevior, lateribus rotunda- tus, basin versus angustatus, basi apiceque truncatus, angulis anterioribus et posterioribus obtusis, convexus, nitidus, minus dense forlius punctatus , dorso loveolis duabus arcuatis , obsoletis subinterruptis impressus. Elytra prothorace sesqui longiora, ejusque basi sesqui latiora, secundum suturam antice subimpressa, confertim, minus subtiliter punctata , nitidula. Abdomen subtilis- sime confertim punctulatum , subtilissime pubescens. Pedes nigri, tibiis medio infuscatis tarsisque testaceis. Au bord de Teau, près de Montpellier. Je ne crois pas me tromper en prenant cette espèce pour le T. nitidus de M. Baudi, dont la descriplioti con- DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 431 vient fort bien aux exemplaires que j'ai pris à Montpellier; mais ne possédant pas un exemplaire authentique, je ne suis pas tout à fait sûr de la détermination de mon espèce, et c'est pour cela que j'ai préféré en donner la descrip- tion. Trogopklœus politus, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. 221 . — Elongatus, niger, nitidus, subtilissi'me piibesceas, pedihus ni/is, protlioracc transverso , latcribus rotundato , (éviter coni'exo, ce(ju,ali. Long. 1 lin, Niger, nitidus, pube subtilissimaj vix conspicua parcius vestitus. Anlennae capite prothoraceque paulo breviores, apicem versus parum incrassalee, fuscae, basi dilutiores. Caput prothorace paulo angustius, subtilissime punctatum^ fronte utrinque adantennarum basin impressa. Prothorax elytris dimidio angustior , latiludine summa brevior , lateribus rotundatus, basin versus angustatus, basi apice- que truncalus, angulis posterioribus obtusis, leviter con- vexus, nitidus, omnium subtilissime punctatus, aequalis. Elytra prothorace sesqui longiora , ejusque basi duplo latiora, secundum suturam basi longitudinaliter inipressa, subtilissime punctata. Abdomen subtilissime confertis- sime punctatum. Pedes testacei. Cette espèce ressemble un peu au Trogophlœus fuligi/io- sus, mais elle en diffère beaucoup par sa pubescence fine et peu visible, par sa surface plus polie, par son corselet sans impressions, plus étroit et moins rétréci antérieurement, par ses ély très plus larges, etc. Il est impossible, je crois, de le confondre avec une autre espèce. Quelques exem- plaires, à Gérone, au bord d'une petite rivière. Trogophlœus punctipennis, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. 221 . — JMger, suhtilitcr cineivo-pubescens, geni culis tarsis et antennarum basi flavis , elytris densissîmç fortins punctatis, Long. 1|^ lin. 432 AJNJNALES Habitu Trogophlœi foveolati. Niger subnitidus , subli- liter cinereo-pubescens. Antennse capite prolhoraceque paulo longiores, minus graciles, arliculo secundo tertio multo majore, apice leviter incrassatae, piceae, basi dilu- tiores, vel nigrae , basi piceae. Palpi nigro-picei. Mandi • bulae testa ceae vel piceo-testaceaj. Caput prothorace paulo angustius j opacum , fronte îequali. Prothorax elytris latitudine aequali, subquadratus, basi apiceque truncatus, angulis posterioribus rotundatis, antcrioribus subrectis, supra subconvexus, subopacus, subtilissime densissime punctulatus , œqualis , impressionibus omniuo nullis. Elylra prothorace vix longiora, ejusque basi sescjui la- tiora, densissime fortius puuctata. Abdomen laevigatum, nitidum. Pedes picei, geniculis, tibiarum apice et tarsis fia vis. Cette petite espèce est facile à distinguer des voisines par son corselet sans impressions, et les eljtres fortement punctuées. Je Tai trouvée à Montpellier, dans la terre argileuse, au bord de Teau, mais elle semble assez rare. TrogopJdœus halophilus, Ksw. De Perpignan. Thinohius longipennis , Heer. (l). — Homalota longi- pennis, Heer. Fauna llelv. — Tldnoh.'us ciliatus j Ksw. (1) Une seconde espèce du genre Thinubius a été dé- couverte récemment à Berlin par M. Kraatz, en voilà la description : Thinohius brevipennis, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. 221. — Lincaris, niger, omnium subtilissime pubescens, prothorace basi oblique biimpresso, medio subcarinato^ ely- tris prothorace scsqui longioribus. Long, vix 1/2 lin. Thinobio longipenni adhuc minor. Niger, obscurus, vix pubescens. Antennae capite sesqui longiores, apicem versus vix incrassat», nigrae. Caput prothorace paulo au- gustius, basi vix constrictum œquale. Prolhoraxeljtrorum DE L\ SOCIÉTÉ EJNTOMOLO(,lQUr:. 433 Acrognathus mandibularis, Gyll. — Un exemplaire, à Strasbourg. Dcleaster dichrous, Grav. — Avec le précédent. Anthopliagus Alpinus ^^ aihr . — Toutes les parties élevées des Pyrénées-Orientales et centrales -, mais il est beaucoup ^lus rare, selon mes observations, que dans la plupart des Alpes que j'ai visitées. Anthophagus muticus, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. 221. — Testaceus, pecioreahdommeque nigris, pmtho- racc subquadrato j crebrius putictulato , basi J'oveolalo. Long. 2 1/2 lin. Mas capile majore insignis, fronte taraen mutica. An- ihophago aimigcri affinis , minor tanien et gracilior. Anlennse capite prolhoraccque multo longiores, validius- culœ, testaceae,apicem versus obscuriores.Caput suLtilis- sime alutaceum, sparsim subtilius punctatum, inter oculos striolis duabus obliquis impressum , rufo-teslaceum vel piceo-rufum feminse px'othorace angustius, maris paulo latins, medio obsoletius impressum, fronte mutica, man- dibulis validiusculis. Prothorax elytris duplo angus- tior, latitudine vix brevior, lateribus anterius leviter rotundatis, basin versus leviter angustatus, angulis poste- rioribus subrectis, parum convexus, minus crebre punc- tatus, basi supra scutellum obsolète foveolatus, testaceus vel piceo-testaceus. Scutellum lœve, piceo-testaceura. latitudine, transversus, lateribus el basi rotundatus, an- gulis omnibus obtusis, anticis deflexis, basi utrinque oblique impressus, medio carinula, inlerdum valde obso- leta, antrorsumevanescente instructus. Elytra prothorace sesqui longiora, singula ad angulum posterioreminternum oblique subtruncata. Alae albae. Abdomen sublilissime punctuin. Pedes nigri. 434 ANINALEtS l'^l^'tra piotliorace duplo Jongiora sat crebre punclat.i . g]al)ra, nitida leslacea. x^bdomen parce subtilissime punc- tulatum, omnium subtilissime pubescensj nigruui, uiti- dum. Pedes riifo testacei, feiuoribus obscuriorihus. Celte espèce est sans doute bien voisine de W/ntho- phas^us annigcr, mais elle diffère par le front du mâle qui n'est point arme, et par les elytrcs sans aucune pubes- cencc. Elle se trouve sur les orties, aux environs du lac deGaube, où j'ai pris quatre mâles et une femelle. Lestci'd bicoîor, Fabr. — Commun au bord des ruisseaux, dans toute la cbaîne des Pyre'ne'es. — pitbesccns, Mann. — J'ai pris quelques exemplaires sur le mont Saint-Pierre, près de Mont- Louis , dans la mousse humide d'un ruisseau. Lesteva fontinalis , Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, p. 222. — Mata, nigra, densius puhescens, subtililcr punc- tata , ore antennis pedihusquc riifis , prothoracis angulis postenoribus subrcctis, clytn's prothorace plus rliiplo longio- ribus. Long. 2 lin. Intermedia quasi inler Lestcvaui piibesccjitem et bico- loreni. Nigra vel fusco nigra, subnitida, pube grisea den- sius vestite. Antennae capite protboraceque multo lon- giores, graciles, rufse, basi dilutiores. Palpi rufi. Gaput prothorace parum angustius, crebre subtiliter punctatum, fronte utrinque profunde longiludînaliter impressa, inter oculos profondius foveolata. Prothorax elytris plus dimi- dio angustior latitudine haud brevior, lateribus ante médium rotundatus, basin versus angustatus, angulis pos- terioribus subrectis . leviter couvexus crebre subtilius punctatus, basi supra scutellum impressus, disco impres- sionibus duabus obliquis basin versus conniventibus, interdum obsoletis nota tus. Scutellum obsolète punctatum. /)K LA SOCIÉTÉ EN l'OMOLUGIQUE. 135 Elytra prothorace plus duplo Jongiora, crebre subtiiius punclulala fusca. Abdomen confertim subtil issime punc- tulatum. Pedes rufo tcstacei, tibiis obscurioribus. Cette espèce difFère de ses voisines par sa ponctuation line, par laquelle elle se rapproche de laLesta'a puhescens. De celle-ci, elle se distingue par sa figure en gênerai plus étroite, le corselet plus dtroit, antérieurement moins ar- qut^, et les élytres relativement plus longues. J'ai pris cinq exemplaires de cet insecte au bord d'une petite source, au Mont-Serrat. Arpcdium myops, Haliday. — J'ai pris un seul exem- plaire de cette espèce, en fauchant les herbes, près de Montpellier. Omaliuw j-ivulare, Grav. — Assez commun au midi de la France. — fossulatum ^ Erich. — Pas rare dans la mousse humide des ruisseaux , aux environs des bains de la Preste et du Vernet. — y/ora/e, Payk. — Quelques exemplaires , près de Perpignan. Omalium nigriceps, Ksw. Stett. Entom, Zeit. 1850, p. 222. — Biifum, suhnitidwn^ capite nigro pwthomceqiie crebre punctatisjhoc dorsofovcoUs tribus ob/ongis, impresso, hasin i>ersus angitstato. Long, ultra 1 lin. Rufum, capite nigro. Antcnnœ capitis prothoracisque longitudine, apice ab articulo septimo inde leviter incras- satae, rufse, apicem versus subinfuscatœ, articulo ultimo rufo. Caput confertissime subtiiius punctatum, subrugu- losum , opacum, fronte planiuscula , posterius lineolis duabus longitudinabbus profundis, antice utrinque fo- veola obsoleta impressa. Prothorax elytris angustior, lalitucline tliniidio brevior, lateribiis leviter rotundatis . ^36 ANNALLS j)one médium subaiigulalis, aiigulis anterioribus oblusis, basiii versus leviter angustalus, angulis posterioribus redis, parum convexus, niargine laterali subexplanato, in metlio fortiter impresso, dorso foveolisduabus oblongis, profundioribus, anteapicemfoveola obsoletiore impiessus, foriius densiusque punctatus, rufussubnitidus. Scutellum laeve. Elytra prolhorace vix duplo longiora, subdepressa, Jateribus marginata, secundum suturam impressa, dense iortiler punctata , rufa, nitida. Abdomen subtilîssime punctulatum, subnitiduoi. Pedes testacei. Cet insecte se range à càti'deVO.cœsuin, mais il en diffère par sa couleur, sa forme plus large, ses élytres plus cour- tes, et les côtes moins arquées du corselet. J'ai trouve deux individus sur le Pic du midi de Bigorre. yïnthobiuin scutclhtrc, Erich. — Très commun sur les fleurs du Genista vulgavisy au Mont-Serrat et dans les Pyrénées-Orientales. Anthohhan aiigustiun, Ksw. Stelt. Entom. Zeit. 1850, p. 222. — Nigrum , minus nitidurn ^ pedibus antennisquc testaceis , his apice J'uscisj clytris fusco-testaceisj crebrc punctatisy maris prothorace vix triplo longioribns , apice rotundatis^ fcmijiœ prothorace quadruplo fere longioribus, acuminatis. Long. 1 lin. yhitkobio afiali et magis etiam Ajithohio longulo ( Kie- senwetter Stettin Entom. Zeilung, 1847, N° 3. 78) affine. Nigrum, minus nitidum , glabrum, valde elongatum. Antennse vix capitis prothoracisque longitudine, apice sensira leviterque incrassatae, testaceae, apicera versus fiiscescentes. Caput prothorace anguslius , fronte inter antennas transversim leviter impressa, ore piceo-testaceo. Prothorax elytris angustior, latitudine brevior , basi epiceque truncalus, angulis omnibus obtusis, lateribus DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 437 leviter rotundatis, subtilissime alutaceus, sparsiin subli- liter punctatus. Scutelluni lœvc. Eljtra maris prothorace vix triplo longiora, apice rotundata, feminae j)rolhoiace quadruplo fere longiora, angulo apicali iiileriore acuini- nato-pioducto, dense minus fortiter punctala, fusca, latc- rihus rectis, apicem versus perparum dilatata. Abdomen ano concolore. Cette espèce diffère de WJntJiobiinn longulum par son corselet mat, ou très peu luisant, moins artpie latéralement, par ses ély très qui, proportionnellement, sontencore plus longues que dans cette espèce, sans surpasser pourtant TaLdomen, même dans les femelles, el dont la sculpture est remarquaLlement plus fine. On trouve cet insecte dans les Pyrénées centrales, où j'en ai rencontre plusieurs exemplaires aux environs du lac de Séculéjo, près de Bagnères-de-Luchon, dans les fleurs de la Rasa pyi'C- naica. Anlhohium impressicolle , Ksw. Stett. Enlom. Zeit. 1850, p. 222. — Nigrum, suhnitidwn, pcdibus antcnniscjuc tesiaceis, dytris fuscisj fortins puuctatis , prothorace disco late bifiweolato plus sesqui longiorihus. Long. 3/4-1 lin. Nigrum, subnitidumj glabrum, Anlenuaî vix ca|)iiis prothoracisque longiludine, apicem versus incrassa!a3, teslaceie, Lasin versus diluliores. Gapul protborace angus- lius, fronte inter oculos utiinque f'oveolala, ore Icstaceo. Prolhorax elytris parum angustior, latitudine brevior^ lateribus rotundatus , basi apiceque truncatus, angulis omnii)usobtusis, modice convexus, subtilissime alutaceus, parcius subtiliter punctulatus, dorso obsolète longiludi- naliter bisulcatus. Scutellum subla^ve. Elylra maris pro- tborace plus sesqui in femina vix duplo longiora, illius apice truncata, bujus angulo apicali interiore acuminato- T Série, TOME ix. 28 438 ANNALES producio, dense iortius punctata, fusca , apice teslacco liinbata. Abdominis apex in utroque sexu concolor. Pedes teslacei , femoribus maris magis, feminœ minus incras- satis, II est impossible de confondre celte espèce remarquable avec une autre. Elle se trouve en quantité prodigieuse autour du lac de Séculéjo, où on la prend en fauchant les herbes. On la rencontre encore dans la re'gion alpine, au lac d'Espingo, mais elle était rare aux environs de la chapelle de Fun Rumeo, près de Mont-Louis. ^4nthohium adustum, Ksw. — Subdeprcssum, îu'grum, niti' dulum, suhtiliter puhescensj orc, pedibus, antennisque testa- ceis, his clnva fuscescente , elytn's prothoracc plus duplo longiorihns^ fiiscis, maris apice conjiuictim rotundatis, fe- minœ oblique tnincatis. Long, l lin, Anthobio lutcipenni colore affine, at minus depressum et capite prolhoraceque haud opacis diversum. Nigrum, uitiduluni,subtiliter griseo-pubescens. Antennœ testaceœ, clava fuscescente. Os testaceum Caput, prothorace angus- tius, punctulatum , fronte inler oculos obsoletius bifo- veolala. Prolhorax subconvexus, elylris angustior, lati- tudine brevior, laterlbus rotundatus, basi apice truncalus, angulis anterioribus rotundalis, poslerioribus obtusis , subtilissime punctatus, subtililer sed distincte griseo- pubescens. Scutellum lœve. Elylra prothorace plus duplo longiora, subdepressa j dense punctata , fusco-testacea, parce subtilissime, brevissime pubescentia , maris apice conjunctim rotundata, subtruncata, feminœ oblique trun- cata, apice interna vix producta. Abdomen nigrum griseo pubesccns. Pedes testacei. La pubescence fait aisément distinguer cette espèce des ytnlhobium de la même couleur. Elle a quelques rapports DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. 439 avec \\t4. scutellare, mais elle en diffère beaucoup p:ir sa couleur. La pubescence des cilytres se perd facilenient, et ne se fait remarquer alors que vers les côtds et avec peine -, mais elle reste presque toujours bien visible au corselet et sur Tabdomen. h'y/nthobium adustuin ne semble pas rare dans les prés, autour de Mont-Louis, dans les Pyrënées-Orientales. ^. luteipenrie, Erich. — J'ai trouvé une grande quan- tité de cette espèce, qui d'ailleurs est indigène dans T Al- lemagne centrale, en fauchant les herbes autour du lac de Séculéjo. Ces exemplaires ressemblent assez bien à ceux que j'ai pris sur les montagnes des Géants, en Silésie , seulement les élytres des derniers sont toujours plus clai- res, c'est-à-dire d'un brun livide, au lieu qu'elles sont ici d'un brun foncé, plus clair vers l'extrémité. On pourrait les considérer comme variété locale. Anthohiuin umbellataruin , Ksw. Stett. Enloni. Zeit. 1850, p. 222. — Testaceuin, elytris^ prothomcc parce suhti- liter pimctato j triplo lougiorihus , maris apicc innicatis , feminœ acuininatis . Long. 1 lin. Statura /intkobii longipcnnis j Erichson , at minus. Corpus gldbrum. Antennœ capite prothoraceque paulo breviores, apicem versus leviter incrassalse. Caput subti- lissime parce punctatum, nitidulum inter oculos et inter antennas binis foveolis, ssepe sulcis duobus longitudinali- bus conjunctis, impressum,rufo-testaceum-, oculis nigris. Prothorax elytris angustior, loiigitudine plus dimidio latior. lateribus leviter rotundatis , angulis anterioribus rotundatis, posterioribus obtusis, margine laleralis anticé omnino non, postice lalius depresso, sublilissime aluti- ceus, subtiliter licct distincte pai-re punctulatus, parnm nilitlus. Scutellum rufo lestaceum, hTve. Elytra protho- 4.'i0 ANNALES race Iriplo longiora , abdomen te^entia, dense fortius punctata, testacea, nitidula ; maris apice rotundatim sub- truncata, feminae apice interne péoducta acuminata. Abdomen maris nigrum apice testacea, feminsetestaceum. Pcctus et pedes testacea. Cet ^nthobium est voisin du longipennCf mais il est beaucoup plus petit, le corselet montre une ponctuation visible, quoique très fine, et la forme des élytres est assez différente. Je n'en possède que qualre exemplaires , que j'ai trouvés sur les pentes duCostabonne, vers la vallée de Prats de Mollo. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUR. 4 DE BEMBIDIIS EUROPAIS. Auctore JACQUELIN-DIJVAL (Camille). (Séance du 26 Mars 1851.) Messieurs et cliers collègues, Vous recevrez, j'espère, avec bienveillance Tessai d'un entomologiste jeune encore, se défiant de ses forces et de son expérience, mais sûr du moins de ses efforts et de son travail. Non seulement le grand genre Bembidiiim, dont j'avais entrepris Tétude, était plein de difficultés et d'obs- tacles, mais encore étudié déjà par un grand nombre d'auteurs , il devait être traité d'une manière digne d'en- trer en lice avec de si savants et honorables rivaux. Veuillez donc avoir pour moi quelque indulgence, et si mon œuvre, à laquelle j'ai consacré tous mes loisirs, peut vous être utile et concourir aux progrès de notre aimable science, je m'estimerai heureux et récompensé de tous mes soins. Je crois nécessaire, en commençant, d'entrer dans quel- ques détails sur mon travail et ses limites. J'ai compris dans mon ouvrage toutes les espèces d'Europe^ en bornant « elle-ci au sud est, non par la crête du Caucase, mais par le pied de cette chaîne, et délaissant ainsi toutes les espèces Cau(:asienn,ps. Je ne possédais presque aucun Bcmhirliii)» 4 42 AN^'ALl!:S y 446 AKNALES the Rev. J. F. Dawson. In llie Transactions oi tlie Ento- inological Society of London. London. 1849. Dej. Spec. — Species général des Coléoptères de la collection de M. le comte Dejean. Paris. 1825-1831. Dej. Icon. — Iconographie et Histoire naturelle des Coléoptères d'Europe, par M. le comte Dejean et M. le docteur Boisduval. Paris. 1829-1834, Dej. Cat. — Catalogue des Coléoptères de la collée. ion de M. le comte Dejean. Paris. 1837. Donov. Brit. ins. — The natural hislory ol Britisli insects, by E. Donovan. London. 1792- iBlG. Drapiez. Ann. des se. phys. — Drapiez in Annales générales des sciences physiques. Bruxelles, tome 7. 1820. Dufts. Failli. A ustr. — Fauna Austrias, von Dufts- chmidt. Linz und Leipzig. 1812-1825. Encycl. méth. — Encyclopédie méthodique. Histoire naturelle des Insectes. Paris. 1782-1824. Erich. Kaf. Brand. — Die Kafer der Mark Branden- burg, von Dr. W. F. Erichson. Berlin. 1837-1839. Fabr. Mant. — J. Fabricii Mantissa insectorum. Uafn. 1787. Fabr. Syst. el. — Joh. Ch. Fabricii Systema Eleuthe- ralorum. Kilise. 1801. Fabr. Ent. Syst. — Fabricii Entomologia systematica. IJafnise. 1792-1798. Fald. Faun. transe. — Fauna transcaucasica. Coleop- tera. Auctore F. Faldermann. Moscou. 1836. (Extrait (les nouveaux mémoires de la Société impériale des natu- ralistes de Moscou, t. iv.'i DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 447 Fisch. Ent. — Entouiographia imperii Rossici, auclore G. Fisclier. Mosquae. 1825-1828. Fourc. Ent. par. — Enlomologia parisiensis sive Cala- logus inseclorum qua? in agio parisiensi reperiunturj edente A. F. de Fourcroy. Parisiis. 1785. (jaubil. Rev. zool. — Gaubii dans la Pvevue zoologique, par la Société Cuvierienne. Journal mensuel publié sous la direction de M. Guérin-Méneville. Année 1844. Paris. Gehlcr. Bull, de Mosc. — Gebler dans le Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou. Genn. Sp. nov. — Insectorum species novae aut minus cognilae, etc. auctore E. F. Germar. Halse. 1824. Gcnn. Faun. Ins. — Ahrens et Germar. Fauno insec- torum Europae. Halœ. 1812, etc. Gcnn. Thon Arch. — Germar. Thon's entomologis- ches Archiv. lena. 1829. Geof. Ins. — Geoffroy. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Paris. 1762. Gitcrin. Note, etc. — Note topograpliique sur quelques insectes Coléoptères et description, etc., par M. Guérin. Paris. 1823. (Extrait des Annales de la Société d'histoire naturelle.) Gincl. Lin. S. N. — Caroli a Linné Systema naturae, editio 13 aucla^ reformala, cura J. F. Gmelin. Lugduni. 1789-96. Gyl. Ins. Suce. — Inseola Suecica. Leonardo Gyllenhal. Scaris et Lipsiœ. 1808-1828. Heer, Faun. Helv. — Fauna Coleopterorum Helvetica/ Oswaldo Heer. Turici. 1838. Herbst. Col. — INatursystem aller bekanntcn in-und 448 AfiiiNALES aasl^nJlschen Itisecten , etc., von J. Fr. W. HerLst. Berlin. 1785-1800. Hcrhst. Fues. Arch. — Archives de 1 histoire des in- sectes, publiées en allemand par J. Fuessly (en 1781). Traduites en français. Winlerlhour. 179i. llum. Es. eut. — Essais en'oîi^ologiques, publiés par David Hummel. Saint-Pétersbourg. 1821 etsuiv. ///. Ma^. — Magazin fur Insektenkundc herausgege- ))en von Karl Illiger. Braunschweig. 1801-1807. ///. Kaf. Preus. — Verzeichniss der Kafer Preusscns von J. Illiger. Halle. 1798. Kiihy. Failli, amer. --- Fauna boreali-americana or ibe Zoology, etc. by John Richardson , assisted by the révérend William Kirby. — Pars iv. The insects. Nor- wich. 1837. Kolen. Blelci. — Melelemala enlomologica -, auclore V. A. Kolenati. Petropoli. 1845. Kust. Kaf. — Die Kafer Europa'sj von Kiister 1844 et suiv. Lacord. Faun. Paris. — Faune enlomologique des en- virons de Paris, par MM. le docteur Boisduval et Lacor- daire. Paris. 1835. Lair. Noiiu. Dict. (THist. nat. — Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle, par une Société de naturalistes. (Ar- ticle Bembidiou.) Paris. 2*^édit. 1816-1819. Latr. Règn.an. — Le Hègne animal distribué d'après son organisation, par M. le baron Cuvier. — Crust. Arachn. et Insectes, par M. Latreille. Paris. 1829. Latr. (jcfi. Crust. et Ins. — Latreille. Gênera Grusla- rc'orum et iusectorum. Parisiis. I80G-1807. Latr. Hist. nat. — Histoire naturelle générale et parti- UE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGlQUK. 4i9 culière des Crustacc'S et des Insectes, par F. A. Lalreille. Paris. 1802-1805. L. Duf. Ann. des se. phys. — Léon Dufour, dans les Annales des sciences physiques. Bruxelles, tome 6. 1820. L. Duf. Excurs. ent. — Excursion entomologique dans les montagnes de la vallée d Ossau, par M. Léon Dufour. Pau 1843. Lin. Faun. Suce. — Caroli Linnsei Fauna Suecica. Lugduni Batavorum. 1746. Lin. S. N. — Caroli a Linné Systema naturae. Ed. 12. Ilolmiffl. Ï767. Lucas. Expl. de l'^lg- yJrtic. — Exploration scientifi- que de l'Algérie. Articulés, par IVL H. Lucas, Paris. 1846. Marsh. Ent. britan. — Entomologia britanuica sistens insecta Britanniœ indigena , auctore Th. Marsham. Lon- dini. 1802. Mcinjierh. in Hum. Es. ent. — Mannerheim in lîuin- mel. etc. Menetr. Cat. — Catalogue raisonné Ae?, objets recueil- lis dans un voyage au Caucase, etc., par E. Menetries. Saint-Pétersbourg. 1832. Motch. Ins. Sib. — Insectes de la Sibérie, rapportés dun voyage fait en l839 et 1840 par Victor Motchoulski. Carabiques. 1842. (Extrait des Mémoires des savants étrangers, t. v.) Mail. Pivdrom. — Zoologiae Danicse prodromus, auc- tore Fr. Muller. Hafniœ. 1776. Nicolai. Col. Hal. — Nicolai, Dissertatio sistens Co- leopterorum species agri Halensis. Halle. 1822. OUif. Ent. — Entomologie, ou Hist. nat. des Insectes, par Olivier. Paris. 1789-1808. Payk. Faun. Suec. — GustaviPayknJl. Fauna Suecica. Insecta. Upsaliae. 1798. 450 ANNALES Pnvz. Fiuin. Genn. — Panzer. Faunae insectoruni Germaniœ Initia. Norimb. 1789-1810. Panz. Ent. Genn. — Panzeri Entomologia germanica exibens insecta per Gernianiam indigena. Norimbergaî. 1795. Putz. Pr. ent. — Prémices entomologiques, par J. Putzeys. Liège. 1845. (Extrait des mémoires de la Société royale des sciences de Liège, T. n.) Rnmh. Faim. Andnl. — Faune entomologique de T An- dalousie, ]iar M. F. Rambur. Paris. 1837. Rcdt. Faun. aiistr. — Fauna austriaca von Ludwig Redtenbacher. Wien. 1840. Ros, Faun. ctr. — Fauna etrusca sistens insecta quae in provinciis florentina et pisana praesertim collegit Petrus Rossius. Liburni. 1790. Pos. Mant. — Mantissa insectorum exliibens species nuper in Etruria collectas, Pelro Rossio. Pisis 1792-1794. Samouelle. Ent. coinp. — The entomologist's rompeu- dium, or an introduction to tlie Knowledge of British in- seclSj by G. Samouelle. London. 1819. Sahlb. Ins. fen. — Insecta fennica , dissertation ibus academicis. G. Sablberg. ïlelsingforsiae 1834. Schaum. Stett. ent. — Srhaum in Entomologische Zeilntig. Slettin. etc. Schiodte. Danmarhs eleiith. — Gênera og Species al' Danmarks eleutherata ofSchiodle. 1840. — Supplément. 1841. Schonh. Syn. ins. — Synonymia insectorurn von J. Schonherr. Upsal. 1817, etc. Schranh. Enuin. — Schrank Enumeratio insectorum Auslriae indigenorum. Auguslse Vindelicorum. 1781. Steph. Man. — A Manual of British Coleoptera, by J. F. Stephens. London 1839. DE LA SOCIÉTÉ EN TOMOLOGIQUE. 451 Sieph. m, — Illustrations of British Entomology or a Synopsis of indigenous insecis. By J. F. Stephens. Maii- tlibulata. Loiidon. 1827. etc. Stetl. cnt. — Entomologische Zeitung. Stettin. 6'' an- née. 1845. Stuim. Deutscli. itis. — Deulschlands Fauna von Jacob Sturni. Kafer. Nurnberg. 1805 et suiv. Suff'rinn Zcitsch. — SufFrian. In Zeitschrift fiir die En- tomologie herausgegeben von Germar. Leipzig. 184.3. Tigny (de). Hist. nat. — Histoire naturelle des insectes, pardeTigny. S^édit. Paris, 1830. FUI (de). Lin. ent. — Caroli Linnsei entomologia , faunœ Sueciœ descriptiouibus aucta , etc. curante et au- gente Carolo de Villers. Lugduni. 1789. Foet. Ins. fcd. Panz.J. — J. Euseb. Voets Beschrei- bungcnund Abbildungen bartscbaaligter Inseclen. (Edi- tion Panzer). Nurnberg. 1785-1798. Zctt. Faan. lappon. — Fauna insectoriim lapponica-, auctore J. W. Zetterstedt. Hammone. 18"J8. Zett. Ins. lap. — Zetterstedt. Insecta lapponica. Co- leoptera. 1838. fValck. Fann. Paris. — Faune j)arisienne, ou Histoire abrégée des insectes des environs de Paris, par Walc- kenaer. Paris. 1802. Waltl. Jt. Jndal. — VValtl, Reise durcb Tyrol, Obcri- talien und Piémont nach dem Siidlichen Spanien. Passa u. 1835. (VoirWaltl. Rev. ent.). fValtl. Rev. cnt. — Extrait de Touvrage ci-dessus, dans la Revue entomologique publiée par G, Silbermann. t. iv. Strasbourg. 1836. ffesm. Bull. Acad. se. de Brux. — Wesmael, dans le Bulletin de l'Académie royale des sciences de Bruxelles. 1835. 4:>-> ANNALES Genre BEMBIDIUM. Camhus. Liiind. FaLricius. Olivier. Pa^kull. elc. — Cicindchi. Linné. Schrank. Marsliam IJaprcsiis. Geof. V^oet. Fourcr. — Elaphrus. Fahricius. Olivier. Pajkull. Illiger. DMf'tschmidt. etc. — Bcmhidion. Latr. — Bcmhi- diuiii. G}'llenhal. Sturm. Dejean. Erichson etc. — Or)- dromus. Clairville. — Cillenum. Saniouelle. Stepliens. Curtis. — Lymnœnm. Stepliens. — Tachys ISotaphus. Pcryplius. Leja. Loplia. Tachypus. Dejean. Stepliens. elc. — Ocys. PhilocJitJius. Stepliens. — Oinala. Campa, etc. Motch. Sulcis frontalihus rcclîs. MenUim dente mcdio sœpius intégra. Palpi maxillares externi articula penidtimo ohca- nico, incrassato, idtiina subulata, brevissiino, minuto : in- ierni biarticidati, articulo ultiina el on gâta. Ligida mcinhra- nacca\ paraglossis rectisj eain paida supcrantibus. Palpi labiales articula ultimo subulata, brevK> minuta. Tibiis an- ticis intus profnnde emarginaiis, Tarsi antici maris , arti- culis duabus primis dilatatis intusque Icviter productisy primo majore subquadrata, secundo obcardato sen triangulari. Corps le plus souvent oblong, légèrement convexe, parfois allongé {B. cribrum. Mihi. B. elongatum , Dej. etc.), ou même parallèle (B. latérale, Samouel.)-, quelque- lois au contraire court, ovale, convexe (^B. pallidipenne, 111. B. rujicollc, 111., etc.). Tcte triangulaire, offrant entre les yeux deux petits sillons longitudinaux plus ou moins marqués, parallèles ou obliques, mais toujours droits, tandis qu'ils sont courbes dans les TrecJius. Antennes (pi. 12. 6.) filiformes, de la longueur de la moitié du corpsjou un peu plus longues, parfois un peu plus courtes,- premier article plus ou moins épaissi, ordinairement cy- lindrique -, second plus court que le troisième, quelque- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOC;iQUE. 453 fois cependant presque aussi long (i?. latérale, Samouel.); troisième et quatrième obconiques, les suivants à peu près égaux , ou allant en diminuant insensiblement de lon- gueur, très légèrement comprimés, dernier article ova- laire , terminé en pointe. Labre presque plan, court, transveisal, ordiuairement entier (pi. 12. 10.) et légère- ment sinué antérieurement {B. fascîolatum, Duft., etc.), variant un peu dans le B. latérale^ Samouel. par exemple (pi. l'i. 9.), dont le labre est arrondi en avant et large- ment, mais légèrement écbancré ; côtés offrant ordinaire- ment à la base une dilatation arrondie , membraneuse , transparente. Mandibules (pi. 12. 4 et 5.) arquées, assez fortes et aiguës. Mâchoires (pi. 12. 1 r.) recourbées, aiguës, fortement ciliées. Menton fortement échancrëj ayant une dent au milieu de son échancrure, cette dent ordinaire- ment entière (pi. 12. 2 a.) {B. fasciolatum , Dufts. B. punctulatum j Drapiez, etc.), parfois (pi. 12. 3.) visible- ment échancrée {^B. Jlavipes, Lin. B. pallipes, Dufts.). Palpes maxillaires externes (pi. 12. 1 a.) ayant leur pé- nultième article renflé, surtout vers Textrémité, obconi- (|ue; le dernier très petit, subulé, comme implanté à l'extrémité du précédent. Palpes maxillaires internes (pi. 12. l b.) de deux articles, le dernier ordinairement allongé, pointu. Languette (pi. 12. 2c.) membraneuse, assez large-, paraglosses (pi. 12. 2c.) droits, courts, dé- passant un peu la languette. Palpes labiaux (pi. 12. 2 />.) à pénultième article assez long, un peu renflé, ordinaire- ment un peu courbe,- le dernier [)elit, subulé, comme implanté à rextrémité du précédent. Prolliorax variant notablement, ordinairement plus ou moins cordiformc, parfois presque carré, plus rarement un peu arrondi; ofiVaul dans son milieu une ligne longitudinale enfoncée, deux impressions transverses, lune antérieure, l'autre 2 Série, tome ix 21) 454 ArsNALES postérieure, cl une fossette plus ou moins marquée aux angles poste'rieurs j ses côtés toujours plus ou moins re« hordes. Klytres en général ovales-oblongues, parfois en ovale allongé, parfois au contraire plus courtes, rarement parallèles i recouvrant ordinairement des ailes, celles-ci nulles dans le B. 77 igjvpiceum, Marsh., avortées et moins longues que la moitié des élytres dans le B. latérale, Sa- mouelle. Pattes assez fortes ; jamhes antérieures présen- tant une forte échancrurc au côté interne (pi. 12. 7.). Tarses à articles assez allongés, à peu près cylindriques, ou un peu triangulaires (ohcordiformes et courts dans le B. latérale , Samouel.). Les deux premiers articles des tarses antérieurs (pi. 12. 8.) dilatés dans les mâles, le premier très grand, presque en carré long , le second plus petit, ohcordiforme ou triangulaire, un peu plus saillants, surtout le second, en dedans qu'en dehors. Les insectes de ce genre nombreux sont tous au-dessous de la taille moyenne, petits en général, et parfois même d'une exiguité remarquable dans la grande famille des Carahiques. Ils offrent une assez grande vai-iété de formes, et quelques-uns se rapprochent en outre, par leur faciès, de divers autres genres de la même famille, ainsi, les B. flavipcs , pallipesj etc., ressemblent par leur port aux Elaphresi le B. fasciolatuni , surtout la var. A (B. cœru- leum, Dei.)et quelques autres espèces, ont de Tanalogie avec les Anchomènes-, les B. rufesccns, Fockii, Humm. {silaceum ,\)e]-)'> etc., se rapprochent évidemment des Trechus; et quelques Bembidium, surtout exotiques, /Egyp- tiacumy Dej., par exemple, ressemblent beaucoup aux Pogonus. Les couleurs des Bembidium sont très variées et souvent fort belles. Doués d'une agilité surprenante, ils se plaisent dans les lieux les plus propices à leurs goûts carnassiers ; les uns habitent les bords humides des ri- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 455 vièies ou des ruisseaux, les autres profèrent les marais et les eaux stagnantes, aimant à se cacher sous les détritus et les feuilles mortes \ ceux-ci poursuivent leur proie sur le sable et trouvent un abri sous les cailloux, ceux-là vien- nent jusque dans nos champs et nos jardins nous faire admirer la rapidité de leur course. Quelques-uns se glis- sent même sous les écorces, ou se promènent dans le feuil- lage, et plusieurs, tels que ïaspericoUe , Vephippium, le scutellare, n'habitent quau bord des eaux salées , ou tels ç^xxQ concinvum, œncntn, latérale, etc., ne s'éloignent ja- mais des rivages battus par les flots de la mer. Ils volent ordinairement le soir, certaines espèces, toutefois, pren- nent leur essor au milieu du jour , et j'ai capturé le B. Fockii, llumm. fsilaceum, Dej.) volant ainsi Taprès-midi dans la pépinière duLuxembourgj d'après M. Motchoulski, le B. n/ficolle, remarquable en outre en ce qu'il se creuse des trous dans le sable, à la manière des Cicindèles, ne sort que pendant les heures les plus chaudes de la journée et s'envole alors très promptement-, nous reproduirons enfin la belle expression de Gyllenhal pour le B. impres- suin : « Tempestate calida velocissime et promptissime cui-rit et volitat. » Quelques-uns, tels que le B. maritimum, Kuster, qui, d'après cet auteur, peut vivre et courir au fond de l'eau, le B. latérale, Samouel. que recouvre la marée sur les bords de l'Océan, etc., nous offrent des par- ticularités de mœurs extrêmement remarquables dont nous parlerons de nouveau plus tard. Il me resterait à mentionner leurs métamorphoses, mais elles sont jusqu'ici restées complètement inconnues. Je citerai maintenant dans un historique rapide les principaux travaux qui ont été faits sur le genre Bembi- dium, et suivrai, pour cet exposé, l'ordre chronologique adopté par M. Mulsant dans ses Coléoptères de France. 456 AMNALliS 174G. Linné, dans sa Fautia Suecica, confondit tous les Carabiques sous le nom général de Carabus, et plaça des lors parmi les deux seules espèces de Bembidium qu'il connut. 1762. Geoffroy, Histoire abrégée des Insectes, confon- dit de même tous les Carabiques, et par conséquent les Bembidium, mais ce fut sous la dénomination de Buprcstis. Plus tard Fourcroy et Voët l'imitèrent. 1767. Dans son iS/5fema iVaf«r<ç, lilluslre naturaliste suédois créa le genre Cicindela, et connaissant un plus grand nombre d'espèces , fit rentrer quelques-unes de celles qui nous occupent dans son nouveau genre. 179'2. Fabricius circonscrivit le genre Cicindèle^ en ôta les quelques Bembidium que Linné y avait placés, et forma le genre Elaphrus, dans lequel il rangea plusieurs espèces, laissant toujours les autres dans le grand genre Carabus. Cette disposition qu'il produisit entre autres en 1792, dans son Entomologia systematica et dans son Systema Eleuiheratorum , en 1801, prévalut parmi les na- turalistes, et fut adoptée par un grand nombre d'auteurs, tels que : Olivier, Entomologie, 1790-95; Panzer, Ento- mologia gcrmanica, 1795, et plus tard, Faunœ Inscctorum; Paykull, 1798, dans sa Fauna Suecica, etc. 1798. Le célèbre Illiger le premier saisit les rapports des insectes qui nous occupent, et les séparant des Carabes, les réunit tous dans son genre Elaphrus. Il fut imité par Duftschmid, quatorze ans plus tard, 1812, dans le second volume de sa Fauna Austriœ. 1804. Dans le tome 12 de son Histoire naturelle, Til- lustre Latreille vint enfin poser les caractères du genre UE LA SOCIETE ENTOMOLOlilQUË 457 Beiubidion (l) et y réunir toutes les espèces ^^'<^^ ^sessilis, Tachypus. magni Beubidium. 1831. Dejean, après avoir essayé de couper le genre Bcmbidium^ admit enfin les divisions inédites de Megerle et les caractérisa dans son Spccies; du reste, comme nous Tavons déjà dit, il avoue lui-même qu'elles sont basées sur le faciès plutôt que sur de bons caractères. Nous croyons devoir les reproduire comme un des principaux travaux publiés sur le grand genre qui nous occupe. Première division. Cillenum, Leach. — Corps allongé; antennes assez courtes, presque monilitormcs; mandibu- les fortes et arquées ; yeux peu saillants ; corselet cordi- forme-, élytres presque parallèles-, stries entières. Deuxième division. Blemus, Zicgl. — Corps déprimé et allongé; antennes filiformes et assez longues; mandi- DE LA SOCIÉIE KNTOMOLOC.IQUE. ià;» bules assez avancées et peu arquées-, yeux assez saillants ; corselet cordifbrnie ; élytres prescjue parallèles; stries entières. Troisième division. Tachys, Megerl. — Ordinairement de très petite taille; se rapprochant un peu des Trcchus par la forme et la couleur, souvent jaunâti-es, quelquefois noirâtres, rarement métalliques-, corselet plus ou moins carré; élylres en ovale peu allongé, souvent assez courtes, stries extérieures le plus souvent complètement effacées -, la première se recourbant à l'extrémité, à peu près comme dans les Trechus. Quatrième division. Notaphus, Meg, — Corps ordinai- rement un peu déprimé et assez large j corselet presque toujours plus ou moins carré, rarement cordiforme, avec deux stries de chaque côté de la base^ cette dernière coupée carrément ; stries des élytres entières ou presque entières. Cinquième division. Bembidium, Meg. (ex parte). — Corps ordinairement un peu déprimé et assez large; tête large, yeux gros et assez saillants-, corselet plus ou moins carré, souvent transversal, ayant une strie de chaque côté de la base, cette dernière coupée plus ou moins oblicpie- ment sur les côtés; stries des élytres entières, souvent deux fossettes plus ou moins marquées. Sixième division. Bembidium, Meg, (ex parte). — Tète ponctuée, au moins en partie; corselet cordiforme, point de strie ou de fossettes de chaque côté de la base, ou au moins très peu apparentes ; élytres peu allongées ; stries entières, ou effacées vers Textréraité. Septième division. Peryphus, Meg. — Ordinairement de taille assez grande; corselet presque toujours cordi- forme, assez plane, au moins un enfoncement de chaqu* .60 AJNWALES côte lie la base, les sept premières stries des elylres ordi- nairement presque entières. Huitième division. Leja, Meg. — Ordinairement de petite taille-, corselet souvent cordiforrae, rarement carré ou arrondi, assez court, assez, convexe, arrondi antérieu- rement, assezfortement rétréci postérieurement, au moins un enfoncement de chaque côté de la base ; stries des ély- tres, surtout les extérieures, plus ou moins effacées vers l'extrémité. Neuvième division. Lopha , Meg, — Corselet cordi- forme, assez allongé, l'enfoncement de chaque côté de la base le plus souvent à peine distinct*, ordinairement quatre taches blanchâtres sur les élytres. Dixième division. Tachypus , Meg. — Légèrement pubescents, entièrement ponctués, et se rapprochant des Elaphjtis par le faciès j yeux gros et saillants,* corselet fortement cordiforme ; élytres sans stries distinctes. 1837. Dans le tome 1" de ses Kafer, Erichson n admit pas les divisions du comte Dejean, mais seulement les trois coupes suivantes, qui s'adaptaient assez bien au peu d'insectes décrits dans son ouvrage , mais ne peuvent s'appliquer à la totalité des espèces de ce genre. * Dessus du corps finement velu et ponctué. Front sans sillons. Elytres indistinctement striées. Par leur couleur et leurs yeux fortement saillants, ces insectes se rappro- chent beaucoup des Elaphnis. ** Dessus du corps lisse. Front offrant des sillons laté- raux longitudinaux. Stries des élytres entières. *** Dessus du corps lisse. Front offrant des sillons lalé- i^ux longitudinaux. Stries des élytres plus obscures vers foxlrémité et sur les côtés. Le professeur de Berlin changea de plus Tordre de ses espèces, rapprocha avec raison le dorU de Wirticidatuni , 4(J4 ANNALES ^ GROUPE 1- Dessus du corps entièrement ponctua, très finement pubescent. Tête large, sillons frontaux très peu mar- qués. Prothorax cordiforme, assez convexe, arrondi antë- rieurement sur les côtes, tronque' et ordinairement légère- ment sinué à la base, offrant une fossette peu marquée aux angles postérieurs. Elytres nébuleusement tachées de verdâtre, stries nulles. Espèces ayaot la physionomie des Elaphres. Ce groupe renferme des espèces très voisines, c'est Tun des mieux caractérisés du genre Bemhidium\ il comprend les Tachypus de Dejean. A l'exemple de Duftschmid, Slurm et Erichson, j'ai commencé par lui ma série, parce que ses espèces offrent une analogie évidente de forme avec les Elapkriis, et pourraient peut-être les suivre assez naturellement. 1. B. FLAVIPES. Supra œneunij oculis magnis, valde prominulis,- elytris oblofigo-oi^atis, viridi nebulosis, distincte subtiliter punc- tatis j antennis basi, palpis pedibasque pallide testaceis. Cicindela flavipes. Lin. S. N. i. 658. U. 1767. — Gmelin. Lin. S. N. I. p. 1925. U. 1789. — • De Vill. Lin. ent. i. p. 324. 7. 1789. — Marsh. Ent. brit. p. 394. 9. 1802, Carahusflavipes. Mûll. Prodrora. p. 80. 868. 1776. Buprestis impressus. Fourc. Ent. Paris, p. 51. 38. 1785. Elaphrus flavipes. Fabr. Mant. i. p. 187. 2. 1787. — Fabr.Ent. syst. i. p. 179. 4. 1792. — Id. Syst. el. i. p. 246. 6. 1801. — Rossi. Faun. etrus. i. p. 194. 480. DE LA SOCIÉTÉ ENÏOMOLOGIQUE. 461 le ô-stiiatuin du bigtdtatum et du guttula, et comme la- vaient déjà fait Duftschmid et Sturm, commença la série par les B. pallipes et/Iavipcs. 1842. Nous citerons enfin M. de Motcboulski, qui s'est s])écialement occupé de la grande famille des Carabiques. 11 a divisé les Bemhidintn en un grand nombre de genres, dans ses Insectes de Sibérie, et plus récemment dans un catalogue qu'il publie sur les insectes de Russie. Nous re- produirons seulement le premier travail. Il est à regretter que M. de Motchoulski travaille si vite et si légèrement, aussi ses coupes ne peuvent-elles servir , comme on peut en juger par son propre tableau. / a parallèie'™- (Corselet transversal, «orps un peu SSX'cJS'ïïlç»"»'^" «»''•*•• ■■.■•■ ■ ■ ■ f""""-. «élargi. Tachys. Peryph LOPUA. s' ovâlaire, anâlo S I gue à celui des Pogonus. Palrobus [ Corselet allongé et cordiforme. / Elylres ornées Corselet forte- 1 de points jau- mrnt en cœur. ) nés , surtout à Angles post. 1 l'extrémité. . . Omaia. droits et sail-i Elytres unicolo- lants. f res, ordin. mé- B iforns un neu ^ ' talliques. . . . Leja. S S n2irr.„rJCorselel simple-/ Eiyires unicolo- ment plus étroit i ^IJl^^^ ""'<=*'« vers les élytres, ) J^?':-.;/ ' : ' *^"*^*- Angles Post. E|trémité des souvent entière-/ ^H^^^^ J^""^' ^ ment arrondis. \ ^^^ Campa. Corselet transversal, fort peu ré- tréci vers les élylres Notaphcs. Corselet presque aussi large que les élytres Trachypacucs. Corps convexe , analogue à celui | lisses en dessus. BEMBiDicai. des Elaphres. Elytres f velues en dessus. Tachypcs. Après bien des études, bien des recherches, j'ai partagé le genre Bemhidium en dix-sept groupes, offrant lavan- tage de rapprocher les espèces qui ont le plus d'affinités entre elles, d avoir pour la plupart des caractères bons et constants, je crois, et de classer les espèces dans une série assez naturelle. Pour faciliter leur étude, j'en ai tracé le tableau suivant : DE L.\ SOClÉrE ENTOMOLOCilQUE 165 1790. — Oliv. Ent. 2. G. 34. p. 8. 7. pi. 1. f. 2. 1790. — Id. Encycl. mt^th. 6. p. 354. 7. 1791. — Panz. Ent. Germ. p. 69. 4. 1795. — Id. Faun. Germ. 20. 2. 1789- 1810.— Payk. Faun. Suec. i. p. 176. 4. 1798. — lllig. Kaf. Preus. p. 226. 4. 1798. — Walck. F. P. i. p. 60. 4. 1802.— Latr.H.nat. 8.p.219. 7. 1804.— Herb. Col. 10. p. 236. 7. pi. 174. 8. 1806. — Dufts. F. Austr. ii. p. 198. IX. 1812. — De Tîgny. Hist. nat. 3. p. 336. 1830. — Berg. Kaferb. p. 138. 3. taf. 17. f. 3. 1844. Bembidium flavipes. Latr. Gen. i. p. 183. 1. 1806. — Id. Nouv. Dict. d'hist. nat. 2" ëdit. m. p. 376. 1816. — Id. Règ. anim. iv. p. 419. 1829. — Gyl. Ins. Suec. ii. p. 12. 1. 1810. — Sturm. Deutsch. Ins. vi. p. 112. 3. 1825. — Steph. m. 11. p. 30. 3. 1829. — Id. Man. p. 59. 459. 1839. — Dej. Spec. v. p. 192. 135. 1831. — Id. Icon. IV. p. 460. 102. pi- 223. 6. 1834. — Sahlb. Ins. fen. 1. p. 190. 2. 1834. — Brull. H. nat. v. Colëopt. 2. p. 158. 1835. — Lacord. Faun. Paris. 1. p. 288. 37. 1835. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 123. 2. 1837. — Zett. Ins. lap. p. 24. 3. 1838. — Heer. Faun. helv. p. 139. 65. 1838. — Schiodt. Dan. el. p. 349. 27. 1840. — L. Duf. Excurs. ent. p. 28. 119. 1843. — Lucas. Expl. Alg. Artic. 5« liv. p. 87. 245. 1846. — Kust. Kaf. Eur. vil. 33. 1846. — Redt. Faun. austr. p. 106. 1849. Tachypus flanpes. Casteln. H. nat. Col. i. p. 152. 1840. Le bupreste à 4 points enfoncés. Geof. Hist. nat. i. p. 157. 32. 1762. Long. 0,004-0,005. Larg. 0,0013-0,0016. Dessus d'un bronzé un peu cuivreux ou brunâtre. Palpes (1) d'un testacë pâle. Antennes plus courtes que (1) Dans toutes mes descriptions, en disant fialpcs, j'entends par- ler sculemeni des palpes maxillaires externes. INSERT FOLDOUT HERE 460 ANNALES la moitié du corps, d'un hrun-testacc, base d'un testacë pâle. Tcte ponctuée. Yeux grands, extrêmement saillants. Prothorax légèrement moins large que la tête, un peu moins long que large, fortement et assez brusquement rétréci en arrière, très largement arrondi sur les côtés en avant, légèrement convexe, entièrement couvert de petits points serrés -, sillon longitudinal médian bien marqué , n'atteignant point la base, plus enfoncé en avant et en arrière ; impression transverse antérieure un peu en V^ on voit en outre souvent un petit point enfoncé sur le disque de chaque côté de la ligne médiane, plus près du bord antérieur que du postérieur, ce point est paifois ef- facé. Elytres ovales-oblongues, deux fois larges comme le prothorax à sa base , nébuleusement tachées de vert- cendré, bien distinctement couvertes de petits points assez denses, point ou peu confluents, peu serrés en cer- tains endroits, surtout le long du bord externe-, quelques points enfoncés plus gros vers le dessous de Tépaule et vers Textrémité, le long du bord extérieur-, deux gros points enfoncés, placés à peu près sur remplacement du troisième intervalle, Tun au tiers, Tautre presque aux deux tiers, un peu plus proche de la suture. Dessous du corps d'un vert-bronzé un peu bleuâtre. Pattes d'un tes- tacé pâle. Répandu dans toute l'Europe. Aime les lieux sablon- neux. M. Guérin-Méneville m'a communiqué, comme prove- nant de Gonstantinople, un individu remarquable par les deux points enfoncés de ses élytres, très forts et en fos- settes, sa tête un peu plus grande, mais pour le reste conforme au type, dont je ne le considère que comme une variété. DE LA SOCIFVtE ENTOMOLOGIQUR. 4G7 2. B, FESTIVUM. Suprn cuprco-œiicum ; capiie thoracccjue viridi-cyanes- cente variegatis, oculi^ magnis , sat prominuiis -, elytris oblongo-ovatis, viridi-cyaneo nchulosis, distincte subtilitcr pimctatis^ antennis brevioribus, hasi pcdihusquc testaceis, hanun articulo primo femoribusque paululum infuscatis, ceneo-raicantibus. Long. 0,0047. Larg. 0,0015. Voisin du B. Jlavipes, Couleurs vives. Dessus d'un bronzé-cuivreux., tête et prolliorax en grande partie va- riés de vert-bleuâtre brillant. Palpes brunâtres. Antennes courtes, arrivant à peine à la base des élytres, légèrement épaissies, brunâtres , leur base plus claire , testacée , pre- mier article bronzé en dessus. Tête ponctuée. Yeux assez saillants, mais notablement moins que dans le B. Jlavipes. Prothorax à peu près de la largeur de la tête et aussi long que large, fortement, mais peu brusquement rétréci en ar- rière, moins large en avant que dans le précédent, un peu plus convexe, entièrement couvert de petits points assez serrés, sillon longitudinal médian bien marqué, un peu plus enfoncé en avant et en arrière, impression transversc antérieure un peu en V. Elytres ovales-oblongues , tleux fois larges comme le prothorax à sa base, tachées nébu- leusement de vert, avec des taches vives et un peu arron- dies d'un vert-bleu, ponctuées à peu près comme dans le B.Jlai'ipes, mais au quart environ de Télytre, vers le bord externe, on trouve un espace lisse qui n'existe pas dans le fini>ipe.<:; deux gros points enfoncés placés de même. Dessous du corps d'un vert-bronzé un peu bleuâtre. Pattes d'un testacé-fauve -, cuisses un peu bru- nes, ayant un léger reflet bronzé. Corse. 408 ANMALES Je n'ai vu qu'un seul individu de celle espèce, dans la collection de M. Reiche. 3. B. PALLIPES. Supra cupreo-œnclun \ ocidis magriisj magis prominulis ■■, elytris ohlofigo-oçatis, viridi-nchulosis : subtil issime punc- tatis; anletmis basi, palpis pcdibusquc pallide flavis,ye/wo- libus sœpùis leviter seneo-micantibus. Elaphrus pallipes. Duft. Faun. Austr. ii. p. 197. vjii. 1812. Bembidnan pallipes. Sturm. Deutsch. ins. vi. p. 111. 2. tab. CLiv. f. B. 1825. — Gyl. Ins. suec. iv. p. 400. App. 1-2. 1827. — Steph. III. ii. p. 30. 4. 1829. — Id.Man. p. 59. 460. 1839. — Dej. Spec. v. p. 191. 134. 1831. — Id. Icon. IV. 459. 101. pi. 22.3. f. 5. 1834. — Sahlb. Ins. fen. i. p. 190. 1. 1834. — Brull. H. nat. v. Col.2. p. 158. 1835. —Lacord. Faun. Paris, l.p. 287. 36. 1835. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 123. 1. 1837. — Zelt. Ins. lap. p. 24. 2. 1838- — Hcer. Faun. Helv.. p. 139. 64. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 350. 28. 1840. — L. Duf. Exe. ent. p. 28. 118. 1843. — Lucas. Expl. Alg. Art. 5^ livr. p. 87. 244. 1846. — Kust. Kaf. Eur. fasc. vu. 32. 1846. — Redt. Faun. Austr. p. 107. 1849. Tachypus pallipes. Casleln. H. nat. Col. i. p. 152. 1840. Long. 0,0053-0,006. Larg. 0,0017-0.002. Dessus d'un bronzé en général cuivreux quelquefois brunâtre. Palpes testacés. Anlennes un peu plus courtes que la moitié du corps, brunâtres, testacées à la base, sommet des deux premiers articles légèrement bronzé. Tête pointillée^ yeux grands, tressaillants. Prolhorax de DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCilQUE 4G9 la largeur de la tcte, à peu près aussi long que large, assez fortement retrdci en arrière et arrondi en avant sur les côtes, entièrement couvert de points serres et très petits; sillon médian assez marqué, quelquefois, mais rarement, on voit sur le disque deux petits points cnfonce's, comme dans le -^. flavipes\ impressions transverses légères, ou peu marquées, Tantérieure un peu en V. EJvtres ovales- oblongues, deux fois larges comme le prothorax à sa base, nébuleusement tachées de vert-cendré , couvertes de points très petits, très serrés, un peu conlluents, souvent obscurs, moins serrés en un ou deux endroits le long du bord externe -, quelques vestiges de stries parfois assez marqués auprès de la suture; quelques points enfoncés le long du bord externe, au-dessous de Tépaule et vers Tex- trémité -, deux points enfoncés assez gros, Tun au tiers, l'autre aux deux tiers, un peu plus pioche de la suture. Dessous du corj)s d'un vert-bronzé un peu bleuâtre. Pattes tcstacées, cuisses ordinairement offrant un léger reflet bronzé. On le trouve dans une grande partie de FEurope. France, Autriche, Allemagne , Angleterre, Suède, Si- cile, etc. On le rencontre aussi en Algérie. lue protijorax varie un peu dans celte espère. 4. B. CAKABOIDES. Supra fusco-œneum\ ocidh magnis, prominulis; thorace oblongo-cordato •, clytris elongato ovatis, viiidi-ucbulosis, subtiliter piinctatis^ antennis basi penultiinaque palporuin articula viridi-œneis -, pedihus rufo-teslaceis, fcmoribus tar- sisqiic. K'alde viridi-aeneo rnicantibus. Cicindcla diraboidcs. Schrank. Enuui. ins. p. 103. liGO. 2* Série, tome ix. 31 470 AÎNNALE5 1781. _ De Vil. Lin. Ent. i. p. 326. 11. pi. 1. 30. 1789. Elaphnis caraboides. Oliv. Ent. 2. G. 34. p. 5. 3. pi. 1. 5. 1790. — Ici. Encycl. m^th. 6. p. 353. 3. 1791. — Rossi. Mant.ins. i. p. 63. 155. 1792. — Latr. H. nat. 8. p. 217.3. 1804. Bemhidiuvi caraboides. Heer. Faun. helv. p. l38. 63. 1838. — Kust. Kaf. Eur. vu. 31. 1846. Elaphnis picipes. Duft. Faun. Austr. ii. p. 197. vu. 1812. Bemhidium picipes. Sturm. Deut. ins. vi. p. 109. 1. tab. cLiv. A. 1825. — Dej. Spec. v. p. 190. 133. 1831. ~ Id. Icon. IV. p. 458. 100. pi. 223. f. 4. 1834. — Brull. ii. nat. v.Col. 2. p. 157. 1. pi. 6. f. 1. 1835. — Lacord. Faun. paris, p. 287. 35. 1835. — Redt. Faun. Austr. p. 106. 1849. Var. A. Elytris sublilissime punctatis. Long. 0,0065-0,0075. Larg. 0,0022-0,0025. Dessus d'un bronzé obscur, luisant, ordinairement un |ieu brunâtre, quelquefois légèrement cuivreux. Palpes d'un l'Oux-brunâtre , le pénultième article d'un vert- bronzé obscur. Antennes de la longueur de la moitié du corps, d'un noir-verdâtre ou brunâtre, les deux premiers articles d'un vert-bronzé, les troisième et quatrième un peu roussâtres à la base. Tcte ponctuée-, yeux grands, saillants. Prothorax de la largeur delà tête, aussi long que large, assez rétréci en arrière, un peu arrondi sur les côtés en avaut, ligne longitudinale médiane assez marquée, dessus entièrement couvert de poinls petits, souvent peu distincts et entremêlés de petites rides onduleuses trans- verses -, impressions transverses assez distinctes , l'anté- # DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE hl\ rieure un peu en V. Elytrcs en ovale allonge , deux fois larges comme le prolhorax à sa base, nébuleusement ta- chées de vert, couvertes de petits points assez denses, un peu confluents, moins serrés en général là où il n'y a pas de taches vertes, et surtout en quelques points le long du bord externe-, quelques points enfoncés au-dessous de Té- paule et vers Textrémité, le long du bord extérieur ; deux points assez gros, Tun au tiers, l'autre à peu près aux deux tiers, un peu plus proche de la suture. Dessous d'un vert- bronzé-bleuâtre. Cuisses brunâtres , avec un tïés fort reflet vert-bronzé^ ainsi que les tarses-, base des cuisses et jambes d'un testacé-roussàtre. F^rance méridionale et orientale, Piémont, Suisse, Au- triche, Allemagne, Sicile, etc. Vak. a. Elylres très finement, ou même presque obs curément ponctuées-, troisième et quatrième articles des antennes non visiblement ferrugineux à la base. .5. B. NEBULOSUM. J^^usco-ceneuiu, obsolète punctatum, suhpuhescens, iJio- race cordato latiore , elytris oblottgo-o^atis , nebulosis, fovcolis duahiis impixssis, antennarutn basi tibiisque lesta- ceis. (Scliaum). Elaphrus nchidosus. Rossi. Mant. ins. i. p. G4. 156. 1792. Bemhidiumticbulosum. Schaum. Stett. Ent. p. 403. 1845. Je n'ai pu voir cette espèce, qui, décrite brièvement par Rossi en 1792, n'avait été mentionnée depuis par aucun auteur, en 1845, M. Scliaum. sur mi exeinplaire trouvées; '»7*2 ANiNALES Sicile, eu u donne une très bonne description, je n)0 borne en conséquence à le traduire. Cette espèce est de la i^randeur du B. picipes , Duft. , mais elle s'en distingue tout d'abord par ses pattes et ses antennes d'une couleur plus claire. Les palpes sont d'un testace-roussâtre, le dernier article des palpes maxillaires est bronze. Premier article des antennes d'un testacti- roussâtre , les deuxième , troisième et quatrième de la même couleur, bronze's au sommet, les suivants sont roux, avec un reflet bronzé. Les yeux sont un peu plus gros que dans le B. picipes. Le prothorax est un peu plus court, beaucoup plus large en avant, beaucoup plus fortement arrondi sur les côtés, plus fortement rétréci en arrière, ligue médiane enfoncée plus fine, un peu plus forte en arrière qu'en avant et dans le milieu, la ponctua- tion du prothorax un peu plus dense et plus visible, le dessus moins brillant. Les éljtressont un peu plus larges, les taches verdâtrcs, dont les internes offrent une appa- rence nébuleuse, moins distinctes , du moins dans mon exemplaire, les deux points enfoncés forts. Pattes d'un testacé-roussâtre, cuisses, genoux et tarses avec une teinte bronzée. L'exemplaire que fai vu a été trouvé en Sicile, par Grohman. (Schaum. 1. c.) Italie méridionale (Rossi). L'exemplaire original appartient au Musée de Berlin. GROUPE 2. Prothoi-ax prescjue carré (pi. 13, 13 et 14), très peu rétréci postérieurement, angles antérieurs assez visibles; base tronquée, obliquement coupée sur les côtés, une strie en fossette aux angles postérieurs. Elytres à stries bien DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 473 entières (pi. 12, 13 et 14), la huitième ponctuée , bien distincte de celle du rebord \ neuvième intervalle à peu près égal au huitième. Le plus souvent deux fossettes carrées sur le troisième intervalle, parfois deux points enfoncés. Ce groupe comprend la cinquième division de Dejean -, il est formé par des espèces ayant entre elles la plus grande affinité \ elles offrent toutes un caractère très re- marquable, savoir : la huitième strie ponctuée, très dis- tincte de celle du rebord , tandis que chez les autres Bcmhidinm, elle en est peu séparée, ou du moins quoique parfois assez distincte, jamais visiblement ponctuée, tou- jours fortement enfoncée, Tintervalle qui la sépare de celle du rebord étroit, non égal au huitième (pi. 12, 15 et 16). A. Deux fossettes carrées, peu enfoncées , sur le troi- sième intervalle, qui est ordinairement un peu plus large que les autres. 6. B. PALUDOSUM. Supra œneiim , cupreo-variegatum ; thorace subqua- drato, angulis posticis redis, leviter acutiusculis; elytro- rum stria cjuarta sinuata-, anteiinis pedibusqne concolo- ribus. Biiprestis stagnonmû Fourcr. Eut. Paris, p. 51. 40. 1785. Elaphrus paliidosus. Panz. Faun. Germ. 20. 4. 1789- 1810. — Id. Eut. Germ. p. 69. 5. 1795. — Duft. Faun. Austr. n. p. 199. xi. 1812. — Berge. Kaferb. p. 138. 1. tab. 17. f. 1. 1844. Bemhidium paliidosum. Ahrens JNaturf. 2. fasc. 2. p. 23. 474 AiNNALES 2. pi. 1. f. 11. 1819. — btunn. Deut. ins. vi, p. 179. 46. 1825. — Stcph. 111. ii. p. 30. 1. 1829. — Id. Man. p. 59. 457. 1839. — Dej. Spec. v. p 79. 40. 1831. — Id.Icoii. IV. p. 354. 25. pi. 211. f. 1. 1834. — Brul. il. uat. V. Col. 2. p. 160. 3. pi. 6. 3. 1835. — Lacord. Failli. Paris, i. p. 274. 8. 1835. -- Erich. Kaf. Brand. 1. p. 125. 5. 1837. ~ Heer. Faun. helv. p. 12G. 14. 1838. — Casteln.H.nat. Col.i.p. 152. 1840. — Kuster. Kaf. Eur. vn. 26. 1846. — Redt. Faun. auslr. p. 107. 1849. Elaphmsliitoralis. Oliv. Eut. 2. G. 34. p. 6. 4. pi. I. 7. 1790. — Id. Eucycl. méth. 6. p. 353. 4. 1791. Buprestis spcculif'cr^ Voet. (cd. Panz.) 2. p. 77. 22. !>!. 36. 22. 1791. Le Bupreste bronzé à deux potnîs enfonces? Geof. 11. uat. i.p. 158. 33. 1762. Var. A. Nigro-brunncuni j ontennarum articula primo, tihiisquc lestaceis. Long. 0,0053-0,0062. Larg. 0,0023-0,0025. Tête et protliorax d\m bronzé plus ou moins obscur, quelquefois un peu cuivreux. Palpes bruns, le pénultième article légèrement bronzé. Antennes d'un noir brun ou verdâlre, les premiers articles un peu bronzés. Prothorax (pi. 13. 13.) peu convexe, plus large que la têle, légère- ment plus large que long, presque carré, offrant quelques faibles rides transverses sur son disque, angles antérieurs peu saillants, impression transverse antérieure demi- circulaire, peu marquée-, angles postérieurs assez saillants, légèrement aigus , ou à peu près droits. Elytres une fois et demie de la largeur du protliorax à sa buse, légèrement convexes, leur fond iiupcrrcplihlcmcni rélirnlé, pouvcnt DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 475 Jjronzc^es, quelquelois d'un vert mat, porliou comprise entre la suture et la quatrième strie en géae'ral d'un bronzé-cuivreux ou même rougeâtre , cjuelques autres taches de cette couleur sur Jes cinquième, sixième, sep- tième, et parfois même huitième intervalles, toutes ces taches variant, quelquefois petites, quelquefois unies entre elles, souvent efiace'es, ou non cuivreuses i stries finement ponctudes, le plus souvent trois et quatre, cinq et six un peu plus courtes et réunies par paires-, la qua- trième assez fortement sinueuse, surtout au quart de l'é- l^rtre, où elle se réunit quelquefois à la troisième ^ les deuxième, troisième et cinquième plus ou moins sinuées aussi, deux grandes fossettes peu enfoncées (pi. 12. 13.), presque carrées, sur !e troisième intervalle, la premièi'e à peu près avant le milieu, la seconde aux deux tiers, d'un bronzé ou d^un vert argenté -, elles présentent chacune un petit point enfoncé vers leur partie supérieure. Dessous du corps vert-bronzé. Pattes d'un bronzé-verdâtre, base (les cuisses un peu testacée. Il habite l'Europe tempérée ou froide. Paris, nord de la France j Angleterre, Allemagne, Autriche, Suède, Bavière, etc. Var. a. Dessus en entier d'un noir-brunâtre-, premier article des antennes et jambes plus ou moins testacés. Cette espèce varie beaucoup pour la coloration. 7. B. ARGENTEOLUM. Supra œiieum^ nitidulum; thorace subtransv rso, angu- lis posticù acutiusculis -, elylroriim stria quarla recta j antcfinarum arliculo primo tibiisque testaceis. Bemhidium argenteolum . Ahrens. Naturf. t. 2. fasc. 2. p. 23. 3. pi. 1. 12. 1819. — Sturm Deut. ins. vi p. 476 AJNJNALtS 181. i7. 1825.— Eiicli. Kai. Jirand. i. p. 125. G. 1837. — Redt. Faun. ;.ustr. p. 107. 18 Î9. Var. a. Lœtc viridi-rœruleum nut azureum. Bcmbidiian clegnns. Gerni. Ins. Sp. nov. i, p. 27. W. 1821. Bembidium azureum. Gebler. Bull. Mosc. 6. p. 276. \. 1833. — Id. 20. l.p. 355. 1. 1847. Long. 0,0062-0,0073. Larg. 0.0022-0,0024. Dessus le plus souvent d un bronze' luisant, avec un reflet gris-argenté. Palpes d'un brun-testacé, le pénul- tième ai'ticle vert-bronzé. Antennes d'un noir brun ou verdâlre, le premier article testacé, avec un très léger reflet bronzé. Prothorax peu convexe, plus large cjue long, un peu transversal, présentant en dessus que](iues faibles l'ides transverses, bord antérieur ayant quelques petites stries longitudinales à peine visibles, angles antérieurs peu saillants, impression transverse antérieure ilemi-circulaire, peu marquée, postérieure un peu plus sensible; angles postérieurs assez saillants, un peu aigus. Elytres une fois et demie de la largeur du prothorax à sa base, légèrement convexes, leur fond peu ou point perceptiblement réti- culé-, sans taches cuivreuses, ayant cependant quelques taches bronzées uti peu plus foncées et peu marquées ; stries disposées à peu près comme dans Vimprcssuiiiy la quatrième droite, la troisième parfois un peu sinuée -, deux grandes fossettes un peu argentées, carrées, j»eu enfoncées, sur le troisième intervalle, ])lacées comme dans le palu- dosuin, ayant de même chacune un petit [)oint vers leur partie su[)érienre. Dessous du corps d'un bronzé luisant, peu verdâtre. Paltes bronzées, base des cuisses et jambes testacées. DE LA SOCIÉTÉ EMOMOLOGIQUE. 477 Cette espèce est moins répandue que ja précédente, on la trouve en Allemagne, en Saxe, en Autriche, en Russie, parfois dans le nord delà France, Reims, Saint-Quentin. M, de la Ferté m'en a communiqué un individu comme provenant de Saumur. Var. a. Dessus d'un beau bleu, ou d'un beau vert- bleu, les fossettes souvent violâtres, parfois quelques taches vertes un peu plus foncées sur les élytres. Ce bel insecte fait le passage du paludosum à Vùnprcs- sum, par son prothorax plus court que chez le premier, moins transversal que chez le second, etc. 8. B. IMPRESSUM. Supra œneum, opacum , vix variegatum-, ïAo/yzcc bre- viore, transverso, ajigulis posticis acutis-, elyironim stiiis rectis -, aiitcimis hasi pcdibusquc testaceis. Carahus {sdiXis nom. spécifique). Lin. Faun.Suec. p. 173. 522? 1746. Carahus t'c/ox? Lin. S. N. 1. p. 67'i. 31. 1767. — Gmelin. Lin. S. N. i. p. 1976. 31 . 1789. Elaphrus impressus. IHig. Ivaf. Preus. p. 227. 6. 1798. — Panz. Faun. Germ. 40. 8. 1789-1810. — Fabr. Sysl. el. 1. p. 246. 4. 1801.— Walck. Faun. Paris, i. p. 60. 3. 1802. — Herbst. Col. 10. p. 238. 10. {compressas, par erreur). 1806. Bembidiam impressum. Latr. H. nat. 8. p. 222. 1. 1804. — Gyl. Ins. Suec. ii. p. 13. 2. 1810. — Ahrens. Naturf. t. 2.fasc.2. p. 22. 1. pi. 1. 10. 1819. — Sturm. Deut. ins. vi. p. 177. 45. 1825. — Zett. Faun. lap. p. 5. I. 1828. —Id. Ins. lap. p. 23. 1. 1838. — Steph. III. II. p. .30. 2. 1829. — Id. Man. p. 59. 458. 1839. — 478 AINJNALES Dej. Spec. V. p. 81. 42. 1831. — Id. Icon. iv. p. 356. 26. pi. 211. f. 2. 1834. — Sahlh. Ins. fen. i. p. 190. 3. 1834. — Lacord. Fauu. Paris, i. p. 274. 9. 1835.— Erich. Kaf. Brand. 1. p. 126. 7. 1837. — Kirby. Faun. bor. amer. p. 59. 1. 1837. — Casteln. H. nat, i. p. 153. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 107. 1849. Carahus imprcssus. DeTigny. H. nat. 3'' éd. 4. p. 59. 1830. Elaphrus siriatus. Payk. Faun. Suec. i. p. 175. 3. 1798. Long. 0,0053-0,006. Larg. 0,0021-0,0023. Dessus en général bronzé, ou verdâtre, terne, rarement un peu cuivreux. Palpes d'un testacé-brunatre, pénultième article vert-bronzé. Antennes d^unnoir brunâtre ou ver- dâtre, premier article et base des trois suivants testacés. Protborax (pi. 13. 14) très peu convexe, plus large que la tète, notablement plus large que long, très sensiblement transversal, présentant en dessus quelques faibles rides transverses, son bord antérieur offrant quelques petites stries longitudinales à peine visibles-, angles antérieurs un peu saillants, de sorte que le bord antérieur paraît sensi- blement sinué derrière les yeux -, impression transverse antérieure légère, la postérieure un peu plus forte ; angles j)Ostérieurs aigus et saillants. Elytres une fois et demie de la largeur du prolliorax à sa base , en entier bronzées ou verdâtres, ternes, présentant sur le troisième intervalle, et alternant avec les fossettes, trois taclies bronzées, lisses, un peu cuivi'cuses, tantôt bien visibles, tantôt effacées; leur fond imperceptiblement réticulé ^ stries finement ponctuées, droites, non sinuées, le [)lus souvent troisième et quatrième, sixième et septième un peu plus courtes et réunies par paires -, deux grandes fossettes verdâtres , un DE LA SOCIETE ENTOMOLOCilQUE. 179 peu argentées, presque carrées, sur le troisième intervalle, piace'es comme dans le paludosuin et offrant le petit point enfoncé de même. Dessous du corps vert- bronzé. Pattes d'un jaune-testacé, avec un léger reflet bronzé [)lus ou moins apparent, tarses d'un noir brunâtre ou un peu bronzé. Suède, Allemagne, Laponie, Finlande, Bavière, etc. On le trouve parfois dans le nord de la France, je Tai vu provenant du Poitou, dans la collection de M. Reiclie; de Saumur, dans celle de M. Chevrolat. Celte espèce varie un peu pour la forme et la couleur -, on voit des individus plus larges, à fossettes carrées moins enfoncées j quelquefois même le prothorax est plus court, plus transversal encore, à angles un peu plus saillants. Nota. Je rapporte très bien le B. impressum:, Steph. à cette espèce, malgré que le type deStephens soit un mau- vais exemplaire du B. flavipes, d après M. Schaunij Stett. Eut. p. 4 1 . 1848 ; car la description de Fauteur anglais est parfaitement celle du B. impressum, et nous ne donnons pas la synonymie de la collection, mais celle de louvrage-, du reste, le type peut avoir été perdu et changé, par Ste- phens lui-même peut-être, qui travaillait assez légère- ment. B. Deux points enfoncés plus ou moins gros sur le troisième intervalle , qui n'est pas plus large que les autres. 9. B. STRIATUM. Supra ceneum \ thoracc subtransverso , angulis posticis acutiusculis ; elytronim striis rectis , foveolis duabus im- prcssis\ anteiinis hasircnGis, suhtus pauJuhim testaccisy pcdihiis viridi-œncis, fcrnon'hus^basi testaccis. 480 ANNALES Bemhidioîi striatiun. Latr. H. nat. 8. p. 227. 13. 1804. Elaphrus hipunctaius. Duft. Faun. Auslr.ii. p. 220. xii. 1812. Bemhidiumforaminosum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 183. 48. tab. CLXu.c. 1825.— Dej. Spec. v. p. 85. 45. 1831. -- Id. Icon. IV. p. 358. 27. pi. 211. 3. 1834. — Brul. H, nat. V. Col. 2. p. 100. 1835. — Heer. Faua. helv. p. 126. 15. 1838. — Redt. Faun. austr. p. 106. 1849. Var. a. Dilate œneuni, opacuin\ thoracc transverso, ojîgulis posiicis acutis \ elylvis punctis duobus iinpressis i antennis hasi tibiisque testaceis. Elaphrus striatus. Fabr. Ent. Syst. i. p. 179. 3. 1792. — Id. Syst. el. i. p. 245. 3. 1801. — Paiiz. Ent. Gerni. p. 69. 3. 1795. — Herbst. Col. 10. p. 238. 9. 1806. Cicindclastriata. Marsh. Ent. brit. p. 393. 7. 1802. Bemhidiian striatum. Erich. Kaf. Brand. i. p. 126. 8. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 126. 16. 1838. — Redt. Faun. austr, p. iO(). 1849. — Kuster, Kaf. Eur. xvn. 13. 1849. Elaphrus orichalcicus . Duft. Faun. Aust. n. p. 201 . xni. 1812. Bemhidium orichalcicwn. Sturni. Deut. ins. vi. p. 184. 49. tab. cLxni. a. 1825. — Dej. Spec. v. p. 86. 46. 1831.— Id. Icon. IV. p. 359. 28. pi. 211. 4. 1834. — Brul. II. nat. v. Col. 2. p. 160. 1835. — Lacord. Faun. Paris. J.p. 275. 10. 1835. Long. 0,006-0,0063. Larg. 0,0025-0,0027. Dessus en entier d'un bronze uniforme , (piehjuelois verdàlre, en gênerai Ic'gèreiuenlhiisanl. Palpes d un noir DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 4 81 verdâtre ou brunâlro. Antennes d un noir-verdâlre, base ordinairement bronzée, le dessous du premier article jaunâtre. Prothorax peu convexe, plus large que la tête, un peu plus lar^e que long (du reste variant un peu), un peu transversal, offrant en dessus quelques légères rides transverses ; angles assez saillants, les postérieurs un peu aigus-, impressions transverses peu marquées. Elytres au moins une fois et demie de la largeur du prothorax à sa base, en ovale peu allongé , peu convexes, larges, leur fond presque imperceptiblement réticulé; stries finement ponctuées, disposées à peu près comtue (\ansViinpressujn, tout à fait droites (pi. 12. 14.)^ deux points fortement enfoncés, gros et arrondis en général , sur le troisième intervalle, dont ils occupent souvent toute la largeur, le premier devant le milieu, le second ordinairement pres- que aux trois quarts des élytres. Dessous du corps vert- bronzé ou bleuâtre. Pattes d'un vert-bronzé, base des cuisses testacée. On le trouve dans une grande partie de TEurope. France, Autriche, Allemagne, Franconie, Bohème, Ba- vière, Piémont, Suisse, Italie. Var.^. Elytres en général d'un bronzé plus clair, plus verdâtre, terne ; protliorax un peu plus court et plus transversal-, angles antérieurs un peu plus saillants, les postérieurs aigus-, fossettes réduites à de petits points en- foncés, placés à côté de la troisième strie -, premier article des antennes testacé, ainsi que la base des trois suivants-, jambes ordinairement testacées. Nota. Je reunis en une seule espèce les B. Joramino- siim, Sturm et orichalcicum .^ Dej., striatain, Fabr., car j'ai eu sous les yeux tous les passages entre les deux lyj)cs, soit pour les fossettes, qui deviennent successivement ''»8-2 AN.NALES moins fortes jusqu à leur réductlou à deux petits points, soit pour le protliorax ou la coloration des pattes et des antennes. Bien plus, j'ai trouve' des individus à caractères mixtes. Je ne puis donc les considérer cjue comme la même espèce, et je n'entre pas dans plus de détails. On retrouve au reste les deux types dans les mêmes localités, car je les ai pris tous les deux à Toulouse, et les ai reçus depuis de la même localité', de mon ami M. Cli. Lespds , M. Alexandre Laboulbène me les a également corn m u- nique's des environs d'Agen. VElaphrus striatus, Fabr., a été rapporté avee raison à lonchalcicuin, Dej. par le professeur Ericljson , (jui du reste a confirmé son opinion, par Texamen des types de la collection même de Fabricius. GUOUPE 5. Tête distinctement ponctuée -, protborax plus ou moins cordiforine. souvent ponctué en partie, arrondi en avant sur les côtés, une fossette peu marquée aux angles posté- rieurs. Elytres à stries bien entières, ou effacées à Textré- mité, mais alors corps court, bombé et trapu. Ce groupe comprend la sixième division de Dejean, modifiée; dans son Species, le comte Dejean y avait placé le B. bipuîrctatuitij, se fondant sur Tanalogie quMl présente avec les espèces de ce groupe , par sa tête ponctuée j mais il me semble que Dejean a méconnu son affinité avec les B. celerCj pygmœum, etc., affinité reconnue par Sturm et Eriebson , qui l'ont décrit avec raison auj)rès de ces derniers. Du reste, le B. Mauritanicum forme tout à fait le passage entre ces espèces, par les fossettes de ses elytres , etc., et je crois qu'il est impossible de les éloigner. Aussi ai-je placé le B. hipunctatum dans te groupe suivant, et DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGÏQLE. 483 je l'ai fait suivre des Leja rie Dejean , conservant ainsi toutes les analogies. Ainsi modifie, ce groupe nous semble bien caractérisé. A. Stries des dlytres bien entières. 10. B. PUNCTULATUM. Supra œneum, cr//n7e /Z!omre<7?/e punctatis, isto cordato, />û5/z'cc sat fortiter coarctato j elytris oblongo-ovatis, in- tcrstitiis extemis paululum elevatis ; antennis hasi pedi- hiisque rufescentibus. C arahiis chalcusl WcvhsX. t^vchxx. \). 164.28.1781 et 1794. — Gmelin Lin. S. N. i. p. 1982. 170. 1789. — Oliv. Encycl. méth. 5. p. 360. 28. 1790. Elaphrus sfriaUis. Duft. Faun. Austr. ii. p. 198. x. 1812. Bciuhidium striatum. Sturm. Deut, ins, vi. p. 186. 50. tab. cLxiii. B. 1825. — Dej. Spec. v. p. 93. 53. 1831. — Id.Ieon. IV. p. 360. 29.pl. 211.5. 1834. — Brul. H. liât. V. Col. 2. p. 159. 2. pi. 6. 2. 1835. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 275. 11. 1835. — Casteln. H. nat. Col. 1. p. 153. 1840. —L. Duf. Excurs. ent. p. 26. 104. 1843. — Lucas. Expl. Alg. Art. 5'^ livr. p. 81. 226. 1846. Tachypus siriatus. Steph. 111. ii. p. 28. 8. 1829. —Id. Man.p. 59.455. 1839. Bembidiuin punctulatnm. Drapiez. Ann. pbys. Brux. yji. p. 275. pi. cix. f. 1. 1820. Bcmhidium chlorophamim . Sturm. J^eut. ins. vt. p. ! 87 51 . lab. cLxiii. c. 1825. .\S\ ANNALES Tachypus chlorophanus. Stepli. 111. ii. p. 28. 7. 1829. — Id. Mail. p. 59. 454. 1839. Benibidiiiin acrosum. Ericli. Kaf. Brand. i. p. 124. 4. 18.37. — Hecr. Faun. helv. p. 126. 17. 1838. — Kuster. Kaf. Eur. vu. 27. 1846. — Redt. Faun. Auslr. p. 106. 1849. Var. ^. Nigruin i'cl nigro-cyaneum. Var. B. Punctis striarum majoribus. Long. 0,0048-0,0055. Larg. 0,0018-0,002. Dessus en entier d'un bronzé uniforme, luisant. Palpes bruns, pënultième article légèrement bronzé. Antennes d'un noir-verdâtre ou brunâtre , le premier article tes- tacë, ayant parfois un léger rellet bronzé ; base des trois suivants parfois obscurément testacée. Tcte entièrement couverte de points enfoncés assez gros et assez serrés, les deux impressions longitudinales peu marquées. Prothorax assez convexe, un |)eu pins large que la tête, légèrement ou à peine plus large que long, cordifonne, assez forte- ment rétréci en arrière, ligne longitudinale médiane bien marquée, disque entièrement couvert de points enfoncés assez gros, moins serrés sur le milieu-, impressions trans- verses peu marquées, ou même antérieure nulle; angles postérieurs nullement saillants Elytresovaleî-ohlongues, un peu convexes, deux fois larges comme le prolliorax à sa base; une faible impression transverse au tiers de leur longueur; stries entières (pi. 12. 15.), les extérieures un peu plus enfoncées, à points bien marqués surtout à la base, les troisième et quatrième, cinquième et sixième un peu plus courtes et réunies par paires, deux points enfoncés quelquefois très peti;s sur le troisième inter- valle, prescpie sur la Iroisième strie, le premier au tiers, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 485 Je second à peu près aux deux tiers ; intervalles externes. Je huitième surtout, un peu relevés, les autres plans. Dessous d'un vert-l)ronzé, parfois un peu bleuâtre j ab- domen noirâtre, ou d'un noir-bleu ; prothorax poactué, poitrine offrant aussi quelques points. Pattes tantôt testa- ce'es, ayant quelquefois un léger reflet bronzé, tantôt fauves, parfois obscures^ tarses brunâtres. Répandu dans toute l'Europe tempérée et méridionale. Paris, France, Allemagne, Autriche, Angleterre, Bavière, Sicile, etc. On le trouve aussi en Algérie. Var, a. Dessus du corps en entier d'un noir-bleuâtre, ou même noir. Il suffit d'indiquer cette variété extrême , mais la cou- leur varie beaucoup ^ on trouve des individus cuivreux, d'autres violâtres,etc.; les élytres peuvent même devenir d'un brun-rougeâtre. Var. B. Points des stries très gros et les débordant. Pattes obscurément ferrugineuses, un peu bronzées. Les stries varient dans cette espèce, elles sont plus ou moins profondes, tantôt offrant de petits points, tantôt des points plus gros, et parfois enfin ceux de la var. B.^ que j'ai établie sur un exemplaire venant de Sicile et communiqué par M. Signoret. Le prothorax varie peu, cependant j'ai vu, dans la collection de M. Fairmaire^ un individu à prothorax un peu plus court, le milieu du disque n'offrant presque aucun point et présentant quel- ques rides Iransverses. 'Nota, Le B. chlorophanum, Sturm , doit évidemment être rapporté à cette espèce-, du reste la note suivante, que M. Schaum nous donne dans un article intitulé : Beitrag zur Kenntniss der von Sturm bescriebenen deutschen Carabicinen. Stett. Eut. p. 108. 1846, ne permet pas 2* Séné, tome ix. 32 486 ANNALES d'en douter : « Le B. chlorophanum, d'après l'exemplaire original que j'ai vu dans la collection de Megerle, n'est qu'un exemplaire non entièrement développé et un peu verdâtre du B. aerosnm, Krich. ; stinatum, Sturm. Dej. L'empreinte que Sturm mentionne sur le milieu du pro- thorax est accidentelle, les deux points enfoncés sont peu visibles sur des élytres molles, mais existent sans aucun doute. )) II. B. nUFlCOLLE. Capitc viridi-œiieo-, punctato; ihorace rufescentc, œneo micante, suhcordato, postice coarctato, antice atque postice punctato-, c/jf m ovatis, flavo-testaceis, obsolète Jusco- macidatisj anten?iis pedibusque testaceis. Elaphms ruficollis. Illig. Kaf. Preus. p. 226. 5. 1798. — Panz. Faun. Germ. 38. 12. 1789-1810. — Berge. Kaferb. p. 138. 2. tab. 17. 2. 1844. Bembidium ruficoUe. Latr. H.nat. 8. p. 226. 10. 1804. — Gyl. Ins. Suec. iv. App. p. 401. 3-4. 1827. — Dej. Spec. V. p. 95. 54. 1J31. — ïd. Icon. iv. p. 362. 30. pi. 211. 6. 1834. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 124. 3. 1837. — Schiodte. Dan. el.p. 341. 16. 1840. — Kuster. Kaf. Eur. vin. 34. 1847.1— Redt. Faun. Austr. App. p. 765. 1849. Long. 0,0033-0,0035. Lat. 0,0013. Corps court, convexe. Tête d'un vert-bronzé, ponctuée, lisse en arrière. Yeux gros, saillants. Palpes, mandibules, labre et antennes testacés. Prothorax d'un roux-testacé, offrant un léger reflet bronzé, un peu plus large que la côte, un peu plus large que long, rétréci en arrière, sub- cordiforme, ligne longitudinale médiane forte, disque DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 487 lisse, ou offrant quelques légères rides transverses peu distinctes, bord antérieur et base surtout ponctués , im- pression transverse antérieure peu marquée, la posté- rieure un peu plus forte-, base un peu oblique sur les côtés, angles postérieurs droits^ à peine saillants. Elytres courtes, ovales, convexes, deux fois larges comme le pro- thorax à sa base, d'un jaune-testacé, très légèrement bril- lantées de bronzé, la base, une bande au milieu et une tache vers le sommet, un peu obscures et à peine visibles ; stries entières, fortement marquées, ponctuées, disposées comme dans le pimctulatum , deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Tète et prothorax testacés en dessous, ce der- nier un peu ponctué en avant de chaque côté-, poitrine et abdomen noirâtres, les côtés et l'extrémité de celui-ci sont parfois testacés. Pattes d'un testacé pâle. Allemagne, Saxe, Prusse, Suède, Autriche (Redtenb.), Russie (Motch.), Danemark (Schiodte). M. de Motchoulski, Ins. de Sibérie, p. 274, nous donne les détails suivants sur les mœurs de cette espèce : « Elle n'est pas rare dans les Steppes deiKirguises, sur le rivage sablonneux du fleuve Ichira, mais elle se fait des trous dans le sable, à la manière des Cicindèles, et n'en sort que pendant les heures les plus chaudes de la journée -, elle est alors extrêmement prompte à s'envoler. Je suis parvenu à la prendre le soir, en versant de Feau sur le ri- vage, ce qui la faisait tout de suite sortir de son refuge, » B. Stries des élytres effacées à l'extrémité. 12. B. PALLIDIPENNE. Capite thoraceqiie \'iridi-es brunâtres. Antennes d'un noir-brun, leur base plus ou moins roussâtre en dessous, le premier article bronzé en dessus. Prothorax convexe, plus large que la tête, sensiblement plus large que long, peu fortement rétréci en arrière, subcordiforme , couvert en dessus de petites rides onduleuses transverses très fines, mais assez distinctes-, base presque carrément cou- pée, obscurément ou à peine rugueuse en dessus entre les deux fossettes, impression transversc antérieure légère, la postérieure plus distincte, ligne longitudinale médiane parfois très peu marquée, parfois bien distincte et attei- gnant la base, fossettes des angles postérieurs peu pro- fondes, ceux-ci droits, assez saillants. Elytres une fois et demie de la largeur du prothorax à sa base , assez allon- gées, oblongues, stries très fines, leurs points très petits, un peu effacées vers l'extrémité, la septième nulle, la sixième faible et souvent presque entièrement effacée, deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir le plus souvent un peu bleuâtre. Cuisses et tarses d'un brun-bronzé, et le plus ordinairement aussi la base et le sommet des jambes \ base des cuisses et jambes d'un roux-testacé. DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. 50:i On le trouve en France, en Suisse, en Allemagne, en Autriche. Var. a. Elytres offrant aux deux tiers postërieurs environ, un peu rapprochée du bord externe, une petite tache d'un roux-testacéj tantôt peu marquée, j..^rfois ar- rondie, Lien distincte. 21. B. LAMPUOS. Supra œneum -, thorace convexiusculo , brève , lateribus anttcc late rotundato^ postice fortiter coarctato, profunde foveolato ; elytris oblofigo-ovatis , punctato-striatis j striis apice omnino delctis \ (mtcnnis basi, subtusve tantum , rufescentibus; pedibus rufo-testaceis, femoribus obscu- rJoribus, leviter œneo-micanlibus. Carahus lampros. Herbst. Archiv. p. 164.28. 1781 et 1794. __Guielin.Lin. S. N. i. p. 1983. 172. 1789. — Oliv. Eucycl. raéth. 5. p. 3G0. 30. 1790. Carahus celer. Fabr. Ent. Syst. i. p. 167. 190. 1792, — Id. Syst. el. i. p. 210.217. 1801.— Panz. Ent. germ. p. 66. 116. 1795. Bemhidiumcelere. Gyl. Ins. suec. ii. p. 17. 5. 1810. — Sturra. Deut. ins. vi. p. 140. 22. 1825. — Zett. Faun. lap. p. 7. 3. 1828. — Id. Ins. lap. p. 24. 5. 1838. ~ Dej. Spec. V. p. 157. 107. 1831. —Id. Icon. iv. p. 421. 76. pi. 219. 4. 1834. — Sahlb. Ins. fen. i. p. 192. 6. 1834. — Brull. H. nat. v. Col. 2;.-ps 166. 6. pi. 7. f. 2. 1835. — Lacord. Faun. Paris, p. 280. 22. 1835. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 135. 24. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 134. 45. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 343. 19. 1840. — L. Duf. Excurs. ent. p. 27. 114. 1843. — 504 ANNALES Kuster. Kaf. Eur. x. 30. 1847. — Redl. Faun. Auslr. p. 110. 1849. Tachy pus celer. Steph. 111. u. p. 26. 1. 1829. — Id. Man. p. 58. 449. 1839. Plulochthes celer. Casteln. H. nat. Col. i. p. 153. 3. 1840. Carahus riifipes. Oliv. Ent. 3. G. 35. p. 112. 158. pi. 14. 164. 1795. — Marsh. Ent. Lrit. p. 453. 54. 1802. Elaphms pygmœus. III. Kaf. Preus. p. 229. 10. 1798, — Duft. Faun. Austr. ii. p. 221. xl. 1812. Bcmhidium pygmœiun. Latr. H. nat. 8. p. 227. 14. 1804. Carabiis pygmœus. De Tigny. H. nat. 4. p. 62. 1830. Carahus pulchellus. Marsh. Ent. hrit. p. 454. 57. 1802. Lopha pulchella. Steph. 111. ii. p. 23. 4. 1829. — Id. Man. p. 57. 439. 1839. Carahus acutus. Marsh. Ent. brit. p. 461. 80. 1802. Tachypus acutus. Steph. Il), ii. p. 27. 3. 1829. — Id. Man. p. 58. 450. 1839. Benibidium fcUxianwn. Heer. Faun. helv. p. 135. 47. 1838. Var. a. Elytrorum stria septima distincta -, thorace angulis posticis acutiiucM/'V Tachypus propcrans. Steph, 111. ii. p. 26. 2. 1829. — Id. Man. p. 58. 450. 1839. (teste Schaum). Tachypus chalceus.^ie^h. 111. u. p. 27. 4. 1829. — Id. Man. p 58. 451. 1839. (teste Schaum). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 505 Tachypus onchaîcicus. Stcph. Ill, u. p, 27. 5. 1829. — Id. Man. p. 58. 452. 1839. (teste Scbaurn). Bembidium velox. Ericli. Kaf. Brand. i. p. 134. 23. 1837. — Heer Faun. helv. p. 134. 46. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 343. 18. 1840. — Kuster. Kaf. Eur. viii. 44. 1847. — Kedt. Faun. Austr. p. 110. 1849. Long. 0,003 0,004. Larg. 0,001-0,0013. Dessus du corps bronze. Palpes brunâtres. Antennes d'un brun fonce ou noirâtre, leurs premiers articles roux à la base, le premier souvent bronze en dessus \ parfois noirâtres en dessus à la base, mais toujours plus ou moins roussâtres en dessous. Protborax (pi. 12. 24.) convexe, plus large que la tête, plus large que loi)g, largement arrondi sur les côtes en avant, fortement relre'ci en ar- rière, subcordiforme -, base presque carre'ment coupe'e, offrant en dessus quelques petits points obscurs entre les deux fossettes, impression Iransverse antérieure plus ou moins marquée, la postérieure assez forte, ligne longitu- dinale médiane bien marquée, atteignant à peu près la base, fossettes des angles postérieurs fortes j arrondies, profondes; ceux-ci droits assez saillants. Elytres environ deux fois larges comme le protborax à sa base, ovales- oblongues, légèrement convexes, en général assez forte- ment ponctuées-striées , stries enlièrement effacées à Textréinité, la septième nulle ; deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir souvent un peu bleuâtre. Pattes testacées, ou d'un roux-lestacé -, cuisses brunâtres, légèrement bronzées-, tarses le plus souvent un peu brunâti'es. Cette espèce est répandue dans toute l'Europe. Elle est très commune aux environs de Paris. 506 ANNALES Var. jI. Septième slrie des élylres bieu distincte, aussi Lien que les autres, en géne'ral \ angles posldrieurs du protliorax un peu aigus. Nota. Le B. velox, séparé par Erichson, ne doit être considéré que comme une variété du B. lampros, et lui être de nouveau réuni. Voici les motifs sur lesquels je fonde mon opinion. Le caractère de septième strie bien distincte, ne peut être invoqué pour établir Tespèce, et cela pour deux raisons; d'abord ce caractère varie, car j'ai vu des individus chez lesquels la septième strie était moins distincte, d'auties chez lesquels elle n'était consti- tuée que par quelques points, et enfin parfois visible seu- lement sous un certain jour-, et puis, si l'on établit deux espèces dans le lamprosj on sera forcé, pour être consé- quent, d'en établir deux dans le B. biguttatum, chez lequel on retrouve la même variation. Le caractère d'angle pos- térieur du prothorax un peu aigu, ne peut servir non plus à différencier les deux espèces, car il n'est pas constant, et de plus est bien faible. Plusieurs fois dans des types bien tranchés par les strieSj je n'ai pu saisir de différence sensible dans les angles , malgré toute mon attention ; bien plus, j'ai vu des individus à septième strie très forte, avoir les angles postérieurs droits, et d'autres à septième strie nulle les avoir un peu aigus. Au reste, on ne doit prendre de caractères distinctifs dans les angles posté- rieurs, qu'avec circonspection , car ils varient souvent beaucoup dans ce genre. L'on a encore donné les carac- tères suivants comme distinctifs dans le B. velox : a taille plus grande, corps un peu moins convexe; points des stries un peu moins forts ; antennes et cuisses plus obs- cures -, » mais je ne m'y arrêterai pas, car ils n'ont aucuue fixil('', et on les retrouve dans les deux types II faut DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 507 ajouter qu'on prend le lainpros et le ce/oj: dans les mêmes localités. La Leja plumbea, Motch. Ins. Sib. [>. 260. 1842, sur laquelle Fauteur ne nous dit que quelques mots^ et quMl indique de Pologne , n'est pour moi qu'une variété de cetlc espèce, d'un bronzé plus ou moins bleuâtre, variété que l'on retrouve du reste en France , en Angleterre fLopha pulchella, Ste-ph.), etc., et qui parfois d'une cou- leur notablement différente, ofTre aussi des intermédiaires, et quelquefois des individus à prothorax bleuâtre el élytres francliemeat bronzées. Le B. felixicmuin, tieer. 1. c. est tout simplement une variété de petite taille. Le nom de B. lainpros, Herbst. se trouvant antérieur à celui de jB. celcre, Fabr., j'ai dû, comme partout, adopter le nom le plus ancien^ quoique bien uioins connu que celui deFabricius. 22. B. NIGRICORNE. Supra œneuni -, thorace convexiusculo, brevissimo, trans- vei'so, postice subcoarctato , laterihus fere mediis rotun- dato, angulis posticis obtusis-, clytris ohlougo-oi'atis, punc- tato-striatis^ striis apice oninino dcletis, 7* nulla\ antennis totis nigris ; pedibus rufo-piceis, Jemoribus obscurioribus , Icinter œneo-micantibus . Bembidium nigncomc. Gyl. Ins. suec. iv. App. p. 402. 5-6. 1827. — Dej. Spec. v. p. 156. 106, 1831. — Id. Icon. IV. p. 420. 75. pi. 219. 3. 1834. — Sahlb. Ins. fen. 1. p. 192. 7. 1834. —Zett. Ins. lap. p. 24. 6. 1838. — Schiod.Dan. el. p. 342. 17. 1840. Long. 0,0036. Larg. 0,0013. 508 ANNALES Dessus (lu corps bronze. Palpes bruns. Antennes en- tièrement noires, leur premier article un peu bronze. Sillons frontaux moins marque's que dans le B. lampros, rintervallc qui les sépare plus large, légèrement et cour- tement bicarénés en arrière auprès des j^eux. Prothorax de forme toute particulière, large, très court, très peu rétréci en arrièi'e, paraissant presque arrondi sur le mi- lieu des côtés, comme dans le groupe 14-, impressions transverses peu marquées , ligne longitudinale médiane légère, base coupée presque carrément, olFrant en dessus quelques petits points ou quelques rugosités, fossettes des angles postérieurs arrondies et profondes , un peu plus courtes que dans le lampros : ceux-ci obtus et peu saillants. Eljtres comme dans le précédent ; peu fortement striées- ponctuées, septième strie nulle. Pattes d'un roux un peu brunâtre, principalement sur les cuisses, qui offrent un léger reflet bronzé. Suède. Laponie, J'ai décrit cette espèce sur le type même de la collec- tion Dejean , obligeamment communiqué par M. de la Ferté-Sénectère. 23. B. jEreum. Supra obscure œiieum; thoracc brève, postice coarctalo, basi lato, rugoso-punctalo, latc foveolato ; clytns oblongo- ovatis, fortiter punctato-striatis, stiiis apice ddetis., 7^ dis- iincta; anlcnuis hasi pedibusque rufo-testaceis, femoribus obscurioribus. Long. 0,0045. Larg. 0,0015. Dessus du corps d'un bronzé assez obscur. Palpes bru- nâtres. Antennes brunes, leur premier article et la base DE LA SOCIÉTÉ EN rOMOLOGlQUE. 509 des trois suivants d'un testacé-rougeâtre. Protliorax légè- rement convexe, plus large que la tête, plus large que long, fortement arrondi sur les côtes en avant, rétréci en arrière, subcordifoime, base large , coupée carrément, rugueuse et obscurément ponctuée en dessus, impressions transverses bien marquées, ligne longitudinale médiane forte, atteignant la base, fossettes des angles postérieurs fortes, larges, arrondies, mais peu profondes -, angles pos- térieurs droits, saillants. Elytres ovales-obJongues, légè- rement convexes^ deux fois larges comme le prolhorax à sa base, fortement ponctuées-slriées ; stries eft'acées à l'ex- trémité, la'septième distincte j deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux[tiers. Dessous du corps d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un roux-testacé, cuisses un peu brunâtres, très légèrement bron/ées. Je n'ai vu qu'un seul individu de cette espèce dans la collection de M. Chevrolat, il était noté Laponie méri- dionale. JNota. IPse rapprocbe un peu du B. glaciale par sa cou- leur, son^protborax large à la base, celle-ci rugueuse en dessus, ^etc, mais il en diffère notablement par son corps plus convexe, son prothorax bien moins court, ses ély très plus fortement ponctuées-striées et par la coloration des pattes et des antennes. II se distingue du lampros par sa taille plus forte, sa couleur plus obscure, son prothorax moins largement arrondi sur les côtés en avant, plus large et moins rétréci à la base, celle-ci rugueuse en dessus; ses fossettes plus larges, moins profondes, ses angles pos- térieurs un peu plus saillants, ses antennes plus rouges à la base, etc. r>10 ANJNALES 24. B. GLACIALE. Supra obscure œncuin -, t/iomce breviore, posticc coarctato, Lasi lato, obscux'e punclato, late f'oveolato; elytris oblongo- owïtis, planiusculis, suhlWitev punctato-sti'iatis, stnis apice deletis : foveolis duabus minutis leviter impressis j anten- nis pcdihusque nigro-œneis. Bemhidium glaciale. Heer. Faun. helv. p. 127. 19. 1838. Long. 0,0043. Larg. 0,0015. Dessus du corps d'un bronze obscur, légèrement cui- vreux. Tête lisse, sillons frontaux offrant parfois quelques points obscurs. Palpes d'un noir légèrement bronze, ainsi que les antennes. Prothorax (pi. 13. 17.) très peu con- vexe, plus large que la Icte, très court, notablement plus large que long, un peu transversal, subcordiforme , ar- rondi sur les côtés en avant, rétréci en arrière, base large, carrément coupée j un peu rugueuse en dessus, obscuré- ment ponctuée ; impressions transverses assez bien mar- quées, ligne longitudinale médiane forte, atteignant la base, fossettes des angles postérieurs fortes, larges, arron- dies, mais peu profondes-, angles postérieurs droits, saillants. Elytres au moins une fois et demie de la largeur du prothorax à sa base, ovales-oblongues, très peu con- vexes, légèrement planes, déprimées à leur tiers antérieur, finement striées-ponctuées , stries effacées à Textrémité, la septième nulle ; deux points enfoncés ou petites fossettes légères sur le troisième intervalle, Tune au tiers, la seconde aux deux tiers. Dessous vert-bronzé. Pattes d'un noir-bronzé. Alpes suisses. Styrie. DE LA SOCIÉTÉ E^TO^!OLO(iIQUE. 511 25. B. AGILE. Supra œneunif ihoracc postice coarctato; elytris ohlongo- ovatis, planiusculis, subtilissime punciato-striatis , striis postice laie delelis, externis obsoletis , 1^ nidla\ antennis nigris, hasi femonhusquc nigro-œneis, tihiis larsisque tes- taceo-piceis. Long. 0,004. Larg. 0,0015. Dessus du corps bronze. Antennes noires, leur premier article un peu bronzé ainsi que les palpes. Prothorax (pi. 12. 25.) légèrement convexe, plus large que la tête, un peu plus large que long, un peu arrondi antérieure- ment sur les côtés, rétréci en arrière, snbcordiforrae, impressions trans verses bien marquées, ligne longitudi- nale bien distincte, base presque coupée carrément, 1res légèrement oblique sur les côtés, offrant en dessus quel- ques petits points enfoncés légers entre les deux fossettes, celles-ci bien marquées, mais moins fortes, moins pro- fondes que dans le JB. lampros, angles postérieurs droits, légèrement saillants. Elytres deux fois environ de la lai'- geur du prothorax à sa base, ovales-oblongues, très peu convexes, légèrement planes sur leur tlisquej très fine- ment striées-ponctuées, stries entièrement efïacées derrière le milieu, surtout les extérieures qui sont très peu marquées, nulles, ou à peine distinctes; deux points en- foncés assez gros, bien marqués sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers. Dessous du corps noir légèrement bronzé. Cuisses d'un noir-bronzé, jambes et tarses d'un brun-testacé j avec un léger reflet bronzé. Je n'ai vu qu'un seul exemplaire de cette espèce dans la collection de M. Rei(;he. Il provenait de Corse. 512 AiNNALES Il se distingue facilement du />'. lampros parla couleur des antennes et des pattes, les stries des élytres bien dif- férentes, les deux points enfoncés plus gros; mais il est de plus, déprimé, notablement moins convexe, son pro- thorax aune autre forme, il est moins court, distinctement moins large, bien moins arrondi en avant sur les côtés, moins rétréci en arrière, et par conséquent moins cordi- forme. 11 se rap[)roclie du Pyrcnœiim par sa forme dépri- iTiée, mais il en diffère surtout par la couleur des pattes, les stries des élytres, les deux points enfoncés un peu plus gros, et le prothorax aussi de forme différente , bien moins court, moins large, moins fortement et moins brusquement rétréci en arrière, etc. 26. B. PyrenjEum. Supra nigro-œneuraj ihorace breviore, posiice fortiter coarctato\ eljtris oblongo-oi^atis, planiusculis, subtilissime punctato-striatis, striisapicc obsoletis; antennis pedibusque nigris. Bembidium Pyrenœum. Dej. Spec. v. p. 159. 108. 1831. — Id. Icon. IV. p. 423. 77. pi. 219.5. 1834. — Brull. IL nat. v. Col. 2. p. 166. 1835. Bembidium montanum. Ramb. Faun. Andal. i. p. 143. 12. 1837. Bemhidium rhœticum. Heer. Faun. helv. p. 127. 20. 1838. Var. a. Nigrum subcyaneum. Long. 0,0035. Larg. 0,0012. Dessus du corps d'un bronzé obscur ou noirâtre. Palpes noirs, ainsi que les antennes; premier article de DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. 513 ces dernières bronze. Prolliorax légèrement convexe, plus large c[ue la tête, très court, notablement plus large que long, fortement arrondi sur les côtés en avant, fortement et brusquement rétréci en arrière, subcordiforme, impres- sions transverses ordinairement bien marquées , ligne longitudinale médiane bien distincte, base presque carré- ment coupée, très légèrement oblique sur les côtés, un peu rugueuse en dessus, fossettes des angles postérieurs bien marquées, arrondies, assez profondes, moins cepen- dant que dans le lampjvs , angles postérieurs droits, peu saillants. Elytres environ deux fois de la largeur du pro- tliorax à sa base, ovales-oblongues , très peu convexes, légèrement planes sur leur disque, très finement striées- ponctuées, stries un peu effacées à Textrémité, la septième obsolète, ou nulle j deux points enfoncés bien marqués sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second environ aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir un peu bleuâtre. Pattes noires, cuisses ou même patles en entier un peu bronzées. Pjrénées-Orientales. Alpes du Piémont. Suisse. Var. a. Corps en entier d'un noir un peu bleuâtre. Je dois à la générosité de M. Signoret un individu d'une taille un peu plus grande (0,004), d'un bronzé clair et un peu cuivreux ; du reste offrant à peu près tous les autres caractères de cette espèce j cette variété ne portait pas d'indication de localité. Nota. Les individus provenant des Alpes sont parfai- tement conformes à ceux provenant des Pyrénées. 27. B. Caucasicum. Supin obscure œneum, elyin's suln'iicsceuiihus j thoracc. 2* Série, tome ix. 34 514 ANNALES brève, cordato , lateribus antice late rotundato, postice fortiter coarctato, hasi Ici'itcr punctulato-, clytrîs ohlongo- Oi'aiis, planiusculis, lœvibus , stria prima subtilissiina reliquis deletis, punctis ditobus ùnprcssisj antennis basi femoribusque uigro-seneis ; irochantcribus tibiis tarsisque obscure piceis. Leja Caucasien. Motcb. Ins. Sib. p. 2G0. 1842. Var. a. Obscure œneum \ clytris obsolète vel leviter ac subtilissiine punctato-siriatis \ trocJianteribus tibiis tarsis- que rufo-piceis. Long. 0,0035. Larg. 0,0012. Dessus du corps d'un bronzé obscur, métallique, lui- sant, un peu verdâtre sur les élylres. Palpes d'un brun obscur. Antennes noires, un peu bronzées à la hase. Pro- thorax légèrement convexe, plus large que la lêle, court, plus large que long, fortement arrondi sur les côtés en avant, cordiforme, fortement rétréci en arrière , impres- sion transverse antérieure très peu marquée, la posté- rieure légère^ un peu rugueuse, ainsi que la base, par de petits points enfoncés assez distincts, ligne longitudinale médiane bien marquée , fossettes des angles postérieurs fortes, profondes, base coupée presque carrément, ou le'- gèrement obli<|ue sur les côtés, angles postérieurs à peu près droits, légèrement ou à peine saillants. Elytres ovales-oblongues , très peu convexes, déprimées, deux fois larges comme le prothorax à sa base-, lisses, stries ef- facées, nulles dans les individus les plus typiques, Ton aperçoit toutefois la première formée en avant par une ligne de petits points très subtils, enfoncée et bien mar- quée vers l'extrémité, et avec un fort grossissement quel- ques très petits points à peine distincts, représentant la seconde et même un peu les autres-, deux points enfoncés UE LA SOCIETE Ei\TOMOLO(jIQUE. 515 bien marqu(îs sur la place du troisième intervalle, le pre- mier environ au tiers, et le second à peu près aux trois quarts. Dessous du corps d'un noir l<^gèreruent bronzé, ainsi que les cuisses j Irochanters, jambes et tarses d'un l)run obscur. Alpes du Caucase. J'en dois un individu à Tobligeance de M. de Mot- choulski. J'ai reçu en commimication de M. de la Ferté- Sdnectèrc, sous le nom de B. lœvissimuin , Friwalds. inédit, deux individus provenant de Turquie que je ne peux séparer de cette espèce. Ils difFérent du B. Caucaxi- ciiui type, que je possède, par leur coloration bronzée, nullement verdâtre sur les élytres, celles-ci offrant de légères stries de petits points, à peine marquées dans l'un des deux, plus distinctes dans Fautre. J'en ai formé ma var. A. Ils ont de plus les trocbanters, les jambes et les tarses d'un brun-roux. J'ai vu depuis dans la collection de M. Chevrolat un second type de M. de Motcboulski, il est venu me confirmer dans mon opinion, car sa coloration est intermédiaire, et ses élytres olFrent des traces évidentes de stries. Il forme très bien le passage. 28. B. VERSICOLOR, Capîte thoraceciue viridi-œneis \ thorace brève, cordato, lateribus anticc latc rotundnto j postice forliter coa?TtatOf ^rm punctulaloj clytris viridi-cœruleis , vel cupreo-seneis , ohlongo-ovatis, planiusculis, lœvlbus, striis dnabus primis subtilissimis, reïiquis obsoletis, punctis duohus impressis j anlennis hasi fcmorihusque nigro-aeneisi tibiis tarsisque. nigris. Long. 0,0046-0,005. Larg 0,0018-0,002. 6 (fi ANNALES Dessus (lu corps métal!i(}ue, luisant i léte el prolhorax vert-brouzés, ou oflraut uu peu la teinte des elytres, celles-ci tantôt d'un verl-bleuàtre, tantôt d'un cuivi'eux- bronze', peut-être variant encore davantage. Palpes et antennes noirs, celles-ci bronzées à la base. Prolhorax pres(jue entièrement comme dans le B. Caucasicwn, mais nn peu moins court et proportionnellement un peu moins large à la base. Elytres ovales-oblongues, déprime'esj peu convexes, deux fois au moins larges couudc le prothorax à sa base; lisses, stries presque nulles, on aperçoit cepen- dant, avec attention, des range'es vagues, très légères et à peine marquées de petits points représentant les stries, la première et la seconde assez distinctes, de plus, la pre- mière enfoncée et bien marquée vers l'extrémité -, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second à peu près aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir légèrement bronzé, ainsi que les cuisses; jambes et tarses noirs. Je n\ai vu que deux individus de celle belle espèce, ils m'ont été communiqués par M. de la Ferté-Sénectère sous le nom de versicoJor, Frivvalds. inédit, comme pro- venant de Turquie. B. Dessus du corps rarement un peu bronzé, jamais métallique; septième strie ordinairement bien distincte. X. Tète et protliorax ponctués. 29. B. ASPKRICOLLE. Supra nigro-cyaneam , convcxiim, nitiditm^ thorace cordato, posticesat forliler coarciato ; elyiris ohloiigo-ovatis, subuitidis, distincte punctato-striatis ^ striis apice dcletis^ postice late antennarum basi pedibusque rufo-testaceis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 517 Periphiis aspcricollis. Germ. Thon. Archiv. ii. fasc. 1. p. n. 1829. Bemhidium aspencoUc* Germ. Faun. ins. Eur. fasc. XIV. 2. 1812, etc. — Redt. Faun. austr. p. 108. 1849. — Kuster. Kaf. Eur. xvn. 15. 1849. Bembidium lepidum. Dg']. ^pec. V p. 171. 119. 1831. — Id. Icon. IV. p. 435. 86. pi. 221. 2. 1834. Long. 0,002-0,0023. Larg. 0,0006-0,0007. Dessus du corps d'un Lieu fonce , assez luisant sur la tête et le prothorax, plus terne sur les (ilytres. Palpes bru- nâtres, d'un brun-roussAtre à la base. Antennes d'un noir-brunâtre, leurs deux ou trois premiers articles, ainsi que la base du quatrième d'un roux-testacë. Tête offrant de petits points enfonces distincts, surtout dans son mi- lieu. Prothorax convexe , légèrement plus large que la Icte, presque aussi long que large, assez fortement re'tre'ci eu arrière, cordiforme, impression transverse antérieure nulle ou à peu près, la postérieure assez marquée 5 ligne longitudinale médiane fine, peu marquée, parfois à peine distincte, dessus entièrement ponctué, base coupée pres- que carrément, fossettes des angles postérieurs bien mar- quées, mais étroites i ceux-ci droifSj très peu saillants. Elytres environ deux fois de la largeur du protborax à sa base, convexes, ovales-oblongues, assez allongées, posté- rieurement dun roux-testacé, cette couleur arrivant pres- que jusqu'au milieu, assez nettement tranchée-, stries à points bien marqués, effacés postérieurement, la septième distincte ; deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps noir. Pattes en entier d'un roux-testacé. France méridionale, Allemagne, Bavière, Autricbe. 518 ANNALES Elle habite particulièrement auprès des eaux ou des Iac# salés. XX. Tête et prolhorax non ponctue's. 30. B. UYPOCRITA. Supra nigro-subœneun-ij f/zomcc subquadrato, postice subangustato, Z'aiî punctulato -, clytris oblongo-o^atis , punctato-strlatis, striis apicc delctis, 7^ obsoleta ; antennis basi rufo-testaceis j fcmoribus nigro-piceis, tibiis tarsisquc leslaceis. Bembidium/iypocrita. De].Spec.\. Y). 174. 121. 1831. — Id. Icon. IV. p. 439. 88. pi. 221. 4. 1834. — Heer, Faun. belv. p. 136. 53. 1838. Long. 0,0035. Larg. 0,0012. Dessus du corps d'un noir un peu verdâlre-bronzé. Palpes brunâtres, le pe'nultième article obscur. Antennes d'un noir-brun, leur premier article et la base des deux ou trois suivants d'un roux-testace'. Protborax peu con- vexe, un peu plus large que la tête, plus large que long, arrondi en avant sur les côte's, très peu rétréci en arrière, presque carré, impression transverse antérieure peu mar- quée, la postérieure forte, entièrement couverte, ainsi que la base, de petits points enfoncés distincts, ligne longitu- dinale médiane assez marquée, base coupée presque car- rément, fossettes des angles postérieurs fortes, larges, arrondies , angles postérieurs droits. Elytres ovales- oblonguesj légèrement convexes, deux fois larges comme le protborax à sa base, striées-ponctuées , stries bien marquées, un peu effacées vers Pcxtrémité , surtout les extérieures, la septième peu marquée , ou à peine dis- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 5t9 tincte ; deux points enfonces sur le troisième intervalle, le premier au quart, le second après le milieu. Dessous du corps noir, luisant. Cuisses d'un noir-brun, un peu rous- sâtres à rextréuiile-, jambes et tarses testaces. Pyre'ne'es-Orientales (Dejean). — Suisse (Heer). Je n'ai vu qu'un seul individu de cette espèce dans la collection de M. Alexandre Laboulbène, il provenait des environs d'Agen. M. Désiré Boulard m'en a depuis communiqué un second individu, mais sans indication de localité. 31. B. SCHUPPELH, Supra nigro-subcyaneura -, sulcis frontalihus antice le- viter oblitjuisi thorace brève, postice subangustato : elytris o\al\s, iorther pimcfato-stiiatis } antennis basi rufo-testa- ceis\ pedihus rufo-brunneis. Bemhidium Schuppelii. Dej. Spec. v. Suppl. p. 860- 136. 1831. — Id. Icon. iv. p. 440. 89. pi. 221. 5. 1834. \ar. A. Corpus brunneum. Long. 0,003. Larg. 0,0012. \oisin du B. gihipes. Sturm. Dessus du corps d'un noir-bleuâtre. Palpes roussAtres, leur pénultième article obscur. Antennes d'un brun obscur, les deux premiers articles et la base des deux suivants d'un roux-testacé. Tête à peu près comme dans le glWipcs, sillons frontaux de même légèrement obliques et anguleux antérieure- ment. Prothorax proportionnellement uu peu plus court etplus large, très peu rétréci en arrière, plus carré, disque lisse, base non ou à peine rugueuse, fossettes des angles postérieurs plus larges, moins arrondies, moins pro- 520 ANNALES fondes, moins rapprochées du hord externe, distincte- ment histriees-, angles postérieurs droits. Eljtres propor- tionellement plus larges, moins allonge'es, ovalaires, ixu peu plus convexes, stries comme chez le gih'ipes, mais moins fortement ponctuées, moins effacées en arrière. Pattes d'un roux-testacé, brunâtre, principalement sur les cuisses. Bavière, Tjrol, Angleterre. J'ai eu sous les yeux quatre individus de cette espèce ; Tun m'a été envoyé par M. Rosenhauer comme venant du Tyrol et se trouvant aussi en Bavière et en Autriche j il était, probablement par défaut de maturité , d'un brun clair offrant à peine un léger reflet bronzé -, le second , type de Dejeauj m'a été communiqué par M, de la Ferté- Sénectère j enfin j'ai reçu les deux autres de MM. Bold et Murray comme trouvés en Angleterre. Dejean le dis- tingue mal du jB. assimile y dont il s'éloigne cependant notablement par sa tète. 32. B. GILVIPES. Supra nigrum; sulcis frontalibus antice leviter obliquisj ihorace brève, subcordato , postice coarctato; eljtris oblongo-Oi^atisy fortius punctato-striatis \ antennis hasi pedihiisque lotis rufo-testaceis. Bcmhidium gih'ipcs. Slurm, Deut. ins. vi. p. 149. 28. tab. cLix. f. D. 1825. Bemhidium Mannerheimii. Saldb. Ins. fen. i. p. 201. 26? 1817. etc. et 1834. — Dej. Spec. v. p. 1G7. 116. 1831. — Id. Icon. IV. p. 432. 84. pi. 220. 6. 1834. — Redt. Faun. austi . App. p. 765. 1849. Lopha Tiigra. Steph. 111. u. p. 24. 7. 1829. — Man. p. 57.442. 1839. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 52 i JBemhidium Kollari. Dej. Spec. v. p. 167. 115. 1831. — Id. Icon. IV. p. 43-2. 83. pi. 220. 5. 1834. Long. 0,0024-0,003. Larg. 0,0008-0,001. Dessus du corps noir^ non ou à peine Lronze. Palpes brunâtres. Antennes d'un brun-obscur, les deux et par- fois trois premiers articles, ainsi que \a base du quatrième d'un roux-testace. Tête large, sillons frontaux (pi. 13. V%.) un peu obliques et anguleux antérieurement, mais non distinctement réunis en pointe en avant. Prothorax plus large que la tête, a<;sez convexe, plus large que long, rétréci en arrière, subcordiforme-, impressions transverses assez marquées, ligne longitudinale médiane fine, disque offrant de petites rides onduleuses transverses peu mar- quées-, base le plus souvent légèrement rugueuse entre les deux fossettes, coupée carrément, celles-ci bien marquées, arrondies, angles postérieurs droits. Elytrcs près de deux fois delà largeur du prothorax à sa base^ légèrement con- vexes, ovales-oblongues , stries fortement enfoncées, à points bien marqués, entièrement effacées à Textrémité, deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps noir. Pattes en entier d'un roux- testacé. Nord de la France, Rouen (M. Mocquerys) ; Angle- terre, Allemagne, Bavière, Finlande (collect. de M. Rei- che, donné par M. Mannerheim). M. de la Ferté a eu Tobligeance de m'envojer un individu type du B. Kollari. Je ne sais comment Dejean (à côté même du gihipcs) a pu ériger cette espèce et nous dire en outre : « ressemble beaucoup au pusillum, et n'en est peut-être qu'une variété.» L'exemplaire que j'ai vu appartient au B. giU'ipes, Sturm -, Mannerheimiij Dej., et en offre tous les caractères, savoir : sillons frontaux un 522 ANNALES peu obliques en avant, fossettes des angles du prothorax fortes et arrondies, celui-ci moins rétréci en arrière que dans le i?. pusillum, les angles postérieurs droits, plus saillants; les élytresplus convexes, plus fortement ponc- tuées-striées, etc. J'ignore ce qi^i a pu induire Dejean en erreur. Je rapporte avec doute le B. Manjicrheimii, Sahlb., à cette espèce, sur Tautorité de Dejean, car la description de Sahlberg ne peut sV rapporter convenablement, comme on peut en juger par ces mots : « affinis guttula, thorace transverso, angulis rotundatis, fovea ad basin sat profunda obliqua, etc. •». 33. B. NORMANNUM. Capitc thoraceque obscure viridi-aeneis ; sulcis fronta- lihus parallelisj thorace cordato, posticc fortiter coarctato, latcrihus antice rotimdato, a?7 gidis posticù ha.ud prominulis-, e/j'/m obloiigis, nigro-œiieis vcl jiigro-hrunncis ., postice rufo-piceis j iorim^ punctato-striatis\ antennis basi pedi- hiisquc rufo-testaceis vel rufo-piceis , femorihus sœpius paululum hrunncis. Lopha piisilla? Sieph. III. n. p. 23. 6. 1829. — Id. Man. p. 57. 441. 1839. Bemhidiiim normannum. Dej. Spec. v. p. 164. 113. 1831. — Id. Icon, IV. p. 429. 81. pi. 220. 3. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 135. 49. 1838. Var. a. y/zoracc brève, posticc foniter coarctato, late- rihus antice late rotundato, angulis posticis leviter promi- nulis -, clytns brunneo-piceis vel rufis. Bemhidiuin rimlare De']. Spec. v. p. 163. 112. 1831. -- Id. Icon. p. 127. 80. pi. 220. 2. 1834. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 52.? Var. B. Thoracc laterilus antice valde wturidato, angulis posticis haiid prominulisj elytris oblongo-ovatis, brunneis, macula antica sœpi us late diffusa, postica rotun- dala apiceque testaceis. Long. 0,0028-0,0035. Larg. 0,0009-0,0011. Télé et prolhorax d'un vert- bronzé obscur. Palpes d'un brun-noii'àtre, parfois un peu plus clairs à la base. Antennes d'un brun obscur, leur premier article et la base des deux ou trois suivants d'un roux-testacé. Sillons frontaux parallèles. Protborax convexe, un peu plus large c|ue la tête, à peu près ou presque aussi long que large, forlemeut rétréci en arrière, cordiforme, peu fortement arrondi en avant sur les côtés ; impression transverse an- térieure peu marquée, la postérieure forte, ligne longitu- dinale médiane fine, base coupée presque carrément, un peu obliquement taillée de chaque côté, offrant en dessus quelques points enfoncés entre les deux fossettes^ angles postérieurs non ou à peine saillants. Elytres deux fois environ de la largeur du prolhorax à sa base, en ovale assez allongé, oblongues, légèrement convexes, d'un noir- bronzé dans les individus les plus typiques , et passant peu à peu au brun chez les autres jusqu'à la var. A ; pos- térieurement toujours d'un brun-roussâlre -, stries fortes^ à points gros, forts, entièrement effacées à l'extrémité-, deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous noir. Pattes d'un roux-teslacé, ou d'un testacé- brunâtre, cuisses le plus souvent un peu rembrunies. France, Corse, Sicile, Angleterre, etc. Var. a. (Long. 0,0027-0,00^3). Tète et prothorax d'un vert-bronzé obscur. Palpes souvent un peu testacés à la base. Antennes d'un brun foncé, leur premier article 524 ANNALES el la base des deux ou trois suivants roussâlres , plus clairs en dessous. Prothorax très peu convexe, court, plus large que long, largement arrondi sur les côte's en avant, for- tement rdtreci en arrière, angles postérieurs ordinaire- ment légèrement saillants. Elylres très peu convexes, d'un brun-roussâtre ou même jaunâtres, brillantées d'un léger reflet bronzé , un peu moins fortement striées- ponctuées que dans le type. Pattes d'un testacé un peu brunâtre. France méridionale, Sicile, Hongrie, etc. Var. B. (Long. 0,0027-0,003). Tête et protliorax vert- bronzés. Palpes d\m testacé-brunâtre. Antennes d'un brun-testacé, base plus claire ou pâle. Prothorax légère- ment convexe^ un peu plus large que long, forlemeul arrondi sur les côtés en avant, fortement rétréci en arrière, angles postérieurs non saillants. Elytres légèrement con- vexes, ovales-oblongues, d'un brun obscur ou un peu roussâtre-, stries bien marquées, les points assez gros. Pattes d'un testacé-roux ou brunâtre-, cuisses ordinaire- ment rembrunies. J'ai pris celle belle variété dans les Pyrénées-Orien- tales-, M. Guynemer l'a retrouvée dans le même pays, et M. Javet aux environs de Nîmes. J'en ai vu deux exem- plaires moins caractérisés, provenant de Lyon , sous le nom de B. cojispulum, Rey, iuéd., dans la collection de M. Fa ir ma ire. Nota. Cette espèce varie beaucoup-, elle offre plusieurs formes différentes, mais en examinant un grand nombi'C d'individus, l'on passe insensiblement des unes aux autres, et l'on ne peut les considérer que comme des variétés; il en est de même pour la coloration. Aussi ai-je réuni le B. rivulare au normaunuiHy ainsi qu'une belle variété DE LA SOCIÉTÉ EN lOMOLOGIQUE. :)25 irnJridionale, dont j'avais fait au ])rcmicr al)onl une es- pèce. En vain fraj)pé (l(;s cliflércrtces que présentent les types exta-ines, ai-je voulu les séparer, après avoir minu- tieusement examiné et comparé les uns aux autres à plu- sieurs reprises, plus de soixante individus ])rovenant de divers poinls de l'Europe, je suis resté convaincu c[u'il n'était possible d'établir qu'une seule espèce, car, je le répèle, on trouve une fusion complète pour la forme, la couleur et les autres caractères. J'établis outre le type deux variétés principales, mais j'ai décrit les extrêmes, et l'on trouve des variations secondaires, on voit mcme des individus oflrir parfois certains caractères d'un type et CCI tains caractères de l'autre. 11 faut aussi remarquer, que j'ai reçu plusieurs fois des individus de types difle'rents, mélangés et pris dans les mêmes localités. 34. B. PUSILLUM. Supin nigrum j sulcis froutaiibus parallelis-, thoracc Lreve, yso^Z/fc forti ter coarctato, lalcrihiis aniicc i>alde l'o- timduto\ elytris oZ'/ono^o-ot'rt^/5jSse[)iusconcoloribus, inter- fluni macula postica rotundata rufcscente vel postice rufo- picei's , fortitcr punctato-striatis j antennis obscuris, pedibas sa^pius obscure brunneis aut piceis. Elaphrus doris. Duft. Faun. austr. ii. p. 219. xxxvn. 1812. Beinhidiuni pusillum. Gyl. Ins. suec. iv. App. p. 403. 5-6. 1827. — Dcj. Spec. v. p. 165. 114. 1831. — Id. Icou. IV. p. 430. 82. pi. 220. 4. 1834. — Sahlb. Ins. fen.i. p. 193. 9. 1834. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 281. 24. 1835. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 1.36. 26. 1837. — Zett. Ins. lap. p. 25. 8. 1838. — Heer. Faun. Helv. p. 135. 50. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 344. 20. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 109. 1849. 526 ANNALES Lopka minima. Steph. 111. ii. p. 24. 9. 1829. — Id. Man.p. 58. 444. 1839. Lopha nana? Sle^h. 111. v. p. 387. 9. a. 1832. ~ Id. Man.p, 58. 445. 1839. Philochthes pusUla. Casteln. II. nat. Col. i. p. 153. 4. 1840. Var.A. Pc^/Z'iw rufo-testaceis. Long. 0,0027-0,0033. Larg. 0,0009-0,001. Dessus du corps noir, souvent It'gèrement bleuâtre ou verdâtre. Palpes d\m noir-brun. Antennes d'un noir- brunâtre, soit en entier, soit très légèrement roussâtres à la base. Sillons frontaux entièrement parallèles. Prothorax plus large que la tête, plus large que long, légèrement convexe, fortement arrondi surles côtés en avant, forte- ment rétréci en arrière-, impression transverse antérieure en général légère, la postérieure plus forte, ligne longitu- dinale médiane fine, base tantôt un peu rugueuse en dessus, entre les deux fossettes , tantôt offrant quelques points enfoncés, coupée presque carrément, un peu obli- quement taillée de cbaque côté, angles postérieurs peu ou même parfois à peine saillants. Elytres deux fois de la largeur du protborax à sa base, peu convexes, ovales- oblongues, le plus souvent concolores, parfois offrant une tache roussâtre arrondie, près du bord externe, aux deux tiers postérieurs environ et l'extrémité de la même cou- leur, quelquefois d'un brun-roux dans leur tiers posté- rieur, assez fortement striées-ponctuées , stries effacées vers l'extrémité, deux petits points enfoncés sur le troi- sième intervalle. Dessous noir. Pattes d'un brun-noir, ou d'un brun obscur, jambes ordinairement plus ou moins roussâtres. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 527 On trouve cette espèce dans la plus grande partie de TEurope. Vab. a. Pattes d'un testace-rougeâtre. (Communiquée d'Angleterre parleRev. J. F. Davvson. Nota. Le B. pusillum se distingue facilement du /?. normanimm^ mais se rapproche parfois assez de certains individus de la var. rivulare\ il s'en distingue néanmoins par sa coloration. Son prothorax peut varier un peu de même que dans l'espèce suivante. Il faut aussi, je crois, rapporter à cette espèce la Leja mœotica. Kolen. Mel. ent. fasc. i. p. 79. 152. 1845. 35. B. TENELLUM. Supra nigro-subœneum -, sulcisfrontalibus, ssepius pro- fundis, obliquis, antice angulariter junclis •, tkorace cor- dato, postice fortiter coarctato -, elyiris ohlovgo-ovatisy macula postlca rotundata apiceque rufo-testaceis, macula interdum dcleta, fortiter pimctato-striatis; antennis basi rufescenlibus aut piceis -, pedibus obscure brunneis vel rufo-piceis. Lopha pulicaria? Steçh. 111. ii. p. 24. 9. 1829. — Id. Man. p. 58. 443. 1839. Bemhidium pusillum. Var. Dej. 1. c. Bemhidium tenelUim. Erich. Kaf. Brand. i. p. 136. 27. 1837. — Schiod. Dan. el. p. 345. 21. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 109. 1849. Var. a. £■/) f m brunneis , seneo-micantibus , macula postica rotundata pallida. Long. 0,0025-0,0027. Larg. 0,0007-0,0009. Voisin du B. pusillum -, il s'en distingue par les carac- .V28 ANNALES tères suivants. Dessus du corps en général plus convexe, (fuu noir un peu bronze ou verdâtre. Antennes ordinai- rement un peu plus claires à la base, leurs premiers arti- cles roussàlres, ])arfois cependant obscures. Sillons fron- taux profonds, obliques, distinclement re'uuis en pointe en avant. Prolborax un peu plus long, proportionnelle- ment moins court et moins large, fortement rétréci en arrière, la partie rétrécie plus longue, angles postérieurs non ou à peine saillants. Elytres oflVant une taclie arron- die aux deux tiers postérieurs environ , et souvent aussi l'extrémité d'un roux-testacé, cette tache un peu plus près du bord externe que de la suture , ordinairement bien visible, parfois eft'acée. Pattes variant, souvent un peu plus claires que dans le pusillum, brunes, d'un brun-roux, ou même d'un roux-testacé-, parfois aussi cuisses d un bronzé obscur, et jambes d'un brun un peu roussâtre. Cette espèce se trouve aussi dans une grande partie de l'Europe. France, Prusse, Bavière, Tjrol, Piémont, Si- cile, Turquie, Autriche (Redt), etc. Elle se distingue ft\cilement du B. pusillum par ses sil- lons frontaux obliques, parfois cependant ceux-ci devien- nent peu profonds et leur intervalle moins convexe, de sorte qu'ils sont alors moins distinctement réunis en pointe en avant, néanmoins un œil exercé reconnaît en- core leur obliquité, et distingue en outre cette espèce par la forme de son prothorax, etc. Var. a. Elytres d'un brun-roux, offrant un reflet d'un brun obscur, une petite tache jaunâtre arrondie aux deux tiers postérieurs-, sillons frontaux moins profonds, obli- ques, légèrement sinueux, moins distinctement réunis en pointe en avant. J'ai vu quelques individus de cette variété dans la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGivOUE. 529 collection de M. Javet; ils provenaient des environs de ISîmes. 36. B. DORis. iS'M^7'rt nigrum ; sulcis frontalibus, profundis, obliquis, antice angulariter junclis; thorace posticc coarctato, angu- lis /;05/im i)rominu]is-, elytris ohhmgo-ovatis , punctato- striatis^ macula postica rotandata apiccquc sœpius^ riifo- testaccis, stria septinia tenui vel obsoleta ; antennis basi pedihusquc rufo-testaceis. Carahus doris. Panz Faun. germ. 38. 9. 1789-1810. Elaphrus doris. 111. Kaf. Pr. p. 232. 16. 1798. Bcmhidium doris. Latr. H. n^t. 8. p. 226. 9. 1804. — Gyl.Ins. suec. n. p. 24. 11. 1810. — Sturm. Deuts. Ins. VI. p. 170. 41. 1825. — Z(^tt. Faun. lap. p. 9. 7. 1828. — Id. Ins. lap. p. 27. 18. 1838.— Dej.Spec. v. p. 172. 120. 1831. — Id. Icon. iv. p. 437. 87. pi. 221. 3. 1834. — Sahlb. Ins. fen. i. p. 200. 23. 1834. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 137. 28. 1837. — IJeer. Faun. helv. p. 136. 52. 1838. — Schiod. Dan. cl. p. 346. 23. 1840. — Redt. Faun. austr. p. 112. 1849. P/ziVocMc5^ ^om. Casteln. H. nat. Col. i. p. 153. 2. 1840. Lopha assimîlis. Sleph.Ill. ii. p. 23. 5. pi. 10. 5. 1829. — Id. Man. p. 57. 440. 1839. Var. a. Elylris rufo-testaceis aiit postice rufescentibus, Carabus aquaticus. Panz. Faun. germ. 38. 10. 1789- 1810. Carabus minutas, Panz. Ent. germ. p. 66. 117. 1795 Elaphrus minutus. Duft. Faun. austr. n. p. 2,20. xxxvm. !812. 2' Série, TOME IX. 35 530 ANNALES Elaphrns aquaîilis. 111. Kaf. Pr. p. 232. 15. 1798. Bemhidium aqiiatilc. Latr. II. nat. 8. p. 227. 12. 1804. Bcmhîdiam doris. Sturm. 1. c. Var. /3. 1825. — Sahlb. 1. c. Var. /3. 1834. — ScliioJ. 1. c. Var. fi. 18iO. Long. 0,0032-0,0035. Larg. 0,0011-0,0012. Dessus du corps noir, parfois à peine bleuâtre. Palpes brunâtres, un peu roussâtres à la base. Antennes d'un noir-brun, le premier article et la base des deux suivants d'un roux-testacd parfois un peu obscur. Sillons frontaux très profonds , obliques, fortement re'ur)is en pointe en avant (pi. 13. 20.). Protliorax légèreinenl ou à peine plus large que la tête, presque aussi long cjue large, assez con- vexe, distinctement, mais toutefois assez peu rétréci en arrière, impressions transverses peu marquées, surtout Tantérieure, disque offrant de très légères rides ondu- leuses transverses , ligne longitudinale médiane, mieux marquée et presque en fossette chez certains individus postérieurement-, base coupée presque carrément, un j)eu rugueuse en dessus, et ofi'rant, outre les deux fossettes latérales bien marquées, une petite fossette arrondie de chaque côté de la ligne médiane-, angles postérieurs droits, bien visibles et assez saillants. Elytres à peu près deux fois de la largeur du prothorax à sa base, ovales-oblon- gues, assez longues et convexes, offrant aux deux tiers postérieurs, près du bord externe, une petite tache tes- tacée arrondie , quelquefois peu apparente, Textrémité souvent aussi un peu testacée \ stries ponctuées , effiicées vers l'extrémité, surtout les extérieures-, septième très faiblement marquée ou à peu près nulle; deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous noir. Pattes d'un roux-testacé, parfois un peu brunâtres. France, Paris-, Allemagne, Autriche, Angleterre, Fin- lande, etc. DE J.A SOCIETE EINTOMOLOGIQUE. 5:{l \ar. a. Elylres postérieurement, parfois en entier, d'un brun-roux, ou même d'un roux-jaunâtre-, tnclie ar- rondie plus claire. JSota. M.Schauni(Slctt. Eut. I8i8. p. 40-11.) nous a donné dans un travail 1res bon et fort utile, fait sur ]a collection même de Sle|)liens, la plus grande partie de la synonymie des Carabiqucs et Hydrocanlliares de cet au- teur-, je crois cependant devoir différer un peu d'avis louchant les synonymes de ces trois dernières espèces. Ainsi, je rapporte la Lopha pusilla, non au dons, cav Stephens mentionne les sillons frontaux parallèles, mais peut-être au norniarumin; la Lopha pulicana, non au pusilliun, a cause des sillons frontaux obliques mentionnés par fauteur anglais, mais très probablement à la variété sans tache du fc/zeZ/mn; enfin, la Lopha hœmorrhoidalis plutôt à l'assimile qu au doris. GROUPE G. Sillons frontaux obliques, profonds, fortement réunis en pointe en avant. Protliorax plus ou moins cordiforme, assez fortement rétréci en arrière-, stries des élytres plus ou moins effacées vers Textrémilé, surtout les extérieures, celles-ci toujours variées de taches testacées. k Les espèces de ce groupe sont très remarquables par la disposition de leurs sillons frontaux j Dejean a cependant méconnu ce caractère, bien indiqué par Sturm, dans sa figure du B. aiiicidatum. Elles comprennent une partie des Lcja de Dejean. A. Prothorax court-, taches multiples sur la partie an- térieure des élytres. 37. B. MACULATUM. Nigrum; thoracc hreve, angidis pnstiris pwminulis; 532 ANNALES elytris apice , macula postica atque antice lineolis plurimis, testaceis; aritennis nigro-brunneis-, pedibus nigris, vel tibiis tarsisf/ue obscure piceis. Bemhidium maculatum. Dej. Spec. v. p. 1G2. III. 1831. -- 1(1. Icon. IV. p. 426. 79. pi. 220. 1. I8J4. Long. 0,0035-0,0036. Larg. 0,0012. Voisin du B. Stunnii, mais s'en distinguant parfaite- ment. Taille plus grande. Dessus du corps noir, luisant. Palpes brunâtres Antennes entièrement d'un brun- noirâtre. Prothorax court, à peu près comme dans le Stumiii, angles postérieurs aigus. Elytres plus noires, tachetées à peu près de même, tache apicale en général un peu plus petite. Pattes totalement noires, ou oflVant les jambes et les tarses bruns. Midi de la France, Fontainebleau-, Sicile, Algérie. Espagne et Dalmatie (Dcjean). Nota. Le protliorax, dans cette espèce, paraît ordinai- rement un peu plus large que dans le Stunnii, mais ce n'est point constant, car il varie un peu chez ce dernier, et parfois est tout aussi court. 38. B. Sturmii. Capite thoracequc nigro-aîiieis; tliorace brève, angulis posticis prominidis; elytris nigro-brunneis, apice, macula postica atque antice lineolis plurimis, tcstaccis; antcnnis ba.si pedibusque lestaceis. Carabus Sturmii. Panz. Faun. Germ. 89. 9. 1789- 1810. Bembidiurn Sturmii. Sturm. Deuts. ins. vi. p. 174.43. 1825. — Dej. Spec. v. p. 160. 1 10. 1831. — Id. Icon. IV. p. 424. 78. pi. 219, 6. 1834. — Lacord. Faun. Paris DE LA SOCIÉIE ENTOMOLOGIQUE. 533 |). 281. 23. 1835. — Heer. Faun. helv. p. 135. 48. 1838. — Redt. Faun. Austr. p. 109. 1849. Elaphras pictus. Duft. Faun. Austr. ii. p. 218. xxxv. 1812. Long. 0,0025-0,0026. Larg. 0,0009. Tête et prothorax d'un noir» bronze, ou d'un bronzé obscur, luisants. Palpes teslace's, leur pe'nultième article brun. Antennes brunâtres, leurs premiers articles les- tacés. Yeux grands, assez saillants. Piotborax légèrement convexe, un peu plus large que la tête, court, plus large (jue long, large et arrondi sur les côtés en avant, assez rétréci en arrière, impression transverse antérieure légère, la postérieure assez forte , offrant quelques points en- ioncés distincts entre les fossettes des angles postérieurs, celles-ci fortes, bien marquées; base coupée presque car- rément, angles postérieurs légèrement aigus, un peu saillants. Elytres environ deux fois de la largeur du pro- thorax à sa base, légèrement convexes, ovales-oblongues, d'un noir-brunâtre, offrant une tache vers les deux tiers postérieurs, Textrémité et plusieurs petits traits allongés sur leur moitié antérieure, testacésj stries assez fortement ponctuées, eftacécs vers l'extrémité, surtout les exté- rieures; deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous noir. Pattes entièrement d'un testacé assez pâle. France, Paris; Allemagne, Autriche, Turquie, Es- pagne (Dejean), etc. Nota, Sturm, 1. c, indique une variété du B. Stunnii (var. D.) à taches antérieures des éljtres nulles, et à cuisses noires. Il faudrait peut-être la rapporter au B. tenclluni, Erich., d'autant plus, qu'il n'indique dans sa faune aucune espèce se rapprochant du tenclluni ou du pusîllum^vt (^nc sa variété n'a pu être retrouvée par Red- 534 AWiNALliS tenbacher-, Sturin aurait alors méconnu la (lifléicncfi de forme du prothorax, etc. VElnpJtîus picfiis^ Duft. me semble se raj)j)0rlc'r par- faitement à cette espèce. B. Prolhorax oblong , fortement cordiforine, tache antérieure des elytres large, étendue. 39. B. QL'ADRIPLAGIATUM. Capite thomcequc viridi-œneis , thorace corduto, lai cri- bus antice lalo, forlifcr rolundato, postice fortius coarc- tato ^ f'oifeolis in lateribus ipsis, angtdis posU'cis haud prominulis-, elytris oblongis, punctato-strialis ^ fnsco- hrunneis^ antice macula circumfusa, altéra postice jjalli- diore rotundata aicjue apice^ antennis basi pcdibusfjue , ru(o-teslace\s, J'cinonbus leviter infuscatis. Omala (juadriplagicita. Wotch. Carab. Sib. p. 250. 472. tab. X. f, 10. 18i2. Long. 0,0025. Larg. 0,0008. Voisin àu.B. articulatitm, mais bien plus j^etit. Tète et prothorax de la même couleur. Palpes roussâtres, le pé- nultième article d'un noir-brun-, antennes brunâtres, leurs premiers articles d'un roux-testacé. Prolhorax pro- portionnellement moins allongé, moins étroit, distincte- ment plus large en avant, et par conséquent plus fortement arrondi sur les côtés, et plus fortement rétréci en arrière, ligne longitudinale médiane n'atteignant point distincte- ment la base, celle-ci offrant en dessus plusieurs petits points enfoncés distincts, entre les fossettes qui sont moins profondes, plus latérales, et par cela même njoios dis- tinctes, n'ayaiU point extérieurement, comme chez ce DE LA SOClÉriJ ENTOMOLOCilQUE. 535 dernier, une ligne eleve'ebien marquée; angles postérieurs non ou à peine saillants. Elylres un peu plus convexes et plus étroites, crun brun foncé offrant un très léger reflet Lron/.é, une tache dilatée et vague sur la partie antérieure, bien moins étendue que dans Varticulatuin, une autre plus distincte aux deux tiers postérieurs, un peu arrondie, et Textréuiité, d'un roux-testacéj stries à points bien mar- qués et forts, effacées à Texti-émitéi deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un roux-testacc, cuisses légèrement brunâtres. Russie orientale. J'en possède deux individus, que je dois à robligeance de M. de Motclioulski. 40. B. ARTlCULATUxM. Capitethomcecjue viridi-œneis ; thomcc oblongo cordato, postice fortiter coarctato, angulis posticis leviter prominu- lis; eJytris ohlongo-ovatis, punctato-striaiis , fusco-brunneisy aniice late, fascia postica atque apice, antennis basi pedi- busqué testaceis. Carabus aiticulatus, Panz. Eut. germ. p. Gi. 104. 1795. — Id. Faun. Germ. .30. 21. 1789-1810. Bembidium articulatum. Gyl. Ins. Suec. n. p. 23. 10. 1810. — Sfurm, Deuts. ins. vi. p. 172. 42. tab. clxu a. 1825. — Zett. Faun. lap. p. 11. 11. 1828. — Id. Ins. lap.p. 28. 24. 1838.— Dej. Spec. v. p. 188. 131. 1831. — Id. Icon. IV. p. 456. 99.pl. 223. f. 3. 1834.— Sablb. Ins. fen. i. p. 200. 22. 1834. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 286. 34. 1835. — Brul. H. nat. v. Col. 2. p. 165. 1835. — Ericb. Kaf. Brand. i. j). 137. 29. 1837. — 536 AJNNALES Heer. Faun. lielv. p. 138. 6'2. 1838. — Casteln. U. uat. 1. p. 153. G. 1840. — Scliiod. Dan. el. p. 347.24. 1840. — Kuster. Kaf. Eiir. x. 32. 1847. — Redt. Faua. Austr. p. 109. 1849. Elap/irus niiicnlatiis. Duft. Faun. ii. p. 215. xxxni. 1812. Carahus subglohosus. Payk. Faun. Suec. i. p. 143. B. 1798. Lophapœdla. Stepli. 111. n. p. 21. 1. 1820. — U. Man. p. 57. 436. 1839. Var. a. ^/j/m pallitlioribus. Loug. 0,003-0,001. Larg. 0,001-0.0013. Tête et prothorax d'un vert- bronzé fonce, luisant, ra- rement un peu bleuâtre. Palpes testacés, ])énullièaie article brun. Antennes brunâtres, leurs preni'crs articles tVun roux-testacé. Yeux grands, s.8illants. Protliorax con- vexe, à peine plus laige que la tête, à peu près aussi long que large, arrondi antérieurement sur les côtés, assez brusquement rétréci en arrière, fortement cordi forme, impressions transverses peu marquées, l'antérieure pres- que nulle, ligne longitudinale médiane atteignant la base, t:elle-ci coupée presque carrément, offrant en dessus cin<[ points enfoncés distincts entre les fossettes, celui du milieu ordinairement plus petit-, arigles postérieurs aigus, légè- rement saillants. Elytres convexes, deux fois aussi larges que le protliorax à sa base, ovales-oblongues, ofi'rant une tache antérieure dilatée, couvrant presque toute la base, excepté la suture, une autre aux deux tiers postérieurs, ovale, obliquement transverse, et Textrémité, d'un lestacé pâle-, stries à points bien marqués et forts, effacées à 'extrémité ; deux points enfoncés sur le troisième inter- DK LA SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE. 537 valle. Dessous noir un peu bronze. Pntles d un tcstacé paie. On le trouve dans la plus grande partie de 1 Europe. V'au. a. Tache basilaire plus ou moins répandue sur loule la base, y compris la suture; couleur foncière d'un i)run pâle. GROlPE 7 Sillons frontaux parallèles ou légèrement oblicjues. l'iotliorax fortement cordiforme, fortement rétréci en arrière-, fossettes des angles postérieurs latérales, ceux-ci non ou très peu saillants. Elylrcs offrant ordinairement quatre taches jaunâtres, ou au moins deux taches humé- raies, bien nettcSj stries le plus souvent entièrement ctTa- cées en arrière, surtout les extérieures. J'ai renferme' dans ce groupe les Lopha de Megorle et Dejean, en les ujoditîant un peuj ainsi j'ai placé ïarticu- laîuin auprès des espèces précédentes, avec lescjueiles il a des aflinités que l'on ne peut méconnaître, et au contraire rapproché Y liuincrale de celles de ce groupe, quoiqu'il n'ofiVe que des taches humérales, car il présente tout à fait leur forme et leurs caractères. A. Quatre taches bien nettes sur les éljtres. X. Pi'Othorax oblong; stries seulement visibles à la base. 41. B. QUAURIGUTTATUM. Nigro-seneum, niliclum, antennis basi rufo-testaceis ; ihorace oblongo cordato, angulis posticis haud ptvminulis] clytn's elojigato-Oi'atis, maculis singido duahus pallide tes- tnccis, basali fere triangulari^ siiiis dcletis basi tantiim forliterpunctatis-^ pcdibus pallide testctccis, fcmoribus apicc brimncis. 538 4INNALES Carabus qiutdrigultaius. Fabr. Maiit. i, p. 205. 14. 1787. — Ici. Ent.Syst. i. p. IG5. 181. 1792. — Id.Syst. (1. 1. p. 207. 20 i. 1801. — Omelîn. Lin. S. N. i. p. 1979. i45. 1789. — Panz. Eut. Germ. p. 61. 109. 1795. — 1(1. Faim. Germ. 40. 5. 1789-1810. — Marsh. Erit. brit. p. 459. 73. 1802. Elaphvusquadrigntlatiis. 111. Kaf. Pr. p. 233. 18. 1798. — Dufls. Faun. H. p. 215. xxxii. 1812. Bcmhidium quadriguitatitm. Latr. II. nat. 8. p. 225. 7. pi. 71. 7. 1804. — Gyl.Iiis.Suec. ii. p. 21. 8. 1810.— Sturm. Deuts. ins. vi. p. 167. 39. 1825. — Dej. Spec. v. p. 183. 127. 1831. —Ici. ïcon. iv. p. 450. 95. pi. 222. 5. 1834. — Brul. M. nat. v. Col. 2. p. 164.5. pi. 6. 6. 1835. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 284. 30. 1835. — Erich. Kaf.Brand. i. p. 138. 31. 1837. — lleer. Faun. helv. p. 137. 58. 1838. — Castdn. M. nat. Col.i. p. 153. 4. (i5. (juadrigutfum , par erreur typographique), 1840. — Schiod. Dan. cl. 348. 26. tab. xiv. f. d. 1840. — L. Duf. Excurs. p. 28. 115. 1843. — Kust. Kaf. Eur. vu. 29. 1846. — Redt. Faun. Austr. p. 111. 1849. Lopha quadriguitaïa. Sleph. 111. ii. p. 22. 2. 1829. — id. Man. p. 57. 437. 1839 Buprcstis chlorocephalotcs mas. Voet. Ed. Panz. 2. p. 76. 20. pi. 35. 20. 1791. Bemhidium GencL Kust. Kaf. Eur. ix. 21. 1847. V AR. A. Striis elytrorain nuUis. Bembidiamquadriguitatnni. Lucas. Expl. Alg. Articul. p. 86. 241. 5« livr. 1846. Bcmhidiinn specidare. Kuster. Kaf. Eur. ix. 22. 1847. Long. 0,0042-0,0045. Larg. 0,0016-0,0017. l)b: LA SOCIE'IÉ EJNTOMOLOGIQUE. 530 Corps convexe, très luisant. Tête et j)rothorax d\in noir-verclàlre bronzé, parfois avec un léger leflet cuivreux. Sillons frontaux droits, parallèles. Palpes testacés, leur pénultième article brunâtre. Antennes d'un noir-brun, le premier article presque en entier et la hase des trois suivants d'un roux-testacé. Protliorax convexe, légèi-ement j)lus large que la têtCj à peu près aussi long que large, arrondi en avant sur les côtés, fortementvrélréci en ar- rière, fortement cordiforme-, impressions transverses peu uiar(|U('es. Tanlérieure demi-circulaire, la postérieure confusément ponctuée, base coupée presque carrément, angles postérieurs nullement saillants. Elj'tres en ovale un j)eu allongé, deux fois larges comme le protliorax à sa base, offrant chacune deux taches d'un blanc- jaunâtre, Tune à la base irrégulière, un peu triangulaire, Taulre aux deux tiers postérieurs, arrondie, plus près du bord externe (|ue de la suture; stries entièrement effacées ou à peu près, visibles et fortement ponctuées seulement à la ba^e-, deux points enfoncés peu marqués sur le troisième intervalle, le premier environ au quart, le second aux deux tiers. Dessous noir-bronzé. Pattes d'un testacé jDale, extrémité des cuisses et base des jambes brunes. Du reste les pattes varient un peu, parfois elles sont pâles en en- tier, d'autres fois une grande partie des cuisses est brune, offrant même un léger reflet bronzé. Cette espèce se trouve dans une grande partie de l'Eu- rope : France, Paris,' Angleterre, Allemagne, Autriche, Sicile, Suède, etc. Il habite aussi l'Algérie. A'^AR. A. Stries des él^ très effacées, entièrement nulles. C'est évidemment sur cette variété remarquable, qui du reste nous présente tous les passages, les stries pouvant élre plus ou moins efTacées, une seide parfois étant visible 5iO ANNALES t;ii dedans de répaule, (jue Kuster a c'tabli son B. specu- lare. Quanta son Gcnei, ce ne doit être, je pense, qu'une variété à taches un peu plus grandes et stries intermé- diaires, et j'ai cru pouvoir aussi le rapporter au (/uadri^ ^uttainin. 42. B. CALLOSUM. Fusco-nig^subscneum, nitidum\ anteiinariun articula primo tantum, basi rufescente -, thorace ohlongo-cordato, (ingulis posticis haud pwminidis j elytris elongato-oi>atis, macidis singulo dunhiis pallidc testaccis , laleraljter fere junclis, basali ad posticam producla*, striis dcletïs, antice tantum distincte punctalisj pcdihus pallide testaccis, fcmo- ribus apice larsisque hrunucis. Bembidimn latérale. Dej. Spec. v. p. 185. 128. 1831. — Id. Icon. IV. p. 452. 96. pi. 222. G. 1834. — Brul. H. nat. V. Col. 2. p. 165. 1835. — Lacord. Faun. Paris. 1. p. 285. 31. 1835. — Heer. Faun. helv. p. 137. 59. 1838. ■— Lucas. Expl. Alg. Art. 5Mivr. p. 86. 242. 1846. Bemhidiuin callosnm. Kust. Kaf. Eur. ix. 23. 1847. Long. 0,004-0,0045. Larg. 0,0015-0,0017. Très voisin du B. (juadrigiittatum, et s'en distinguant par les caractères suivants. D'un noir plus foncé, moins bronzé. Antennes offrant seulement la base du premier article plus ou moins d'un roux-testacé. Palpes obscurs. Elytres légèrement plus planes, points des stries un peu plus pelits, celles-ci ordinairement un peu plus prolon- gées-, taches moins appai-enles, celle de la base prolongée le long du bord externe et se joignant ou à peu près à la seconde, celle-ci un peu plus petite et moins arrondie en DR LA SOCIEIÉ EJV'J OiMOLOCilQUK. .VU général. Pattes à peu près de la même couleur, tarses brunâtres. France méridionale, Fontainebleau i Corso, Alge'ric, etc. Paris. Espagne (Dejcan). La taille, comme l'indique Dejean, est en gênerai un peu plus petite que dans le (/u idriguUatuin, on voit cepen- dant parfois des individus aussi grands que chez ce der- nier. M. Reiche possède une variété de celte espèce à antennes presque en entier d'un testacé un peu brunâtre. Nota. Le nom de latérale devant être restitué au B. Lcachii, Dej., comme bien plus ancien, j'ai dû changer le nom de cet insecte et adopter celui de B. callbsum, Kust., espèce que je crois identicjue. J'ai reçu de M. Bo- senhauer, sous le nom de B. callosuin, Kust., un exem- plaire provenant de Sardaigne, parfaitement conforme aux individus que je possédais du B. latérale, Dej. XX. Prothorax plus court -, stries effacées vers l'extré- mité seulement. 43. B. QUADRIPCSTULATUM. Nigro-œnewn ; antemiis nigro-fuscisj articulo primo nigro-œneoj tkorace brei^Cj cordatOj latiore, angulis posti cis suhprominulis. Elytris ohlongo-ovatis, maculis singido duabus testaceis, punctato-striatis . striis apice obsoletis; femoribus nigro-œneis, tibiis testaceis, tarsis brunneis. Carabus quadriguttatus. Oliv. Ent. .3. G. 35. p. 108. 151, pi. 13. 160. 1795. Beinbidium quadripustulatum. Dej. Spec. v. p. 186. 129. 1831. — Id.Icon.iv. p. 453. 97. pi. 223. 1. 1834. 54-2 ANNALES — Lacord. Faun. Paris, i. p. 285. 32. 1835. — Brul. H. nat. V. Col. 2. p. IG5. 1835. — lîcer. Faun. lielv. p. 138. 00. 1838. — ReJt. Faun. Austr. p. 109. 1849. Long. 0,0035-0,0039. Larg. 0,0012-0,0013. Tête et prolhorax d'un noir-verclâlre-bronze ; la pre- mière large, courte, sillons frontaux 1res légèrement obli- ques en avant. Palpes noirâtres. Antennes d'un noir mat, le premier article verclàtre, luisant. Yeux saillants. Pro- lhorax assez convexe, court, plus large (jue long, large- ment arrondi en avant sur les côtés, brusquement et fortement rétréci en arrière, cortli forme-, impression transverse antérieure légère, la postérieure plus forte, disque présentant quelques faibles rides transverses, ainsi que la tète, base obli(|uement coupée de chaque côté, offrant en dessus plusieurs petits points obscurs entic les fossettes, angles ])0stérieurs très peu saillants. Elytres ovales-oblongues, plus courtes que chez le B. quadrigut- tatum, légèrement convexes, offrant chacune deux taches jaunâtres, la première à la base, la seconde aux deux tiers, un peu arrondie*, stries à points bien marqués, allant presque jusqu'à Textréniité, deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, et le second aux deux tiers. Dessous d'un noir un peu bronzé. Jambes d'un jaune-festacé, un peu brunâtres à la base ainsi que les tarses, cuisses presque entièrement bronzées. France, Paris; Corse, Suisse (lleer), Espagne, Autriche, Russie méridionale (Dejean). Nota. Le Carahus qandnguUatus, Oliv,, doit, je croîs, être rapporté à cette espèce et non au B. quadriguttatunt . 44. B. QUADRIMACULATUM. Nigro-fPneuin -^ antennis Jiigixy-hranjicis, basi lestaceis; DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlQUi:. 54? thorace brcve, coi {lato, ongiiUs posticis vix prominulis\ elytris ohlongo-ovatis , inaailis sini^iilo (Juabits Icsticcis, punctaio-striatis, siriis j)Oslice delelis \ pcdibiis j'allidc testaceis, Cicindcla quadrimacidata. Lin. S. N, i. p. C58. L3. 1707. _ Gmd. Lin. S. N. i. p. 1925. 13. 1789. — Do Vil. Lin. cnt. i. p. 315. 9. 1789. ElapJirus qunchiinacidatns. Oliv. Eue. miilli. 6. [). 355. 10. 1791. —111. Kaf. Pr. p. 23-2. 17. 1798. -- Duft. Faun. II. p. 216. XXXIV. 1812. BcTiihidiuin (piadriinaculatum. Latr. H. nat. 8. p. 224. 6. 1804. — G3I. 1ns. Suce. 11. p. 22. 9. 1810. — Stunn. Deuts. ins. vi. p. 168. 40. 1825. — Zett. Faun. lap. j). 9. 6. 1828. — Id. Ins. lap. p. 26. 17. 1838. — Dej. Spec. V. p. 187. 130. 1831. — De). Icon. iv. p. 454. 98. pi. 223. 2. 1834. — Sahlb. Lis. fen. 1. p. 198. 19. 1834. — Latord. Faun. Paris, p. 285. 33. 1835. — Brul. 11. nat. V. Col. 2. p. 165. 1835. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 138. 30. 1837. — Heer. Faun. he!v. p. 138. Cl. 1838. — Schiod. Dan. el. p. 347. 25. 1840. — L. Duf. Excurs. ent. p. 28. 116. 1843.— Kust. Kaf. Eur. vu. 30. 1846. — Redl. Faun. Austr. p. 109. 1849. Lopha quadrimacidata. Sleph. 111. 11. p. 22. 3- 1829. — Id. Man. p. 57. 438. 1839. Carahus quadrimacidaius. De Tigny. II. nat. 4. p. 61. 1830. Pcryphus (jundriinaculatus. Kirhy. Faun. Lor. ainer. p. 54. 8. 1837. Carahus suhglohosus. Rossi. Man t. 2. Append. p. 102, 66. 1792. -^Payk. Faun. Suec. 1. p. 142. 58. 1798. 544 AINiNALtS Carahus pidchdlus. Panz. Faun. Germ. 38. 8. 1789- 1810. Beinhidium formoswn . Salilb. 1. c. p. 198. 18. 1834. Bembiflium coarctatuin. Sahlb. 1. c. [>. 199. 20. 1834. Var. a. Obscure cyanco-œncuin. Long. 0,003-0,0035. Larg. 0,001-0,0011. Tête et prolhorax d'un noir-verdâtre-bronze. Sillons frontaux un peu oblicpies et tendant à se joindre en avant. Palpes testacés, pénultième artiele brun. Antennes bru- nâtres, leurs premiers articles enlièrenient testaee's. Pro- thorax à peu près de la forme du précèdent, proportion- nellement un peu moins court, moins large en avant, moins brusquement rétréci en arrière, n^oHVant pas de rides bien sensibles sur son disque-, angles postérieurs non ou à peine saillants. Elytres ovales-oblongues, of- frant chacune deux taches jaunâtres, la première à hi base, ordinairement un peu triangulaire, la seconde aux deux tiers, un peu arrondie-, stries à points bien marqués jus- qu'au-delà du milieu, entièrement effacées à Textrémité; deux petits points sur le troisième intervalle. Dessous dun noir-bronzé. Pattes d'un testacé pâle. Cette espèce est répandue dans toute TEurope. On la trouve aussi dans l'Amérique du nord. Var. A. D'un noir-bleuâtre-bronzé. B. Deux taches humérales seulement sur les élylres. 45. B. nUMERALE. Nignim, obscure œneiiin \ antennis n\gro-{{X5c\s\ thoince hreve^ cordato, latiore, augulis posiicis vix prominulis\ elytris obhmgo-ovatis^ punctato-striatis^ siriis posticc deictis. DE LA SOCIÉTÉ EN! OMOLOGIQUE. 545 macula humerali testacea-, femoribus Lrunneis, tibiis tes- taceis, tarsis infuscatis. Bemhidium hnmcrale. Slurm. Deuts. ins. vt. p. 176. 44. tab. CLXH. b. 1825. Bemhidium puJchmm. Gjl. Ins. Suec. iv. App. p. 409. 9-10. 1827. — Dej. Spec. v. p. 170. 118. 1831. — Id. Icon. IV. p. 434. 85. pi. 221. 1. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 136. 51. 1838. — Rctlt. Faun. Austr. p. 766. App. 1849. Bemhidium hcllum, Sahlb, Ins. fen. i. p. 190. 21. 1834. Long. 0,003. Larg. 0,001. Tête et protliorax d'un noir un peu verdâtre. Sillons frontaux légèrement obliques en avant. Palpes brunâtres. Antennes d'un noir obscur, le premier article le'gèrement bronzé. Prolhorax assez convexe, plus large que la tête, court, plus large que long, largement arrondi en avant sur les côte's, fortement et brusquement resserré en arrière, cordiforrae j impression transverse antérieure légère, la postérieure plus forte, sillon longitudinal médian très fin, base obliquement coupée sur les côtés, comme rebordée, offrant ordinairement en dessus quelques petits points obscurs entre les deux fossettes, angles postérieurs à peine saillants. Eljtres d'un noir légèrement bronzé; offrant une taclie testacée légèrement arrondie au-dessous de Té- paule, ovales-oblongues, deux fois larges comme le pro- thorax à sa base, striées-ponctuées , stries effacées posté- rieurement, deux points enfoncés peu marqués sur le troisième intervalle. Dessous noir. Cuisses brunâtres, of- frant un léger reflet bronzé, jambes testacées, leur base et les tarses un peu obscurs. 2* Série, tome ix. . 36 54« ANNALES Finlande. Erlangen (M. Rosenhauer). Rouen (M. Moo- querys). Autriche (Redt). Suède (Gyl). Suisse (Heer), GROUPE 8. Corps allongé, convexe-, prolliorax cordiformc, oblong, couvert de gros points à la Lasc, souvent ponctue en avant; stries des élytres ordinairement très fortement ponctuées et entièrement effacées en arrière, surtout les extérieures. J'ai cru devoir faire un groupe des espèces suivantes, car elles ont une forme et des caractères tout particuliers-, elles établissent très naturellement le passage des Lcja de Dejean à ses Peryp/ms. Outre les caractères énoncés, elles ont ordinairement le prothorax ponctué en partie en des- sous, la huitième strie un peu séparée de celle du rebord, parfois fortement marquée, parfois enfoncée seulement en arrière et effacée antérieurement. Nota. J'ai placé en tète du groupe suivant le B. modes- iiim, qui forme parfaitenicnt le passage entre les groupes 8 et 9. Il se rapproche de celui-ci par sa forme un peu allongée, son prothorax un peu oblong, fortement ponctué à la base, offrant quelques points antérieurement^ ses stries fortement ponctuées, notablement effacées en ar- rière; mais il s'en éloigne par sou corps subdéprimé, son prothorax moins allongé, non ponctué en dessous, sa huitième strie non écartée de celle du rebord-, sa tèle en outre est ponctuée en arrière, comme dans plusieurs autres espèces du groupe suivant. 46. B. ELONGATUM. Supra viridi-œneum ; thoracc longiore, elongato cordato^ postice atquc antice puncioto -, elytris angustatis, elongatis. » DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGlQUE. 5i7 postice macu]a. obsoleta testacea rotundata; striis (urlius punciatis^ postice omnino delctis , octm'a apicc projunde inipressa\ thoracc //;/}•« parce punctato, lateribus Ja;v0-, autcnnis hasi testactis ., pcdihns pallidc tcsîaccis\ pcdporum articula penullimo ohscui'O. Bcinbidiiim clongntinn. Dej. Sper. v. p. 148. 100. 1831. — ïd. Icon. p. 41G. 72. pi. 218. G. 1831. — Brul. H. nat. V. Col. % p. 163. 1835. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 280. 21. 1835. —Ranib. Faun. Andal. i.p, 142. 10. 1837. — Heer. Faun. helv. p. 134. 45. 1838. Bcrnbidinin punciicoUc. L. Duf. Excurs. ent. p. 27. 112. 1843. Long. 0,0035-0,0045. Larg. 0,0012-0,0015. )>essus d'un vert-bronzé, plus ou moins brunâtre sur les élytres, surtout en arrière. Palpes Icstaccs, le pc'nul- tième article d'un brun obscur. Antennes d'un noir-brun, le premier ou les deux premiers articles et la base des deux suivants ttstaccs. Tête ofirantun point enfonce' dis- tinct au milieu du front. Prothorax convexe, légèrement plus large que la tête, plus long que large, rétréci en arrière, étroit, allongé, cordiforme ; impression transverse antérieure peu marquée, la postérieure plus distincte, couverte, ainsi que la base et le bord antérieur, de gros points enfoncés, fortement marqués ; ligne longitudinale médiane forte, atteignant la base, celle-ci ordinairement légèrement bisinueuse, fossettes des angles postérieurs légères, peu profondes, ceux-ci droits, peu saillants. El j très étroites, allongées, assez convexes, offrant aux deux tiers postérieurs, vers le bord externe, une tache arrondie d'un jaune-testacé, souvent peu apparente, ou même confondue avec la couleur du fond-, stries peu pro- fondes, formées par des points très gros et très fortement 548 ANNALES marqués, entièrement efTacées en arrière -, l'exlrémité de la huitième fortement enfouccc; deux petits points peu distincts sur le troisième intervalle. Dessous du corps d'un noir-brunâtre, plus souvent brun, ou même roux, surtout l'abdomen. Prolhorax fortement ponctue en dessous, lisse sur les côte's et auprès de la ligne médiane j poitrine ponc- tuée seulement tout à fait en avant, sur les côtés du mésosternum, et offrant une ligne de points au-dessous de 1 insertion des pattes intermédiaires. Pattes d'un tes- tacé pâle, les genoux étroitement bruns. France méridionale et orientale, Piémont, Corse, etc. Espagne, Styrie et Dalmalie (Dej.). On le trouve parfois aussi aux environs de Paris. Nota. Il faut peut-être rapporter à cette espèce VEla- phms decoratus , Duft. Faun. ii. p. 213. xxix. 1812, J» cause des mots : a premier article des antennes et pieds d'un testacé pâle, extrémité des élytres tachée de bru- nâtre », et surtout de ceux-ci, qu'il aflecte de répéter après sa description : « prothorax très étroit, w mais Duftschmid indique une coloration bleuâtre, et sa des- cription fort insuffisante nous laisse tout à fait dans le doute. 47. B. Dahlu. Capite thoraceque brunneis-, thorace oUongo cot'dato, postice atque anûcefojiiterpimctato:, elytris rufo-brunneis, postice macula testacea rotuiidata, angustatis, elongato- ovatis, conve->iïori\ms, fortitei' punciato-siriatis, striis pos- tice deletiSf octcwa tota profimdc inipressa: ihorace infra densius, lateribusque pectore, fortiter punctatis-, antennîs palpisque rufo-testaceis ; pedibus pallide testaceis. Bemhidium Dahlii. Dej.Spec. v. p. 148. 99. 1831. — DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 549 Id.Icon. IV. p. 415 71. pi. 218. 5. 1834. —Lucas. Expl. Alg. Art. 5"^ livr. p. 85. 236. 1846. Long. 0,0048-0,0056. Larg. 0,0016-0,0018. Voisin du B. cnhrum \ de même grandeur et de même forme, mais corps encore plus convexe. Tête et prothorax d'un brun parfois un peu roussâtre-, sillons frontaux n'of- frant point postérieurement de petits points enfoncés dis- tincts. Antennes en entier d'un testacd rougeâtre. Pro- lliorax couvert à son bord antérieur de points enfoncés, ordinairement plus nombreux que dans le B. ciibnim, et aussi forts que ceux de la base. Elytres à peu près de même forme, un peu plus convexes, d'un brun-roussâtre ou d'un roux-lestacé, offrant aux deux tiers postérieurs) vers le bord externe, une tache arrondie plus pâle, parfois un peu fondue avec la couleur du fond -, stries semblables, mais moins effacées à l'extrémité, où l'on en voit encore un peu les traces, leurs points ordinairement un peu plus petits; les deux petits points du troisième intervalle, placés, le premier au quart, le second presqu'au milieu. Dessous du corps brun , l'abdomen ordinairement d'un roux-testacé, surtout vers l'extrémité. Pattes d'un testacë pâle. Prothorax plus densément et complètement ponctué en dessous. On le trouve en Sicile, Sardaigne, Corse, Algérie, et dans le midi de la France. Je l'ai pris moi-même à Tou- louse. 48. B. CRIBRUM. Supra y^iridi-œncum ,• tJiorace oblongo cordato , postice fortiter punctato, antice parcius ^ elytris apice bmnneîs, anguslatisj dongato-oçatis , convexis, fortiter stnatis, striis fortiter punctatis, postice omriino deletis, octuva io\.ai 550 ANNALES jirofunde impressa; thoTuce infra, lateribusque pectore fortiter punctatis -, antcnnis, palpisque testaceis, pcdibus pallide testaceis. Bcinhidium elongaium. Lucas. Expl. Alg. Art. 4e livr. p. 78. 21G. 1846. Long. 0,005-0,0056. Larg. 0,0010-0,0018. Voisin du B. riifipes, St., mais s'en distinguant parfai- tement par ]es caraelères suivants. Corps proporiionnel- leuient plus étroit et plus convexe. Dessus d'un vert- Lronzé, parfois le'gèrement bleuâtre. Palpes de même testacés. Antennes en entier d'un roux-testacé. Sillons frontaux offrant postérieurement auprès des yeux quelques petits points plus ou moins distincts; un point enfoncé au milieu du front. Prothorax à peu près comme dans le B. riifipes, Slurm, mais un peu plus convexe, son bord anté- rieur offrant ordinairement des points enfoncés bien mar- qués, ou même presque aussi forts que ceux de la base. Elytres plus étroites cl plus convexes, orJinairenieiit d\in Lrun-roux postérieurement, striées et ponctuées de la même manière, mais les stries plus effacées en arrière, souvent un peu plus fortement ponctuées-, la huitième légèrement arquée, écartée du rebord, tout entière dis- tincte et fortement enfoncée. Dessous du corps de la même couleur, le dernier segment abdominal, et parfois une plus grande partie de Tabdomen d'un roux un peu tcstacé-, protiiorax et côtés de la poitrine fortement ponc- tués. Pattes en entier d'un testacé pâle, France méridionale : Pyrénées-Orientales , Toulouse, Agen, etc. On le trouve aussi en Algérie. Nota. Parfois il devient brun, et peut alors être con- fondu avec le B. Dahlii , mais il conserve loujoiirs un DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. 651 reflet bronze', qui se joint aux autres caractères pour l'en distinguer. Je Tai trouve confondu dans les collections avec les espèces voisines, tantôt sous le nom de B. crenalum, tantôt 60US celui de sloinoîdcs. Par une distraction assez bizarre, M. Lucas, qui Tavait confondu avec Yclongatinn, Dej., l'a place entre le scutel- lare et le histrintum, trompe par la ressemblance de nom iie Velongatulum, Dej. 49. B. ALBIPES. Supra viridi-œiiewn i copile sœpius punctis quibusdaai -, thorace oblongo cordctto , posticc foiiiter pimctato, antice parcius; dytris apice bninneis, oblongo-ovatis, convexis, J'oîiiter striatis, striis j'ovliler punctatis, posiice late deletis, octctva apice profunde inipressa; antennis basi palpis pe- dibuscjiie testaceis. Bembidium albi'pes. Sturra. Deut. ins. vi. [>. 134. 17. tab. CLViii. A. 1825. Bembidium crenatum. Dej. Spec. v. p. 147. 98. 1831. — -Id.Icon. IV. p. 414. 70. pi. 218. 4. 1834. — Heer. Faun. helv. p. 134. 42. 1838. -- Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Long. 0,004. L;ug. 0,0015. Dessus d\iu vert-bronzé i paifois d'un brun-brouzé- verdâtre. Palpes testacés. Antennes d'un brun-roussâtre, d'un roux-teslacé à la base. Tête offrant, surtout dans son milieu, quelques petits points enfoncés plus ou moins distincts , ])arfois peu marqués. Protborax à peu près (Omme dans le suivant, mais ordinairement un peu plus étroit et plus convexe, du reste variant un peu parfois, 552 ANNALES bord antérieur offrant des points enfoncés bien marqués, ou même presque aussi forts que ceux de la base. Elytres ovales-oblongues, plus convexes, proporlionnellenient un peu plus courtes et plus régulièrement ovales (jue dans le B. nifipes, Sturm,d'un brun-roux postérieurement, striées de la même manière, stries plus fortement ponctuées, beaucoup plus effacées en arrière, plus niéuie que dans le cribrum, et déjà après le milieu ; la huitième semblable. Dessous du corps brun, ou d'un noir brunâtre, abilomen roussâtre à Textrémité, ou parfois en plus grande partie; prothorax et poilrine ponctués en dessous, à peu près comme dans le suivant, offrant cependant quelques points de plus, mais rares et peu marqués. Pattes testacées. Autriche, Allemagne, Bavière. France méridionale (M. Reiche). M. de la Ferté-Sénectère m'a obligeamment communi- qué deux types de la collection Dejean. Nota. Voisin du B. mbrnin, il s'en distingue i^uùlement par sa taille plus petite, son corps moins allongé, ses éljtres plus ovales, sa huitième strie non entière, son prothorax et sa poitrine différemment ponctués en des- sous, etc. 50. B. KUFJPES. Supra viridi-cyaneum -, ihoracc ohlougo cordaio, posticc fortiter puiictato ; elytris o\Aonu\s,fortitcrpu7ictaio-stnatis^ striis postice delefis, octa^'a apice profnndc impressa, aii- tcnnis basi, pjlpis pedihusquc testaceis. Elaphriis nfipes. Illig.? Mag. i. p. 63. 7-8. 1801. — Duft. Faun. n. p. 207. xx. 1812. Bemhidiiwi nijipes. Sturm. Deut. ins. vi. p. 130. 1 i. tab. cLVii. A. 1825. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 55 "î Bembidiurn ruficoiTiis. Sturm. Deut. ins. vi. p. 133. 16. lab. cLvii. B. 1825. Peryphusdecorus. Steph. 111. n. p. 14. 7. 1829. ~ Id. Mail. p. 55. 414. 1839. Bembidiurn brunriipes. Dej. Spec. v. p. 144. 96. 1831. — Id. Icon. IV. p. 412. 68. pi. 218. 2. 1834. — lleer. Faun. helv. p. 133. 40. 1838. — Schiod. Dan, cl. p. 3.uS. 12. 1840. — Redt. Faun. Austr. p. 108. 1849. Peryphus albipes. Steph. lllustr. v. p. 386. 8. a. 1832. — Id. Man.p. 55. 417. 1839. Var. a. Elytris oblongo-ovatis, convexis j antcnnis nonnimquam tcstaceis. Bembidiurn stomoides, Dej. Spec. v. p. 140. 97. 1831. — Id. Icon. IV. p. 413. 69. pi. 218. 3. 1834. — Hedt. Faun. Auslr. p. 108. 1849. Bembidiurn albipes. Heer. Faun. bel. p. 133. 41. 1838. Long. 0,0055-0,0063. Larg. 0.0019-0,0022. Dessus d'un bleu-verdâtre, ou d'un vert un peu bronze. Palpes entièrement testacés. Antennes d'un brun obscur ou roussàtre,les deux premiers articles et labase des suivants d'un testace-rougeâtre. Protborax assez convexe, un peu [)Ius large que la tête, aussi long que large, oblong, cor- (liformc, rétréci en arrière, impressions Iransverses peu marquées, la postérieure couverte , ainsi que la base, de gros points enlbncés, on voit aussi parfois quelques points peu marqués près du bord antérieur j ligne longitudinale niédiane forte, atteignant ordinairement la base, celle-ci trèslégèi-emcnt oblique sur les côtés, fossetles des angles postérieurs très peu profondes, légères, ceux-ci droits. 654 ANiNALES Icgèiement saillants. Eiylresen ovale allonge^ oblorigues, un peu convexes, deux fois de la largeur du prolliorax à sa hase, fortement striées-, stries offrant des points gros et bien marqués, presque entièrement eflacées à l'exlré- mité, surtout les extérieures, deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers, Texlrémilé de la huitième strie un peu écartée du rebord et fortement enfoncée. Dessous du corps d'un noir parfois un peu brunâtre, 1 extrémité du dernier segment abdominal roussàtre. Prolhorax lisse en dessous, ou offrant senk-ment quelques points enfoncés aux angles postérieurs et le long de la suture des pièces latérales avec la médiane-, jjoilrine lisse, ponctuée seulement tout à fait en avant sur les côtés du mésosternum. Pattes entièrement testacées. France , surtout méridionale-, Autriche, Allemagne, Suisse, etc. Var. a. Elytres moins allongées, plus ovales, un peu plus convexes-, antennes parfois entièrement teslacées. Cette variété est établie sur le B. stomoides^ Dej., du- (piel j'ai reçu un type de l'obligeance de M. de la Ferté- Sénectère. Je ne peux le considérer comme une espèce, car il n'y a pour les séparer que le caractère mentionné ci-dessus, et Ton trouve <\cs passages. J'ai vu du reste des individus bien j)lus distincts et diflerant encore plus du type, que Texenq^laire de la collection Dejean, entre autres un individu provenant d'Angleterre, dans la col- lection du Rév. J.-F. Dawson. Quand au caractère d'an- tennes entièrement teslacées, il n'est nullement cons- tant. Nota. Presque tous les auteurs et Erichson lui-même rapportent au B. riifipes, Gyl. Dcj. [ni'lidulum, Marsh. ^, HE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 55::> VElaplirus rufipcs, lil. 1. c, llliger, dans ce cas, aurait cvidemuient décrit, non le t^'pc, mais noire varie'lé C. Pour moi, je crois devoir le rapporter plutôt, avec Duft- schmid et Sturm, au B. bruiuiipeSy De].; la description s'y applique mieux en efTet, et ne peut, quand liliger, par exemple, nous dit, en parlant de son insecte : « Plus clroitque les antres espèces de ce genre, etc. » aller tou- jours au nitidnhim, JMarsli.-, les mots : « protborax ponc- tué devant le Lord postérieur, » conviennent mieux aussi à Tespèce qui nous occupe, etc. Par consécjuent, j'ai dû faire prévaloir pour le riifpcs, Gyl. Dej. le nom de iiiti^ tluliun, ÎMarsli., comme plus ancien, et adopter pour celui- ci le nom de ni/ipcs, Illig.? Duft. GROLPE 9. Taille assez grande. Prothorax suhcordifbrme, jjarfois carré, ordinairement peu convexe^ stries des élytres en général un peu eO'acées vers Textrémilé, mais cependant assez distinctes, fp moins les internes. Antennes longue.^, grêles, à articles allongés. Ce groupe comj.rend la plupart des Peryphus de Me- gerle ctDejean, il renferme un grand nombre d'espèces, toutefois il se distingue assez facilement des groupes voi- sins-, c'est sans contredit celui dont Tétude est la plus difficile; atin delà simplifier, j'établis les coupes suivantes, (jui sans être absolument rigoureuses toujours, faciliteront néanmoins beaucoup l'élude des espèces. A. Vertex légèrement ponctué ; élytres offrant posté- rieurement une bande transverse d'un rouge-testacé, 51. B. MODESTUM. Supra nigro-cyaneo-^/2c«m, siihriepressum -, capite verlicç 55« ANNALES punctulato-, ihorace snbcordato, suboblongo, bas i prof un de punctato -, elytr'is elongato-ovalis, foiiiter pimctato striatis atriis posticc ddetis\ fascia transversa communi postica rnfa; antennis hasi pedibusque rnfo^testaceis ^ femonbus hasibrunneis Carabusmodestus. Fabr. Sjst. el. i. p. 185. 82. 1801. Ocydromus modestus. Clairv. Ent. helv. ii. p. 20. tab. i. A. 1806. Elaphnis modestus, Duft. Faun. ii, p. 208. xxiii, 1812. Bembidium modcstum. Sturin. Deut. ins. vj. p. 138. 20. tab. cLvm. d. 1825. — Dej. Spec. v. p. 105.62. 1831. — Ici. Icoii. IV. p. 372. 37. pi. 213. 1. 1834. — Lacord. Faun. Paris, i. p. 276. 12. 1835. — Brull. H. nat. V. Col. 2. p. 163. 1835. — Heer. Faun. helv. p. 128. 23. 1838. — Kust. Kaf. Eur. fasc. xi. 21. 1847.— Redt. Faun, Austr. p. 112. 1849. Long. 0,0045-0,005. Larg. 0,0015-fl^0016. Dessus d'un bleu obscur , parfois un peu verdâtre, prothorax et elytres d'un noir-bleuâtre-bronze'. Palpes ordinairement d'un brun-lestace, leur pénultième article d'un noir-brun. Antennes d'un noir-brun, de la longueur de la moitié du corps, le premier ou les deux premiers articles et la base des deux suivants d'un roux-tcstacé. Tête légèrement ponctuée sur le vertex , sillons frontaux rugueux. Prothorax légèrement convexe, un peu plus large que la télé, à peu près aussi long que large, peu arrondi sur les côtés en avant, un peu rétréci en arrière, subcordifomie -, ligne longitudinale médiane forte, limitée par les deux impressions transverses, qui sont bien mar- quées, mais [)eu prot'otides , l'antérieure offrant quelques DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUr:. 557 j)oinls enfoncés plus ou moins distincts , la posldrieure rortcnientpon( tuée, ainsi (jue toute la base^ celle-ci coupée carrément, fossettes des angles poslérieui-s peu profondes, ceux-ci droits, un peu saillants. Eljtres étroites, ovales- allongées, légèrement parallèles et un peu planes, deux fois larges comme le prolhorax à sa base, offrant vers le tiers postérieur une bande transverse commune , d'un rouge-testacé, légèrement inierrompue par la suture et n'atteignant pas tout à fait le bord externe j fortenient striées-ponctuées, les points des stries externes au moins aussi gros que ceux des internes*, septième strie effacée ou peu marquée ; stries cfTacées à Textrémitéj deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps d'un noir-bronzé. Pattes d'un roux-testacé, cuisses plus ou moins brunâtres, au moins à la base. France orientale, Tours (M. Reiche), /illemagne, Au- triclie, Piémont, Suisse, Italie, etc. B. Elytres ordinairement unicolores, vertes, bleues, etc., plus rarement testacées, ou offrant une bande obso- lète longitudinale roussâtre. Vertex variant. X. Pattes testacées, cuisses rarement d un brun-noiratre à la base ; stries plus ou moins effacées en arrière, dis- tinctement et le plus souvent aussi, fortement ponctuées. •f. Elytres vertes, bleues, etc., rarement d'un brun- testacé, mais offrant alors un fort reflet vert-bronzé. *. Vertex lisse. Corps allongé-, prothorax oblong; stries fortement ponctuées, très peu effacées en arrière. 52. B. FULVIPES. Supra viridi-œneum aut cyaneum \ thorace convexius- culo, oblongo-cordato, hasi punctulato, postice. fortiter 558 ANNALES roarctato, anffilis posticis suhpromùmUs ; e/y/m elonf^alis, fortiter stiiatis, stn'i's fovl'dcr puncta fis } a/itcniiannn arli- culobasali, sequentibus basi, pccUbusfjue rufu-testaceis, f'cmoribus paululum brutrrieis. Bcinhidinm picipcs. Sturm. Deul, in?, vi. p. 131. 15. lab. cLvii. f. c. 1S25. Bemhidiuin fidvipes. Stunn. 1, c. vu. p, IG. Register, 1827. Peryphus fulvipes. Kolen. Melet. cnt. fasc. i. p. 78. 149. 1845. Bemhidiuin dislinctum. Dej. Spec. v. p. 137. 89. 1831. — Ici. Icon. IV. pi. 217. 1. p. 403. 61. 1834. — Heer. Fann. belv. p. 132. 3G. 1838. — Redt. Faun. Aiistr. 1>. 110. 1849. Var. a. Elytris brunneis. Long. 0,007-0,0075. Larg. 0,0022-0,0025. Dessus d'un vert-bronze, ou d'un bleu un peu verd.Hre. Palpes d'un roux-lestace , le p(inullième article brun. Antennes d'un brun obscur, le premier article et la base des suivants d'un roux-teslacë. Prothorax un peu plus large que la tcte, assez convexe, un peu oblong, à peu près aussi long que large, assez fortement rétréci en ar- rière et arrondi sur les côtés en avant, cordiforme, impression transverse antérieure assez distincte, la posté- rieure plus forte, offrant quelques points enfoncés, ainsi que la basej ligne longitudinale médiane bien marquée; base obliquement coupée sur les côtés, fossettes des angles postérieurs un peu arrondies, peu profondes, angles pos- térieurs peu saillants. Elj'tres légèrement convexes, étroites, allongées, oblongues, fortement et profondément striées- ponctuées, stries assez distinctes dans toute leur DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 559 longueur^ lisses et un peu effacées en arrière^ stries ex- ternes bien marquées -, deux points enfoncés sur le troi- sième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux trois quarts. Dessous d\m noir-bronzé. Pattes il'un roux-testacé , cuisses légèrement brunâtres à la base. Savoie, Tyrol , Carinthie. Suisse, France orientale (De Jean). Var. a. Eljti'es d'un brun-roussâtre, avec un léger reflet bronzé ; pattes en entier d un testacé un peu jnoins rougcàtre. Le nom de B. picipes aj-^ant été changé par Sturm lui- même en fulvipes, on doit, je crois adopter ce dernier, d'autant qu'ainsi toute confusion de noms devient impos- sible. ** Vertex lisse. Prothorax court, subcordiforme. 53. B. NITIDULUM. Supra vir'uU-œncum aut viridi-cyaneum\ thorace bre- viore, suhcordato, basi punctàto -, elytris oblongo-ouatisj loililer strùitis , striis iortiicv pujictatis, apice obsoletis , scptima sœpias distinctciy antennis basi pedibusque rufo- testaccis\ femoribus basi nigro-piceisi palponim arliculo penultimo obscuro. Carabus niiidulus. Marsh. Eut. brit. p. 454. 56. 1802. Pcryphiis nitiduhis. Steph. 111. ii. p. H. S. 1829. — Id. Man. p. 55. 416. 1839. Bcuibidiuin rujipes. Gyl. Ins. Suec. u. p. 18. 6, 1810. — Dej. Spec. V. p. 141. 93. 1^31. — Id. Icon. iv. p. 108. 65. pi. 217. 5. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 560 Ax\?^ALES 279. 20. 18.35. — Erich. Kaf. Brand. i. p. 130. 15. 1837. — HeerFaun. Helv. p. 132. 38. 1838. — Schiod. Dan.el. p. 338. 13. 1810.— Kust. Kaf. Eur. lasc. viii. 40. 1847. — Récit. Faun. Auslr. p. 107. 1849. Bemhidiuin hninnipes. Sturm. Deut.ins. vi. p. 128. 13. tah. cLvi. D. 1825. Bcinhidium alpinum. Dej. Spec. v. p. 143. 94. 1831. — Id. Icon. IV. p. 410. GG. pi. 217. 6. 1834. — Hecr. Faun. helv. p. 133. 39. 1838. Var. a. yJjitennis pallidioribus , pcdibus omnino iestaceis. Bemhidium hmnnicornc. Dej. Spcc, v. p. 141. 92. 1831. — Id. Icon. IV. p. 407.64. pi. 217. 4. 1834. Bcmhidiwn riifîpcs. Eiirh. 1. c. var. 1837. — Heer. 1. c. var. B. hrunnicomc. 1838. — Lucas. Expl. Alg. Art. 5e livr. p. 85. 235. 1846. — Kust. Kaf. Eur. fasc. vin. 40. var. A. 1847. Var. B. Elytris brunneo-testaceis, senco-micantibus-, pedibus pallide testaceis. Bemhidium ddetuin. Dej. Spec. v. p. 122. 74. 1831 . — Id. Icon. IV. p. 389. 50, p. 215. 2. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 278. l7. 1835. Var. g. Paululum major-, ihornce brève-, elytris apice rufescentibus , siriis niinn?, ïovùicr pimctaiis\, anlcnrianim ariicidis tribus basalibus, J)^^[ns pcdibiiscjuc omnino rufo- testaceis. Peryphus ajfinis. Steph. 111. v. p. 386. 7. a. 1832. Pcryphus riifipes. Steph. Man. p. 55. 415. 1839. Long. 0,0045-0,0055. Larg. 0,0017-0.002. UE L.\ SOCIÉIÉ i:iNTOMOLOGlQLE. 561 Dessus d'un bleu'verdâtre, ou d'un vert-Lronzë. Palpes d'un roux-testacc' , le pénultième article brun. Antennes d'un brun obscur, leur premier ou les deux premiers ar- ticles et la base des deux suivants d'un roux -tes ta (é. Pro- thorax légèrement convexe, court, j)lus large que la tête, plus large que long, assez fortement rétréci en arrière et ar- rondi en avant sur les côtés, subcordiforme, impression transverse antérieure légère, la postérieure assez forte, couverte, ainsi que la base, de points enfoncés qui la ren- dent distinctement rugueuse, ligne longitudinale médiane forte, bien marquée, base coupée carrément, fossettes Ibrtes, arrondies, très profondes, angles postérieurs tlroits, saillants. Elytres ovales-oblongues, légèrement convexes, deux fois larges comme le prothorax à sa base, fortement striées, stries à points gros et fortement marqués, un peu effacées en arrière, la septième ordinairement distincte, de'jx points enfoncés sur le troisième intervalle, le pre- mier au tiers, le second environ aux deux tiers. Dessous du corps d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un roux- testacé, cuisses d'un brun-noiràtre à la base. On trouve cette espèce dans la plus grande parlic de l'Europe. Var. a. Antennes plus claires, d'un brun-roussâtre, testacées à la base; pattes entièrement testacéesj pénul- tième article des palpes moins obscur. France, Suisse, Piémont, Dalmatie, Sicile, Algérie, etc. Var. B. El^tres d'un brun-testacé , avec un reflet bronzé-, antennes brunes, leur premiLn* ou les deux pre- miers articles et la base des deux suivants testacés. Pattes en entier d'un testacé pâle. France, Paris-, Piémont, Algérie. Dalmatie (Dej.). Var. C. Taille ordinairement un peu plus forte (0,0055- T Série, tomeix. 37 jOJ AiNlNALtS 0,()06)i télé un peu plus étroile et ^-eux moins saillants ; jxolhorax ordinairement un peu moins court et moins transversal, un peu moins large à la base. Elytres un peu plus convexes, plus régulièrement ov^ales, points des stries plus petits, moins forts et moins distincts-, extrémité des élytres le plus souvent un peu roussâtre ; palpes entière- ment testacés, ainsi que les trois premiers articles des an- tennes et la base du suivant. Pattes d'un roux-teslaré, base des cuisses parfois légèrement brunâtre. Angleterre, Ecosse, France occidentale. iVo/nt. Cetle espèce varie beaucoup, surtout pour la forme des élytres, parfois courtes, ovales, parfois assez allongéeSj oblongues, elle varie aussi pour la coloration. Je n'entrerai pas dans de longs et inutiles détails, et me bornerai à dire que dans ma variété A rentre le B. brun- nicome, Dej., déjà réuni par Ericbson. J'ai pris conunu- nément cette variété aux environs de Prades , dans les Pyrénées-Orientales, et Ton trouve le type mélangé avec elle. Ma variété B est fondée sur le i>. delcluin, Dej., lequel ne diffère du uitiduUnn que par sa coloration , quoique Dejean les place très loin Tun de Tautre, et je regarde sa réunion comme si évidente , que je n>e borne à signaler tous les passages. La variété C est assez distincte, surtout des individus à élytres courtes et fortement ponctuées, toutefois, après mûre étude, je n'ai pas cru devoir la sé- parer du nitiduluin, car cette espèce varie beaucoup^ et Ton retrouve des individus à caractères mixtes cl iutermé- tiiaires-, j'ai préféré n'établir qu'une variété. Quant au B. alpinwiiy Dej., dont M. de la Ferté-Sénectère m'a com- muniqué un type^ je n'ai même pas cru devoir en faire une variété. Enfin, Dejean indique encore une variété d'un bleu-violet, Obsen'alion. J'ai vu dans la collection de M, Fairniairr^ UE LA SOCIÉTÉ EiNTOMOLOGlQUE. :,G3 comme provenant crAutriche, et dans celle de 31. Rosen- hauer, comme provenant delà Carintliie, quelques exem- plaires du B. Millcri, Rcdt., inc^dit; je les ai etudie's à plusieurs reprises, afin de savoir s'il fallait en constituer une espèce distincte, ou seulement une varie'té du nilidu- luifjj et après maintes hésitations, n'osant, au milieu des variations si fortes que pre'senle le nilidulum, e'iablir une espèce nouvelle sur (juelques individus, j\ii cru devoir seulement le mentionner ici, laissant à d'autres plus e'clai- re's le soin de vider entièrement la question ; quanta moi, je penche pour la réunion. Taille un peu plus faible (0,004-0,0043) que dans le B. uitididum^ ty|)e. Dessus du corps vert-bronzé. Tête plus étroite. Prothorax moins court, moins large, par conséquent un peu plus long, assez fortement rétréci en arrière. Eijtresovales-oblongues, un peu plus étroites et plus convexes, roussât;es postérieurement. Antennes d'un teslacé hrunâtrcj leur base, les palpes et les pattes entiè- rement teslacés. Sauf la grande différence de taille, il a beaucoup de rapports avec la variété C 54. B. FASTIDIOSOM Supra vin'di-œncum j t/iorace brève, leviter subcordato, postice parum coarctato, basi punctatoj elytris ohlougo- ovalisj antice leviter subangustatis, fortiter punctato- striai i s, str lis apice deletis; anteimis basi pcdibusquc 'iifo- testaccis j femoribus basi nigro-piceis -, palponim articula penullimo obscuro. Long. 0,0036-0,004. Larg. 0,0013-0,0015. Dessus du corps vert-bronzé. Palpes d'un roux-testacé. pénultième article obscur. Antennes un peu plus courtes que la longueur do la moitié du corps , brunes, les deux premiers articles et la base des deux suivants d'un roux- testacë. Prothorax très voisin de celui du B. jiitidulutn :jG4 annalks type, proportionnellement un peu moins court et moins transversal, peu rétre'ci en arrière, moins cordiforme, plus carré, (osseites des angles postérieurs rugueuses, moins profondes, hase distinctement ponctuée en dessus. PJylres ovales-oLlongues, légèrement convexes, un peu plus étroites qu'elles ne sont d'ordinaire dans le iiitiduhim, de même ou à peu près, fortement striées-ponctuées ; stries un peu plus effacées en arrière. Dessous du corps d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un roux-lestacé, cuisses d'un brun-noirâtre à la base. Je n'ai vu que deux exemplaires de cette espèce , ils m'ont été communiqués par M. de la Ferté-Sénectère comme provenant d'illyrie. Très voisins de l'espèce pré- cédente, ils s'en distinguent cependant par leur taille notablement plus petite, leur prolhorax moins rétréci postérieurement, moins cordiforme, plus carré, leurs stries un peu plus effacées en arrière; leurs élyli'es parais- sent aussi très légèrement rétrécies en avant. 55. B. BRUNNIPES. Supra obscure œneum -, thorace brève, suhcordato, basi punctatoj etytris oblongo-ovatis, punctato-striatis, sttiis postice deletisj antennis basi pedi busqué rufîs, femoribus infuscatis. Bembidium brmmipes. Sahlb. 1ns. fen. i. p. 191. 5. 1817. etc. et 1834. Bembidium Sahlber^ii. Dej. Spec. v. p. 144. 95. 1831. — Id. Icon. IV. p. 411. G7. pi. 218. 1. 1834. — Zett. 1ns. lap. p. 27.22? 1838. Long. 0,0043. Larg. 0,0016. Dessus du corps d'un bronzé obscur , très légèrement verdâtre. Palpes roussâtres à la base, leur pénultième ar- ticle obscur. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du coi ['S, leurs articles proportionnellement moins DE LA SOCIÉTÉ KNTOMOLOGIQUE. 565 allongés que dans le uitidulmn, tFun brun-roussâlre, le premier article et la base des trois suivants d'un rouge- testace. Prothorax {vis voisin de celui du B. intidulum ^ mais un peu moins court qu'il n'est d'ordinaire chez ce dernier, ce qui le fait paraître un peu plus carre, la partie postérieurement rélrccie un peu plus longue, les côtés tombant un peu plus perpefdiculairement sur la base , les angles postérieurs un peu plus saillants-, ligne longi- tudinale médiane atteignant la base, celle-ci distinctement ponctuée en dessus. Elytres à peu près de même forme, ovales-oblongues, stries disposées de même, mais moins marquées, moins fortement ponctuées et plus effacées en arrière-, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, placés un peu plus haut, le premier presque au quart, le second un peu après le milieu. Dessous d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un rouge- testacé , brunâtre sur les cuisses. Finlande. J'ai décrit cette espèce, voisine du Jiilidulum ^ sur un individu type de la collection Dejean, que M. de la Ferté- Sénectère a eu l'obligeance de me communiquer. Le nom de B. hnmnipes, Sahlb., étant le plus ancien, j'ai été forcé de l'adopter. 56. B. MONTICULUM. Supra K'iiidi-cyaneum -, tJiorace suhcordato, hasi obsolète punctulalo , profunde transversim impresso-, elytris ohloJ7go-ovaiis , convexiusculis, forliter punctato-striatis , striis postice ohsoletis. antennis summa basi tcstaceis , palporum arliculo penultimo obscuro, pedibus pallide tes- laceis. Bemhidium monticulum. Sturm. Dcut, ins. vi. ji. \'.\h. 18. tab. cLvni. b. 1825. 566 ANNALES Peryphus monticulusf Steph. 111. v. p. 3b6. 8. /î. 1832. — Id. Man. p. 55. 418. 1839. Bemhidiuinfuscicorne. Dej. Spec. v. p. 139. 91. 1831. — Id. Icon. IV. p. 406. 63. pi. 217. 3. 1834. — Heer. Faun. helv. 132. 37. 1838. - Kedt. Faim. Auslr. App. p. 765. 1849. Long. 0,0045-0.005. Larg. 0,0016-0,0017. Dessus du corps d'un bleu un peu verdâtre. Palpes testace's, leur péniillième arliclc brun. Antennes d'un noir-brun, leur premier article tcstacé, le second et la base du troisième d'un lestacé-brunâtre, parfois obscurs. Prolhorax légèrement convexe, plus large que la tête^ uu peu plus large que long, rétréci en arrière, arrondi sur les côtés en avant, subcordiforme, impression transverse antérieure assez marquée, la postérieure forte , enfoncée , couveite, ainsi que la base, de petits points enfoncés, con- fondus, peu distincts, qui la rendent un peu rugueuse-, ligue longitudinale médiane forte, atteignant la base, celle-ci coupée très carrément, fossettes postérieures fortes et arrondies, angles postérieurs droits , saillants. Elytres assez convexes, ovales-oblongues, peu allongées, forte- ment striées-ponctuées, stries effacées en arrière, surtout les extérieures, la septième peu marquée ou nulle , deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps d'un noir un peu bronzé. Pattes en entier d'un tcstacé pâle. France, Strasbourg (M. Gaubil), Rouen (M. Mocque- rys), Agen (M. Laboulbène); Piémont, Italie, Angleterre. Styrie (Dejean). Nota. Il se distingue du deconim p;ir ses sillons frontaux non ponctués en arrière, la forme toute différente de ses élytres, et ses pattes plus pâles; son prothorax est en outre autrement impressionné en dessus, ses angles anlé- OR LA SOCIÉIÉ KMOMOLOC.IQUE. ^^.7 rieurs plus visibles, moins éinoussés, ce qui le fait p.iraître moins arrondi sur les côtes en avant ; du reste il varie uu peu, et devient parfois presque aussi long que large. *** Vertex distinctement pointillé, au moins près tlt» yeux; prothorax subcordiforme. 57. B. sicuLu.M Supra cyaneum ; capite j^rope oculos postice distincte punclulalo-, iZiOAY7ce subcordato , hosi punctulato; clytris subelongato-ovatis, punctalo-striatis, striis postice obsole- tioribus; antcniiaruin articulis tribus basalibus, palpis pedihusquc testaccis. Beinlidiuuisiculum. Dej. Spec. v. p. 136.88. J831. — Id. Icon. IV. p. 402. 60. pi. 216. 6. 1834. Long. 0,006. Larg. 0,0022. Très voisin du B. décorum. Dessus d'un bleu à peine verdâlre. Palpes entièrement teslacés. Antennes brunes, leurs trois premiers articles et la base du quatrième d'un roux testacé. Tête offrant un point enfonce oblong au mi- lieu du front. Prothorax à peu près de même forme, ou un peu moins large et moins court. Elytres plus ovales, moins allongées et moins parallèles, un peu plus convexes, un peu étroites en avant, plus larges après leur milieu-, stries moins marquées et plus effacées en arrière, mais plus distinctement ponctuées. Pattes d'un testacé un peu moins rougeàtre -, base des cuisses parfois étroitement d'un noir-brunâtre. Sicile. (Collections de MM. de Marseul , Heiche et Buquet) . Le B. atroviolaceuni.h. Duf. Ann, gen. de Bruxel. vi. p. 331. xxxu. 1820, etExrurs.enl. p. 27. 108. 1837, que 568 ANNALES cet auteur rapporte au B. sicuhiin, Dej., ne doit pas cer- tainement se rapporter à celte espèce, mais les descriptions sont si courtes, qu'il est impossible de savoir au juste, parmi des insectes si voisins, quelles espèces M. Léon Dufour a voulu décrire sous les noms de B. atrowiolaceurn, nifîpes et décorum. 58. B. DECORUM. Supra riridi-cyancum , dcpressiusculuni ; capite prope oculos postice distincte punctulato-, thorare subcordato, hasipunclulato\ elytris clonj;alo-ovatis, subparallelis, for- titer puticiatO'Striatis , striis postice ohsoleiis; antcimis basi pcdibuscjue mfo-testaceis, palporuni rt/YiWo pen ultime obscuro. Carabus dccorus. Panz. Faun. Germ. 73. 4. 1789- 1810. Elaphrus decorus. Duft.Faun. n. p. 207. xxi. 1812. Beinbidium décorum. Sturm. Deut. ins. vi. p. 122. 9. 1825.— Dej.Spec. v. p. 135. 87. 1831. — Id. Icon iv. p. 401. 59. pi. 216. 5. 1834. — Lacord. Faun. Paris, p. 279. 19. 1835. — Heer. Faun.belv.p. 132.35.1838. — Redt. Faun. Austr. p. 110. 1849. Peryphus agîlis. Steph. 111. n. p. 15. 10. l829.etMan. p. 55. 420. 1839. teste Scliaum. Bembidium luridum. Suffr. In Germ. Zeitsch. 4. p. 169. 1843. teste Scbauui. Var. a. Il Ijùis hvunnelSf œnco-micaJitibus Long. 0,0055-0,006. Larg. 0,0019-0,002. Dessus du corps d'un bleu-verdatre. Palpes testacés, le pénultième article brunâtre. Antennes d'un noir-brun, le premier ou les deux premiers articles et la base des deux suivants d'un roux-lestacé. Têle oftrant ses impressions longitudinales un peu rugueuses, pooctuées (pi. 12. 20) en arrière, auprès des yeux, et, entre les deux, quelques DE LA SOCIÉTÉ ^:NTO^JOLO(;l(,UJK 569 points très petits au milieu du vcrlex. Prolliorax sub(]é- primé, plus large que la tête, un peu plus large que long, rétréci en arrière, arrondi sur les côtés en avant, subcor- difornie, dépression transverse antérieure peu marquée, la postérieure plus distincte, couverte de petits points en- foncés, ainsi que la base, ligne longitudinale médiane forte, atteignant distinctcjnent la base, celle-ci coupée carrément, fossettes peu profondes , un peu arrondies, angles postérieurs droits, saillants. Ely très peu convexes, en ovale allongé, deux fois larges comme le prothorax à sa base, fortement striées-poncluées •, stxùes eflacées en ar- rièi-e, surtout les extérieures dont la sixième est peu marquée, fine, et la septième obsolète ou nulle; deux points enfoncés sur le troisième intervalle. Dessous du corps d'un noir-bronzé. Pattes en entier d'un testacé- rougeâtre. Cette espèce est répandue dans la plus grande [)arlie du centre et du midi de TEurope. France, Paris-, Angle- terre, Autriche, Allemagne, Espagne, Portugal, etc. On la trouve aussi en Algérie. Var. a. Elytres brunes, avec un fort reflet vert- bronzé; pattes parfois d'un testacé plus pâle, et le pénul- tième article des palpes à peine brunâtre. 59. B. PERPLEXUIM. Supra nigro-seneuni ; caw;7epostice distincte punctulato; thorace angustato, subcordato , postice utrinque obsolète foveolato, hasi punctulato, profunde transversim impresso-, elytn's elongato-ovalis , subparallelis , depressiusculis , forlhis punctato-stnatis, striis postice ohsoletis\ antennis basi, tibiis tarsisque testaceis, femoribus rufo-piceisj pal- porum ai-ticulo pcnultimo obscure. {Ex Dejean.J BembùUum perplexum. Dej. Sper. v. p. 138.90. 1831. — Id. Icon. IV. p. 404. 62. pi. 217. 2. 1834. Long. 1 .3/4 ligne. Larg. 2/3 ligne. 570 ANNALES II est beaucoup plus petit que le décorum, et sa couleur est en dessus d'uu bronze obscur presque noirâtre. La têle est assez allongée et Iriangulriirt- , elle a de chaque côté, entre les antennes, une impression longitudinale assez large et assez marquise, dont le fond est couvert de points enfonces qui le font paraître un peu rugueux, et, clans son milieu, quelques petits points enfonces qui sem- blent rtfunir la partie postérieure des deux impressions. Palpes d'un brun-roussâtre, le pénultième article d'un brun-noirâtre. Antennes à peu près de la longueur de la moitié du corps, le premier article et la base des deux sui- vants d'un testacé un peu lougeâlre, le reste d'un brun- noirâtre. Les yeux sont noirâtres , assez grands et peu Baillants. Le protliorax est un peu plus large que la lête, assez étroit, presque aussi long que large, très légèrement arrondi antérieurement sur Its côtés, peu rétréci posté- rieurement, légèrement cordiforme et assez convexe ; il a quelques rides transversales ondulées, à peine distinctes -, la ligne longitudinale est très fortement marquée dans son milieu et ne dépasse pas les imjjressions transver- sales; Tantérieure est en arc de cercle et peu distincte^ la postérieure est fortement marquée ^ il a de chaque côté de la base une petite impression presque arrondie et peu apparente, le fond, les bords de cette impression et toute la base sont couverts de points enfoncés très serrés, sou- vent réunis, qui les font paraitreassez fortement rugueux j angles postérieurs droits, base coupée pres([ue carrément. Elytres assez allongées, légèrement ovales, presque paral- lèles et presque planes, stries assez marquées, très forte- ment ponctuées, surtout vers la base, disposées à peu près comme dans \edecoriim\ la septième est presque entière- ment effacée-, deux points enfoncés de même , mais un peu moins marqués. Dessous du corps noir. Cuisses d'un DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 571 brun-roussâtre. Jambes et tarses d'un testacé un peu rou- geâtre. (Dejean. l.c.) Styrii-. Nota. M, de la Ferte-Seneclère, qui a eu rextréiiie obligeance de mecommuni(|uer ses Bembidium et ceux de la collection Dejean, que je lui ai demande's, n'ayant pu me communiquer Tindividu type et unique du B. per- plexuin, parce qu'il e'tait entre les mains de M. Putzeys, j'ai cru devoir intercaller tout de même cette esj)èce dans mon ouvrage, en copiant textuellement la description du Species, et modifiant d'après son texte la phrase diagnos- tique. **** Vertex lisse-, protborax cordiforme, étroit et forte- ment resserré à la base; stries larfrcn)enl effacées en 60. B. CORDICOLLE. Supra i'iridi-a'ticmn, nitidum\ f/;o;wcc cordato , postice angustato, forliter coarctato, basi profunde tmnsversim inipressOj Icvitcr rugosOj aiignlis poitici's \\-k prominulis; elylris oblongo-ovniis ^ subtiliter punctato-striatis , striis postice late deletis, l^nulla\ anteruris basi testaceis i pe~ dibus pallide testaceis. Long. 0,0045-0,005. Larg. 0,0018-0,002. Dessus du corps d'un vert-bronzé, luisant, plus ver- dâtre sur les élytres, rebord de ces dernières postérieure- ment, ou bien même leur fond, légèrement brunâtre. Palpes d'un roux-testacé, extrémité du pénultiènje article brune. Antennes brunes^ leur premier article, le second en partie et la base des deux suivants testacés. Tète large. Prothorax légèrement convexe, légèrement plus large que la tête, non ou à peine plus large que long, fortement arrondi sur les côtés en avant, étroit à la base, fortement 57-2 ANNALES rétréci en arrière, cordifbrnie ; ligne longitudinale mé- diane bien marquée, impression transverse antérieure distincte, la postérieure forte, enfoncée, olfiant, ainsi uue la bise, quelques [)etits points qui la rendent légèrement rugueuse; base coupée carrément, fossettes des angles postérieurs bien marquées, un peu oblongues, assez pro- fondes, ceux-ci droits, non ou à peine saillants. Elytres ovales-oblongucs, légèrement convexes, plus de deux fois larges comme le protborax à sa base; stries fines, mais distinctement ponctuées, largement effacées en arrière, surtout les extérieures, qui de[)lussont légères, la septième nulle-, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier environ au tiers, et le second aiix deux tiers. Dessous du corps d'un bronzé-verdâtre, l'extrémité de Tabdomen parfois légèrement ou à j^eine brunâtre. Pattes en entier d'un testacé pâle, genoux étroitement brunâtres. Turquie. J'ai décrit cette espèce sur deux individus communi- qués par M. de la Ferté-Séuecfère, sous le nom de B. piceuin, Friw. inédit. tt Elytres en entier d'un roux-testacé, parfois un peu brunâtre. 61. B. COMBUSTUM. Capite thomcecjue viridi-cyaneisj tJiotace convexiusculo, brève, cordato, basi punctidato , postice fortitcr coarctato^ profunde transi'ersim impresso * angulis posticis leviter promiimlis } clytris rufo-testaceis, apice infuscatis, elon- gatis, postice leviter dilatatis, punctalo striatis, strù's pos- ttcc obsoletis, 7* rleleta, antennis hasi. palpis pecUbuscjue rufo-testaceis, /cmo/î^/Av pauhdum brunncis. Bembidiinn combustwn. Ménctr. Cat. raison, p. 138. 543. 1832. — Dej. Cat. p. 58. 1837. DE LA SOCiETiL EN rOMOLUGlQUE 573 Pcrypitiis conibitslus. Ealtl. F;uin. Iraiis. i. p. lOô. 96. I.S3G.' Long. 0,0076. Larg. 0,00!>7. Corps allonge. '] cle et protliorax trun vert-bleu, lui- sant. Palpes (Tun testacé-ferrugincux. Antennes (mutilées dans Tindividu que j'ai vu), d'après jMénétrieSj un peu plus courtes que la moitié du corps, un peu épaissies, obscures, base d'un testace'-ferrugineux. Protliorax un peu plus large que la tête , assez convexe, un peu plus large que long, fortement arrondi sur les côtés en avant, «onlifornic, fortenjent rétréci en arrière, inipression Iransverse antérieure bien marquée, la postérieure forte, entièrement couverte^ ainsi que la base, de petits points enfoncés bien distincts, ligne longitudinale médiane forte, limit('cpar les deux impressions Iransverses , base obli- quement coupée de cliaque côté, fossettes des angles pos- térieurs larges, bien marquées, j)rofondes, ceux-ci à peu près droits, légèrement saillants. Ecusson vert-hronzé. Elytres très allongées, oblongues, deux fois au moins 1 irges comme le prothorax à sa base, enlièreincnt d'un roux-testacé, un peu obscurcies à Textrémité, où Ton trouve un léger reflet bronzé, déprimées en dessus, allant un peu en s'élai'gissant jusqu'aux deux tiers postérieurs, |)ui3 atténuées vers rexlrémité-, distinctement striées- ponctuécs, stries externes effacées postérieurement, mais les internes assez distinctes, la septième nulle -, deux points enfoncés sur le troisième intervalle, le premier un peu avant le milieu, le second aux trois quarts. Dessous du corps en entier d'un noir un peu bronzé. Pattes d'un tes- tacé-ferrugineux, les cuisses légèrement rembrunies dans leur milieu. Caucase (Falderm.), Russie méridionale (Dej.). Jai décrit cette espèce sur le type de 1m collection De- jfan. f omniunirpié par M. d- la l'\;i tc-Séncrtère. 574 AN>ALfc:S G2. B. Lafertei. C'apite thoraceque viridi-sencis ; thorace brève, subcor- ilato, postice cocurtato, hasi punctulato, prolunde iransver- siin iiiiprcsso ; cljtris riilis, oblongo-ovalis, poslice leviler dilatatis, Corùier pan ctato- striât is, striis postice oh sol dis , 7' teniii \ anlennis, palpis pcdihusque testaceis. Long 0,0065. Lnrg. 0,0025. Tête cl prothorax d'un vert-bronzé. Antennes à articles allongés, delà longueur au moins de la moitié du corps, entièrement testacées, ainsi cjue les pattes. Prothorax j)eu convexe, se rapprochant un peu de celui du £. prceustum, mais cependant bien distinct, ordinairement un peu moins court, distinctement moins large à la base, plus fortement rétréci en arrière, et par conséquent pluscordiformc, im- pression transverse postérieure de même forte, enfoncée, couverte de petits |)oints enfoncés distincts, ainsi que la base, disque à peu près lisse-, fossettes fortes, profondes, non bistiiées; angles postérieurs droits^ saillants. Elytres ovales-oblongLies, un peu convexes, deux fois larges comme le prothorax à sa base, en entier d'un testacé- rougeâtre, offrant vers Textrémilë un très léger reflet bronzé à peine distinct, un peu élargies postérieurement jusqu'aux deux tiers au moins, puis atténuées vers Tex- trémité; stries bien marquées, fortement ponctuées, un peu effacées en arrière, surtout les extérieures-, la septième légère, peu marquée ; deux points enfoncés rapprochés sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second derrière le milieu. Dessous du corps d'un noir-brunâtre, un peu roux, principalement sur le dessous de la tête, du prothorax et vers 1 extrémité de Tabdomen. Pattes entière- ment testacées. J\'»i décrit cette espèce sur un individu communiqué bienveillamraent par M. de la Ferté-Sénectère , sous le iiom de B. Genci, Dej.. inédit, comme provenant de DE L.\ .SOCIÉTÉ ErsiUMOLOGlQUE. 57;') Sîirdaigrie, j'ai eU: lieurcux de la lui dédier, comme un U'itioiguage (le mon cslinic et de ma reconnaissance. 03. B. CASTANIPEiNKE. Capilc thoraceeu rembruni et légèrement bronzé ; stries assez lortement ponctuées, clVacées en arrière, le septième lé'^ère, peu marcjuée; deux petits points enfoncés sur le troisième intervalle, le pre- mier au lier,'^, le second environ aux deux tiers. Dessous du corps (fuu noir un peu bronzé, extrémité de Tabilomen légèremtMit brunâtre. Pattes d un tcstacé-rougeâtrej cuisses à peine ou très légèrement rembrunies. J'ai vu deux individus de cette espèce, ils m'ont été communiqués par Tobligeance de M. de la Ferté-Sénec- 676 A.NNALES tère, sous le non» de B. turcicum, Frhv. inédit, comme provenant de Turcjuie. G1. B. PR-CUSTUM. Capilcthoracequc y\v\(}à-xne\s\ thorace brève, poslice paululnm coarctato, basi punclato , profunde transvcrsim iinpresso; dyiris rufo-testaceis, obloJigo-ovntis, punctato- striatisj striis poslice obsulctis, 7^ deleta\ anlcnnis, palpis pedibusijuc testaceis. Bemhidmm prœustum. Dej. Spec. v. p. 120. 75. 1831. — Id. Icon.iv.p. 388. 49. pi. 215. 1. 1844. Long. 0,005-0,0055. Larg. O.OOIG-0,0017. Tête et prothorax d'un verl-bronzé. Palpes et antennes entièrement testacés. Prolhorax sub-déprime, plus large que la tête, court, plus large cjue long, un peu rétréci en arrière^ arrondi sur les côte's en avant, légèrement cordi- forme -, impression transverse antérieure distincte, la pos- térieure forte, enfoncée, couverte de petits points, ainsi que la base, ligne longitudinale médiane forte, tantôt atteignant, tantôt n'atteignant point la base, celle-ci coupée carrément-, disque offrant de chaque côté, au- dessus des fossettes postérieures fortes, bistriées, pro- fondes, quelques rides transverses distinctes; angles pos- térieurs droits, saillants. E'ytres peu convexes, en ovale assez allongé, deux fois larges comme le prothorax à sa base, d'un lestacé-rougeâlre, leur extrémité ordinairement un peu brunâtre et légèrement bronzée-, striées-ponctuées. stries disposées comme dans le B. décorum^ mais moins fortes et moins profondes ; deux points enfoncés placés un peu plus haut sur le troisième intervalle, le premier au tiers, le second aux deux tiers-, dessous du corps d'un noir un peu brunâtre-, pattes entièrement testacées. France méridionale, (irèce, Dalmatie (Dejean). DE LA SÔClÉTfc EN rOMOLOCiigUE. 57: ENUMÉRATION DES COLÉOPTÈRES TROUVÉS DANS LE MIDI DE LA FrANCE ET EN CatALOGNE. Par M. H. VON KIESENWETTER. (Il" Partie (1) ). (Séance du 9 Avril 1851.) HlSTEROlDiE. Saprînus granarius , Erich. — Trois exemplaires, dans le sable, au bord de la mer, près de Perpignan. — apricarius, Erich. — Très commun dans le sable, au bord de la mer, près de Perpignan, sous des ordures. — rugij'rojis, Payk. — Assez rare, avec le pre'cedent. -— dimidiatus, 111. — Plus commun, avec les précé- dents. NiTIDULARIjE. Cercus pedicidarius, Linné. — Montpellier. Brachypterus gravidusy \\\. — Strasbourg, Pyrénées- Orientales. (1) Voir ce volume, page 385. 2* Série j tome ix. • 3S 578 ANNALES Brachypterus vestitus , Ksw. Slett. Entom. Zcit. 1850, p. 223. — Niger, opacus, confertissime punctatus, griseo- pubescens, antennis pedibusque tcstaceis. T-iOng. 1 1/2-2 lin. Elongato-ovatus, convexus, niger, opacus , confertis- sime punctatus, lotus pube ibrti, grisea, dense vestitus. Antennae brèves ferruginese Prothorax elytrorum latitu- dine vel paulo angustior, lateribus parum rolundatus, antrorsum paulo angustatus , antice emarginatus, basi utrinque late sinuatus^ angulis posterioribus obtusis. Scu- telluni triangulare. Elylra prolliorace sesqui longiora. Pedes onines ferruginei. Le B. i'cstitns est voisin du B. grcwidus , mais il est beaucoup plus grand, la pubescence est plus forte, plus serrée, d'une autre couleur, le corselet est plus petit, sur- tout plus étroit, et ses angles postérieurs sont obtus. J'ai trouvé un certain nombre d'individus aux bains de la Preste, dans les Pyrénées-Orientales. Brachypterus cin créas , Heer . — Pas très rare, avec le précédent. — pubescens, Ericb. — Rare, au Mont-Serrat, en Catalogne. — urticœ, Fabr. — Assez commun à Perpignan. Meligethes rufipcs, Gyll. — LacdeSéculéjo. — œneus, Fabr. ~ Toute la France méridionale, la Catalogne, et la chaîne des Pyrénéss, où cette espèce est répandue même sur les parties assez élevées. — viride.scens, Fabr. — Perpignan. — nmhrosus, Sturm. — Assez commun mw environ* des bains de la Preste. !)l': LA SOCll-yiE EMOMOI.OC.HH E. 571> Dcmicstcs Frisc/iii, Kug. — Perpignan. — atoinarùiSj Erich. — Un seul cxemplitiro, près de Perpignan. — nmn'nits, Linné. — Perpignan. — atcr. Oliv. — Perpignan. — Sardons, Knster (K^fer Europas). — Montpellier. Attagenus trifasciatiis, Fabririus. — Pas rare au Mnnt- Serrat. Anthrenus dclicatus, Ksw. — Supra vigei', fidvo-albo- qiie vnrins\ eJytris fascia an lien rdbida twgustiorc ifitciriipîa., anictiiiis 1 \-articnJatis, clava triartiruJata. Long. 1 lin. Aîithrcno pimpmellœ m'mor Gi multo brevior, subro- tundatus. Caput nigro luteoque squaniosum. Protliorax lateribus rotundatus j squamulis nigris, luteis et paucis albidis varias. Elytra nigra, nigro squauiosa, ante médium fascia undulata interrupta , minus lata, maculaque ante apicein albido squasiiosis notata , sqnamulisque luteis, disco in viltas abbrevialas obsoletiores dispositis adspersa. Subtus albo sqnamo'îns, segmentis singulis ad latera, ul- timoque medio nigi'O-maculatis. Pedes picei, tibiis tarsis- que rufescentibuîî, femoribus squamis albidis adspersis. Cette espèce habite le Monl-Serrat et la plaine autour de cette montagne. Elle a beaucoup d'analogie avec' le pîmpincUœ., mais il est plus large, et la bande antérieure iiaTpoy, crochet -, et o>y|, ongle), les espèces à élyti-es bleues, dont chaque ongle, dans les femelles, est aruié, au-dessous, à la base, d'une dent allongée presque eu forme d'épine. A. Tcirsis omnibus fcuiinœ unguiciilo utroque basi dente elongato porrecto, subspiniformi; maris hasituberculo minuta annato. — Ancislronycha Mœrkel. B. Tarsis omnibus iinguiculo exieriore basi feminœ for- t/us; mari obsoletius dentato. — Telephorus in specie. A. Subgenus Ancistronycha (1). Telephorus abdominalis, Fabr. — Femina prolhorocc rufo. Var. A. Maris : prot/ioracc nigro; disco utrinque obscure rufo maculato. (1) Nous en connaissons les espèces suivantes : T. abdominalis y F. T. consobrinus , ;\ia?rkel. — Niger, antennarum basi, capite antico, occipite, prothomce, abdomine fciiioribusque anterioribus nifis; elytris sublililer rugoso-punctatisj nigro- cyaneis. Long. 6 lin. Cette espèce, quoiquiî trè>-* voisine de la précédente pour la grandeur, la taille et les couleurs, iiionlre pour- tant des différences essentielles. Elle diffère : T par la tête, dont la ponctuation est plus serrée, et qui montre une tache rouge sur sa partie octipilale-, 2° par la sculp- ture des élytres, qui est beaucoup plus fine et plus serrée-, 3° par la distribution des couleurs sur les pieds, dont les misses antérieures et intermédiaires, ainsi que toutes les 5îk) ANNALES Var. B, Mari.'! : prothorace toîo ruf'o. Cette espèce se trouve dans toute la chaîne des Pyré- nées, dans la région sub-alpine, elle n'y est pas rare. Elle semble habiter les contrées montagneuses de la plupart i cinereay subsericea vestitis j femorum apicc tibiisquc posticis infus- catis. Long 4 1/2 lin. Caput prothoracis lah'tudine. t'ronte inaequali, occipite obsoletius longitudinallter impresso, suhtiliter crebrius punctulatuni j cinereo-pubescens , nigrum , antice cum oris partibus testaceum. Antennœ elytroruui médium superantes, articulo tertio secundo vix dimidio longiore, fuscae, arliculis primis testaceis, interdum totae tcstaceae. Prothorax longitudîne paulo latior, salis late marginatus, aiai'gine omni elevato, angulis anterioribus rotundatis, posterioribus obtusissimis, lateribus leviter rotundatis, prsecipue basin versus convexus, ad angulos anteriores impressus, canalicula antrorsum obsoleta impressus, sub- tibssime parce punctatus, tenue parcius pubescens, niger, nitidus, undique tenue albido-liuibalus, liuibo lalerali antrorsum latiore. Scutellum subtiliter punctatum brevi- tcr dense albido pubescens. Elytra protliorace tertia parte latiora, plus quadruplo imo (juintuplo longiora, punctato-rugosa, jmnctis vel tuberculis minulis exaspe- rata^ nigra , subopaca, pube brevi albida subsericanle^ pilis longioribus immixtis veslita. Subtus fuscus, abdo- minis apice segmentorum luarginibus pcdibusquc testa- ceis, his femoril)US apice tibiisque posticis infuscatis. MiEr.KEL. Cette espèce se trouve dans plusieurs contrées de TAI- lemagne centrale, surtout aux environs de Dresde, où elle n'est pas rare dans les parties montagneuses, et à Cassel. Comme elle présente beaucoupd analoi^ie avec le T. nigri- 4-ans, on les aura sans doute souvent confondus ensemble, mais elle diffère par divers caractères faciles à saisir. Eu DK l.A SOCIÉTÉ EN J'OMOJ.OGIQUE. 693 dit : « thorax, clytta et corpus obscure fusca », tandis qu'en cfic-t le protliorax et les el^tres sont iiLsolunient noirs, prenant seulement une teinte gris de plomL souS général elle est plus petite, plus allonge'e, le prothorax est antérieurement moins arqué, et les élytres sont plus ru- gueuses i^t couvertes d'une [)ubescence plus serrée. T. fibulatus, Mœrkel. — Brevior, 7?iger, cintcnnis basi brunncis, prothoracc transi'erso, albo-mcirginato\cljtris an- tice rugosis postice asperalis, scahriuscuUs. Long. 4 1/2 lin. Caput prothoracc paulo angustius, pone antennas trans- versim impressum, nitiduni,distinctecrebrepunctulatum, griseo-pulJescens , nigruni , mandibulis testaceis , j)alpis rufescenlibus, apice luscis. Antennas ei^ trorum médium vix allingenfes, nigrœ, articulis duobus primis obscure rufo-biunneis, arlieulo secundo tertioque subaî(pialibus. Prothorax longiliidine dimidio hitior, angulis anterioribus et posterioribus rotuiidalis, lateribus leviter rotundalis, basi média sinuatus, basin versus convexus, canaliculatus, sublililer parce puni tulalus, breviter parcius pubesccns, niger, nilidus, mnrgine onini albido elevalo. Elylra prothoracis latiludine, illo plus triplo nec tamen quadru- ple iongiora, antrorsum sublilius, apicem versus fortins granub's minutis asperata, pube brevi grisea,pi]is longio- ribus immixtis vestita , nigra, ob«cura. Snbtus niger, seguicntonim marginibus testaceis. Pedes nigri , coxis, trochanteribus femoribusque anticis subtiis rufo brun- ncis. Mas, corpore îongiore, anletmis longioribus, ore pedi- busque majore ex parte testaceis insignis. Je ne coimais (px\mc seule paire de cette espèce, trouvée dans les Alpes delà Carinthie, dans des pacages alpestres. Elle se rapproche des 2\ tristis et albomarginatus, mais les caractères indiqués suffisent pour la tlistinguer sans peine. M^rkkl. 2^ Série, tome ix. 3y r,94 ANJNALES linflucncocVune jnibesience grisâtre. 11 dit encore ])oiir le pi-emier article des antennes « pallidum », mais soiivetjt, et même ordinairement, les deux articles Lasilaîres, pour la plus grande partie, et les articles suivants, jusqu'au cin- quième ou sixième à la base, ainsi que Textrëmile des tibias et les crocbets, sont rougeâtres. Dans les deux sexes Fonglc exte'rieur de tous les tarses montre une dila- tation dentiforme prolongée jusqu'à la moitié de ronglr même. MjErkel. Cette espèce n'est pas rare dans les parties élevdos des Pyrénées. De même on la rencontre dans toute la cliaîne des Alpes. Telephorifs Inieatus, Ksw. — Niger, anteiinarum hnsi^, capite anlico , prothoracis marginc omni, elytris longitiuli- naliter nigro-tri\>iitatis\ seginentoruni marginibiis, fcmorum basi tarsisquc liindo-testaceis. Long. 4 lin. Caput prolhorace vixangustius, minus subtiliter crebre punctulatum, fronte inter antennas obsolète Ibveolata, nigrum, anlice cum ore et palpis testaceum, mandibulis basi dilutioribus, apicem versus rufo-piceis, Antennse maris validiusculsc , minus elongatse, elytrorum médium allingenles, nigraî articulis quinqiie primis teslaceis supra plus minusve infuscatis, articuio tertio secundo duplo longiore. Profhorax transvei'sus, antrorsum vix angusta- tus, lateribus magis apice levissime rotuiidatus, basi trun- catus, aille scnteiinm sinuatus, basi dislincle, laleribuset apice obsoletius marginatns, margineoinni elevalo, basm versus convexus, medio canaliiulatus, ad angulos ante- riores impressus, niger nitidus^ limbo lalerali latiore, irre^ulari, apicem versus dilatato, apicali et basali tenui, testaceo, subtiliter, obsolète vageque pumlatus, subtilis- simc \y,^rcr pubescens. Scutellum nignnn, subtiliter crebre DE J.A SOClErÉ EiNTOMOLOGlQUE. 595 punctulaluin , tlensc subtililer griseo-pubescens. Ely- tra protliorace paulo latiora, quinluplo longiora, niitius nitida, rugoso-punctata , parcius suhlilissiiiic longius griseo-pubcscenti.i, livido testacea, sutura, summa basi, vitta (liscoidali ab Imnieris indc usque apicem versus con- tinuata , margineque latcrali nigris, apice tola testacea unicolore. Pedes nigri, coxis Irocbanteribusque ex parle, femoruni basi subtus, tibiis anterioribus sublus ex parle, tarsisque omnibus testaceis, ungue exteriore dente inagno, lato apice obtuso armato. Pectus et abdomen nigra, hoc segraenlorum marginibus determinate testaceis. Je n'ai trouvé qu^un seul individu de cetl« espèccj au lac de Séculéjo. C est un mâle, la femelle m'est inconnue. Peut-être que dans d'autres individus la couleur testacée des pat'es n'a pas autant d'étendue que dans Texemplaire qui m'a servi à celle description. T. ohscaras, Linné. — Pas très rare dans la vallée de Prats-de-MoUo. T. opacits, (icrinar [Canihnris cliscicollis, Dej., m liit^ Caf/thai'/s inar^j'nclla, Lîllricb, inlitt.). — France méridio- nale. T. brcvicornis , Ksw. — Brevior^ 7iiger\ antennaniiii basi, capîtc antico, prothomcis maigine omiii, elytris, fe- moribus tibiisque aniicis livido testaceis; anienuis feminœ hreviuscidis . Long. 4 1/2 lin. T. rt55/mi7î Paykull affinis. Brevior, niger. Caput pro- thorace vix angustius, subtililer obsolète parcius punctu- latum, fronte inter antennas latj caniculata, nigrum, antice usque ad anlennarum insertionem testaceum, oris partes testacese. Anlennae feminse breviusculee graciliores, ne tertiam quidem elylrorum parlera attingoiiteSj nigrœ, basi teslaceœ, arliculis primis supra infuscatis, articulo 596 A^NALKS tt'itio secundo dimidio longiore. Protliorax transversus, antrorsuin leviler anguslatus, laleribus apiceque roiuii- is\ eljtris crebre fortiter ad apicem subtilius ritgoso-puntatis. Long. 2 1/4 lin. Caput nigrum, ore concolore, palpis rufis, fronte inter oculos obsoletius transversim impressa, subtilius rugoso- punclatum, subtilissimc pubescens. Antenn;c maris minus graciles j elongatœ, elytroruni médium superantes, fus • cescentes, articulis (piatuor primis fulvis, articule tertio .secundo sesqui longiore. Prothorax leviter transversus,^ anlroisum paulo angustatus, basi apicequc subtruncatus. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUi:. 60 8 lateribus mcdio vix sinuatus, l);isi subrotiia(Jatus, angulis anterioribiis obtiisis , |)Ostcrioribus in dentem ])arvunî acutum prominulum productis, siihdeplanalus , basin versus utrinque pariuii elevalus, canaliculalus , undiquc inargineomni elevato, rufo-testaceus, subnitidus, densius minus sublibter punctulatus , sublilissime griseo-pubes- cens. Sculelluni fuscum , sublililer dense punctulaluni pubescens. Elylra protborace vix latiora, phis quadruplo longiora, subtilissinie griseo-pubescentia, nilidula, fusca- nigra, crebrius forliter punctata, punctis ad basin minus densis, apice subtiiius transversim rugulosa. Subtus niger, pectore, ano pedibusque fulvis. Cette espèce, dont je ne possède qu'un seul individu, provenant des environs de Lyon, a quelque chose de par- ticulier-, elle s'éloigne des autres espèces de Rhagonycha^ et l'orme avec queUjues espèces analogues une coupe assez naturelle, qui peut-être constituerait un genre à part, et qui au moins pourrait être considérée comme un sous- genre (1). (I) Ces espèces se rangent de la manière suivante : RhagoJiycka (Ccmtharis) lœta, Fabr. R.Bedteribacheri, INIserkel fR. nwalis, Rcdt., Fn. austr. 324-, Canihari s Italien^ Dej. Cat.). — iVigra, pivthotnce, pedihus cmoque fulvis; elyiris aniice fortitcr apice subtiiius crehriusque rugoso-punclatis. Long. 1 3/4-3 1/3 lin. iV. B. La nivalis de Germar est tout autre chose. Je ne crois pas quelle soit distincte du Tehphonis fulvicollisy Fabr. M^rkel. R. planicollis,K.s\Y. — Elongifa, nigra, prothorace y antennis apiccm versus infuse atis, pectore ano pedibusque fuh'is) elytris crebre rugoso-punctatis . Long. 2 1/4 lin. 60'i ANNALES Rhagonycha signala, Genuar. — J ai trouve un indi- vidu d" sur le Mont-Serrat. RhagoiiycJia boops, Ksw. — Testacca, suhnitida., cnpitc antice ruj'o pectore ahdoniùiisquc hasi nigris. Long. 5 1/2 lin. Caput maris prothorace vix angustius, oculis magnis, globosis, valde prominulis , fronte subcTquali , nigruin , ore rufo, articulis ultimis palporum maxillarium et labia- lium infuscatis, Antennse maris elongata^, clytroruni Caput nigrum, ore concolore, palj)is rufis, fronte inter oculostransversim inipressa, subtilius dense punctulatum, subtilissime pubesccns, prolborace multo angustius. An- tennsc maris minus graciles, eljtrorum médium supe- rantes, rufo-te<;tacegc , apicem versus inl'uscata% articulis 3-7 apice fuscis, articulo tertio secundo paulo longiore. Protborax sub(juadratus , inœqualis, uudique distincle marginatus, margine omni eievato, basi aj)iceque subtrun- catus, lateribus mediis su.brectis, apice basique rotundatus, angulis anterioribus rotundatis, post rioribus in denteiu acutum, parvum, prominulum productis, subdeplanatus, basin versus utrinque parum elevatus, late canaiiculatus, rufo-testaceus , subnitidus, forlius, parcius , œqualiter punctatus, subtilissime griseo pubescens. Scutellum fus- cum, punctulatum, iiitidum. Elyti-a prothorace vix latiora, quadruplo longiora, crebre rugoso-punetata, punclis basi minus densis, subtilissime griseo-pubescentia, nitidula, fusco-nigra. Sublus uiger, pectore ano pedibusque fulvis. La forme allongée et la ponctuation assez forte du pro- thorax, la couleur des antennes, etc., permettent de recon- naître cette espèce au premier coup dVeil. Je n'en possède qu'un seul exemplaire d*, provenant de Sicile. C est une des nombreuses découvertes de M. Schiodte, de Copeîi- hague, qui a bien voulu me le communiquer. II. piinrtipcnnis, Ksw. DE LA SOClÉiÉ EWTOMOLO(ilQUI':. 003 médium superantes, testaceœ, apicem versus obscurion s, arliculo tertio secundo duplo fcre longiore. Prolhorax longitudine haud latior, antrorsuui angusiatus, lateribus subbisinuatus, basiu versus angulatus, angulis auterio- ribus obtusis posterioribus subacutis, antice levilcr rotuti- datus, basi truncatus, sul)sirjuatus, iiiœqualis, ad angulos posteriores, ad latera média late, et ad angulos anteriores oblique impressus, disco longitudinaliter, prœcipuè basin versus éleva to, basi profunde late canaliculalo, margine basali et apicali elevato, laterali versus apicem explanato, rufo-testaceus, nitidus, parce obsolète punctulatus, parce subtilissime griseo pubescens. Scutellum fumatum, sub- liliter crebrius punclulatum pubescens. Elytra elongala^ prothorace plus quintiiplo longiora , basi tertia parte latiora, apicem versus dilatata, prothorace plus duplo laliora, creLre rngoso-punctata, lineis tribus elevatis sub- obsoletis, subtilissime griseo pubeseentia, livido-testacea. Subtus niger, peclore antico, abdominis segmeulis ulti- mis, pedibusque teslaceis, his tarsisapice infuscatis. Je ne connais que deux exemplaires mâles de cette espèce, qui ont été trouve's aux environs de Lyon par M. Félix. Rhagouycha atricapilla, Ksw. Stett. Etitom. Zeit. 1850, n" 7, 224. — JSigra antennarum hasi\, prothorace, elytris, pedihus et abdominis apice testaceis. Long. 5 lin. Gaput prothorace angustiusj, maris oculis magnis, glo- bosis, j)rominulis, fronte suba^quali, nigruni^ ore cum palpis piceo , subtiliter obsolète punctatuui , subtilissime parcius pubescens. Auleunie nigrœ, articulis duobus pri- uiis ex parle testaceis, maris validiores elytrorum médium superantes, articule tertio secundo duplo longiore, feminae l)reviores,articuIo tertio secundo dimidio tantuu» longiore. 604 ANJNALE5 Prothoiax transversus, longilucline pauio latior, autroi' suni leviler angustatus, angulis anterioribus obtusis pos- terioribus atutiusculis, lateribiis basin versus obtuse angulatis, antice posticeque subtruncatus, inaîqualis , basin versus convexus laïc canaliculalus, ad angulos pos- teriores et ad latera média impressus, margine autice et basali elevalo, lalerali apiceni versus subexplanato, rufo- testaceus, subnilidus, parce punctulatus , parce subtilis- sime pubescens. Scutellum nigruni , pubescens, crebre punctulatum. Elylra maris protborace quintuplo, feminae qnadruplo longiora, protborace basi paulo latiora, apicem versus dilatata, crebre rugoso-punclata , lineis tribus ele- valisj subobsoletis , subtilissime griseo pubesceiitia , livido-testacea. Subtus niger, protboracis laleribus iu- flexis, abdominis seguientis duobus ultimis pedibusqut; teslaceis, liis tarsis subiufuscatis. Cette espèce babite les pentes autour du lac de Séculéjo, près de Bagiicres-de-Lucbon -, j'en ai trouvé plusieurs individus des deux sexes en faucbantles bcrbes. Elle est assez voisine de la R. boops, mais elle est en général phis large, le corselet est moins convexe^ moins long, les yeux du maie sont plus petits, et la distribution des couleurs est différente. Rhagonycha melanura, Fab. (1). — Cette espèce babite en abondance les Ombellifères, aux environs de Bagnères- de-Luchon . (1) Les Rhagonycha signala^ boops, atricapilla et mêla- nuruj forment, avec la concolor ^ Maîrkel, et Mcerkeliiy Kiesenwetter, une coupe assez naturelle, quoique je n'aie pas encore trouvé des caractères trancbanls. Voilà la description des deux espèces mentionnées : \)K LA SOCIP/J'É lùN rOMOLO(;iQUIv (;(>:, fihaf;onYc/ia nigripes , Redt. — Erirlison dans son (( Bericht iiher die wissenscliaflliclien Leistungen, etc. )> de Tan n ce 1842, dit que celte espèce est la Ccmîhans harhara, Fabriciiis. Redienhacher, dans sa Faitna yius- triiica, ne reçoit ce synonyme qu'avec doute, parce que Fal)ricius décrit l'extrémité de l'abdomen comme pâlcj ce qui ne se trouve jamais dans la R. îiigripcs. La (Janikaris harbara de Fabricius est en efiet une autre es- pèce qui se trouve en Finnlande, et dont Tanus est d'un H. concolor, Maerkel. — Eluugatct, rufo-testacca; ociilis nigris. Long. 5 1/2 lin. Caput maris prothorace vix anguslius, oculis magnis globosis valde proniinulis^ nigris, fronte inrequali, subti- liler parce punctatum, subtiliter pubescens , rufo tesla- ceuni , nitiduluni. Antenna; clytrorum niedium supe- ranles, test;icea3, articulo lerlio secundo diniidio longiore. Prothorax longitudiue haud latior, antrorsum angustatus, inargine onini snbelevato, angulis anterioribus rotundatis, posterioribus obtusis, Jater;bus leviter rotundatis ante l)asin leviter emarginatis, disco prœcipue ijasia versus convexo, obsolète canaliculalo, subtiliter parc*.^ punctu- iatus, parce longius pubescensj rufo-testaceus, riitidulus. Scutelluni subtiliter minus dense punclulatuni. Ely- tra prothorace (juadruplo longiora, tcrtia parte laliora, apicem versus fortius basin versus subtilius et obsoletius ruguloso-punctala , lineis tribus elevatis obsoletioribus, minus dense longius pubescentia, testacea vel livido- testacea ; alae nigricantes; sublus ciimpedibus rufo-testa- ceus. Cette espèce est facile à distinguer jjar sa couleur unie. Elle se trouve dans rAllemigne centrale (environs de Dresde) et méridionale, et dans les Alpes de Carinthie. MjERKF.I.. 000 ANNALES tcstacë prononcé. La R. nigripcs, Retlt. , n'est pas rare au midi de la France et en Catalogne, mais elle se trouve aussi, ce qui est singulier, dans les Alpes d'Au- triche et même sur les montagnes élevées de T Alle- magne centrale, par exemple, sur les monts des Géants (Riesengebirge en Silésie). R. M^erkelii, Ksw. — Tcstacca, nitidiila, capile, antcn- nis hasi Icstaccis; clytroriun apice, pectorc abdomincque nigriSf ano tcstaceo. Long. 4 1/2 lin. Caput feminœ prothorace dimidio anguslius, fronle impressa , parcius subtilius pubescens, punclalumque, nigruni unicolor, mandibulis palpisque testaceis, articulo ultinio infuscato. Antennœ feminœ vix elytrorum médium attingentes, iiigrœ, articulis duobus vel trilnis primis obs- cure testaceis, articulo tertio secundo dimidio longiore. Prolhorax parum transversus, antrorsuni levitcr angus- liilus, lateribus subrectis, antice vix rotundatus, basi subtruncatus, undi([ue marginatus, margine omnielevato, angulis anterioribus oblusis , posterioril)us rectis, leviter lonvexus, obsolète canaliculatus^ rufo-testaceus nitidus, parce obsolète punctulatus, parce subtilissime griseo pu- bescens. Scutellum nigrum , subtiliter punctulalimi , pubescens. Elytra prothorace paulo latiora, plus qua- (fruplo longiora , apicem versus leviter dilatala, forliter sed paruiu profunde parcius rugoso-punctata, lineis tribus flevatis obsoietisj subtilissime parcius longe gris(.'0-[)ubes- centia, livido-testacea, apice nigra.Subtus niger, pectore antico, anoque testaceo. Pedes testacei unicolorcs. M. Mserkel a trouvé deux exemplaires femelles de celte espèce remar(|uable sur le mont VVinlerberg, en Saxe. Je me fais le plaisir de lui donner le nom de cet entomolo- giste distingué. DE LA SOCIF/IE KN rOMOLOlilQUi:. (507 lUias^onyclinJ'emoralis^ Récit. — J'ai trouvé un assez grand nombre triiidividus de celte espèce au lac d«; .^t'culéjo, au lac de Gaube, et à divers endroits de la même élévilion dans les Pyre'nées cen- trales (1). — tcsiaccaj Lin. — Dans la valide de Prats-de-]Mollo. BhagonycJia qiiadncoUis, Ksw, ■ — Nigra, antermarum hnsi, tnandibniis prothoracùque lalcnhus tcstaceis. Long. 'i lin. Caj)ut cuiu oculis prolhorace fere latius , suba^quale, subtilius punctulatum, subtilissime pubescens^ nigrum , nuicula lalerali infra oculos et mandibulis al])ido flavis, his apiceui versus rulis, palpis fuscis. Antenna^ elylrorum médium superantes, nigraj articulo primo teslaceo, arti- culo tertio secundo plus sesqui longiore. Prolhorax sub- quadratus, antrorsum baud angustat'js, angulis finlerio- (1) Entre cette es[)èccet la R/irtg07iyc/i(i tcstocca^ doit se ranger la Rhagonycha luaculicollisj Mœrkel. — Nigiri^pmtJiorace luteo-ntj'o , viacida (liffonni Jiigra\ elytris Inn'do-tcstaceis. Long. 3 lin. Caput prothorace paulo aiigustitis, jec|uale, siil)tililer parcius punctulatum , subopacum parce pubescens, ni- grum, mandiiudis rufo-tcstaceis, palpis fuscis. Anteunae maris eh^trorum médium superantes, feminae vix attin- gentes, nigrse , articulo primo ajiice interdum piceo vel brunrico, articulis secundo et tertio longitudine subasqua- libus. Prothorax transversus , longitudine dimidio fere latior, antrorsum subangustatus , undique marginatus, margine subelevato, angulis anlerioribus vix rotundatis, posterioribus oblusis , laleribus subreclis, pone médium ibrtitcr ronvexns, longitiulinaliler ranalirulalns, sid)lilis- C08 ArSiNALES ril)us obtusis, posterioribus lererectis, lateribus subrectis, margine omni subelevatOj basin versus ulrinque subeîe- valus, longitudinaliter canaliculatus, apicein versus minus subtiliter parce punclulatus, omnium ôublilissiine parce pubescens^ nilidus rufo-testaceus, macula m;igna longitu- dinali basin apicemque attingente, ante basin dilatât;» nigra. Scutellum nigrum nitidum, subtilissime crebre punctulatum. Elylra protborace quintuple longiora, paulo latiora, nitidula forlius rugoso-punctata , tenue parcius pubesceiitia nigra. Subtus cum pedibus niger. Je n'ai pris qu'un seul individu mâle de cette espèce, au Mont-Serrat, en Catalogne. File a quelque analogie avec la RJuigonycha testacea, Linné, et doit être range'e à < ôté de celle-ci. si me })arce punctulatus, tenue pubcscens, nitidus, rufo- testaceus, disco macula magna nigra, longitudinali, apicem et basin fere attingente, medio versus latera dilatata, suhcruciformi. Scutellum subtilissime punctulatum, pu- bcscens, nigrum. Elvtra maris protborace quintuplo tcmiiise quadiuplo longiora, hoc parum latiora, fortius f)Libescentia, subtilius rugoso-punctata , nitidula livido- teslacea. Subtus nigro-fuscus. Pedes nigri , genubus tibiarum anlicarum apice et unguiculis lestaceis. Mas corpore toto longiore, an tennis longioribus, arti- cule tertio secundo ses(|ui longiore, [)rotliorace lateribus ante médium subemarginatis insignis. Celte espèce ressemble un peu au Telephorus clypeatus^ mais les ongles soiit d'une conformation très difle- rente. Elle a aussi quelque analogie avec la R/iago- nycha testacea, mais la forme du corselet et la couleur des antennes et des pattes la font distinguer au premier coup d'oeil. Elle a été trouvée dans les Alpes de la Carinthie, et fait partie de la collection de M, von Kiesenwelter. .M^EUKKL. DE LA SOGIETl!; ENTOMOLOGIQUE. G09 Rha^onycha jnono, Ksvv. — Nigm, nnicolor, prothorace transverso, Loiii^. 2-2 1/2 H ti. Tota nigra unicolor. Caput prothorace parum angus- tius, frontc late canaliculala, subtiliter obsoletius punc- tatum , subtiliter parcius pubescens. Antenna; maris elytrorum médium superanles , feminœ fere atlingentes , articulo tertio secundo longiore. Prothorax Iransversus, maris longitudine dimidio, feminse plus dimidio latior, antrorsum leviter angustatus, lateribus subrectis, angulis anterioribus obtusis, posterioribus subrectisj apice leviter rotundatus, basi média suberaarginatus j basi et lateribus distincte, apice obsoletius, marginatus, margine omni ele- vato, ad aiigulos anteriores et ante scutellum impressus, subtiliter canaliculatu?, subtiliter obsolète vage punctatus, nitidusj sublilissime parce pubescens. Scutellum subni- tidum, punctulatum. Elytra maris prothorace paulo la- tiora, quiutuplo longiora, femina; haud latiora, quadruple iongiora. J'ai rencontre cette Rhagoriycha aux environs des lacs de Séculejo et de Gauhe, elle se trouve de préférence sur les orties. Elle doit se ranger à côté de la Rhagonycha atra, dont elle se distingue facilement par le corselet plus large et les caractères indiqués ci-dessus. Genre Malthinus. (jC genre est peu connu des entomologistes et même, pour ainsi dire, un peu méprisé de la plupart, quoique ce soit un des plus intéressants. Les organes sexuels, surtout des mâles, présentent en effet des formes aussi bizarres que variées. M'occupant en ce moment d'une monogra- phie de ces insectes, je ne donne les descriptions suivantes (jue pour prouver ce que je viens de dir<;. Les espèces 2* Série, TOME ix. 40 610 AiNWALliS 4 que j'ai trouvées inc semblent, à rexception du Malthinus biguttatus, infidites. Je les range de la manière proposée par Redtenbacher, dans sa Fauva Austriaca. l\.. Capitc prothorace latiorcj hasin ^'ersus fortins an- gustato. Malthinus sericpimctaius, Ksw. — Flavidus, oculis, capitis hast, prothoracis medio elytrisquc sutura et apiccm versus infuscatis , his macula apicali sulp/iurea , dense striato-punctatis. Long. 2 lin. Caput mngnum, exserlum, flavo-testaceum , oblique quadratum, pone oculos valde attenuatum, subconstric- tum, crebre minus fortiler, liaud rugoso-punctatum, ver- lice canaliculato , transversini impresso, plus minusve nigro-tincto, oculis magnis, j)rominuIis, nigris. Antennœ in utroque sexii corpore breviores, fuscesceiitcs, articulis duobus primis flavidis, Prolliorax capite mullo angnstior, subquadratus, antice posticeque truncalus, lateribus ro- tundatus, basiu versus perparum, antrorsum fortins an- gustalus, marginc omni subelevalo, supra subconvexus infequalis, sublilius rugoso-punctulatus, medio longitu- dinaliler canalieulatus, ante scutellum impressus, testa- ceus, linea média longitudinal! nigra. Scutellum Iriangu- laie, flavidum, basi nigrum. Elytra prothorace parum latiora, elongata , parallela, abdomine paulo breviora , regulariter profunde, crebre punctato-striata, testacea, ante apicem subinfuscata, singula apice rofundato-acumi- nato, apice determinate svdphureo. Subtns lotus flavo- testaceus. Pedes elongali. Ce Malthinus est très voisin du M. fasciatus, Oliv. , mais il est un peu plus grand, surtout plus long, la ponc- tuation de la tête est beaucoup plus fine, les points des stries sur les élytres sont plus forts, plus serrés, la cou- leur est plus claire^ etc. DE LA SOCIÉTÉ EN rOMOLO(;iQUK. «U i J'ai trouvé trois individus de cette espèce sur le Mont- Serrat, en Catalogne. ^ Malthiiws sorptus, Ksvv. — Niger, orc, c.lypco, linea loiigitiidinali vcrticis, prothoracis inargine omni lineaque média longitudinali, maeidis pectoris abdominisquc , et apic.e clytroruin flavis, capite prothovacc latiorej hasi an- gustato, capite opaco, prothorace suhnitidulo suhquadrnto. Long. 1 lj2 lin. Caput latum^ oculis prominulis, basin versus valde angustatum, subopacum, omnium sabtilissirae pubescens, creberrime punctulatum^ cura oculis nigrum, ore usque ad antennarum insertionem et linea verticis longitudinali flava, subimpressa. Autennse nigrœ corpore breviores setaceae, apicem versus valde attenuatse, articulo primo apicem versus incrassato, apice subtestaceo. Prolborax subquadratns, apicem versus subangustatus, lateribus subrectis, basi apiceque truncatus, niargiiie basali etapi- cali subelevato, inaxjiialis, subnitidus, niargine omni et linea média longitudinali flavo-testaceis, angulis anterio- ribus obtusis iiaud prominulis, posterioribus obtusis deflexis. Elytra protborace quintuple longiora, apicem versus subangustata, apice rotundata, griseo-f'usca, obso- lète punctulata, rugosa, pubescentia , apice delerminale flavo. Subtus niger, pectoris epimeris llavis, abdomine flavo-sul)maculato. Pedes fusci, geniculis testaceis. Mas. Abdominis segmento sexto venlrali profunde exciso, septimo apice rotundato. Cette espèce babite le Mont-Serrat, en Catalogne. Malthinus fîlicoinis, Ksw. — JSigcr, ore ^ antennarum basi subtus , prothoracis margine basali, maculis pectoris. abdominisque et eljtrorum apice fïavis , capite prothorace 61-i ANNALES Intiore, capitc prothoracegua suhquadrato opaci's , crcber- rime punctatis. hou^. 1 l[2lin. Caput latum, oculis prominulis, basin versus angusta- tuui, opacum, sublilissime pub(:;sccns, creberrirae minus subtiliter punclulatum, cum oculis nigrum, ore usque ad lïiedios oculos rufo testaceo, Antennae nigrœ, articule primo etsecundo subtus, toli supra apice, testacei, tenues, elytrorum apicem attingentes. Prothorax subquadralus, longitudine paulo latior, basiu versus vix angustatus , angulis anterioribus obtusis posterioribus subrectis, late- ribus subrectis, basi apiceque subtrnncalus, crebre minus subtiliter punctalus, 0))acus , subina^qualis , basi obsole- tius sulcatus, margine b;isali subelevato, riiger, lateribus basin versus et basi ipsa tenuiter flavo limbatis. Elytra prolborace quadruple longioi-a, apicem versus subangus- tata, apice rotundata, obsolète punctata, rugosa, subniti- dula, griseO'pubescentia, griseo-fusca, apice determinate flavo. Prolhorax subtus, epimera, abdominis basi et la- tera flava. Pedes nigri, unicolores. Segmento septirao ventrali in femina profunde inciso. Cette espèce, dont je ne possède qu'un seul individu, ressemble excessivement à la précédente, mais je ne doute pas (|u'elle ne soit distincte. C est surtout la forme du corselet et sa ponctuation qui diflèrent, la base des an- tennes est aussi jaune dans le /ilicornis , obscure dans le SCI îp tus. J'ai pris un seul exemplaire, au Mont-Tuich, près de Barcelonne. B. Capitc prothoracc angustiore, basin versus pariini angustato . DE LA SOCIÉTÉ EIS lOMOLOGIQUE. 613 * Elytris apice f lavis. Malthinus biguitatus, Linné, — Quelques exemplaires, dans la vallée de Prats-de-Mollo. Malthinus qiiodrispinus, Ksw. — Griseo-nigcrj antenua- runi basi, pvothoracis margine ex parie., cpiwcris et elytro- rum apice flnvis, capite prothorace vix angustiore, protho- race traiisverso basin i>ersus parum nngustato , antice rotundato. Long. 1 lin, Mas. Stylo ventrali, inter lobos acutos suhspiniformibus segmenti (juinii vcntralis , profiinde exc.isi porrccto , elongato, gibbose cun>ato , apicc in angidum rectum Jracto, bi/ido -, segmentis dorsalibns ullimis duobus {'aide clongatis, ultinw apice prof unde iiiciso. Caput nigruni, subtiliter punctulatuni, griseo pubes- cens, protlîoraee paulo anguslius,in uiare illi subssquali. Antennœ filiformes, apicem versus haud attenuatse, maris elytrorum apicem attingentes, feminae breviores, fuscaî basidilutiores. Prothorax transversus, basin versus leviter anguslatus subinœqualis, inargine basali elevato , subti- lissime crebre punctulatus, nilidulus, angulis anterioribus vix prominulis, obtusis, posterioribus rotundatis, late- ribus rectis, basi apieeque rolundatus. Elytra prolhorace in mare quintuple in femina plus quadruplo longiora , griseo nigra , griseo pubescentia^ apice flava, rugulosa, obsolète yjunctulala. Alic obscuraî. Pedes fusci ex parte dilutiores. Pectoris epimera flava. Abdomen fuscum basi ad latera flavo-maculatum. Les organes sexuels du mâle sont très curieux. Je n'ai trouvé que trois individus, un d* et deux ç, 5ur le Mont-Serrat. 614 ANNALES ** Elytris unicoloribus. Malthinus forcipifer, Ksw . — JSiger , capite posterius i>rx angiistaio, anteniiis maris corporis J'erc loiigitudine j prothorace transverso, (mgulis antcrioribus vix pivminulis, haud elcvatis, ohtiisis, hasi subfoluridatus, apicc truncatuSy elytris abbreviatis. Long. I l[2lin. Mas. Scginerito ventrali quinio lotundatiin exciso, stylo ventrali breuiojv inde a basi bijido. Caput nigrunij subnitidum, subtiliter crebre punctu- latum, subtilius pubescens, posterius vix angustatum. Antennœ corporis fere iongitudine, subliliformes, apicem versus parnm altenuatœ, tolae nigrce. Palpi nigri. Pro- thorax transversus, basiu versus vix angiistatus, basi sub- rotundatus, niargine omni prœcipue basali elevato, sub- tilissime parcius punctulatus, insequalis, paruni convexus, angulis anterioribus vix proniiuulis, baud elevatis, ob- tusis, posterioribus oblusis. Elytra prolborace quintuplo longiora, apicem versus baud angustata, apice rotundata, obsolète punctala, rugulosa, nigra fusca, griseo-pubes- centi:i. Aise obscurae. Pedesfusci, tibiis medio subinfus- catis tarsisque dilutioribus. A bdominis segmenta ventra- lia basi et linea média longitudinal! flava. Segmentum ventrale sextum profunde rotundatim excisum, stylus analis fere usque ad basin fissus, bifidus, laciniae ad fbr- cipis instar curvatse. Je n'ai pris qu'un seul individu mâle, au lac de Secu- léjo. Malthinus chelifer, Ksw. — Fusco-nigcr, capite poste- rius vix angustalo, prolhorace transi^erso, angulis anterio- nbus prominulis , obtiisis, elytris valdc abbreviatis. Long. \ 1[4 lin. Mds. Stylo ventrali elongato^ valdc ciuvuto, apice bijido. DE LA SUClÉTl!: EJNTOMOLOClQUh:. 615 chclifornii, inter lobos triangulares segincnti (juinti ven- tralis, profiinde excisi poirecto, segmcntis dorsalihus duohus ultimis valdc elongatis, penultimo laterihus dente inagno instructo insignis. Gapul nigrum, nilidum, glabrum. Antennœ filiformes, apiccra versus perparum attenuatœ , maris corpore tolo cum alis subaequales, feminœ hreviores, nigri unicolores. Palpinigri. Prothorax transversus, basin versus vix an- giistatus, inrequalis, margine omni subelevato, subtiliter punctulato, nitidulo, angulis anterioribus elevalis^ pro- ininulis, obtusis, posterioribus obtusis. Elytra prothorace quadruplo longiora, apicem versus siibaltenuata, apice rotundata, obsolète subtilius punctata, rugulosa, griseo- nigra, griseo subtiliter pubescenlia. Abdomen subtus nigrum, segmentis omnibus apice (lavo-marginatis. Pedes nigri, tarsis fuscis vel teslaceo-fuscis. La structure étrange de l'abdomen, dans le mâle, se verra mieux dans la figure que je donne de cetfe espèce, que dans une description. Le Malthinus chelifer est com- mun sur le IMont-Serrat, en Catalogne-, je Tai pris en battant les buissons de Buxus et (ÏErica arhorea (1). (1) Un Malthitnis, provenant de Hîe de Sardaigne, présente une conformation de l'abdomen qui est à peu près analogue à celle que j'ai observée dans celte espèce et dans le ijuadrispinus . Je le nomme; Malthinus hainatus, Ksw. — Fnscus, ore, prothorace utrinque nigro-maadatOj, tihiis tarsisquc testaceis, ahdoininc testaceo subvanegato. Long. 1 l[4lin. 3Ias. Stylo vcntrnli , subelevato, cujvato , apice bifido , cJieliformi, inter lobos elongatos segiiienti quinti ventrahs porrccto, segmentis duobus dorsalibus elongatis , ultimo bi- fido laciniis longis, tenuibus retrorsum cwvatis. Cet insecte a été rapporté par iM. Handschucli. (JIG A NM AL ILS Malthinus tnodestus, Ksw. — Fusco-niger, capite poste- rius vix angustato, antennis brei^iusculis, prot/iorace trans- ferso, angulis atiterioribus prominuHs, eîcvatis, obtusis, basi subroUindatus j opicc truncatus , elyiris valde abbrem'atis. Long. 1 lin. iUas. Segmentis dorsalibus uUiniis subclotîgatis^ ventrali fjuinto profunde latc exciso, i'entrali parum elongato l'ix ciuvato, siniplici. Caput nigrum, niliduiii, glabruin. Antenn?e filiformes, sublenues, apicem versus liaud attenualse, in utroque sexii, subtenues, breviores, elylrorum apicem fere attin- gentes, nigrœ, basi obscure lestaceœ. Pal pi nigri. Pro- thorax transversus,basiii versus vix anguslatus, iiiœqualis, margine basali subelevalo, subtilissime crebre punctu- latus, nitidulus, angujis anlerioribus elevatis proininulis, obtusis, posteriorihus obtusis, basi subroUmdata. Elytra prothorace cjuadruplo longiora , apicem versus subatfe- nuata, apice siugulatim rolundata, obsolète subtilins punctulata, rugulosa, griseo-nigra^ griseo pubescenlia. Alaî obscurse. Pedes fusci tarsis tibiisque dilulioribus. Abdomen nigrum, ad latera interdum llavo-submacula- tum. Mas segmentis dorsalibus simplicibus, ullimis duo- bus subelongatisj segmentibus ventralibus quatuor primis integris quinto late profunde exciso, utriiKjue in lobum magnum Iriangularem, obtusum productum, interquos lobos stylus analis obscure testaceus, latior, parum cur- vatus, apice rotundatus liaud incisus porrectus. J'ai rencontré, au Mont-Tuecb, près de Barcelonne, trois individus de celte espèce, deux femelles et un mâle, en fauchant les herbes. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 617 Melyrides. Malachius œneus. Linné, — Assez commun à Puycerda, en Catalogne. — viridis, Fabr. — Très commun aux environs de Perpignan. — - rnargiîiellus, Fabr. — Commun aux environs de Perpignan, de Barcelonne, et sur le Mont- Serrat. — clegans , Oliv, — Se rencontre en quantité dans les prairies, autour de Puycerda. — spinosus, Erich. — Avec le précédent, et tout aussi commun. Mais je n'ai pas trouvé de mâle. Malachius limhifcr , Ksw. Eutom. Zeit. 1850, n° 7, 224. — Firidis, capite antico, antennarum articula tertio toto, primo j secundo et quaiio ex parte, prothoracis liinho tcnui et seginenioniin i^entralium warginihus rufis, peduni anterioruin (emoribus basi, tibiis tarsiscjuc testaccis. Long. 2 l[3 lin. Je ne suis pas à même de donner une description de ce Malachius. Car n ayant qu'un individu sous les yeux, je crains de ne pas saisirexactementles dilFérences propres à Tespèce, et celles particulières àTindividu. Mais je ne doute pas que ce ne soit une espèce bien disùncle, car le ])ro- tborax étroitement bordé de rouge^ les élytres sans tache apicale, et la distribution des couleurs sur les pattes, ne permettent pas de ranger cet insecte [jarmi les nom- breuses espèces de MalacJiius qui jusqu'alors sont décrites, et dont j'ai pu examiner la plupart au Musée d'histoire naturelle de Berlin. Cette espèce habite les environs de Figuéras j en Ca- talogne. 018 ANNALES Malachius pulicariuSi Fabr. — Perpignan, Puycerda. — ruhn'collis, Marsh. — Perpignan, Prats-de-Mollo, Puycerda. — inornatus, Kuster. kseter Europaî"'s vi. 38. — Cet insecte pourrait former un genre à part, présentant Tin- sertioii des antennes des vrais Maldcliius et la structure des parties inférieures de la tcte des ^-Jnt ho cornus. Les exemplaires provenant des Pyrénées, de la vallée de Prats-de-Mollo et des environs du lac de Séculéjo, sont un peu plus petits que ceux qne j'ai reçus de M. Kriech- bauraer , de Coire ", les poils noirs des ély très sont aussi un peu plus rares. On doit les considérer comme variété locale. ^ttalns DalmatÏTius, Er'ich. — Commun en Catalogne, pas rare aux environs d'Olette, dans les Pyrénées-Orien- tales. u^nthocomus jocosus, Erich. — J'ai pris un certain nom- bre d'individus de celte espèce à Gérone, mais je Tai aussi trouvée, quoique rarement, à Per- pignan. — aniictus , Erich. — Pas bien rare sur le Mont- Serr.it. Il se trouve isolément autour de Per- pignan, dans la vallée de Prats-de-Mollo, et aux environs du Vernet. Anthocomus pictus , Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, n" 7, 224. — Niger, capilc anticc , pcctore, iibiis , tarsis prothoraccque medio infuscato testaceis, elytris paUidisj basi, sutura antica et vinculcL magna postica , cuin sutura sœpe con/luente nigris. hong. l 1^4 lin. Farint : fascia basai i intemipta. Antennse fuscœ , basi plus minusve teslaccœ. Caput DE LA SOCIÉTÉ ENTO MO LOGIQUE. 619 prothorace latins, nigrurn, opacum, maris antice usque ad frontis médium flavum , feminae immaculatum , ore piceo. Prothorax subquadratus, laîeribus et apice ieviter rotundatus, basia versus parum angustatus , basi trun- catus, testaceus, macula média oblonga, sœpissime sub- crucifonni, marginein uon attingente nigra. Scutellum nigrum. Elytra maris subparallela, feminœ apiceiu versus ampliata, opaca, pallida, basi et sutura late maculaque magna iu elytrorum disco pone médium sita, cuiu sutura sœpissime confluente , interdum eam non attingente , nigris. Pectus testaceum. Abdomen nigrum, nitidum. Pedes testacei, femoribus posticis nigris. C'est un fort joli petit insecte, qui se trouve assez fré- c|uemment sur le MontSerrat ; je Tai pris aussi aux envi- rons de Mataro, en Catalogne. Ehieus flavicollis, Erich. — Commun aux environs de Barcelonne, et çà et là dans le midi de la France. Charopus rotundatus, Erich. — Je n'ai trouve qu\m seul individu mâle de cette espèce, à Figuères. Charopus docilisj Ksw. — Nigro. cœrulesccns, subniti- dulusy prothorace subrotuïidato, hasiJiaud producto, antcn- narum articulo secundo plus minusvc testaceo. Long. I[2- 3(4 lin. Nigro cœrulescens, subopacus val perparum nitidulus, Isevis, pube brevissima, albida vestitus. Antennae nigrge: antennae articulo secuudo vel toto vel ex parle, articnlo tertio basi testaceis. Palpinigri. Caput prothoracis latitu- dine, fronte late impressa. Prothorax lalitudine haud longior, lateribus rotundatus j, basin versus angustatus, basi haud elongatus, subsinuatus , angulis posterioribus rotundatis, Ieviter convexus, ante basin haud transver- sim impressus. Elytra feminse abdomine breviora, pro- 620 ANNALES thorace plus duplo longiora , cluplo latiora, breviler obovata, coiivexa. Pedus nigri unicolores. Je ne connais pas le mâle de cette petite espèce , qui n'est pas trop difficile à crsus leviter cingustato •, elytris punctato- striaiis, apice acuminatis ; antennis ex parte obscure ferrugi/ieis , ex parte fusais, tibiis tarsisque testaceis. Long. 2-2 1/4 lin. iMinoribus Phyllobii argentati magnlludiiut subsequalis, statura Phyllobio s^espertino subsimilis. Gaput crassius- culum , supra modice convexum, ruguloso-punctatum, nigrum, squamulis rotundatis, viridibus vel aureo-viri- dibus densius adspersum, oculi rotundati, nigri, subpro- minuli,rostrum capitepaulobreviuset anguslius,crassum, l'ectuni, supra canaliculatuni, squamulis viridibus adsper- sum. Antenna; prothoracis basin attingentes, minus va- lidée, piceo ferrugineye, scapo apicem versus clavaque ovataj acuminata, fuscis. Prothorax latitudine summa brevior, basi apiceque truncatus, aiiterius levitcr angus- tatus, ijitra apicem obsoletius ronstrictus, lateribus sub- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 635 rotundatus, supra paulo convexus, undique rugulosus, niger, squamulis viridibus vel aureo-viridibus vel viri- dibus hic illic paucis aureis immixtis adspersus, pube omnino nulla. Scutellum parvum, elongatum, apice ro- lundatum, dense squamosum. Elytra antice truncata, prothoi'acis basi dimidio latiora, humeris subelevatis, obtusis, subprominulis, lateribus haud ampliata, pone médium paulo latiora, supra modice convexa , postice declivia, apice acurainata, punctato-striata , inlerstitiis planis, obsolelius rugulosis, squamulis rotundatis viridi- bus vel aureo-viridibus, hic illic paucis aureis immixtis parce adspersa. Corpus subtus cuni femoribus undique viridi-squamosum , tibiis tarsisque testaceis, femoribus nigris, leviter clavatis, obsolète dentatis. Variât femori- bus anticis vix dentatis, femina forte? Cette espèce habite les environs du lac de Séculéjo. Fen'telus adusticornis , Ksw. — Ohlongo-Oi>atuSj niger, sc/uamositute densa, albida, subcequali, hic illic squamulis J'uscis uiixta undique tectus, aniennarum articulis ultimis 5 nigro-iiuhcsccntihus, rostto canaliculato \ elytris fortius remoie punciato-striatis. Long. I 3/4-2 1/4 lin. Peritelo griseo forma haud dissimilis, sed longe diver- sus. Niger, antennis pedibusque concoloribus, capite, prolhorace; elytris, pagina tota inferiore cum pedibu»; antennarum scapo articulisque tribus primis flagelli squa- mositate densa, griseo-vel cinereo-interdum etiam viridi- albida, in nonnuiJis pulchre subargenteo-micante textus. Caput brève, latunij oculi rotundati, nigri parum pro- minuiii rostrum capite paulo longius, vix angustius, crassum, angulatum, supra planum profunde canalicu- latum. Antenna^ crassse, articulo primo parum elongato, apicem versus paulo incrassato, leviter curvato^ flagelli 636 ANNALES articulis duobus [jriniis latitudine longioriLus, relicjuis transversis, clava subovata, acuminata, ultra dimidiaui partem albido-squamosae, articulis (juinque ultimis nigro pubescentibus. Protliorax jatiludine dimidio fere brevior, api( e basi haud angusliore, basi apiceque truncatus late- ribus jcviter rotundatus, supra paruin convexus, remotc profunde punctatus, albido squamosus, vittis duabus dnrsalibus obsolctis fuscis. Scutelluni iiullum. Elytra ovata vel oblongo-ovata, basi protborace latiora, quin- tuplo fere longiora , humeris rotundatis, laleribus am- pliata, apicem versus subanguslala, apice obtuse ai;urai- nata, profundius reinote striato-puuctata , squamositate densa, albida lue illic fusco maculata. maculis saepe obso- letis vel omnino nullis. Pedes feuioribus leviter clavatis, muticis, tibiis teretibus, redis, tarsis obscure ferrugineis. Cette espèce se trouve en quantité au Mont-Serrat, sur les buis. Peritelus prolixusj Ksw. — Elongato-ovatus, squamo- sitate de7isa albida subœquaii undiquc tectus; anteiuiarum parie apicali Tjigro puhesccnte:, elytris pariim convexis apicem versus angustatis, remote punctato-striatis. Long. 2-2 3/4 lin. Pcritelo adusticorni affinis sed statura inagis elongala squamositate minus spissa; capite paulo minore, protbo- race longiore-, elytris apicem versus attenuatis distinctus. Niger pedlbus concoloribus -, antennis aut concoloribus aut piceis squamositate densa j cinereo-albida undiquc tectus, antennarum funiculi articulis a cjuarto inde nigro pubescentibus. Caput nigrum^ brève, latum , oculi nigri, latérales, parum prominenles-, rostrum crassuni , supra planum, canaliculatum, capite paulo angustius; antennae crassiusculœ omnino ut in adusticorni , paulo tamen Ion- DE LA S0CII?;TÉ ENTOMOLOGIQLE. 6:{7 giores. graciliores et dilutiores. Prothorax subquadratus, longitudine haud latior, lateribus basi apiceque leviter rotundatus frqualiter pub^scens, immaculatus, subremote profunde punctatus. Scutellum nulium. Elytra protho- race (Hinidio latiora, mox pone bumeros dilatata^ sub- depressa, apicem versus angustata, lateribus haud rotun- data, remotius striato-punclata, striis obsolète iinpressis, squamositate minus densa, cinereo-albida subacquaiiter satis dense vestita, squamulis minus sublilius, liic illic nigro vel fusco maeulata, maculis inlerdum obsoletis. Pedes inediocresj omnino ut in adusticorni. Celte espèce se trouve dans la valle'e de Pi-als-de-Mollo, où j'en ai pris trois individus, aux environs de la Preste. Sans doute elle est très voisine de la précédente, surtout pour les antennes, mais la forme beaucoup plus allongée en général, et la forme absolument différente du pro- thorax, ainsi que des clytres, ne permettent pas de réunir ces deux espèces. Peritclus iiecessarius, Schœnherr. — Au Mont-Serrat , mais assez rare. — rusticus, Schœnherr. — Près de Montpellier. — senex, Schœnherr. — J'ai trouvé, près de Beau- caire, un exemplaire qui convient exactement à la des- cription de Schœnberr. Quelques autres, provenant de la même localité, en diffèrent assez par la coloration, mais elles n'en doivent pas en être séparées. On pourrait les considérer comme Var. B. Squamulis ohscurioribus , prothorace bi-vel tri- vittato \ elytris fusco albidoque obsolète variegaiis vel tessellatis. Otiorhynchus Pyrenceus j Schœnherr. — Aux environs d'Oô, près de Bagnères-de-Luchon. 638 ANNALES Otioiync/ius auropunctatus, Sch. — Assez commun autoui' des bains de la Preste. — ni/ipcs, bch. — La description de Schœnheri lui convient assez bien. Cet insecte se rencontre dans les Pyrénées centrales. — meiidionnlis, Sch. — Mont-Serrat, assez rare. — ]Sai>aricus, Sch. — Très commun dans toute la chaîne des Pyrénées. On le trouve sous des pierres et en fauchant les herbes. — monticola, Germar. — Plus commun encore que le précédent, dans la région alpine, dans toutes les Pyrénées. Je Tai rencontré presque au som- met du Pic du midi de Bigorre. — l'mpoticus, Sch. — Un exemplaire, au lac de Gaube. — omtus, Linné. — Quelques exemplaires^ auloui de Montpellier. Tychius quinquepiinctatus, Linné. — Beaucaire. — venustus, Fabr. — Montpellier. Tychius cretaceus, Ksw. — Oi>atus, nigro-piceus, squa- mositate densa, crctacea u?idique tectus^ rostro longo, subli- neari\ antennis, tihiis tarsisque testnceus\ elyttis tenuiter striatis, interstitils coni>exiusculis. Long. I 1/4 lin. Tychio siriatulo afFmis, at multo minor^ elytris tenuis- sime striatis distinctus. Undique densissime cretaceo- squamosus. Gaput rofundatum, subtiliter crebre punctu- latum, nigrum, squamulis cretaceis dense veslilura. Oculi latérales j rotundati , nigri, vix prominuli, rostrum pro- thorace paulo longius , sublineare, basi latius, apicem versus sensim atlenuatum, punctulalum, dense squamo- sum, apice nudum , piceum, nitidum, punctis nonnullis Db: LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. f339 sparsis impressum. Antennae prothoracis médium attin- gentes, rufo-ferriiginese, griseo-pubescentes, clava elon- gato-ovata. Prothorax transversus, lateribus roiundato ampliatus, antice valdc, basin versus vix angustatus , basi subtruncatus, niger, squaniulis cretacels subdepressis dense vestitus. Scutellum minutissimum, vix conspicnum, squamosum. Elytra antice subtruncata^ prothoracis basi latiora, humeris parum elevatis, rotundatis, lateribus non amphata, apicem versus aiigustata, apice conjunctim ro- tundataj supra convexa, tenuissime striata, striis vix punctatis, iiiterstiliis convexiusculis, nigra, opaca, squa- niulis densis rotundatis biseriatis, undique dense vestita, setulis brevibus serialis, apicem versus raagis distinctis ornata. Pedes validi, femoribus crassis muticis, nigris, tibiis tarsisque testaceis. Cette espèce se place à côté du genistce j Schœnherr. Elle est facile à distinguer de celui-ci, ainsi que de ses voisins, par les écailles des élytres qui forment des stries assez distinctes et régulières, rangées par paires. Elle se trouve aux environs du Mont-Serrat, en Catalogne. Tychius cinnamomeus , Ksw. — Ohlongo-ovatus , squamulis ceivinis supra dense vestitus, sutura, prothoracis et elytrorum hasi summa versus latera et pagina infcriore iota squamulis alhidis ohsitus , rostro modice arcuato ; an- tennis pedibusque ferrugineis -, elytris punctato-striatis , in- terstiliis vix convexis , ivstro elongato, basin versus vix latiore. Long. 1-1 1/4 lin. Caput rotundatum, convexum, subtiliter crebre punc- tulatum, nigrum, squamulis fuscis adspersum, oculi ro- tundati, modice prominuli; rostrum capite prothoraceque longius, lineare, basin versus vix latior, tenue, modice arcuatum , basi parcius squamulosum , deinde glabrum , 640 ANiNALES piceum, nitiduin. Antennae graciliores, ad prothoracis médium pertingentes, fernugineae, clava concolore , le- nuiore, elongato-ovata. Prothorax longitudine vix latior, apice subtruncalus, l)asi bisinuata, niedio leviter pro- ducta, antice angnstatus, ante apicem leviter constricJus, basin versus vix angustatus, lateribus leviter rotundatis, supra convexus , squainulis cervinis depressis, basi ad latera albidis vestitus. Scutellum minutum. Elytra pro- thoracis basi latiora , bumeris parum elevatis, lateribus haud ampliata, a medio inde apicem versus sensim angus- tata, apice ipso conjunctim rotundata, convexa , tenuis- sime punctato-striata, interstitiis salis latis, vix convexius- culisj nigra, opaca, squamulis cervinis, subdepressis dense vestita, squamulis in sutura et ad latera inflexa albidis. Pedes validiusculi, ferruginei, femoribus muticis. Ce Tychius, quanta la forme du rostre, se rangerait dans la deuxième division de Schœuherr « rostro snhtenui, suhlincari •» il se rapproche pourtant, par son faciès, beaucoup plus des espèces de la première division^ et je pense qu'il pourrait être placé à côté du précédent. Il habite les environs du Mont-Serrat, en Catalogne. Tychius aureolus, Ksw. — Ellipticus , niger, sqiiamo- sitate densa. depressa, supra ochraceo-sericea , ^>itta laterali elytromm et pagina infcriore albidis, undic/nc sat dense obsitus , rostro apice; antcnnis pedibuscjuc ferrugineis , rostro parum arcuafo j prothoracis longitudine , prothorace lateribus subrotundato; elytris vix punctato-striatisy inters- titiis latioribus planis . Long, l lin. Tychio genistœ haud dissimilis, at minor aliterque co- loratus. Caput rotundatum convexum, dense ochraceo- squamosum-, oculi latérales, majores, parum prominuli. Rostrum prothoracis longitudine , apicem versus leviter DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 641 atlenuatum^basisquamosum, apice nudum, fcrrugineuni-, Antennaî totae ferrugineae, clava oblongo-ovala, conco- lore. Prothorax latitudine paulo brevior, antice leviter rotundatus , antrorsum angustalus, ante apicem leviter coarctatus, lateribus rotundatus, basi utrinque sinuatus, lobo mediolongius productOj supra convexiusculus, niger, squamulis depressis ocbraceis densius squamosum. Scu- tellura minutuni, squamosum, Elytra antice emarginata, basi prothorace paulo latiora, humeris leviter elevatis, rotundatis, lateribus non ampliata, apicem versus rotun- datim sensim angustala, apice ipso conjunctim rotundata, prothorace duplo longiora, supra convexa, tenuissime striata, striis squamositate fere oninino obtectis, intersti- tiis planis, nigra, opaca, squamulis depressis, ochraceis, sericeis, vitta laterali ab humeris inde apicem versus di- recta albida, dense vestita. Corpus subtus undique albido squamosum. Pedes validiores, ferruginei , albido squa- inosi, femoribus muticis. Cette espèce doit se rapprocher beaucoup du Tychius orichalccus, Schœnberr, espèce qui m'est inconnue, mais les antennes et les pieds sont entièrement rouges, le rostre est très peu élargi vers la base, et le corselet est légèrement rétréci en avant. J'ai trouvé deux exemplaires au Mont-Serrat. Tychius tkoracicus, Schœnherr. — Mont-Serrat. Tychius procejulus, Ksw. (Miccotrogus) . — Elongatus, piceus, supra griseO'pnbescens, suturce basi humcrisque alho- squamosis, antennarum basi, tibiis tarsisque rufescentibus. Long. 1 1/4 lin. Statura elongata , subparallela insignis. Caput rolun- datum, punctatum, nigrum, squamulis griseis submelal- licis dense vestitum. Oculi nigri, parum convexi,vix 2' Séney tome ix. 42 642 ANNALES proininuli, rostrum protlioracis fere longitudine , vix arcuatum, sublineare, basia versus paulo crassius, piceum nitidiun , puuctatum , Lasi squamulosura , apice laeve. Antennîfi hreviusculœ , basi testacese , clava obscuriore, pubescentes. Prothorax latitudine fere longior , antice angustior, antice truncatus, intra apicem constrictus, la- teribus rotundatis, basin versus vix angustatus, basi leviter bisinuatus , margine reflexo , supra parum con- vexusj squamulis griseis subcupreo micantibus, depressis salis dense obsitus, sumnia basi albido-squamosa. Scu- tellum rotundalum, minutum albido-squamosum. Eljtra prothorace parum latiora , duplo longiora, lateribus non ampliata, subparallela, supra parum convexa, striata, in striis punctata, interstitiis planis, j^cea, griseo-squamosa, squamubs angustis subcupreis, piliformibus, sutura basi et apice, interdum tota, albido squamosa. Corpus subtus albido squamosum. Pedes breviores, crassi, femoribus valde incrassatis, clavatis, muticis, plceis, tibiis tarsisque rufis. Cette espèce, remarquable par sa forme allongée, ap- partient à la coupe générique des Miccotrogus. Elle se trouve aux environs du Mont-Serrat (1). (1) Je possède un insecte qui ressemble beaucoup au Tychius procendns, de manière qu'on pourrait être tenté au premier abord de le confondre avec cette espèce, mais il appartient même à un autre genre. La forme des éytres et des antennes ne laisse pas de doute que ce ne soit un Sibincs. En voilà la description : Sihincs parallelus, Ksw. — £lo?igatus , parallelus, pa- nim coîn^exus, supra cupreo subtus albido- squamosus:, pro- t/ion/ris basi incdio, scuielloj humerisque albido-squamosis. Long, l l/'2 lin. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 64.H Sibines attalicus , Sch. — France rnëridioiiale et Catit- logne. — potentillœ, Germar. — Perpignan. Acalyptus riifipennis, Scliœnherr. — Pyrdne'es cen- trales. Orchestes irroratus , Ksvv. — Oblongo-ovatus, ?iiger, pube uni colore Jlavida vcl cinerea, fortiore irregulariter adspersuSf puisque rigidis nigris undlcjuc hirtus\ antennis, Statura suhdepressa, elongata, parallela Tychio procc- rulo afBnis. Gaput rolundatuni, punctatum, nigruni, squamulosum , roslruni longitudine prothoracis , subli- neare, basin versus parum incrassatum , punctulatum , nigrum, apicem versus glabrum, basi pubescens. An- tennse graciliores, articulis primis rufo-testaceis , clava obscura, pubescente. Prolhorax magnus, latitudine parura brevior, apice truncatus^ intra apicem constrictus, late- ribus rotundatisj valde arnpiiatus, antrorsum uiagis, basin versus minus angustatus^ ante médium lalior, basi vix bisinuatus , supra parum convexus, confcrtissiine punctulatus,niger, squamulis cupreis, minutis dense ves- tilus, basimedio albido-squamosa. Scutellura rotundatura, albido-squamosum. Eljtra apicem versus parum angus- tata, parallela, lateribus non ampliatis, apice singulatim rotundata, prothorace duplo longiora, supra subdepressa, minus profunde striata, interstitiis haud convexis, punc- tulatis , anterius nigra, posterius indeterminate rnfo- picea,cupreo-squamosa, squamulis minutis, piliformibus, cupreis, basi circa scutellum^ humeris, macula par va suturali ante apicem, albido-squamosis. Corpus subtus albido-squamosum. Pedes validiores, breviores, femori- bus leviter curvatis , intus ante médium^, dente magno acuto armatis. Sicile. Je ne possède qu'un seul individu. 044 ANNALES tihiis tarstsque testaceis , fcinorihus posticis magnis scrrato flentatis. Long. 1-1 1/4. Omniiio statura Orchestis ilicis, paulo tainen major, praesertim latior, magisque depressus. Caput nigrum , parvum, tenuius pubescens, oculis magnis, in fronte parum distantibus, rostrum longitudine prothoracis, basi pubescens, nilidum, apice ferrugineum. Antennae tes- taceae. Prothorax parvus, antrorsum a medio inde angus- tatus, laterihus rotundatus, niger rugoso-punctatus, pube fortiore cinerea vel flavida minus densa irregulariler adspersus. Scutellum parvum , rotundatum, pubescens. Elytra prothorace plus duplo , in basi dimidio latiora, quinluplo longiora, paruiu convexa, nigra, puuctato- striata , interstitiis planis , subrugosis, pube flavida vel cinerea fortiore, minus densa plagiatira condensata, uni- colori vestita , maculis multis denudatis subtessellata , undique nigro-pilosa. Corpus subtus nigrum , dense punctalum, pubescens. Pedes validi, nigri, tibiis tarsis- que ferrugineis, femoribus posticis hasi inf'uscatis. Femora anteriora subtus dente medio parvo aculo, postica magna. subtus angulata, serra to-dentata. Cet insecte a beaucoup d'analogie avec F Orc/ie^^e^ ilicis, à côte duquel il doit être range, mais la pubescence est bien différente, c'est-à-dire plus forte, moins serrée, et de même couleur. Orchesles tiicolor, Ksvv. — Suhovatusj citer., antennis pcdih us que testaceis., ujidique densius , fortius squamosus ; squamuLis prothoracis pallidc testaceis , elytrorum pallide ferrugineis , squamidis pallidis testaceisqne in fascias ma- culasque dispositis immixtisj macula elongato in média sutura denudata, nigra. Long. 3/4 lin. Orchcsti cryt/iropodi Millier perquam afBnis. Caput DE LA SOCIÉTÉ ENTO.MOLOGIQUE. 615 subglobosum, alruni, dense (estaceo-tomentosunii oculi rotundati, inodice convexi , nigri -, rosiruin longitudine capitis cum prothorace , atrum, giabruin, nitidum. An- tennse testaceae, clava concolore , elongato-ovala. Pro- thorax latitudinesumma brevior, anterius dimidio angus- tior, tomento densiore, fortiore testaceo lectus. Scutellum rotundatum, nigrum, testacco-tonientosura. Elytra pro- thorace ilimidio latiora, plus quadruplo longiora, hunieris rotuudatis , apicem versus leviter anipliataj lateribus parum rotundata, pone médium paulo latiora^ apice con- junctim rotundata, supra convexiuscula^ leviter striata, in striis vix conspicue punctata, intei-stiliis ru.;ulosiSj atra, undique dense ferrugineo-tomentosa, macula scutel- lari niedio [jroducta, maculis nonnullis transversim positis anle médium, fasciaque transversa abbreviata pone mé- dium testaceis vel pallidis, maculaque nigra denudala longitudinali in média sutura nigra, forte detrita. Corpus subtus nigrum, testaceo-pubescens. Pedes validiusculi, ferruginei, pubescentes : femoribus posticis obtusissime vix dentatis. Très voisin de 10. e/jthropus, Sch., mais le duvet est beaucoup plus fort. L'insecte est en géne'ral, et surtout quant aux élylres, plus allongé, et les stries de celles-ci, qui sont très visibles dans VcrythropuSy manquent presque entièrement, et ne se font remarquer quavec peine, même lorsque le duvet est efface. Cet Orchestes se l'en- contre sur le Mont-Serrat, où j'en ai pris trois individus. Orchestes melanarius j Ksw. — SuhoK^atus , niger; an- tennis tarsisque ferrugineis , pilis erectis riigris undique parce hiHus \ elytrapuhe albida tessellatis, punctato-striatis , rugosis-, antennarum funiculo Q-articulaio \ femoribus mu- ticis. Long. 1 lin. 6 '.G ANNALES Statura Orckesti dccorato subsirailis, at antennarura f'uniculo sexarticulato. Gaput parvuni punclulaluni , ni- grum, pubescens-, oculimagni, parum convcxi, in fronte coniventes^ rostruin longitudine capitis cum prolhorace, j)arum arcuatum, nigruui, nilidum. Antennéc ferruglnese, Lasi obscuriores. Prolhorax brevis, transversus , con- vexus. subpulviuatus, antrorsum angustatus, ante apicem constriclus, margine antico elevato, lateribus paulo am- pliatis, parce fortiter punctatus , pube subtiliore albida vage adspersus, pilis nigris erectis rigidus, Scutellum uii- nulum rotuudatuiu. Elytra prothorace dimidio laliora, ]ateribus rotuiidatis , apice conjunctim l'otundata, j)ro- ihorace quadruple longiora, convexa , fortius punctato- striata, interstitiis planis rugoso-punctatis , nigra, pube albida, subtiliore parce subtessellata , macula scutellari inagis conspicua. Corpus siibtus nigrum, punctatum, vix pubescens. Pedes breviusculi, validi : femoribus posticis valde incrassatis, muticis^ tarsis ferrugineis. Cette espèce se trouve sur le Mont-Serrat. Elle y est rare; je n'en ai vu que deux individus, dont je n'ai rem- porta qu'un seul qui fait partie de ma collection. Styphlus verrucosusy Ksw. — JSiger, spinulis obtusis vestitus , squamulis fuscis griseisque variegatus \ clytris stnatisj interstitiis altemis magis elcvatis , sepîcm-seriatim tuherculato-sclulosus; antennarum scapo pcdibusquc piccis\ antcnnarumj'uniculo et clava tarsisquc ferrugineis. Long. 1 1/2 lin. Caput nigrum. squamosum, ironie utrinque setis ma- jusculis minus elongatis transversim positis ornata. Ros- trum protborace parum brevius, crassiusculum supra planum , utrinque carinatum , parcius setulosum. An- tcnna^ graciliores. subelongata?, ferrugineœ, scapo piceo. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 6/i7 clava ovata, pubescente. Prothorax lal'itudine longior, antrorsumetbasin versus angustalus, basi apiceque trun- catus, lateribus leviter rotundatus, anle apicem leviter constrictus , longitudinaliter obsoletius canaliculatus , squamuiis fuscis et paucis griseis variegatus^ spinulis fuscis brevibus, crassis hispidus. Elytra fusca , piceo- squamosa, elongato- ovata, piothorace latiora, vix duplo longiora , lateribus leviter rotundata apice acuniinata, convexiuscula, striala, striis apicem versus profundio- ribus, omnino non punctatis, interstitiis tertio, quinto et septimo magis elevatis, spinulis crassis, brevibus, subcla- vatis, seriatis, ex parte fuscis ex parte albidis, secundo, quarto et sexto subplanatis tuberculis niinutis, subseria- tim positis ornatis. Pedes picei : tibiarum apice tarsisque ferrugineis. D'après le nombre des articles antennaires, cette espèce doit être placée dans le sous-genre Stypklus, in specie de Schœnherr, Sans doute elle se rapproche beaucoup du S. muscorum, L.Fairmaire, mais elle diffère sous plusieurs rapports. Au lieu des points enfoncés du S. muscorum, le verrucosus montre au contraire; des rangées de petits tu- bercules sur les élytres , qui d'ailleurs ne présentent ni des taches ferrugineuses, ni la touffe de poils squameux très serrés sur les épaules, dont parle M. L. Fairmaire. Ce Stypklus se trouve dans les Pyrénées-Orientales. Je Tai rencontré plusieurs fois dans le voisinage des neiges, sous des pierres. Cionus fraxini. — Pas trop rare au Mont-Serrat. Cionus gibbifrojis, Ksw. — Oblongo-ovatus , parum coTwexus, testaceo-hrunneis \ capite elylrisqiie dorso lato infuscatis, squamuiis pensis ^ griseis parce \>cst.itus , subma- culatus; capite subgloboso, frontc gibbosa. Long, t lin. 6j8 annales Caput majusculum, exsertuni, rotundatum , subglo- Jjosuui, fuscuru. squamulis griseis vestitum, fronte valde oonvexa, gibbosa, rugoso-purictulatum. Oculi in fronte parura distantes, rolundati, paruiiiconvexi, nigri.Rostrum tenue, lineare liasin versus fere attenuaturn, a fronte gib- bosa distincte separatum, capite prothoraceque vix longi- tudine sequale, fuscum : apice rufescente, punctulatum. Antennaî ferrugincœ, clava ovata, acuminata. Prothorax IransversuSj conicus, apice truncatus, basi rotundatus, utriuque subsinuatus, intra apicem conslrictus , pone uiedium leviter rotundato-arapliatus, ferrugineus, punc- tatus, griseo-squamulosus, squamulis angustis , sub- piliformibus. Scutellum parvuni, albido squamosum. Elytra basi prothorace vix duplo laliora, postice parum ampliata, ])asi subemarginata, lateribus subrectis, buoieris subrectangulis, su! elevatis, forlius irregulariter punctata, interslitiis planiusculis , piu'cius squaniulosa, squamulis oblongis , majoribus , griseis vel subtestaceis hic illic albidis, in maculas parvas subrotundatas congesti.? ad- spersa, dorso macula magna, basin, non vero apicem attingente, nigra, vel nigra, lateribus et apice tcstaceo- brunnea. Corpus subtus testaceo-brunneum , griseo- squamulosum. Pedes ferruginei : femoribus leviter incras- satis, dentatis. Cet insecte se rapproche, par sa forme , surtout celle de la tête, du genre Orchestes^ mais c'est sans doute un vrai Cioniis, qui doit être rangé à côté du C. frnxiiu, dont il diffère par sa taille beaucoup plus petite et la dis- position de la têlc. J'ai rencontré deux individus sur le Mout-Serrat. Nanophyes Sicnlu.<;, Sch . (criccioniw, Duf.). — Pas bie rare sur le Mont-Scrrat. DE LA SOCIETi: EiNTOMOLOGIQUE. 049 Nanophyes hemisphœriaiSf Oliv. — Perpignan. — languidus, Sch. — Perpignan. — nitiduluSj Sch. — Perpignan, un seul exemplaire, avec le précédent. — pallidulus, Grav. — Perpignan , Montpellier , Cette, commun sur les Tamaris. — posticus, Scli. — Perpignan. Pas trop rare, avec le précédent. JSanophyes stiginaticus , Ksw. — Oi>atus, conwexus, pallide testaceus, albido-puhescens ; rostw longitudine ca- piiis cum protliorace, paixim araiato; prothoracc conico, suhtiliter punctulato \ elytris te/miter punctato-striatis^ in- terstiiiis sublœi>ibus ^ pantm convexis , testaceis , inlerstitiîs tertio ante médium puncto parço, nigro notato -, femorihus dentatis. Long. 1/2-3/4 lin. N. pallididi, Sch., forma et colore haud dissimilis, al multo major et femorihus dentatis abunde distinctus. Caput rotundatum, vix punctulatum, testaceum, vertice infuscato; oculis rotundatis, parum prominulis; apiceque rostri nigris, rostrum longitudine capitis cum prothorace, subrectum, nitidum. Antennae testa ceae , pubescentes. Prothorax brevis, antrorsum angustatus , conicus, basi apiceque truncatus, albido-puhescens, margine anteriore infuscato. Scutellum minutum, concolor. Elytra antice prothoracis basi paulo latioraj lateribus ampliata, apice conjunctim rotundata, prothorace triplo longiora, tenuiter punctato-slriata, interstitiis subconvexis, Isevibus, pal- lida, tenuiter albido-pubescentia , pube in basi interstitii secundi densiore, in interstitio tertio ante médium nec non interdum in interstitio quinto pone médium puncto vel striola nigro notata. Pedes pallidi; femorihus omnibus subtus dente parvo, acuto, spiniformi armatis.yy.yAV/ïw-O'^/' G50 ANNALES Cette espèce se trouve assez communément aux envi- rons de Perpignan, sur les taraariss. Nanophyes cuneatus ^ Ksw. — Ohlongo-ovatus , rufo- femigincus , pallido-puhesccns : pcctorc fusco ,• elytris punciato-striatis j interstitiis convexiiisculis -, femorihus omnibus unispinosis apiccm versus subdenticulatis . Long. 3/4 lin. Nanophyelythii longior et angustior. Totus ferrugineus albido-pubescens. Caput rolundatum, convexura, obso- lète punctatum. Oculi latérales, nigri, rotundati , haud convexi. Roslrum capite cuni protborace longius, sub- tenue, lineare, arcuatum , punctulatum, glabrum. An- tennae tenues, ferrugineaîj clava oblonga, acuminata. Protborax conicus, latitudine surama paulo brevior, an- trorsum angustatus , apice truncatus , lateribus rectis , oumino non l'otundatis, imo paulo sinuatis, postice obso- lète trisinuatus, elevato submarginalus , supra modice convexus, obsolète punctulatus, rufo-ferrugineus, nitidus pallido-pubescens. Scutellum minutum, vix conspicuum. Elytra antice subtruncata, protboracis basi latiora, hu- nieris lectangulis, subelevatis, lateribus pone médium ampliatis, apice conjunctim rotundala, supra convexa, postice declivia, punctatostriata, interstitiis convexius- culis, ferruginea, pallido-pubescentia, pube antice den- siore. Corpus subtus rufo-ferrugineum , pectore nigro. Pedc'S elongati, rufi, parum pubescentes, femoribus cla- vatis, subtus apicem versus spina acuta, lineari et denti- culis non nullis obsoletioribusarmatis. Cette espèce est assez remarquable par sa forme allongée et élargie en arrière. Je n'en ai pris qu un seul exemplaire, au Mont-Serrat. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 651 CHRYSOMELlNiE. Lcma cyanella, Linné. — Pyrénées-Orientales. — melanopaj h'inné. — France méridionale, Cata- logne. Ciioceris paracenthesis, Oliv.-, var. suturalis. — Gerona. — asparagi, Linné. — Montpellier^ Mont-Serrat. Clythra taxicornis, Fabricius. — • Mont-Serrat. — tihialis, Lacord. — Mont-Serrat. — meridionalis, Lacord. — Mont-Serrat. — scxmaculata, Fabr. — Perpignan. — sexpujictata, Oliv. — Perpignan. — tnpunctata, Fabr. — Mont-Serrat. — palmata, Lacoi'd. — Mont-Serrat. — concolor, Fabr. — Pyrénées-Orientales. — nigritarsù, Lacord. — Pyrénées centrales. Cryptocephalus mgicollis, Oliv. — Commun au midi de la France et en Catalogne. — tristigma, Charp. — Mont-Serrat. — bimaculatus, Fab. — Dans les Pyrénées , et en Catalogne, Gerone. — quadripunctatus, Oliv. — Au Mont-Serrat. — lwidrmanus,Suiïr. — Noir, deux taches frontales, bords latéraux du corselet, vine tache étroite au bord an- térieur, et une tache partagée au bord postérieur, une tache sur Técusson, et une autre sur le lobe humerai, d'un jaune-hlanchâtre ; élytres grossièrement ponctuées, rou- ges, avec trois points noirs (l, 2, la paire postérieure oblique). Long. 3 mill.j larg., 1 1/4 mill. — Suffrian. Cette espèce doit être placée à côté du C. Imiianicus, J'en ai pris un seul exemplaire, au pied du Mont-Serrat. 052 ANNALES Cr^'ptocephalus serîceus, Linnt^. — Pyrdnt^es-Orientales, Gerone, en Catalogne. — margin el lus, OViy. — Pyrtînées-Orientales, Cata- logne. — tctraspilus, Suffr. — D'un noir-verdâtre, base des antennes, une tache latérale sur les éljtres, derrière Té- paule, et une tache transversale à rextrémité, d'un jaune- rougeâtre-, corselet densément et finement ponctué i élytres à ponctuation grosse et irrégulière. Long, l 1/2- l'3/4-, Br. 3/4-5/6 lin. — Suffrian. Voisin du C. /lawoguttatus, Oliv. J'ai pris deux exem- plaires au pied du Mont-Serrat. Cryptoccphalas hipunctatus , Linné. — Pyrénées-Orien- tales, Catalogne. — sexpustalatus, Rossi. — Commun sur les prairies, autour de Perpignan. — Koyi, SufFr. — Quelques exemplaires, au pied du Mont-Serrat. — Bossii, Suffr. — Près de Perpignan, avec le sex- pustulatusj Rossi, mais beaucoup plus rare. Il se trouve aussi au pied du INIont-Serrat. — signaticollis, Suffr. — Pas très rare à Perpignan et en Catalogne. — pulchellus, Suffr. — J'ai pris quelques exemplaires de cette espèce à Perpignan. — gracilis, Fabr. — Commun à Perpignan. — lahiatiis, Linné. — Commun dans la région sub- alpine des Pyrénées. Pachybrac/iys pallidulus, Suffr. — Assez allongé, un peu lisse, noir, une tache oblique d'un jaune clair sur le lobe humerai-, tête et corselet d'un jaune clair, tacheté de noir ^ élytres jaunes, à stries ponctuées, fines, peu régulières, DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. 653 eflacëes en arrière, et à intervalles noirs, irreguliers ; pattes jaunes: tibias antérieurs faiblement arques. Long. 1 li2-2 l|2mill.i Br. l-l 1(4 lin. ~ Suffrian. Doit être place à côté du hierogljphicus , Fabr. Il se trouve aux environs de Perpignan. Pachyhrachys Jîmhriolatiis, Suffr. — Pei'pignan, Cata- logne (Mont-Serrat, Ge'rone). Slylosomus tamaricis, SufFr. — Commun près de Per- pignan. Stylosomus ericeti, Suftr. — Finement velu, d'un brun- jiiunâtre, tête et dessous du corps noirs, sur les êlytres deux bandes transversales interrompues plus foncées , corselet ayant un sillon transversal avant le milieu-, élytres à stries de gros points. Long. 1-1 2[3 milL; Br. lj2-3{4 mill. — Suffrian. d*. Disque du corselet et bandes transversales noirs. Ç. Bandes transversales et dernier segment de Tabdoraen d'un brun-rougeâtre. J'ai pris plusieurs exemplaires au Mont-Serrat, sur V Erica arborai. Stylosomus ilicola^ Suffr. — Deux individus, au Mont- Serrat. N. B. M. Suffrian a fait les descriptions de ces nou- velles espèces de Cryptocéphalides, et 3L L. Fairraaire a eu la complaisance de les traduire en français. Chrysomela Banksii, Fabr. — France méridionale, Mont- Serrat. — i>aripes, Suffr. — Sur le Mont-Serrat , à Barce- lonne, etc. — carbonaria, Suffr — Dans les Pyrénées- Orientales, la Preste, le Vernet, Pyrénées centrales, Pic du 65'. AISNALES midi de Bigorre, sous des pierres, dans la région alpine et sub-alpinc. Chrysomela hœmoptem , Linné. — Commun dans les Pyre'nées-Orien taies. — femoralisy Oliv. — Pyréne'es-Orientaies, pas très rare. — suhœnea, SufTr. — Aux environs du lac de Se'cu- léjo, près de Baguères-de-Luchon. — saiiguinolenta, Linné. — Montpellier , Pyi'énées- Orientales. — lucidicollis, Kùster. — Montpellier, Pyrénées- Orientales. — prasina, SufFr. — Aux environs de la Preste, dans les Pyrénées-Orientales. — fastuosa, Linné. — Perpignan. — Jmericana, Linné. — Mont-Serrat. — cerealis, Linné. — De belles variétés, aux envi- rons de la Preste, dans les Pyrénées-Orientales. — convergens ^ Sufïr. — Dans les Pyrénées-Orien- talesj sous une pierre, région alpine, un seul individu. — tussilaginis, SufFr. — Dans les Pyrénées centrales, aux environs du lac de Séculéjo, sur les feuilles de Tussilago et à'Aconitam. — alcyonea, SufFr. — SurleMonné, près Cauterets, région alpine. — pretiosa, SufFr. — Environs delà Preste, dans les Pyrénées-Orientales. — superba, Oliv. {.spedosa, Fabr.). — Aux environs de la Preste, dans les Pyrénées-Orientales. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 655 Chrysomela nigrina, Suffr. — Pyrénées-Orientales et cen- trales, aux environs de la Preste, de Bagnères- de-Luchon, sur le Monne, près de Cauterets. Lina populi, Linné. — Au Mont-Serrat. Gastrophysa raphani, Fabr. — Les larves et Tinsecte développé, en quantité prodigieuse autour du lac d'Es- pingo, près de Bagnères-de-Luchon, dévorant les feuilles d'un rumex. Phœdon tinnidulum, Germar. — Cette espèce, (|u'on con- naît comme provenant d'Angleterre , se trouve aussi sur les prairies, autour de la Preste. — salicinum, lieer. — Çà et là dans les Pyrénées, au bord des neiges, courant sur le sol humecté. Adimonia tanaceti, Linné. — Dans les Pyrénées- Orientales et centrales. ^dimonia monticola, Ksw. Stett. Entom. Zeit. 1850, 224. — Ni'gra, suhdeplanata , supra profiinde nigoso- punctata.) prothorace inœquali, lalcribus leviter mtundafo, basitruncato {>el late leviter cmaiginato \ elytris Uneis ele- vatis nullis, maiis prothorace plus tripla ^ fcminœ çix triplo longiorihus. Long. 4 lin. Cette espèce diffère de celles qui en sont les plus voi- sines par sa figure déprimée et son prothorax large, large- ment échancré à sa hase. Elle se trouve au Pic du midi de Bigorre , où je Tai prise sous des pierres, dans la région alpine, et où M. L. Fairmaire Tavait découverte, il y a plusieurs années. Explication des figures de la planche 1 1 . 1 . Charopus grandicollis. 2. Trechus angusticollis. 656 ANNALES 3. Pselaphiis longipalpis. 4. Malthmus chelifer. 4 a. Id. organes sexuels, cJ", vus de profil. 4Z>. Id. id. vus en dessus. 5. Malthmus modcstiis, ïd. 6. — haniatus, organes sexuels, d", vus de profil . 7. — (jiiadrispinus, id. id. 8. Heterocerus Jrragonicus. 9. Trotomma pubescens; 9 a, tête-, 9 Zij antenne ; 9 r, mâchoire et palpe maxillaire-, 9 d, patte intermé- diaire-, 9 e, patte postérieure-, 9/, patte anté- rieure. 10. Anthohium impressicoUe. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOCnQUE. G57 NOTE SUR m lOSGICOBNES DE LA COLLECTION DE BANKS, LA PLUPABT TYPES DE FABRICIUS » RAPPORTÉS Alix GENRES ACTUELS. Par M. A. CHEVROLAT (1). (Séance du 10 Septembre 1851.) Je n'ai fait quuu examen rapide de cette précieuse col- lection, dont je n'ai pu confronter matériellement les types avec ceux de la mienne -, néanmoins il ne me reste que peu de doutes sur leur identité et sur le rappel exact aux genres j et bien que le manuscrit d\m catalogue, qui ma demandé deux années de recherches, ait été remis dernièrement à M. Gray pour être imprimé, je crois utile de faire connaître iamiédiatement à notre Société , le résultat de mes observations. * Prionus rostratuSj Fabr. Mant. i. 128. 3. Siam. — Dorystencs rostratus, Vigors. * — BARBATUs, Fabr. Sp. ins.i. 208. 21. ç. Am. mer. — CaUipogon barbatuin^ Serv. Mexico. Col. Banks. (i; J'ai suivi à peu près l'ordre du catalogue de Dejean. Les es- pèces précédées d'une astérisque font partie de ma collection. 2* Se ne, tomk ix. 43 658 ANNALES *Prionus SERRiPES,Fabr.Sp.ins.i. 205. 7. — Macrotoma diinidiaticornis, Dej. Serv. Af. seq. * — ARCUATUS, Fabr. Mant. ins, i. 129. 9. Van Diem. — Oncinotus arciiatuSj Er. * Cerambyx MARGiNALis, Fabr. Sy. Ent. 169. 22. Cap. B. sp.? — OEgosoma affine^ Dej. cat. Ind.or. Est véritablement originaire des Indes orientales. * Callidium uiRTUM, Fabr. Mantissa, i. 153. 19. Cap Bon.-Esp. — Eriodcms lanuginosus, Dej. cat. Col. Banks. * Prionus CANALicuLATUS, Fabr. Mant. ins. 1, 130, 23. Ins. Am. — Solenopiera asterius, Buq. Cat, Dej. Martinica. * Cerambyx holosericeus, Fabr. Mant. 1. 135. 45. Ind, or. — Hainatichcrus holosericeus. 01. Col. Banks. Col. Lunds. Est originaire aussi bien des Indes orientales que du Séne'gal. * Cerambyx vittatus, Fabr. Ins. Sy. Ent. 166. 12. — Callichroma ochropus , Voet. Col. pars 2, t. 10, p. 12, f. 41. Brasilia. Col. Banks. * — FESTivus, Sys. Ent. 16G. 10. Gabon. — Calli- chroma nobile, Dej. cat. Guadeîupia. Col. Banks. Cet insecte se trouve aussi bien à la Guadeloupe que sur la côte ouest dWfrique. * Caludium longipes, Fabr. Sys. Ent. app. 824. Cap. Bon.-Esp. — Promeccs longipes, Dej. Serv. Col. Banks. * Cerambyx nitens, Fabr. Sp. 211. 11. Africa a^q. — Promeces nitens. D'un vert brillant uniforme, cuisses renfle'es , antc'- rieurc'S roiigeâtres. DE LA SOCirnÉ ENTOMOLOGIQUE. 659 * Saperda CLAvicoRNis, Fabr. Sys. Ent. app. 824. Gap Bon.-Esp, — Polyzonus clai>icornis, Dej. Col. Banks. " — FAsciATA, Fabr. Sp. ins. 1. 232. — Polyzonus fasciatus, Dej. Sibiria. * Cerambyx lineola, Fabr. Sp. ins. I. 228. 16. — Ehurialincolata, Dej. cat. Col. Banks. * , — RîJSTicus, Fabr. Sp. ins. 1. 228. 19. Ind. or, — (?) Chion rusticum, New. Am. sept. * Stenocorus spiNicoRNis, Fabr. Sys. Ent. 179. 5. Ame- rica. — Elophidion spùncorne, Insul. Am. F. Col. Drury. Ol. Col. Banks. * Cerambyx semi-punctatus, Fabr. Sys. Ent. 180. 8. Brasilia. — Phoracantha scmi-punctaia ^ New. Nov. Hol. Est réellement propre à ce dernier pays. * Cerambyx spinicornis, Fabr. feys. Ent. 167. 13. Sierra Leone. — Cerdylomera torndaj 01. Ent. 67. 31. 36.pl. 15. f. 107. Callidium sulcatcm, Fabr. Sys. Ent. 189. 11. — Cop- toma acuticorncl White. Nov. Zel. Col. Banks. Peut- être la même espèce. Callidium lineatum, Fabr. Sys. Eut. 189. 10. Nov. ZeL — Coptomma lineatum, White. — Nauomor- pha lineata, Blanch. in litt. Col. Banks. Saperda grisea, Fabr. Sys. Ent. 186. 9. Nov, Zel. - ^ Saperda hirta, Fabr. Sys. Ent. 184. 4, Nov. Zel. — Isoderus hirlus, White. " — TRisTis, Fabr. Sys, Ent, 186. 11. Nov. Zel. ^ Meropachis tiistisj Hope. * Callidium variegatum, Fabr. Sys. Ent. 189. 9. Nov, Zel. — Coptomma i'ariegatum, White. GGO ANNALES Callidium compressdm, Fabr. Mant. 1. 153. 21. — Stromatium compressum. Siam. Col. Banks. ■* — BARBATUM, Fal)r. Sys. Ent. 189.8. — Stromatium burbatum, Serv. Tranquebar. Col. Banks. * — BiMACuLATUM , Fabr. Sp. ins. 1. 240. 25. — Hespcropliancs biinaculatus. Cap Bon.-Esp. Col. Banks, — OBSCURUM, Fabr. Mant. ins. 1. 151. 1. — Hcspc- wphancs obsciirus, Chev. — Phacodes lentigi- nosus, New. Van Diem. L. Saperda unicolor. Fabr. Mant. ins. 147. 8. — Hespe- rophancs unicolor. Nov. Zel. Col. Banks. * Callidium bifasciatum, Fabr. Mant. ins, 1. 352. 10. — Callidium bifasciatwn. Am. sept. Col. Banks. Callidium ACUM1NATUM, Fabr. Sys, Ent, 194. 30. 1775. Amer, sept. — Clyîus eiythroccphalus, Fabr. Mant. 196. 54. Col. Solander, Col. Banks. * — ANNULARE, Fabr. Mant. 1. 156. 59. Siam. Col. Banks. Espèce distincte du genre Clyius. * Callidium mucronatum, Fabr. Sys. Ent. 1775. 193. 29. America. — Clytus l usais, Fabr. Am. sept. Col. Solander. — CLAucuM, Fabr. Sp. ins. 1781. 1. 243, 41. Ind. or. — Clytus glaucus. Col, Banks. Gris-verdàtre, quatre taches noires triangulaires près de la base, Callidium ANGULATUM, Fabr, Ent, sys. 1775. 102. 24. Clytus. Col. llunter. Celui de la collection de Banks, étiqueté de ce nom, a deux taches blanches sur le ventre et ressemble au Cayennensis Gory. DE LA SOCIÉTÉ I.NTOMOLOGIQUE 661 * Callidium MiNUTUM, Fabr. Sys. Ent. 1775. 192. 23. — Obriuinminutam. iSov.Zei CoJ. Banks. * Lamia vARiEGATA, Fabr. Sp. 221. 27, ç. 1781. — Lasiodactyhis Biu/uelii? Dej. cat. Af. seq. Col. Banks. * Cerambyx uistrix, Fabr. Sp. ins. 1. 21 G. 4. Cap. Bon.- Esp. • — Clotiiocera histrix, Dej. Col. Banks. * Lamia rotator, Fabr. Sys. Ent. 175. 22 1775. India. — Monohammiis tomentosus , Ziegler. A m, sept. Col. Banks. Sa patrie étant faussement indiquée, il n'est pas éton- nant qu'il n'ait pu être reconnu depuis. * Lamia ruspator, Fabr. Sp. ins. l. 223. 37. — Mono~ hmnmiis dcntîfer, Scb. A pp. ad Syn. Guînea. Col. Banks. Lamia funesta, Fabr. Mant. 239. 98. Europa. — Mono- hammus latcralis, Dej. Java. L'insecte étiqueté par Fabricius dans cette collection ne paraît pas devoir se rapporter à l'espèce décrite par l'auteur qui lui assigne l'Europe, et comme vi- vant dans le bois de sureau. Lamia scABRATOR , Fabr. Sp. ins. l. 224. 46. 1781. — Cerosterna gJadiator, Fabr. Sys. El. 2. 284. 27. 1801. {Lamia) Dej. cat. Daldorf. — • Lamia spiiiator. Ent. Sys. Supp. 145. 92. 1798. Col. Daldorf. Col. Banks. * Lamia reticulator, Fabr. Sp. ins. 1. 219. 16. India. — Cerosterna reticulator. China. * — jEthiops, Fabr. Sys. Enl. 174. 19. Cap. Bon.- Esp. — Ceroplesis œthiops. Col. Banks. Lamia BiFASciATA , Fabr. Sys. Ent. 174. 18. 1775. Ja- maica. — Lamia pidchra y Drury. Ins. i. tab. 32. fig. 6? — Lamia imperialis, Fabr. Sys. Ent. 171. 6. 1775. — Stcrnotamis imperialis, Fabr. Percheron. Col. Drury. 662 APsrsALES Même espèce. Africa. Col. Banks. La Lamia pulchra de Drury est peut-êire différente. * Lamia regalis, Fabr. Sp. ins. 1. 217. 9. Af. aeq. — Sternoiomis regalis. Percheron. * — FRONTicoRNiSj Fabr. S|). ins. 1. 216. 2. Cap. Bon.-Esp. --- Pwsopoccra J'rojiticornù , Dej. Guinea. Est originaire de ce dernier pays. Lamia SoLANDRi, Fabr. Sys. Ent. 177. 31. Nov. iloU. — Symphiletcs Solainlri. New. Col. Banks. Cerambyx PEDicoRNis, Fabr. Sys. Ent. 170. 2. 1775. Nov. IIoU. — Syniphiletes pcdiconiis. INew. Col. Banks. * Lamia bidens , Fabr. Sys. Ent. 177. 30. 1775. Nov.. Holl. — Lamia {Coptops) œdificator, Fabr. Serv. Ent. Sys. 1. 2. 275. 33. Af. œq. Col. Banks. Col. Luiid. Lamia Banksii , Fabr. Sys. Ent. 176. 26. 1775. Cap. Bon.-Esp. Col. Banks. Elle fait partie du genre inédit des Prosacanthas de M.Blanchard, de'membré des Coptops, Dej. Serv. * Lamia nutator, Fabr. Mant. 1. 142. 58. Col. Banks. L'auteur a réuni sous la même étiquette deux espèces appartenant à deux genres différents : Tune est ^o?>\- ûvemeniV Oopsis nutator, reconnue par M. L. Fair- maire comme se trouvant à Taïti, et Tautre est un f'raonetka du cap de Bonne-Espérance. Celle der- nière est brune, avec les élytres jiunâtres à la base et à rextrémité. Lamia crista , Fabr. Sys. Ent, 170. 3. Nov. Zel. Col. Banks. Nov. fijenus DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE 663 Lamia GLYCYRRHiz^, Fabr. Sp. iris. 1. 222. 33. — Dor- cadion glycyrrhizcB, Fahr. Auct. Sibiria. Col. Banks. * Cerambyx TESTATOR, Fabr. Sp. ins. 1.223. 40. Af. seq. — Asiates. JNew. — Tetraopthalmus lobicollis, Dej. cat. Lamia TXJBERCULATOR , Fabr. Sp. ins. I. 224. 43. Cap, Bon.-Esp. Col. Banks. Fait partie d'un nouveau genre, près des Apomecyna, aussi de la coll. duBritish Muséum. * Saperda lyncea, Fabr. Ent. Sys. 185. 8. 1775. Nov. Zel. — Xyloteles lynceus, White. Col. Banks. L'espèce d Olivier décrite sous ce nom paraît devoir appartenir au genre Centurœa de M. Gue'rin-Méne- ville. * Lamia jNiGRiGORNis , Fabr. Sp. ins, 1781. 1. 218, 10. Coromaudel. — Stibara trilmenta, Hope. New. Col. Banks. * Saperda analis, Fabr. Sp. ins. 1. 233. 15. — Glœnea, New. Af. occid. — Sphenuraj Dej. Iiidia. Col. Banks. Ou cette espèce ofiVe divei-scs variéte's, ou Ton a con- fondu plusieurs espèces sous le mêmenoni. * Stenocorus fasciatus, Fabr. Sp. ins. 1.227. 13. Af. aeq. — • Glœnea^ New. — Sphenura, Dej. Col. Banks. J'ai acquis cette espèce de la collection de M. Serville. * Saperda lateralis, Fabr. Sys Ent. 185. 7. Am. sept. Col. Banks. * Saperda modesta, Fabr. Sp. 1. 231. 3. — Obcrea mo- flesfa, Dej. Af. œ(j. Col. Banks. — LONGicoKNis, Fabr. Sp. ins. I. 234. 21. Af. œq. Col. Banks. 664 AINNALES Espèce (|ui se rapproche du genre Eutheia : sa tête esE coupée obliquement du haut en bas, les pattes sont rousses, et les antennes longues et noires , à neu- vième article blanc. * Rhagium ORNATUM, Fabr. Sys. Ent. 183. 4. 1775. Pen- sylvania. — Rkcigimn hicolor, Ol. Ent. 69. 9. pi. 1. f. 4. — Rhagiuin bifasciatuin , Fabr- Gal. occid. Col. Banks. Cette belle variété^ qui offre une large bande jaune oc- cupant le milieu et le tiers des dlytres, n'est point américaine. Elle m'a été donnée par M. Varin comme se trouvant assez fréquemment en Bretagne. * Rhagium MfNUTUM, Fabr. Mant. 146. 9. L'exemplaire étiqueté par Fabricius dans cette collec- tion, n'est autre que le Fi. Iweatum, 01., espèce des Etats-Unis. ' Leptura 12-maculala, Fabr. Sp. ins. 248. 17. — Pa- chyta puuctipeunis ? Faldermanii. Sibiria. Col. Banks. — DUBiA, Fabr. Sp. ins. 1. 2.49. 20. — Lcpluvarns- tica. Hist. arch., t. 26. f. 27. — OEdccncma dubia, Dej. Sibiria. Col. Banks. " Cehambyx LONGicoRNis, Fabr. Sys. El. 1. 2. 263. 46. Coromandel. — Beat croc rat es nchulosus, La- bram. Iinhoff. 6' fasc. Guinea. Col. Banks. Genre et espèces de la famille des Curculiouides et d«c' la division des Anthribides. ras^a ^j - — DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. Giii REMARQUES SUR LES DIFFÉRENCES SPÉCIFIQUES DES ORGANES MALES DE LA GÉNÉRATION DANS LES ESPÈCES FRANÇAISES DU GENRE Cetonia, suivies de quelques observations semblables SDR QUATRE GHRYSOMÉLINES. Par M. le capitaine GODART. (Séance du 27 Août 1851). Je me suis beaucoup occupé celle anne'e des Cétoines de France ; frappé des nombreuses difficultés que présen- tent la distinction des Cetonia œuca et wctallica, diffi- cultés telles que le savant Ericbson les a réunies en une seule espèce , et que d'autres entomologistes les ont aussi souvent confondues. Je me suis posé la question de savoirj si, en examinant les parties sexuelles des mâles, je ne pourrais pas rencontrer des caractères assez solides pour lixer toutes les irrésolutions à ce sujets j'avais été mis, du reste, sur la voie par les travaux de M. Fondras fils, qui s'occupe, d'une manière distinguée, de la dissec- tion des insectes-, mon attente n'a pas été trompée, ayant capturé un grand nombre de Cétoines, je me suis mis à 1 œuvre et à ma grande satisfaction j'ai trouvé que les pénis de chaque espèce présentaient des différences nota- bles, qui ne permetlaient pas de les confondre les unes avec les autres i après avoir reconnu ce caractère intérieur, 660 ANNALES j'ai cherché si j'aurais cté assez heureux pour saisir à Tex- térieur clos sigues serisiblcs pour distinguer aisément les deux es|)èces-, j'ai, je le crois, atteint ce but : dans la C. œnca, le dessous du corps est constamment d'un rouge- cuivreux, sans jamais tourner au violet, ainsi que cela se voit fréquemment chez la C. mctaUica; les trois premiers segments abdominaux de la première sont moins ponc- tués, et la poitrine est plus bombée que chez la deuxième ^ quand on s'est familiarisé avec Tétude de ces caractères, qui peuvent paraître légers de prime abord, on arrive à reconnaître bien facilement, au premier couj) d 'œil, les deux espèces. Je ne me suis pas borné à opérer les C. œnea et metal- lica^ et, excepté la C. speciosissima, dont je n'ai pas le mâle, j'ai disséqué toutes celles qui vivent en France, et j'ai trouvé ciiez toutes un pénis particulier à chaque espèce qui les distingue notablement les unes des autres. Ayant reçu de l'Algérie sept individus mâles de la C. funeraria, Gory, j'ai voulu m'assurer si réellement elle n'était qu'une variété de la C. aurata, ce dont je doutais beaucoup-, l'opération m'a prouvé qu'elle en était bien distincte , et que c'était à tort qu'on l'avait réunie à la dernière-, elle présente, du reste, des caractères extérieurs bien sensibles, et j'ai été surpris que d'excellents entomo- logistes aient cru devoir réunir ces deux espèces, malgré la différence de ponctuation et l'opacité constante de la funeraria. Il résulte des dissections que j'ai faites, que, pour moi, les C. aumta, funeraria, mctallica et œncn , sont quatre espèces bien distinctes -, il est probable que parmi les nombreuses variétés de Vaurata et des auti-es Cétoines on reconnaîtrait encore d'autres espèces particulières, si on les soumettait à une pareille vériiic.ilion -, nialhetueusc- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. (iO? ment je n'en possède pas, et je n'ai pu pousser mes recon- naissances plus loin, faute de sujets à e'tudier. Puisque j'ai etd ament^ à parler des C. aiunta et Jane- raria, je veux soumettre à la Société une observation bien évidente, qui saute aux yeux chacjuc fois qu'on examine ces deux espèces -, pourquoi MM. Burmeister, Schaum et autres entomologistes distingués ne les onl-ils pas sépa- rées de leurs congénères ? La forme globuleuse et saillante de leur mésosternum et Féchancrure existante près de l'angle suturai des élytres, sont des caractères assez re- marquables pour constituer un genre , ou au moins un sous-genre. M. Burmeister a créé son genre jEthiessa sur des caractères moins sensibles, et je ne puis m'empêcher de témoigner mon étonnement de ce qu'ayant jugé néces- saire de diviser fancien genre Cetonia, il n'ait pas poussé sa division jusqu'aux C aurata, fimeraria et leurs analo- gues; M. le docteur Schaum, qui a fait des observations si judicieuses sur les Lamellicornes Mélitophiles ('^n/z. de- là Soc. eut. de France, u4nii. 1845), n'a pas relevé cet oubli de Wuteur de VBaiidbuck dcr Entomologie, Coleop- tera LameUicornia MeUtopIiili\ cependant ces espèces doi- vent être séparées des autres Cétoines; c'est un travail à faire, qui heureusement ne présentera pas de bien grandes^ difficultés cà celui qui l'entreprendra. J'ai fait l'application de mon système de vérification à quatre Chrysomélines dont je suspectais l'individualité^ ce sont les Leina dodccostigina et duodecimpunctata, et les Coptocephala scopoUna et tclradyma\ les deux premiers^ ainsi que l'avait soupçonné M. Th. Lacordaire, dans sa Monographie des Coléoptères subpentamères de la famille des Phytophages, doivent être réunis et ne former qu'une srule KS[)èce, leiu's parties sexuelles (Uanl identiques-, je les 608 AiNNALES ai du reste trouvés depuis peu accouplés ensemble; quant aux deux Coptocepluûa, il est regrettable (jueM. T. Lacor- daire n'ait pas suivi sa première idée qui Tavait porté à les séparer-, car ce sont des espèces bien distinctes, aux- quelles il faut restituer les noms de scopolina et tetradyma que Fabricius et Dejcan leur avait donnés, car outre leurs faciès qui présentent des dissemblances remarquables , leurs pénis sont aussi bien différents. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 609 NOTICE SUR LE GROUPE DES EURYMÉLIDES. (Suiie (1). MONOGRAPHIE DU GENRF. .Ethalion. PAR M. V. SIG^ORET. (Séance du 11 Septembre 18500 Pour compléter le groupe des Eurymëlides, il devient] nécessaire de donner la monographie du genre^iEthalion, qui fut créé en 18 1 1 par Latreille, dans le voyage de Hurn- boldt etBonjdand, pour un insecte connu des auteurs] anciens sous le nom deiCicnda reticulata. Il y a peu dej choses à ajouter aux caractères indiqués par cet auteur, i figurés pi. 23, lig. 12 et 13, et répétés depuis par tous les] auteurs qui se sont occupés de Gciicra. M. dcCastelnauacréédepuis un genre nouveau pour un insecte qui n'a pas, selon moi, de caractères suffisants pour créer une coupe particulière, et que je fais rentrer dans ce genre-ci. Je veux parler des Schyzia, dont le seul ca- ractère repose sur une échancrure du bord supérieur de la tète, caractère que je retrouve dans un grand nombre d'espèces, et dont il m'est impossible de me servir, même pour former des subdivisions de ce genre ; un autre carac- tère, tiré des nervures, pourrait peut-être me servir pour établir un genre nouveau, d'autant pi us que ce caractère se il) Voyez 2e Série, Tome Ville (1850), page 497. C70 ANNALES lie à d'autres-, je veux parler de VMtlialion rjervosa-pwic- tatuni, fig. 10, pi. 1 i. Mais comme cette espèce est unique, je la laisse dans le même genre, seulement j'en modifierai la description. Genre ^Ethalion, Latreille. Tête dirige'e en dessous (pi. 14, fig. l), aplatie, et ne présentant en dessus qu'un rebord plus ou moins arrondi ou échancré (fig. (5, 7, 8, 10). Yeux globuleux, saillants, ocelles placés en avant sur le front, entre les deux yeux et sur la même ligne. Antennes insérées dans une fossette assez profonde, en dessous des yeux. Rostre plus ou moins Joug, atteignant et dépassant quelquefois les cuisses pos- térieures. Prothorax de forme hexagonale, avec les bords quelquefois mendjraneux et aiTondis (pi. 14, fig. 8). Elytres généralement plus grandes que l'abdomen, à ner- vures saillantes, quelquefois poiutillées (fig. 10 et 10 fl), et régulières ou irrégulières (fig. 2 et 10 a); j'appellerai régulières celles qui présentent le même dessin dans les deux élytres, et pour plusieurs individus de la même es- pèce -, il faut tenir compte, il est vrai, de quelques dévia- tions qu'il est facile de rétablir. La figure 2 est le dessin régulier d'une élytre, et il est facile d'y ramener la plupart des espèces. Ailes (pi. 14, fig. 3) transparentes, quelque- fois légèrement enfumées. Abdomen (tig- 4) aplati. Pattes: les antérieures et les intermédiaires plus fortes et plus courtes que les postérieures, canaliculées -, les posté- rieures sont longues, avec une surface aplatie, une cana- liculée , les deux autres arrondies (fig. 5 de a a e) : les arrêtes ou bords de la fi\ce aplatie plus on moins denticulés et ciliés (fig. 5 d). Sur ce point, je me trouve en désaccord avec la plupart des auteurs, Lalreille dit : sans dentelures DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. (;7I et non cilids, ce que les auteurs répètent après lui sans s en êlre assuré, ceci est peu visible à Toeil nu pour Tespècc la plus connue, la reticulatnm, mais est visible dans les grandes espèces, surtout en s'aidant d'une loupe, à plus forte raison si l'on se sert d'un microscope qui me fait voir alors les dentelures, aussi fortes que je les l'eprésente figure 5 d. Tarses (pi. 14, iig. 5 rt et 5 /*): les antérieurs et inlerniédiaires (a) cordiformes courts- Tarticle des cro- chets le plus long-, les postérieurs [b)ea forme de gobelets, présentant le premier le plus long, le second court, et le dernier presque aussi long que le premier. Ce genre, qui ne contenait que trois espèces, la reticu- latnm, la Sctvillei et Xalhonervosum, en renferme un bien plus grand nombre, et je viens ajouter onze espèces à celles déjà connues. Elles présentent toutes des caractères qui leur sont communs, ainsi la plupart présentent deux Landes noires sur le front, au moins une, et la plupart ont les jambes, surtout les postérieures, trinnnelées, et ces deux caractères servent déjà à en distinguer plusieurs espèces. l.^jEthalion parviceps. Mihi. (PI. 14, fîg. 6). Long. 0,014. Ç. Valparaiso. La plus grande des espèces de ce genre est remarquable par sa tête, qui est proportionnellement plus petite, large, d'un jaune uniforme, avec les élytres transparentes, à nervures irrégulières et noires. Tête petite, ne laissant voir que les yeux en dessus, sans bandes transversales , deux taches brunes sur les ocelles, sur le trajet qu'occuperait Tinférieure. Prothorax immaculé, avec une forte ponctuation, à fond noir. Ecus- 672 ANNALES son lisse, avec ses ( ôtés noirs. Elytres dépassant très peu i'aJxlomen, eldont la base, de même couleur que le pro- thorax, présente une ponctuation analogue , le resle de Télytre est d'un jaune transparent, à nervures noires. Pattes : les cuisses présentent une macule noire, et toutes les jambes sont biannelées; les quatre tarses antérieurs noirs, et les postérieurs ayant le premier et le second articles jaunes. 2. /Ethalion Latrcillci. Mihi. Long. 0,011. s aux environs de la DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 685 source qui alimente les fontaines do Florac. C'est le seul que nous ayons vu, La présence de ce joli Diurne que Duponchel n'avait pas rencontré dans le cours de ses excursions, nous surprit d'autant plus que le Micocoulier (Celtîs australis) dont on pense que sa chenille se nourrit exclusivement, manque complètement autour de 1 lorac, ainsi que nous Fa assuré M. Bayle qui s'est occupé beau- coup de botanique et qui connaît parfaitement la flore d'un pays exploré par lui depuis de longues années. ^rge Var. Lcucomclas. — Nous prîmes cette aberration à la source, au petit bois de Beaume-Brune, sur la mon- tagne de l'Empezoui mais il est probable qu'on peut la rencontrer dans les autres localités où volent la Galatca et la Procida. Satyviis Var. Jdrasta. — On trouve principalement cette variété sur les sommets. Syrichtus alveus. — C'est sans doute cette espèce que Duponchel désigne dans son catalogue sous le nom de fritillum. Syricliius c.arthaini. — \ allée française et environs de Florac. Sesia cynipiformis . —- î--e tient à l'extrémité des gra- minées. Sesiaic/meumojiïfornns. — Mêmes mœurs que la pré- cédente. Deilephlla nicœa. — Nous en prîmes plusieurs le soir dans le jardin de la prison, butinant sur les fleurs des chèvrefeuilles et des verveines. Ce beau Splimx ne paraît pas être très rare aux environs de Florac. La chenille^ d'après les renseignements qui nous ont été fournis par 686 ANNALES M. Bayle, vivrait sur les causses (1), où croît abondam- ment \ Euphorhia csula dont elle fait sa nourriture, Deilephila lineata. — Vole également le soir dans les jardins. La chenille paraît en même temps que l'insecte parfait. Nous en trouvâmes cpielques-unes sur le Ramcx aceioscUa et sur les Linaircs. — Florac et vallée fran- çaise. Sphinx pinnstri. — Commun dans les vastes hois de pins des environs de Barre. Zygœna hippacrepidis. — Pris des chenilles et des co- cons à Beaume-Brune. Procris priini. — Les chenilles vivent en famille sur les buissons d'épines. L'insecte parfait éclot au commen- cement de juillet. Beaume-Brune, Empezou, environs de Montvaillaut, etc. Nudaria luiirina. — Commune dans l'intérieur des maisons, notamment à Tbôtel du Grand-Logis. Chelonia cii^ica. — Trouvé une chenille retardataire sur les bords du Mi mente. ^rctia sordida. — Sur les causses situées entre Florac €t Saint-Etienne. Bombyx pytiocampn. — Bois de pins des environs de Barre. Bombyx lanestns. — Petit bois de Beaume-Brune, Empezou, environs de Sainle-Croix, etc. Lasiocampa pini. — Nous avons abattu plusieurs che- (1) Ce mot qui dérive évidemment de calx, chaux, sert à désigner dans le pays Its plaines calcaires. Ce calcaire est de transition, et ne renferme d'autres débris de corps organisés quo des Bélemnites et iscom. Nous aurions probable- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLO(jlQUE. 689 ment dtîcouvcrt sa chenille sur cette Dianlhée, si nous étions reste's plus longtemps clans la Lozère. La Source est une excellente localité pour chasser la Magnolii. Polia chi. — La chenille se trouve pendant tout le mois (le juin sur un assez grand nombre de plantes, prin- cipalement sur les Rwnmc et les Scrophulaires . Polia platinea, — Pris un seul individu volant dans le jour sur les fleurs du iSï/e/ze inflata. C'était une femelle. La chenille ne vivrait-elle pas sur cette plante? Polia Var. ineridionalis . — Variété de flavicincta. Eclose chez moi. Polyphœnis prospicua. — Vole le soir autour des lières, des buissons de ronces, des fleurs de châtaignier. Commune sur les bords du Mimente, près de Montvail- lant. Eriopiis Latreillii. — Prise en chassant au crépuscule. Vallée française, près de Sainte-Croix. Leucania vilellina. — Environs de Florac. Caradrina trilinea. — Kadenii. — Assez commune k Florac. Vole le soir en compagnie de la cuhicularis. On la trouve aussi pendant le jour dans les murs en pierres sèches. Oiihosia cœcimacula. — Eclose chez moi. La chenille vit sur les épervières et les genêts. Orthosia gothica Chenille. Florac. — gracilis Idem, Trachea piniperda. — En chassant à la mailloche dans les bois de pins, nous faisions tomber un très grand nom- bre de chenilles. '2* Série j tome ix. 45 690 ANNALES Dasycampa mbiginea. — Chenille. Bords du Tarn. Cloatitha Jiyperici. — Florac, Empezou. CleopJiana atitinhini. — Butine le soir avec la linariœ sur les fleurs de la Fipérine. Florac. Cleophana platyptera. — Mêmes mœurs que la prdce- dente. Florac et vallée française. Assez commune. Cucullia iimhralica. — thapsiphaga. — Vallée française. — Var. caninœ. — Je suis surpris que cette es- pèce ail échappe à Duponchel, car la chenille est fort commune sur la Scrophularia caninUy où elle vit par groupes souvenf nombreux. La chenille de la caninœ commence à paraître vers le 20 juin, et croît très rapide- ment. Elle offre plusieurs variétés de couleurs, mais le dessin est constamment le même. Abvosiola urticce. Anaîta myrtilli. Heliothis peltigera. — Commune sur la montagne de TEmpezou, à Coudoulède, à Beaume-Brune , etc. Elle vole pendant le jour avec rapidité. La chenille vit sur le Senecio viscosus. Caiocala electa. — Pris la chenille dans la valle fran- çaise, sur les Salix viniinalis ou incana. Catocala optata — Eclose chez M. Guillemot. — pellcx. — La pellex figure sur le catalogue de la Lozère de Duponchel. Nous n'avons pu la prendre à Tétat d'insecte parfait, parce qu'elle n éclot qu à la fin de juillet, mais nous en avons découvert la chenille. Cette chenille, dont je n'ai trouvé nulle part la description ni lu figure, vit sur le Salix incana, qui croît abondamment DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. 691 au bord des rivières. Elle se cache avec soin, comme cer- taines chenilles de plantes basses , sous les pierres et débris, dans les environs de Tarbuste qui la nourrit. Les branches entièrement dépouille'es de feuilles à leur extré- mité indiquent infailliblement sa présence dans le voisi- nage. Elle ne doit pas être bien rare à Coudoulède, sur les bords du Tarn , mais comme elle est très diiïicile à chasser en cet endroit, et que Tépoque était d'ailleurs avancée, nous ne pûmes guère en recueilMr qu'une dixaine. Ophiusa limaris. Anthophila ostrina. — Sommet de la montagne de TEmpezou. Il faut battre les grandes herbes pour la faire lever. Agrophila sulphuiea. Hemiihea vernaria. — Nous en avons pris quelques- unes au crépuscule, voltigeant autour des fleurs de Clé- matite. Pumia ratœgaria. Crocallis extimaria. — Eclose chez moi. La chenille, que je n'ai vue décrite ni figurée nulle part, ressemble beaucoup à celle de Velingiiaria, avec laquelle je Tavais confondue. Elle vit sur le Prunus spinosa. Environs de Florac. Macaria signaria. — Bois de pins, près de Barre. Aspilates sacraria. Fidonia piniaria. — Commune aux environs de Barre, en battant les pins. Fidonia tœniolaria. — Eclose chez moi de chrysalides rapportées de la Lozère. 692 ANNALES Eupisteria concordavia. — 11 faut baltre les genêts pour se la procurer. Valide française. Speranza conspiciiaria. — Mêmes mœurs et mêmes localités que la précédente. Boarmia lichencaria. Gnophos pidlaria. — Florac et vallée française. — Var. variegata. — Vallée française. Euholia hipunctaria. — Cette Géomètre offre une jolie variété qui se trouve principalement sur TEmpezou. Elle diffère du type par sa couleur enfumée qui la fait paraître presque brune. Eubolia salicarid. — On la trouve appliquée contre les rochers. Rare. Larentia tersaria. — Florac. — collaria. — Florac. — Wv.Jlavicinctana. — Assez commune dans les rochers. Larentia vittalbaria. — Jardins où on cultive des clé- matites. EupitheciaYAv. coronata. — Rues de Florac, sur les murs des maisons. Eupithecia minoraria — be trouve appliquée contre les rochers. Eupithecia gi-apharia. — Même habitat, mais beaucoup plus rare. Cidaria ribesiana. — Vole le soir dans les jardins, au- tour des groseilJers. Cidaria fulvavia. — Lieux humides. — aptaria. — Celte Géomètre est la même que DE i.A SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. 693 celle décrite et figurée à tort comme nouvelle dans nos Annales, sous le nom de pontissalaria, par notre collègue M. Bruand. Cidaria simularia. — Bois de pins. Melanihia ocellaria. — galiaria. — Se tient ordinairement appliquée pendant le jour contre des rochers. Commune. C obéra strigillaria. — Dans les endroits couverts de genêts. Cahera coimnutaria. — Se prend dans les mêmes lieux cjue la permutaiia dont elle n'est, je pense, qu'une variété. v4cidalia oinataria. — suhmutana. — Commencement de juin , Florac. Assez rare. aîcidalia immutaria . — Plus commune. — microsaria. — Je Tai trouvée dans les appar- tements de M. Bayle , qui possède chez lui un herbier. Cela vient confirmer ce que M. Boisduval dit de la che- nille de cette espèce : Larva Jierbariorum pestis ; plantas siccas corrodit et dirait ( Index methodicus , note 3 ,. page 222). Acidalia circaitaria. — Se tient dans les gi'andes herbes- sèches. Bords du Tarn, Coudoulède. Acidalia ochrearia. — Montagne de TEmpezou. — straminaria. — 11 faut battre les herbes et les broussailles pour les faire partir. Je ne l'ai trouvée que dans les bois de châtaigniers d'Arrigès, où elle est assez commune. Acidalia alhulana. 694 ANNALES Acidalia sylvestraria. — litigiosaria. — Nous Tavons prise conimunc- mentaux environs de Florac, à la fin de juin, à peu près partout, mais principalement à Arrigès, au bois de chênes de TEmpczou et à la Source, Elle a les mêmes mœurs que la mfaria, en compagnie de laquelle on la rencontre assez souvent. ylcidalia perfluaria. — Bords du INIimente et du Tar- non. Rare. j4cidalia degcnemria . — imita n'a. — rusti caria. Chilo rippertellus . — Sommet de TEiupezou. Juin. Assez rare. Je n'ai porté sur mon catalogue, ainsi que je Tai dit plus haut , que les Lépidoptères pris par nous dans la Lozère et non signalés par Duponchel. J'aurais pu éten- dre la liste encore davantage, mais j'ai pensé qu'il était inutile d'y faire figurer ces espèces quW trouve dans tous les pays du monde, et qui, pour cette raison, n'offrent aucun intérêt. J'ajouterai que j'ai chez moi, en ce mo- ment, bon nombre de chrysalides produites par diverses chenilles recueillies dans nos chasses. Ces chenilles, que je n'ai pu reconnaître, ne donneront sans doute leurs pa- pillons qu'à la saison prochaine. Je ne dirai rien des insectes des antres ordres qu'on trouve dans la Lozère, car je ne les ai chassés, quoique nombreux, que d'une manière très secondaire, et seule- ment dans le but de pouvoir, à mou retour, faire quelques cadeaux à des amis. J'ai retrouvé une bonne partie des DE LA. SOGIEIÉ ENTOMOLOGIQUE 695 Coléoptères cités par Duponchel, Quelques-unes de ces espèces sont me'ridionales, quelques autres alpines -, beau- coup appartiennent à la faune parisienne. Je n'ai plus qu'un mot à ajouter, et ce sera pour réha- biliter la chasse à la mailloche qui ne mérite pas le dédain que lui témoigne Duponchel. Cette chasse nous a produit dans la Lozère, tout aussi bien qu'aillcui-s , des espèces que nous n'aurions pu nous procurer autrement. C'est surtout pour obtenir des chenilles qu'on doit y recourir, et si on veut qu'elle soit productive dans les niontagnes, il faut avoir grand soin de choisir ses jours et ses heures, la chasse à la mailloche étant peut-être celle de toutes les chasses qui exige le plus de discernement. Annti/ej' i/e h Jhm'/i' o/itomof oi/ù/ne i/e F/vnre 2?J'erie Ilmic Aï. /'/. /. Cchrù) fhr/'pfioi 9 Oroeiu S. Mi/lnhrùr /)ii/àiint . 2. ('c/>rio /'u/c//'o/ur f>'. l'nrt>rhuiii,v /i//iVf///,r. 3. jlnonin/a ruira f'('/i/(/in) J orù).rù//ifU,• 1\. h/iit/tiiùa/n ,iv/ninii/u/n /.m .IniiaJej- ,ù /a JoriVA' /,n/<>nt,iA>,/ii//it' i,- '/!>,>„■ /L P/ J .'l/i/i,i/(\r i/c il J/ 4- IV. Fe/aj-re/ï,r .rpino.mj- r sonore/ Jmuiàv Je lu Soriébi lùitomoloçi'tfue^ Je Fmn,\ .^'■,/;-/v-' fonu' II' PI ,' i |f ii:^? =^r^ ^. |/ N^ ^-. ^?^ "W--^ ' -^1^ ■> V. s;::;is> A i^ — ^ ' ^ y 5 3" # .f /S- ^ii(S ^./ -- ^. «:^ fg^ ^^ '^^^^ ^^i--r J^i^térej- çia r7iifie/if /ej- yèttiV/e^ e/ /etfrj^ pa/-a.rùe^ . J/mahr <îe Al Lpoctefc Knfymolo^ùftui. de /himv 2"" dm,- T^imeU P/ a VIII z-- V \ . \^ je#^-4-- \ ■^ ^p^ :7^ fi,É ■'^ »i. ■^^ J)ipte'remcirP/. ) V^ ^ ' Ûi ..IfW. ^-' ^^^ '1 1 r^ É3 l J%^M^. \ ) X. A è--^ iiâa il 3 ^ .^ fi _£— — ^ S]li32ï ^SHEEC? TT ][ [ ]]ma- ^ J?iptéreir ,n,- /\ p/.t /. /ùfiiii>/io> (Viiix'/fi hlll.lLr ,/,■ // .ih.it'U- /:tit,'iiu>/,i,/i,/ii,- /;. 7o,„,- n /'/ , /. Ô',t//ur.i7/.i- .rn/i'/iii.r /„/■. ',i. Ca/n/>/>i'/itj' /.<,/>. j /''■'fi//i,r.i//.i- //iirri/t'/iitt.i- /.„/> J. '/'i/ri/,//(/f>/in.i- Yf/'icoiirH' /..i/-. .ùimi/i'.r i/e /a Joct'ê/c /■!ntonio/oi/iqu<< i/e Franee 2" JVrw 7omeZX:.Pl.io. t. A(/ono.rornu 4\'/"ff<'^(^ ' •'<. ■j. C/i/ororon.r t/ù-lific/w .1 //a(>/.i' puù/ira i.. J//-(tr/iiti (fiont/n pit/H-fti/a à. /-(iMifa ti. /frvrcra cirrumcmctuni j fir.rroci'/'/xr/ii pttlitn 8 . 7'i'f/ti/o/)ui .rc/Kyii/cn.nr. (/ . {('/it.ru/t/atr J.t'fV/fr/f/tf. /(>. erj\iù\r- J2. /irac/if/J'tefuJ' ra6rofn. /itimatits. Jù,w 3J/eferocenur arra^omvur.jc^m _$». Trotonut pudec/uoniu,r fffxwAiù/eUJ- j>u/: Jn/i,i/,v ,/)■ /nw/otfi,/ii<- ,/<■ /■'nui,; ,r,.ru- 7Um.' Zr. />/ . ■If)/ui/t\r i/c it Jocie/é Entomo/ot/ii/ue Je /ni/u\ 2:\ivr/e vimw LK. y/ /,y. a o . V Jirvb^ue de France . y^.l'e/w Tome IT. PI . Geiu-e --Eliialion . r> Jo ^//utà'fi/i neriHKrp-puncàtàtm r./\f BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ EHOMOLOfilOUE . i DE FRANCE. RECUEILLI PAR M. E. DESMAREST, SECRÉTAIRE. «EVXIKME SKBI«. TOME NEUVIÈME. ANNÉE 1851. MEMBRES DU BUREAU. Président. MM, . Reiche. Fice-Prêsident. Le Colonel Goureau Secrétaire. E. Desmarest. Secrétaire-adjoint. H. Lucas. Trésorier. L. BciQUET. Trésorier-adjoin t . L. Fairmaire. Archiviste. Doué. Archiviste -adjoint. Bellier de la Ciia vignerïe^ l^fSTOMOLOGIQUlL PREMIER TRIMEÏiTRL SÉ.Wr.FS l>K I.A SOCIÉTÉ F:\TOMOLOr.IOlllv lu: FittXOI' ( Séance du 8 Janvier 1831 ). Présidence de M. REICilE. M. E. Desmarest, secrétaire, donne lecture du procès- verbal de la dernière séance (1 I décembre (850), et la rédaction en est adoptée par la Société. M. Ghevrolat remercie la Société de Tbonneur qu elle lui a fait en lui confiant les fonctions de président, pen- dant Tannée 1850, et il cède le fauteuil à RI. Beiclie, président de 1851, qui adresse également des remercî- ments à ses collègues. Correspondance. Lettre de M. le ministre de la ma- rine, annonçant qull offre pour la bibliotbèque de la Société un exemplaire complet du voyage en Abyssinie de M. le lieutenant de vaisseau Lefebvre. — LellredeiNl.Beilier de laCliaviguerie qui l'ait part de la mort de son grand père maternel, M, Marchand, notre IV ANNALES collègue depuis 1832, qui est ddcétlti à Chartres le 31 décembre 1850, dans sa 81^ annexe. Communications. M. Becker fait passer sous les yeux de la Société plusieurs Omithoptera Priamus, et il montre que ces Lépidoptères, recueillis sur la côte nord-est de la Nouvelle-Hollande, sont moitié moins grands que les in- dividus qui habitent les Moluques. — M. H. Lucas fait passer sous les yeux de la Société un Orthoptère de la famille des Mantides , le Blepharis mendica {Mantis), Fab. Entom. Syst., T. 2, /?. 17, iV°19 (Temc//eJ , Savigny , Descript. de V Egypte, Orthopt.^ pi. 1 , iig. 9, mâle et femelle, qui n'avait encore été signalée jusqu'à présent par les auteurs que comme habitant FEgypte , particulièrement Toasis de Baryeh , où il a été rencontré par notre collègue M. Alexandre Lefebvre. L'individu que M. H. Lucas présente, a été pris dans le sud-est de l'Algérie (Kefoum-Teboul), et c'est la première fois que cette espèce est signalée comme se trouvant dans cette partie de l'Afrique. — Le même membre montre deux individus gigantes- ques de ÏHetmdes Guyonii, mâle et femelle, et qui for- ment une variété fort remarquable. Dans l'espèce type.les segments abdominaux, dans les deux sexes, présentent sur leur bord postérieur une rangée transversale de ta- ches d'un beau rouge-corail, arrondies et assez espacées. Chez les individus présentés par M. H. Lucas, ces taches ont tout à fait dis- paru, de manière que l'abdomen est entièrement d'un noir brillant, tirant un peu sur le bronzé. Notre collègue fait remarquer que M. Audinet-Serville en décrivant cet Hetrodes dans son Histoire naturelle des Insectes Orthoptères , p. h^h , N° 3, et que M. H. Lucas a représenté dans son Histoire naturelle des- Animaux ar- ticulés in explor. scient, de l'Algérie, orthopt. pi. 2, fig. l, 1 a et là, a confondu les deux sexes, car ce n'est pas sur un mâle que DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE v la description de cette espèce a 6ié faite , suivant M. Audinet-Ser- ville, mais bien sur une femelle. C'est dans le sud-est de l'Algérie, à Kefoum-Teboul, sur les fron- tières qui avois'nent celles de Tunis, que ces individus, dont la fe- melle égale 62 milliuièlres en longueur sur 20 millimètres de large, ont été rencontrés. — M. H. Lucas fait voir également plusieurs Anoplourcs vivants du genre Hœmatopinus qui ont été trouves eu immense quantité sur un Buftle (Bas bubalus, Linné) qui a vécu à la ménagerie du Muséum national -, M. H. Lucas se propose de décrire cet Anoploure dans nos Annales, de Cgurer et de désigner cette espèce nouvelle sous le nom iï Hœmatopinus Biibali. — M. Guërin-Méneville annonce qu'il a trouvé, sur les bourgeons des pêchers attaqués de la maladie nommée le Meunier, des quantités innombrables de larves d'Aca- riens. Il pense que ces jeunes Arachnides ne sont pas étrangères à la maladie du Meunier, laquelle consiste en une espèce de poussière blanche qui couvre toutes les branches des pêchers, à Montreuil, près Paris. Ces Acariens, invisibles à l'œil nu et même à la loupe ordinaire, sont transparents, et ils n'ont que quatre pattes. Ils ressemblent assez aux larves du Tetranycfius t'iUœ, que Turpin a fait connaître et a figurées dans un mémoire inséré parmi ceux de l'Académie des sciences. Seulement, Turpin figure ses jeunes Acariens avec deux paires de pattes en avant et quatre autres organes, représen- tant les autres pattes, composés chacun d'un tubercule et d'un fort poil ou épine flexible. Dugès a vu aussi celte espèce dans des galles (les feuilles du saule blanc et du tilleul. La figure qu'il en donne res- semble bien plus à celles que M. Guérin-Méneville a faites des jeunes Acariens des pêchers, et ne montre également que quatre pattes. Il paraît que M. Gervais n'a pas fait attention à cette circonstance de la présence de quatre pattes seulement dans les jeunes Acarien* car il répète dans divers endroits des Suites à Buffun de Roret, (Ap- tères, t. 3) que les jeunes Acariens ont six pattes. rr A>\\AIJ':S — Le uu'uk: mcinhic fntrelienl la Société d un Iravalf ([ue M. le D' Pigeau vietil ilc lire à la Société nationale et centrale tl'Agriculture. L'objet de ce travail est la re- cherche (le moyens propres à préserver nos approvision- nements de Liés des attaques des insectes, alin de pouvoir conserver ces blés indéfiniment pour parer ainsi aux di- solfes causées par les mauvaises récoltes. M. Pii^eau ('isiingue dans les insectes qui attaquent nos céréales rc'coilcos, (les parasites internes et des parasites externes. Sui- vant lui, pour les parasites internes principalement, l'évolution des ç;ormcs est subordonnée à ceriaincs condUions physiques. Ainsi, un rorlain de^iré de inaturité du Iruit est nécessaire pour qu'ils puissent évoluer à son iniéricur, et même dans son état de nnituriié parfaite, le fruit n'en est pas aUaqué s'il ne se trouve pas dans un état de tonipé- rauue légèrement supérieure à la couche corticale du globe , au- dessus de 10 degrés centigrades, par exemple. M. Pigeau a remorqué que partout où l'on a récolté les graines avant qu'elles soient arrivées à leur parfaite maturité, pour les faire sécher sur pied, ainsi qu'on le pratique pour le blé dans l'f st de l'Europe, comme on procède à Colombes, e! peul-èlre ailleurs, pour les pois de semence, on enraie l'évolution dos charançons et des bruches, et Ton peut conserver les graines intactes dans les j;reniers, sauf l'intervention des parasites externes, qu'il est plus fa- cile d'éloigner. Il croit que l'on peut arriver encore à empêcher celte évolution des parasites internes en cmp'oyant le procédé des anciens, qui con- sistait dans la dessiccation des graines, opérée dans des éluves ou des fours. Suivant M. Pigeau, en exposant ainsi les graines à une tempé- rature sulTisammenl élevée, on tue ces végétaux, on les ('germe cl on les rend impropre aux évolutions de leurs parasites internes, qui ne peuvent vivre dans des milieux frappés de mort organique. M. Guérin-Méneville présente quelques remarques sur les obser- vations et les idées de M. Pigeau. Il pense que les faits cités par ce savant, relativement aux grains récoltés avant leur parfaite maturité, et chez lesquels les pirasiles internes ne se développent pas, méri- leni d'èlrc étudiés avec une grande sollicitude, ei que celte élude pourra conduire à des résultais avantageux. Doi.i. pendant unccourie DE LA SOCIÉTÉ ENTOJVIO LOGIQUE. vu excursion poHr étudier les insectes nuisibles aux céréales dans le centre de la France, il a pu recueillir des observations qui tendraient à confirmer celles de M. Pigeau. Il paraît, dans bien des cas, que les Alucites, si nombreuses dans celte région de la France, n'ont pas paru dans les blés soumis au javelagc, pratique qui consiste à laisser les gerbes dans les champs pendant quelques Jours, tandis que les mêmes blés récoltés à la manière ordinaire, en ont été attaqués. Quant à ridée émise par M. Pigeau, que la mort organique des grains em- pêche leurs parasites internes de se développer, elle a besoin d'être soumise à un sérieux examen. En effet, ne serait-il pas plus simple d'admettre que la température qui amène la mort des germes du végétal, lue aussi les germes des insectes parasites, geimes déposés, comme on le sait, dans les ovules du blé au moment de la floraison, alors que le grain est à peine eu voie de formation. — M. L. Buquet, trésorier, présente la situation des comptes de la Société pour Tannée 1850. Ces comptes vé- rifiés et approuvés ultérieurement (séance du 22 janvier 1851) jiar une commission, composée de MM. Guérin- Méneville, Signoret et Javet, rapporteur , se résument ainsi qu'il suit : RECETTES. En caisse au 31 décembre 1849 2,510 fr. 9Z» c. Recettes faites dans l'année, y compris la sub- vention du Ministère de l'Instruction publique et relie de M. Pierret hM'o 50 Total des recettes. . . . G,75/i UU Impression, gravure, etc. . 3,573 fr. 55 r. Locations, installation de la bibliothèque, cl autres dépenses accessoires 1,139 33 Total des dépenses. . . 4,412 88 Avoir au 31 décembre 1850. . . 2,341 fr. 56 c. Tiîi ANNALES Lectures. On lit une note de M. Leprieur, contenant quelques rt^flexions relativement à Touvrage d'Ericbson sur les Slaphyliniens \ note destincîe à être place'e en tête des tableaux dichotomiques du genre Stenus adressé à la Société par le même membre , et lus dans la séance du 12 mai 1850. — M. Cb. Coquerel communique un mémoire ac- compagné de figures et comprenant la description de nouvelles espèces de Coléoptères provenant de Mada- gascar. — M. H. Lucas donne lecture d'une notice intitulée : Quelques remarques géograpbi([ues sur les Acridites qui habitent les possessions françaises du nord de l'Afrique, et description de deux nouvelles espèces de cette famille. — M. V. Signoret dépose sur le bureau un mémoire sur quelques Hémiptères nouveaux de la famille des Lon- giscutes, et qui se rapportent aux genres ^gosoma, Chlo- rocoris, Balys, Discoccphala , Cerasaulax (g. u.), Stra- ^wcem, Tetratoma (g. n.), Carenoscaptus (g. n.), Eurysaspis (g. n.), B rachy stems , Phyllocephala et Mc- garhynchus. — M. le colonel Goure ^u fait connaître une série de plusieurs mémoires pour servir à Tbistoire des insectes gallicoles du genre Cynips^ et à celle de leurs parasites. Notre collègue avait déjà adressé ces mémoires à la Société, il y a plusieurs années, et il les avait redemandés pour y faire quelques changements. — M. Guérin^Méneville donne communication de deux notices de notre confrère M. Alexandre Lefebvre : 1° Sur Tempreinle fossile que M. le docteur Boisduval rapporte au genre Cyllo, sous le nom de C. scpulta\ DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. ix 2° Sur la d(^couverte, faite en France, de ÏEmpis pla- typtera. — M. le docleur Robineau-Desvoidy lit trois mémoires faisant suite à ses Myodaires des environs de Paris, et comprenant les tribus des Entomohies Thryptocérêes , Gonidcs et Plagidcs. Notre collègue annonce que, comme les années précé- dentes, il offre 100 fr. pour hâter autant que possible la publication de ses travaux. La Société accepte son offre et lui adresse des remercîments. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. Burnett, directeur du Muséum d'Histoire naturelle de Boston, présenté par M. Chevrolat. — Com- missaires-rapporteurs : MM. H. Lucas etL. Fairmaire. (Séance du 22 Janvier 1851). Présidence de M. REICHE, Correspondance. M. L. Buquet lit une lettre qu'il vient de recevoir de M. Lorquin, dans laquelle cet entomolo- giste propose à la Société de lui envoyer deux individus de chacun des insectes qu'il recueillera en Californie, mais à la condition que Ton publiera et figurera dans les Annales les descriptions de toutes les espèces nouvelles. La Société remercie M. Lorquin , et adopte sa proposi- tion. Communications. M. L. Buquet annonce à la Société la mort de Tunde ses membres, M. le général Feisthamel, décédé à Paris le 18 janvier 185 1 , et il lit les paroles sui- vantes, qu'il a prononcées sur sa tombe : Dans ce moment suprême, permettez, Messieurs, qu'au nom de la X ANNALES Société eniomologiquc, dont M. le général baron Feisthamel éiaii un (les membres fondateurs, et on qualité de compatriote, je vienne éle- ver ici ma faible voix, et dire un dernitr adieu à celui que nous comptions parmi les plus fervents adeptes de cette aimable science, et qui fui l'un de nos meilleurs amis. Dès son enfance, M. Feisthamel, amateur passionné de l'histoire naturelle , s'est occupé plus pariiculièrement de l'Entomologie, à l'étude de laquelle il consacrait avec bonheur tous les instants que lui laissait de libre la profession militaire qu'il avait embrassée et qu'il a parcourue avec autant d'honneur que d'éclat. M. Feisthamel a formé successivement des collections d'insectes coléoptères et lépidoptères, déterminés et classés avec un soin re- marquable, et chacun de not's conservera avec un profond sentiment de reconnaissance le souvenir de l'affabilité et de la rare complai- sance qu'il mettait à les communiquer. M. le général Feisthamel a contribué plus que personne à pro- pager le goût de l'Entomologie ; notre Société perd donc en lui un de ses plus fermes soutiens. Ainsi que nous l'avons dit, M. Feisthamel ne pouvait consacrer à l'étude des insectes que les seuls moments de loisir que lui laissaient ses hautes fonctions militaires, cependant il a publié dans divers re- cueils, notamment dans nos Annales, plusieurs mémoires intéressants sur les Papillons et les Coléoptères, et peu de temps encore avant la mort qui l'a frappé, il s'occupait activement à recueillir et à coor- donner les matériaux d'un iravail assez important sur les Lépidoptères de la Cazamance, recueillis par M. Caternault, l'un de ses frères d'arme. Unissons donc nos regrets à ceux de la famille désolée qui pleure le meilleur des pères, et faisons un éternel adieu à celui dont les amis de la science entomologiqun ne perdront pas de longtemps le souvenir. — M. H. Lucas (loiuio IccUirc do la iiole suivante : M. Chevrotât, dans la séance du 29 novembre 1850, Bulle t., p. i.xvî, suppose que <■ le Purpuricfnas barbarus de M. H. Lucas ne constitue pas une espèce nouvelle, et qu'il doit dire rapporté à Va f finis. « Malgré l.i tendance dan^; laquc^llo je suis, dit M. II. Lucas, de ne pas multiplier inuiilcmcnt les espèces, les caractères que m'a présen- DE LA SOCIETE ENTOMOI.CXilQUE, m tés le Purpuricenus barbants, Lucas, Expl. se. de l'Algérie, t. 2, p. /i87, N° 1283, Col., pi. Ul, f. 8, comparés avec ceux du P. afl'mis,- m'ont paru tellement tranchés, leilemcnt faciles à saisir, qu'il m'a été impossible de ne pas considérer comme nouvelle cette espèce algé- rienne. Le P. barbarvs est ordinairement plus petit, et surtout plus étroit que le P. af/inis, avec les points que présente le thorax, plus grands et surtout plus distinctement marqués que dans cette dernière espèce; il est aussi à noter que l'épine située de chaque côté, du thorax est plus grande dans le P. affinis que dans le P. barbarus, laquelle, chez celte esiièce, est réduite à un simple tubercule spini- forme ; les élytres sont aussi plus étroites que dans le P. affinis, avec la ponctuation plus forte et surtout plus profondénient marquée que dans cette dernière espèce. Outre ces caractères diiri rentiels et constants dans les huit individus des deux sexes que j'ai recueillis de ce Cérambycidc , je ferai encore remarquer que dans le P. affinis, il n'y a que la partie postérieure des élytres qui soit envahie par le noir, tandis que chez le P. barbai-us, la couleur dominante de ces organes est le noir, cou'eur qui couvre non seulement la partie pos- térieure des élytres, mais encore la suture et toute la partie humérale, de manière que la couleur rouge nest app '.reiile que sur les parties latérales; quant au thorax, il est noir, quelquefois taché de rouge dans le P. barbants ; rouge, flnement bordé de noir antérieurement et à la base chez le P. affinis. Quant au P. DmneriLli, que j'ai fait connaître in Explor. scient, de l'Algérie, tom. 2, p. 687, N" 1282, pi. hl, fig. 7, je dirai que cetie espèce , quoique très voisine du P. affinis , en est cependant bien distincte par sa forme plus ramassée, et par conséquent beaucoup plus courie; mais outre ces caractères faciles à saisir au premier aspect, je ferai encore remarquer que le tho.-ax est plus court, moins large, avec les points dont il est couvert plus petits que dans le P. affinas ; quant à l'épine qui existe de chaque côie de cet organe , elle est aussi plus petite que dans cette dernière espèce. Les élytres sont aussi plus étroites et surtout beaucoup plus finement ponctuées que dans le P. affinis ; elles sont rouges avec leur partie antérieure fine- ment marginée de noir, et leur base de cette couleur. Dans le P. affinis, il n'y a que la base des élytres qui soit noire, et cette coi- It'ur se prolonge le long de la suture, en atteignant ordinairement , « t dépassant même quelquefois plus de la moitié ries élytres dans les doux «cxos, tandis que dans le P. PumcrUH, le noir est bcauennp XII ANNALES plus limité, et n'atteint Jamais la moiiié de ces organes, au moins chez les six individus que j'ai rei)contr6s de cette espèce, et dont je ne connais que des femelles. — M. Reiche prend la parole pour réclamer contre la manière erronée dont a été rendue la communication qu'il a faite à la Société le 27 juin 1849, et en demande la rectification en ces termes : M. Reiche fait remarquer que c'est à torique M. Lucas, dans son Histoire naturelle des animaux articulés de l'Al- gérie, décrit comme nouvelle, sous le nom àOnitis Che- vrolatiiy une espèce d'Onitis que lui avait communiquée comme telle M. Chevrolat. Cette espèce n'est autre que le mâle de VOn. Menalcasj Pallas. M. Chevrolat qui jus- qu'alors ne possédait dans sa collection que des individus femelles de cette espèce , a pu être amené à commettre cette erreur : \° par Textréme différence existant d'un sexe à l'autre \ et 2° par la localité tout à fait nouvelle où l'insecte a été trouvé. Lecture. M. Bellier de la Chavignerie donne lecture d'un mémoire de M. Guillemot de Thiers, ayant pour titre : Catalogue des Lépidoptères du département du Puy-de-Dôme. — M. le docteur Robineau-Desvoidy lit un mémoire faisant partie de ses Myodaires des environs de Paris, et comprenant la tribu des Entomobies Tachinaires. (Séance du 1-2 Février 1831.) Présidence de M. REICHE. Communications. M. Doué communique quelques rcmar([ucs . Le thorax est plus étroit et plus court que dans le C. quadripunctatus ; il est noir, ponctué et revêtu de poils courts, serrés, d'un jaune d'ocre. L'écusson est d'un noir brillant , avec sa base couverte d'une tomentosité d'un jaune d'ocre. Les élytres sont plus courtes et surtout plus étroites que dans le C. qaadripunctatus, et revêtues, comme dans celte dernière es- pèce, de poils courts, serrés, d'un jaune d'ocre ; elles sont ornées de chaque côté de trois points noirs, petits, légèrement arrondis , et ainsi disposés : le premier ou celui qui est situé antérieurement , xxxii ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUË. dépasse le milieu de l'élytie ; quani aux suivants, ils sont placés plus postérieurement, sur la môme ligne, et bien plus près de la suture que ne l'est le premier point, qui est situé plus près du bord externe, et non sur la même ligne que les points postérieurs. Le sternum , Pabdomen et les pattes, sont noirs et entièrement recouverts de poils d'un cendré verdâtre. C'est dans le >oisinage du C. quadripunctatus que vient se ranger cette espèce, avec lequel elle ne pourra être confondue, à cause de sa forme qui est plus courte et plus étroite, et surtout à cause des points qui ne sont qu'au nombre de trois sur chaque élytre , tandis que ces mêmes organes en présentent quatre dans le C. quadri- punctatus. C'est aux environs de Boghar, un des hauts plateaux de la province d'Alger, en juin, que j'ai pris cette espèce, que j'ai rencontrée sur des Carduacées. — M. L. Fairmaire montre à la Sociëtd un Psélaphien, provenant de Sicile, et qui doit constituer, dans cette famille, un genre particulier. Lecture. M. Jacquelin-Duval donne lecture d'un mé- moire, accompagné de planclies, et ayant pour titre : de Bemhidiis curopceis , et comprenant la description des espèces d'Europe et d'Algérie du genre Bcmhidium. Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres : MM. Julius Lederer, de \ ienne en Autriche, présenté par M. Beliier de la Cliavignerie. — Commissaires- rapporteurs : MM. Amyot et Becker; Et Villa Vicencio, gouverneur de JNapo, province de Quito (Equateur), présenté par M. Amyot. — Commis- saires-rapporteurs : MM. L. Fairmaire et Al. Laboul- bène. BULLETIRi ENTOMOLOGIQUH. AVIVÉE I^Sl. mmm tiiiiiestre. siJ.iivoES oi: LA sor.ilîTii rivtomologioui: »l Fiivi\<;u'. (Séance du 9 Avril 1851.) Présidence de M. REICHE. MM. Dorhn et Macquart assistent à la séance. M. E. Desmarcst, secrétaire, donne Jecture du procès- verbal de la précédente séance (26 mars 1851), et la ré- daction en est adoptée par la Société. Communicatiotis. M. Doué annonce (ju'il a trouvé, il y a qnelques jours, dans les environs de Bondy, deux \n.~ d'ivklus du Lcistus tcrnnnatus, coléoptère que Ton n'avait pas encore signalé comme propre à la faune parisienne. — M. Reiche dit qu'il a pris, en grand nombre, dans la plaine d'Alfort, près Charenton, le Phytonomus palum- bariuSy espèce rare pour notre climat. — ]M. V. Signoret fait savoir qu'il vient de se rendre a<;quéreur de larollection d'Hémiptères de M. Audinet- Serville, et qu'il se fera un plaisir de communiquer à tous l<;s entomologistes les espèces qui en font partie, et dont ils auraient besoin pour quelque travail. 2' Scncj TOME IX. Bulletin ni. xxxiv ANNALES — M. Keiclic annonce que M. Burineisler fait en ce moment un voyage entomologique dans diverses provinces du Bixîsil : il s'occupe spécialement de recueillir des che- nilles et des cocons de Lépidoptères qu'il doit communi- quer à M. le docteur Boisduval, — M. Macquart dit qu il a remis à M. L. Buquet, pour les collections de la Société , une boîte contenant des Diptères de la tribu des Tachinaires. La Société accepte le don de M. Macquart et lui en offre ses remercîments. Lectures. M. Kiesenwetter adresse, par l'entremise de M. L. Fairmaire, un mémoire ayant pour titre : Enumé- ration de quelques insectes Coléoptères trouvés pendant un V03'age dans le midi de la France et en Catalogne. — M. le colonel Goureau lit une notice intitulée : Nouvelles observations pour servir àThistoire des insectes gallicoles des genres Cécidomyic et Lasioptère , et à celle de leurs parasites, — M. Macquart fait connaître la fin de son travail ayant pour titre : Nouvelles observations sur la tribu des Ta- chinaires d'Europe. Membre reçu, La Société admet au nombre de ses mem- bres M. Kojas, de Caraccas, province de Venezuela, pré- senté par M. Chevrolat. — Commissaires-rapporteurs : MM. L. Fairmaire etGuérin-Méneville. (Séance du 23 Avril 1851.) Présidence de M. REICHE. M. Welwitscl) , de Lisbonne, en mission à la côte d'Angola, assiste à la séance. En Tabsence de M. E. Desmarest, M. H. Lucas, secré- taire-adjoint le remplace au bureau. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xxxv Correspondance. M. Gudrin-Mene ville écrit qu'il va continuer dans le midi de la France ses t'tudes sur les vers à soie , et probablement aussi sur les insectes nuisibles aux Oliviers ; et qu'il communiquera à la Société les ob- servations qu'il pourra recueillir. Communications . M. Chevrolat adresse un numéro d'un journal de Nev^-Yorck fCouirier des £tats-Uni<;J, dans lequel se trouve une notice nécrologique sur notre col- lègue M.Melly,par M. Guex, son compatriote et son ami. La Société décide que cette note sera reproduite en entier dans son bulletin : La science vient d'éprouver une perte douloureuse dans la per- sonne de M. A. Meli'y, enlomologiste distingué de Liverpool. Entraîné par son zèle désintéressé pour cette branche d'études, il partit , en juillet 1850, sur les pas de Nordcn , pour explorer la Nubie et l'A- byssinie. La mort vient de l'y saisir, ei ses dépouilles reposent main- tenant sous les sables arides du désert, loin de sa famille, et de Genève, sa ville natale. Doué d'un esprit supérieur , d'un cœur noble et généreux , M. Melly accueillait avec sympathie et enthousiasme les entomolo- gistes des deux mondes , et cette qualité était un litre sacré à sa bienveillance et à sa protection. Trop captivé par ses occupations commerciales, il savait néanmoins leur dérober des instants pour les consacrer, ainsi que ses veilles, à son élude favorite. Il laisse après lui d'amers regrets, et son souvenir ne s'éteindra qu'avec la vie dans l'âme en deuil de ses nombreux amis. — Une discussion qui avait déjà eu lieu dans la dernière séance, relativement aux insectes nuisibles à l'agriculture et à la sylviculture, et aux moyens que l'on pourrait pro- poser pour remédier à leurs dégâts , s'élève de nouveau. Plusieurs membres, et notamment MM. Amyot, Aube, Boisduval, Goureauet Macquart, y prennent part. — La Société décide que les deux notes suivantes, qui lui ont été adressées à ce sujet par MM. Amyot et Goureau, se- ront insérées dans son bulletin. A>.\ALES NOTE 1)1£ -M. AMVOr Notre collègue rappelle ropinioii qu'il a dc^jà émise dans le sein de la Sociélé, depuis qu'une coniuiission, dont il fait partie, a été nom- mée par elle pour s'occuper de ce qui concerne la législation en matière d'échenillage, et au sujt t de laquelle il a fait une cominuni- caiion à la Société nationale et coniralc d'Agriculture en décembre 18i9, co'nmunication dont il a été rendu con)i)te, à cette époque, dans la Revue ZoologUjue de M. Guérin-Méneviile. Il n'est pas dou- teux, dit M. Amyot, qu'il faut rechercher avec ardeur et mettre en usag<', dans l'intérêt de ragrirul'ure, les meilleurs moyens propres à détruire les insectes nuisibles aux plantes et aux récol'es ; on peut, par l'emploi ihlelligent de ces moyens, prévenir ou arrêter jusqu'à iin certain point les d mimages que ces insectes occasionnent ; mais, faut-il établir des pénalitOs contre ceux qui refusent d'appliquer ces moyens dans leurs propriéiés ? C'est là que le doute, aa moins, com- mence. En punissant le défaut d'échenillage, on a en vue de frapper le propriétaire dont la négligence nuit à ses voisins, parce qu'on suppose que les insecli s qui infestent son champ doivent donner r.aissance à une génération encore plus nombreuse d'ennemis qui se répandront dans la contrée, comme l'incendie qui se communique de proche' en proche ; mais, dans l'état actuel de la science, rien n'est moins sûr que ce résultat. On n'a jamais eu la preuve, et, d'après l'enquête que jai faite auprès de tous ceux qui sont le plus à même d'avoir une opinion éclairée à ce sujet , il est impossible dédire, avec une apparence sérieuse de fondement, que l'échenillage ait ponr effet d'empêcher !a mu'tipiication des chenilles dans l'année suivante; et il est certain , au contraire , que les quantités innombrables d'in- sectes d'une espèce ou de l'autre, qui viennent ravager un pays, soit pendant plusieurs années de suite où le lléau va toujours croissant, soit en apparaissant tout à coup dans une année, disparaissent subi- tement d'une année à l'autre, sans que la main de l'homme y ait en rien contribué. C'est que la nature se charge elle-même de détruire cet ennemi de la végétation, en faisant n;iîire des parasites en pro- portion sulTisanlc pour rétablir l'équilibre. Plus l'insecte dangereux se développe, sous rinilucnce de certaines circonstances qu'on ignore, plus les autres insectes parasites qui l'attaquent pour vivre, trouvant d'aliment, se développent en même temps, et unissent par l'anéantir, ponr mourir eux-mêmes à leur tour quand l'ennemi qu'ils combattaient a disparu ; et ce résultai se fait plus ou moins attendre, selon que le DE LA SOCIEli: ENrOMOI.O(ilQUr. xxxvn parasite auxiliaire de rhomnio a des génération? plus rapprochées en comparaison de l'espèce ennemie. On conçoit, par evemple, que le lléau apparaisse ei disparaisse subitement d'une année à l'autre, quand le parasite a, dans rannée, plusieurs générations qui donnent naissance à un nombre d'ennemis qui va toujours en augmeniant de génération en génération, tandis que l'insecle qu'ils aliaqueui n'en a qu'une ; il n'en est plus de même, au contraire, quand le p.irasiic n'a pas plus de générations que son adversaire : il lui faut, potir se développer, une période de temps pendant laquelle l'auliè peut exer- cer ses ravages avec une inien'«ilé toujonis croissante. 11 tst, sans doute, un moment où réchenilla.^^e, en supposant qu'il soit complet, aurait pour ellel d'empêcher la multiplication de l'espèce qu'on veut détruire ; mais il en est un autre où ce moyen a évidemment un ré- sultat opposé à celui qu'on se propose, puisqu'en détruisant l'espèce à combattre, on détruit ses ennemis en beaucoup plus grand nombre ; que, pour un adversaire dont on se débarrasse, on se piive de d;.\ ou vingt auxiliaires auxquels il aurait donné naissance si on l'eût laissé vivre. Or, à quel moment l'échcniliage aurait-il un effet utile dans ce sens, ou serait-il fune.-te, au contraire? C'est ce ([u'il est impossible ii la science de dire, du moins aujourd'hui. Il faudrait auparavant avoir étudié, ce qu'on est encore loin d'avoir fait, toutes les espèces et toutes les inlluences qui peuvent agir sur leur mul'ip'icaiion ; car les conditions varient selon chacune d'elles. Cette opinion sur l'in- certitude du résultat de l'échcniliage . ou plutôt sur la certitude du résultat contraire à celui qu'on a en vue, dans certains cas, est pro fessée par les auteurs américains qui ont le plus approfondi la ma- tière, tel que M. Asa Fitch, dans son travail sur la Mouche do liesse [llessian Fty), et paraît appuyée par une ol»ervaiion de M. Cazalis- Allut, récemment publiée, sur l'Altisedelavigne [Allicaoterareu.— Bulletin de la Société d'agriculture de l'Hérault, année 18^8). « Si elles (les Attises (le la vigne) envahissent une vigne en grand nombre, dit-il, et que l'on ne s'oppose pas à leurs ravages, elles n'y reparai; - sent même plus l'année suivante. On voit, au contraire, qu'elles pro- lonc;ent leur séjour dans le vignoble où la chasse a été faite réguliè- rement. A quoi faul-ll l'attribuer? Serait-ce qu'en diminuant leur nombre, on assure à celles qai restent une nourriture plus abondante ? Ou bien est-ce une conséquence de la destruction plus considérable des ;)ara5(76.> ijui leur font (a guerre? » Uu reste, les pays qui passent pour les plus avancés en agriculture , tels que les Ktats-Unis d'Amérique, PAnglclcrre , la Bvlgiquc . l'Ailemai^ne , n'ont poitit de AxxMiî ANNALES législation pénale en matière d'échcnillage ; la desiruction des insec- tes nuisibles et les mo)'ensd'y parvenir y sont seulement recommandés comme on le fait pour les meilleurs moyens de culture ; on n'y punit pas plus ceux qui n'échenillent pas que ceux qui, par exemple, négligent de cultiver leurs champs. Notre loi de l'an IV, qui prescrit l'échenil- lage, sous peine d'amende, à une certaine époque de l'année, loin davoir été inspirée par les conseils de la science moderne, n'est que la reproduction d'un arrêt du Parlement de Paris de 1778, rendu sur un réquisitoire qui fourmille d'erreurs les plus grossières en histoire naturelle, et qui ne fait que reproduire lui-même d'autres prescrip- tions analogues qui remontent aux temps les plus reculés du moyen- âge, où l'on ordonnait aussi, sous l'empire des préjugés populaires, l'emploi des exorcismes contre les chenilles. La commission qui avait à s'occuper des insectes nuisibles dans le dernier congrès central d'a- griculture , ajoute M. Amyot, après avoir bien voulu entendre mes observations à ce sujet, sous la présidence de M. Macquart, a partagé mon avis et a fait retrancher du rapport un paragraphe qui avait pour objet d'inviter le gouvernement à entrer dans les voies de la répres- sion en cette matière; elle s'est bornée aux conclusions suivantes, qui ont été admises à l'unanimité par le Congrès : « La commission ne jugeant pas convenable^ dans l'état actuel de la science et de l'expérience pratique, de provoquer immédiatement aucune pénalité dans cette matière, propose au Congrès d'émettre les vœux suivants : » 1° Que le gouvernement fasse étudier, par des hommes compé- tents, les moyens d'arriver à la destruction, tant des insectes signalés dans le rapport, que de tous les autres reconnus nuisibles, et donne la plus grande publicité aux résultats obtenus, par avis administratifs et par tous les moyens possibles; 2° Que des primes soient allouées pour mettre les Comices et les Sociétés agricoles des départements à même d'encourager l'emploi des meilleurs moyens de destruction de ces insectes nuisibles, ainsi (|ue la publication de manuels sur ce sujet , appropriés à chaque régime. » Celte décision importante, qui est une véritable révolution en cette matière, doit donc avoir pour résultat, suivant M. Amyot, d'engager les autorités municipales à garder la plus grande circonspection dans la mise à exécution des lois sur l'échcnillage, si ce n'est à les laisser tomber en désuétude comme un reste de barbarie des temps du ffloyon-âge. DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. xxxix 11** NOTE DE M. LE COLONEL GOUREAU. Notre collègue croit devoir, au contraire, combattre l'opinion des entomologistes qui pensent qu'on ne doit rien faire contre les insectes destructeurs, parce que la nature a mis obstacle elle-même à leur trop grande multiplication, en créant les parasites, dont l'action est si puis- sante, qu'ils font presque disparaître, d'une année à l'autre, les espèces qui se montrent en nombre exubérant et dangereux. Je pense, dit- il, qu'il y a là une erreur très préjudiciable , et que certaines espèces nuisibles se propagent et exercent leurs ravages pendant plusieurs années consécutives. Il est très vrai qu'aucune espèce ne peut deve- nir assez prépondérante dans la nature pour en détruire d'autres ; mais de ce que le Charençon du blé, introduit dans les greniers et les granges, ne ftra pas disparaître le blé de dessus la terre , il ne s'en i;uii pas qu'on doive lui laisser librement exercer ses ravages dans les magasins et s'y multiplier sans obstacle. Le petit Ptéromale, parasite de sa larve, est impuissant à cet effet. J'ai vu , en 1827, le magasin de la manutention de Montmédy dévoré par le Charançon (Galandra granarîa),çl les tas et les sacs de blé couverts du petit Ptéromale, com- me d'une gaze verte ; ce qui n'a pas empêché l'agent comptable d'être forcé d'évacuer le magasin. La Tinea granelia existe depuis plu- sieurs années dans les greniers de mon frère, en Bourgogne, qui ne peut s'en délivrer. VEumolpus obscurus , le Colaspis barhara , ravagent d'une manière permanente les trèfles et les luzernes dans le midi de la France, et sont un obstacle à la multiplication des prairies arîiliciel'.es et aux progrès de l'agriculture. Le Dacus olece, VOrtalis cerasi, n'interrompent jamais leurs déprédations sur les OUves et les Cerises douces ou Bigarreaux. Les Tortrix Icevigana, lieparana et d'autres; plusieurs Teras, Pentliina, Aspidia, que je pourrais citer^ se jettent au printemps sur les jeunes feuilles de tous nos arbres fruitiers, les lient en paquets et les dévorent ; elles nous privent des fruits et affaiblissent les arbres, malgré leslchneunioniens des genres Pinipla, Ciyptus, Campoplex et Porizon, qui leur font la guerre, conjointement avec un Braconite du genre Microgaster; malgré les Tachinaires du genre Metopia, auxiliaires des Ichneumoniens, elles recommencent chaque année leurs ravages dans les jardins où elles ont élu leur domicile. Tout ce que l'on peut dire en faveur des para- sites, c'est qu'ils diminuent le nombre des individus malfaisants de la génération suivante, et que dans ceriaines années ils rendent les dé- gâts moins sensible?. Je me contente de ce petit nombre d'exemples SL ANiNALES puisés dans ragricuitiire, et je passe à d'aulres fails non moins fiap- pints. Lorsque j'avais l'honneur d'être Directeur àcs fortilications à Cher bourg, M. le Ministre delà guerre ordonna la démolition d'une vieille caserne, bâtie dans le fort de la Hougue depuis environ cent soixante ans. La charpente et les planchers étaient en sapin. Dès qu'on eut mis la main à l'œuvre, la charpente et les planchers s'écroulèrent et tombèrent en poussière et en débris. Tous ces bois étaient vermou- lus et percés d'une multitude de galeries par le travail des larves do VAnobium striatum. Cet insecte a causé la ruine de la caserne. Dans le même fort de la Hougue cl dans la ferme retranchée de l'ile de Taiihou, il existait en 1850 deux pompes à incendie avec tous leurs agrès. Les seaux sont de simples paniers tressés en osier, enduiis d'une forte couche de goudron en dedans seulement. Ce môme Àno- bium, ou un autre insede (je n'ai pas vu cet ennemi), lésa criblés à Texlérieur d'une infinité de petits trous ronds, et les a rais hors de service. Ils étaient en magasin depuis vingt-cinq à trente ans, temps pendant lequel l'insecte a agi en toute liberté et toute sécurité. En 1847, les officiers d'artillerie durent évacuer le grand magasin à poudre de Cherbourg. Ils s'aperçurent^ en visitant les barils con- tenant les poudres, que les cercles étaient rongés et vermoulus , que les chappes renfermant les barils contenaient une grande quantité de déiritus et de poussière. Ces débris examinés m'ont oflerl de nom- breux cadavres du Gailidium variab'Uc, de VAnobium striatum cl d'un Braconitequi me paraît appartenir au genre Perilitus N. V. E., et qui a beaucoup d'analogie avec celui qui attaque les larves du Callidium sanguineum. Il y avait Ciicore des fragments microsco- piques d'un C/ialciclite dont je n'ai pu reconnaître le genre. Le Bra- conite et le Chalcidite n'ont pas empêché le Callidium et VAnobium de dévorer les cercles , opération qu'ils ont exécutée dans l'espace de trente à quarante ans. M. Goureau cite ensuite un fait dont les conséquences ont été beau- coup plus graves ; ce fait lui a été affirmé par ÏM. !e colonel Leclerc, ancien directeur d'artillerie de marine à Cherbourg , qui a servi longtemps dans nos colonies des Antilles, en qualité de chef de son arme. Les Termes, vulgairement Poux de bois, Carias, Fourmis blanches, se sont introduits depuis longtemps dans \es magasins de Ta rtillerie de ces colonies où ils rongent inti^rienremcnt, sans qu'il y paraisse à la surface, les allïiis ei tous les bois de service. Pendant les. DK LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. ^u guerres do l'Empire, ils avaient attaqué non seulement les aflùts des magasins, mais encore ceux des batteries et les plate formes des côtes. Lorsque les Anglais vinrent, en 1809, attaquer nos colonies, l'ariil- leria se trouva en grande partie hors d'état de servir. Les Termites fu- rent une des causes de la perte de nos étab'isscmenls. Maintenant on les surveille et l'on prend le soin de les détruire dès qu'ils veulent pénétrer dans les magasins. Notre colU'gue ne veut pas s'étendre d'avantage sur la permanence des dégâts causés par certains insecîes : quant à la manière de com- battre ces insectes, il s'abstient également d'en parler, car ce n'est pas ici , selon lui, le lieu de traiter cf lie qucsiion. — iM. Javet annonce qu 11 a pris eu Ecosse la DIglossa inersa , <[ue Ton ne connaissait que couune lialjilant Tlr- lantle. M. Aube (séance du 14 mai 1851) dit que le rnênie insecte appartient aussi à îa faune fi'ançaise j car il en a un individu dans sa collection qui provient de la Teste. — M. H. Lucas communique à la Société la description d'une nouvelle espèce de Lougicorne du genre Phytcecia, qui a été découverte aux environs de Tlemsen par notre collègue, M. le major G. d'Aumont. Fhytœcia Aumontiana, Lucas. P. capite thoraceque nigris , piloso-cinerascentibus ; ciyCris elongatis, angiistiSj punclalis, longiludinaUler utrinqiie tricos- tatis his albomaculatls [coslâ tertid posticc interruptd), pUoso- cinereis sutura ferrugineâ; pedibus piloso-cinereis , tibiïs ad basini tarsisqtie infrà ferrugineis. Long. 17 mill., lat. A mil!. $/U. Par sa forme et sa couleur, cette espèce se rapproche beaucoup du mâle de la Phylœcia IVarnieri, Lucas, tout à côté de laquelle elle vient se placer. La tète est noire, profondément ponctuée , revêtue de poils d'un gris-cendré clair, couriS;, assez serrés, parmi lesquels on en aperçoit d'autres qui sont ferrugitieux et beaucoup plus allor,j4és. La lèvre supérieure est noire, hérissée de poils allongés , d'un gris- cendré clair; les mandibules sont noires, ainsi que les palpes maxil- xLii ANNALES laircs et labiaux : des poils assez allongés, d'un gris-cendré clair, hérissent çà et là ces divers organes. Les antennes sont noires, cou- vertes d'une tonienlosité serrée, d'un gris assez foncé. Le corselet noir, un peu moins profondément ponctué que dans la P. ïVarnieri , est entièrement revêtu de poils d'un gris cendré clair, courts et serrés. L'écusson est noir, revèiu de poils légèrement teints de ferrugineux. Les élytres à épaules assez saillantes, et un peu plus étroites que dans la P. Warnieri , sont noires et plus finement ponctuées que dans cette espèce ; elles sont parcourues de cinque côté par trois côtes longitudinales , ponctuées de blanc, et dont celle située près de la suture est interrompue postérieurement; elles sont revêtues de poils d'un gris cendré foncé, courts, serrés; quant à ceux qui revêtent la suture , ils sont ferrugineux et forment sur ces élytres une bande étroite, longitudinale, qui tranche assez bien avec la couleur du fond de ces organes. En dessous, tout le corps est noir, ponctué, couvert de poils courts, serrés, d'un gris-cendré clair. Les pattes sont noires, revêtues de poils d'un gris-cendré, légèrement teinté de ferrugineux, avec l'extrémité des tibias et le dessous des tarses entièrement de celte dernière couleur. Cette Phytœcia, quoique ressemblant beaucoup à la P. JVarnieri mâle, Lucas, ne pourra cependant être confondue avec cette espèce, à cause des élytres qui sont plus étroites, de la suture qui est plus élevée, ferrugineuse, au lieu d'être grise comme dans la P. Warnieri^ des côtes longitudinales présentées par les élytres, qui sont très sail- lantes et finement ponctuées de blanc ; il est aussi à remarquer que dans celte nouvelle espèce l'extrémité des libias et le dessous des tarses sont d'un ferrugineux plus foncé que dans la Phytœcia War- nieri. C'est dans l'ouest des possessions françaises du nord de l'Afrique aux environs de Tlemsen, que cette espèce a été découverte par notre collègue M. le major G. d'Auraont, auquel je me fais un plaisir de la dédier comme un souvenir d'estime et d'amitié. — Le même membre montre encore à la Société plu- sieurs individus de la Plusia cJialsylis , Hubner. Cette espèce c|ui n'avait encore été signalée que comme se ren- contrant dans la France méridionale et lltalie^ habite aussi les environs dWlgcr, où clic a clé découvrrle par DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xlih notre collègue M. L. Vacherot. --M. H. Lucas fait encore observer que la Plusia Tii dTiubner, qui n'était connue aussi que de la France méridionale et de ITtalie, se trouve aux environs d'Alger, où elle a été prise par M. Lorquin, suivant M. le docteur Boisduval, qui possède deux indi- vidus de celte Plusia dans sa collection. Lecture. M. Murray, d'Edinbourg, adresse, par Ten- treraise de M. Javet, deux notes contenant les descriptions de deux Buprestides nouveaux de TAustralie. Ces espèces ont reçu les noms de Stiînnodcra cruentata et de Nenio- » a gnatha tiifasciata. Décision. La Société n'étant pas d'avis d'admettre la méthode mononymique dans ses Annales, décide qu'elle ajourne jusqu'à nouvel ordre l'impi'ession du travail de M. Amyot, intitulé : Entomologie française : Gnathotes. Membres reçus. La Société admet au nombre de ses membres : MM. Anatole Boieldieu, de Paris, présenté par M. L. Fairmaire. — Commissaires-rapporteurs : MM. E. Des- marest et Al. Laboulbène^ — C. A. Dohrn, président de la Société entomologique de Steltin, présenté par M. L. Fairmaire. — Commis- saires-rapporteurs : MM. Ghevrolat et L. Buquet. (Séance du 14 Mai 1851.) Présidence de M. REICHE. Communications. M. L. Fairmaire montre trois Coléop- tères rares pour la faune française, et qu'il a trouvés aux environs d'Orléans ^ ce sont les Anthicus cellatus et riifi- pcs, et Gronops huiatus. Il dit qu'il a pris également dans Miv AN.NALKS la mi-mc localité, la For/ïcuht i^{i^>nitcil, qui no sein Mail [)ro[)re qu'aux ix'gioiis lucridiDnalcs de la France. M. Al. Laboulbène ajoute ([u'il a rencontre celle For- ficule auprès d'Agcn. — M. H. Lucas fait ])asser sous les yeux de la SocitHe un nid tVHyménoptère de la famille desOsmides, qu'il a rencontré pendant son dernier voyage en Algérie, et qui a été construit par le Chalicodonia Siaila. Ce nid, dont la forme est à peu près sphôrlque, païaîi composé de terre et de sable rOuriis qui forment un moriier excessivement dur, et par son mode de construction, celte habitation rappelle loui à fait celle de noire espèce des environs de Paris, le Cludicodoina mura- ria, Fabr. C'2St à Boghar, dans les premiers jours de juin, que notre collègue a rencontré ce nid singulier, qui était retenu en suspension 80HS la saillie d'une roche, au mo)t'n d'une branche qui entourait en- lièremcnl cette habitation. Ce nid divisé en deux, contenait huil loges, et da.'is l'une de ces loges, noire confrère fait remarquer un Cludico- doma Sicula transformé eu insecte parfait, et q-ii n'a pu sortir de la cellule dans laquelle il avoit su'oi louies ses métamoiphoses. Au sujet de celte espèc?, INI. H. Lucas fait observer que cet I.lyiiiéniip- tère n'avait encore été signalé par lui que des environs de Constan- tne, dont la hauteur au-dessus du niveau d.' la mer ne dépasse |)as liOO mètres , tandis que celle du plateau de Boghar égale environ 1,200 mètres. Enfin, il termine celte communication en disant que le Clialicodoma Sicidu n'est pas esclusivemeht propre aux régions éle- vées, car il possède un second nid de cet Hyménoplère, qui a été rencontré dans les environs d'Alger pai- noire collègue M. L. Vacherot. — Sur la demande de iM. Aniyoi, la Société décide <|ue son secrétaire, M. E. Dcsinarest, donnera dans le Bulletin l'analyse de deux notices insérées dans les niniK-ros 1" ci W' 1851 delà Rwiic Zoologùj/ic [2'' s6i\c, tome ni. p. (j() cl 205), relativcHicnt à l'emploi l'ait en Knssic de la C'c- lo/iia (Kirala , comme un remède eflicace contre la rage. Lr» Société regarde, toutefois, ces observations connuG DE LA SOCliylÉ iLNTOMOLOdQUE. xlv t'iant encore 1res insuffisantes, non concluantes, et elle engage fortement toutes les personnes qui seraient à même de les répéter, à le faire. Diiiis le gouvernement de Saratow, dans la I\ussie méridionale, où la rage sévit très souvent, un habitant du pays a préconisé le remède suivant. Il recherche au printemps , au fond des fourmilières de la Formicarufa, Linné, des larves blanchâircs appartenant à la Ceio- nia aurala, Linné; il les conserve avec la terre dans laquelle elles OUI été prises, jusqu'à leur dernière transformation, qui a lieu au mois de mai. Les insecics parfaits sont tués immédiatement par la chaleur, puis desséchés , cl les individus sont rais dans des bocaux que l'oii feraie herméiiquemcnt; puis gardés dans des flacons pour conserver l'odcir forte qui leur est propre , surtout au printemps ; car cV'Si à ce principe qu'on attribue les effets du remède. Quand un cas de rage se présentOj il léduii en poudre un certain nombre de ces inïccies, étend cette poudre sur du pain couvert d'une couche de beurre, sans sel, et le fait manger de sui'.c au malade. Touleô les parties de l'insecte, sans exception, doivent cojiposer cette poudre grossière. L^cndanl le traitement, le malade doit boire le moins pos- sible, el s'il en éprouve trop impérieusement le besoin, on ne do't lui donner qu'an peu d'eau pure, mais il peu", manger. Ordinairement le seul effet de ce remède est de donner un sommeil plus ou moins long ; il faut alors abandonner le malade à ce sommeil, qu'on a vu se prolonger jusqu'à trente-six heures; après quoi, le plus souvent, il est complètemedt rétabli. Quant au traiiement des morsures, il re- commande, en outre de ce remède, les moyens ordinaires. La dose (le celte poadre que doit prendre le malade dépend du développe- ment de la maladie et de làge de l'individu : à un individu adulte , immédialemeut après la morsure, on donne do deux à trois Cétoines , en deux ou trois doses dans la même jou née ; à un enfant , de un3 à doux ; à un individu chez lequel la maladie s'est déjà fortement déve- loppée, de quaire à cinq On agit de même pour les animaux. Si le remède e..t donné à un individu sain, il n'eu résulte pour lui aucun danger. Dans le cas oiî quelques symptôaiei de la maladie se présen- teraient, même plusieurs jours après, on pourrait recommencer; mais, en général, la première dose suffit. M. Motschou'sky a été à même de vérifier en partie ces faits. En I8/16, un de ses chiens ayant été mordu par un chien enragé, et ayant xLvi ANNALES une blessure saignaiiie , il lui fit prendre le remède que nous venons dindiquer, composé de deux Cétoines, en deux prises, el Tanlmal ne mourut pas et ne fut pas enragé. Mais chaque année, à l'approche de l'époque où il avait été mordu, il montrait une tristesse qui semblait provoquée par des crampes dans l'estomac, et durait de quatre à cinq jours. En 18^7, deux enfants furent mordus par un chien enragé, dans le voisinage de l'habitaiion de l'eniomologisie russe ; il leur donna à chacun une Cétoine et demie, ce qui les fit dormir , et ces enfants n'ont depuis montrés aucun symptôme de rage. Pour ce trai- tement, M. Motschoulsky a employé des Cétoines dorées qu'il avait prises sur des fleurs, et conservées en plein air, cependant la poudre avait une odeur particulière , odeur que M. Guérin-Méneville a éga- lement trouvée en écrasant des individus conservés depuis longtemps dans sa collection. Plus récemment, M. le docteur Mandileny a rapporté aussi quel- ques faits analogues, observés en 1817 dans le gouvernement de Tchornigof, et en 1830 dans celui de Saratow; il parle de la con- fiance illimitée qu'ont les habitants pour ce remède, et croit devoir en conclure qu'il y a au moins présomption d'efficacité. Lectures. M. L. F^'airmaire communique un mémoire contenant la descriptionde plusieurs Coléoptères nouveaux, propres au midi de TEurope et au nord de T Afrique. — M. L. Dufour adresse, par Tintermédiaire de M. Al. Laboulbène , une note intitulée : Description et figure d'une nouvelle espèce de Lygéites , le Rhypawchwimis hrachiiderus , — M. Al. Laboulbène lit une notice intitulée : Des* cription de quelques Acariens et d'une Hydraclme. Membre reçu. La Société admet au nombre de ses mem- bres M. Gabriel Foureau de Bcauregard , de Paris, pré- senté par M. Bellier de la Chavignerie. — Commissaires- rapporteurs : MM. L. Buquet et Doiié. m DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. xi.v.i (Séance du 28 Mat 1831.) Présidence de M. REICHE. Correspondance. M. Schaum adresse, par l'entremise (le M. Becker, une lettre dans laquelle il prie la Socidte d'insérer dans son Bulletin les rectifications suivantes, relatives à son travail sur les Lamellicornes Mélithophiles, inséré, en 1849, dans les Annales. 1849, p. 257, lig. 38, ajoutez les mots : « et au G. incerta G et P. » après les mots : « au G. Spencei G. et P. » — (Sans les mois omis, la phrase suivante n'a pas de sens). Pag. 263. lig. 15, lisez : « pour les comparer. — L'inspection des individus, etc. » au lieu de : « pour les comparer, l'inspection des individus. » (Sans la correction de l'interposition , ce passage n'a pas de sens). Pag. 269, lig. 8, effacez le mot : « chacun » derrière « forment. » (Ce mot renverse le sens). Pag. 269, lig. 30, lisez : « car il réunissait » ; au lieu de : « car il /È DE LA SOCIETE ENTOINIOLOGIQUE. w sbrmc et la régularité rappellent, vues de loin , un asseniblage de huttes de nègres , ou un village considérable. Ce sont des espèces de pyramides rondes, de trois à quatre mètres d'élévation, sur une base à peu près de la mémo dimension, avec une surface unie, de la meilleure argile, excessivement dures et bien bâties. Ces sortes d'é- difices sont composés de deux parties distinctes, Textérieur et l'inté- rieur. L'extérieur est une large écaille ou croûte, ayant la forme d'un dôme, assez vaste et assez forte pour protéger l'intérieur contre les vicissitudes de l'air, et ses habitants contre les attaques de leurs en- nemis naturels. Il est conséquemment toujours plus solide que l'inté- tieur, qui est la partie habitable, divisée avec une adresse et une ré- gulai ilé merveilleuse, en un grand nombre d'appartements, qui sont le domicile de la femelle et des mâles, le lieu où sont nourris leur nombreuse lignée , et des magasins qu'on trouve toujours pleins de provisions. Je n'entrerai pas dans plus de détails, seulement , j'in- vite mes collègues à consulter pour l'histoire de ces Névroptères la relation sur ces Termites , adressée à la Société royale de Lon- dres, par M. Smeatman, en février 1781, dans le voyage au cap de Bonne-Espérance, parSpaiman, tome 2, p. 103, 1787. — 11 est donné lecture de Textrait suivant d une lettre adressf^e par M. de Romand à M. Léon Dufour, en ré- ponse à ses me'langes entomologiques (I" Iriui. des An- nales^ 1851), et en particulier sur le Masaru vcspiformis et le Celonitcs dispar. J'ai lu avec beaucoup d'intérêt vos mélanges enlomologiques que nous apporte le premier trimestre 1851 des Annales de notre Société. Votre manière de traiter l'enlomologie, est celle qui me convient le plus, et j'y retrouve notre maître commun. Possesseur d'une collec- tion de Latreille, je puis, je crois, répondre à votre appel. J'ai sous les yeux les parties en question ; je puis, preuves en mains, vous soumettre ce que j'ai été à même de voir. J'ai cependant hésité à vous en parler. Comment, en eflet, me mettre en opposition avec des ob- servateurs aussi consciencieux qu'habiles ! Ceci s'applique surtout au Masaris. La collection Latreille m'a donné un Masaris vespifonnis , qui est dans sa plus belle conservation. Je l'ai examiné avec la plus grande attention, mais les articles des antennes sont tellement nnisenscmbK L11 ANNALES que la plus forlc loupe ne peut indiquer l'espace qui les Sf^pare ; ce n'est qu'après les avoir humectas avec l'esprit-de-vin, et soumis au microscope simple à lentilles conjiigées de M. Chevalier, que je suis parvenu à voir distinctement chaque article. J'en ai trouvé douze, ainsi que le montre le dessin fait sur place. Vous me trouverez peut- être bien osé de parler ainsi après Fabricius, après Latreille et Co- quebert, et moi-même je croirais en douter, si je n'en avais la preuve sous les yeux, et si je n'y fusse revenu à plusieurs reprises. Je pense qu'il était naturel de rester en erreur sur le nombre d'articles, si on n'y a pas mis le temps et les soins nécessaires. Cette observation m'a fait poursuivre l'examen , et en regardant le dernier anneau de l'abdomen, je l'ai trouvé fendu latéralement en deux à l'extrémitL", et indiquant formellement une femelle. Il m'est donc acquis que c'est une femelle, et en cela je suis d'accord avec Fabricius. Cette découverte se trouve fortiûée par une autre que vous solli- citez, (t que je suis heureux de vous soumettre. A côlé de ce Masaris, en était un autre un peu plus petit, de forme plus allongée, ayant une ressemblance de parenté, mais avec moins de taches et points jaunes, mêmes nervures des ailes, mêmes antennes, à l'exception que, sou- mises au microscope, elles montrent treize articles bien distincts, et, ainsi que je le représente, le dernier anneau de l'abdomen est entiè- rement fermé, et indiquant un mâle, comme les antennes. J'ai donc le mâle et la femelle. Toute incertitude disparaît, en examinant avec soin, et il est reconnu que l'un a treize, et l'autre douze articles, con- trairement à tout ce qui a été dit jusqu'à ce jour. Quant au mâle, la tête est séparée du corps ; elle était, ainsi que je l'ai vu souvent faire à Latreille, écrasée sur le papier, montrant ses antennes, la bouche, les palpes et les mâchoire.*. Je vais malmenant parler du Celonites clispar. Je crois avoir celui que Latreille regardait plutôt comme un Geramius nouveau , mais, tel que je l'ai reçu, il est très détérioré; sans tête, sans pattes, sans ailes. Le reste est parfaitement ressemblant à votre description, et l'étiquette indique : proche Ceramius, Les deux Masaris figureront dans l'iconographie générique des Hyménoptères, que j'ai commencée depuis plus de vingt ans. Je pourrai en donner un double dans nos Annales, etc. Membres trcus. La Sociélc' admet au nombre de ses membres : M. Alexandre- Heur V - Edouard Delessert, à Passy, DE LA SOCiElE EJNTOMOLOGIQL'E. l.iu présente par M. Reiche. — Coiuniissiiires-rdpporleurs, MM. L. Buqiietet Doiié; — M. Pierre-Louis Gratiolet, de rAnaloniie compare'e du Muséum d'histoire naturelle, docteur en médecine, etc., à Paris, présenté par M. E. Desmaiest. —Commissaires- rapporteurs, MM. L. Fairmaire et H. Lucas. (Séance du 25 Juin (851.) Présidence de M. REICHE. Coinmuuic citions, MM. Boieldicu et L. Fairmaire an- noncent que dans une chasse entomologique qu'ils vien- nent de faire dans la foret de Saint-Germain, ils ont pris quelques insectes rares pour la faune parisienne, et ils citent plus particulièrement les Oxylœinus cœsus, Ccdli- dium rii/îpes, Corœhus nndatiis et Microrhagus pyginœns. — M. L. Fairmaire montre un individu du Pterosti- c/ius niger qui présente une anomalie singulière, en ce (jue le dernier article de Tantenne droite est manifeste- ment bifurqué près de son extrémité. • — M. L. Buquet communique Textrait suivant d'une lettre qu'il vient de recevoir de M. Lareynie, et qui com- prend des détails intéressants sur les Quedius cicrtus, Cyr- tonus Dufoimi et Phytœcia cphîppiuui. Comme le savent déjà tous les entomologistes qui ont, ou qm ont eu des correspondants à Bordeaux, celte localité abonde en bonnes^ espèces. Le voisinage de la mer et l'égalité de température, qui en est le résultat, ont fait s'avancer jusque là quelques espèces très méridio- nales, quelques-unes même que l'on n'aurait Jamais soupçonnées en France. Aussi mon séjour à Bordeaux est-il regardé par moi comme une bonne fortune entomologique. La partie du déparlement de la Dordogne que j'habite ordinaire- ment, c'est-à-dire les environs de Bezenac, quoique située à peu près sous la même latitude que Bordeaux, est cependant beaucoup plus froide; ce qu'il fa .1 allribucr à rôlévaiioii du pays, qui est monia- gncux. Elle fournit, malgré ccl.i, quelques espèces méridionales ; je puis vous citer enire autres le Quedius curtus, Erich., jusqu'ici ren- contré seulement en Sardaigne, et le Cijrtonus Dufourn, que j'ai trouvé au mois de mai, en très petit nombre, sous les pierres d'une colline sèche exposée au midi. Je crois que la saison de cet insecte était passée ; car j'ai aperçu sous les pierres que je soulevais une assez grande quantité d'élytres soudées appartenant à cette espèce. Cette observation tendrait-elle à confirmer celle de M. Ecoflei qui, selon M. L. Fairmaire, ne trouve \(t Cyrtonas Dufoiirii (\ixns\a Lozère qu'en février^ ou bien les quelques individus que j'ai recueillis étaient-ils des individus précoces, la véritable sai>on n'arrivant que plus tard ? C'est ce qu'il me sera facile de vérifier l'année prochaine. Je soupçonne ce Cyrtonus de vivre aux dépens de la Lavandala spica, car je l'ai trouvé de préférence au pied de cette plante. Ce n'est que par extraordinaire que celte labiée , dont la véritable patrie est le climat méditerranéen;, se rencontre dans le départemei.t de la Dordogne ; il serait curieux que le Cyrtonus Dufourii ne s'avançât autant vers le Nord que pour suivre sa plante favorite. J'ai aussi à signaler aux entomologistes un Coléoptère, qui peut être désormais regardé comme une des espèces les plus nuisibles au jar- dinage; c'est le Phylœcia ephippium, Fabr. Sa larve a l'année der- nière ravagé les Carottes ; au mois d'octobre, il était très dilïicile de trouver dans nos environs une seule de ces racines, qui ne fût creusée d'un ou plusieurs canaux , faits par des larves, dont j"ai obtenu ce Longicorne. — M. L. Buquet donne lecture de l'extrait qui suit, d'une lettre qui lui a été adressée de Turin par notre collègue M. Ghiliani, et contenant des observations im- portantes sur plusieurs espèce? de Lépidoptères, et sur Vyirgas rcflexus. En parcourant le Bulletin du premier trimestre 1851 des Annales, j'ai été fort agréablement surpris d'y trouver une note de M. Boyer de Fonscolombe sur les OEcophora olcella et FAachista olioeUa, qui s'accorde tout à fait avec un article que j'avais préparé à ce sujet dans un ouvrage que j'aurai bicnlôi '.eruiiné. 11 s'agit d'un catalogue des Lépidoptères di\s Etats Sard» s, auquel je travaille de- DE LA bOClÉlK K.MOMOLOGIQUE. lv puis bien des années, car, vu les richesses enlomologiques de nos provinces, à chaque saison de chasse, j'avais à l'enrichir de nouvelles espèces qui n'avaient point encore dié trouvées par !e passé ; mais à cause des nombreuses occupations qui m'entourent, cl surtout à cause du mauvais état de ma santé, devant absolument renoncera lâchasse, je de suis enfin décidé à le rédiger tel qu'il se irouve, n'ayant plus «l'espoir de pouvoir l'augmenter par mes propres recherche?. Or, c'est à l'article des deux espèces de teignes nuisibles à l'Olivier, nommées ci dessus, que regrettant la mort de notre feu collègue Teissèire de Nice qui, cédant à mes solliciialion'', avait commence; des observations qu'il n'a pu, hélas 1 continuer; et me trouvant moi- même dans l'impossibilité de m'occuper de ces espèces nuisibles à une plante qui ne croît pas dans notre climat de Turin ; c'est à ce sujet, dis je, que dans ma note je me déclarais en faveur de l'opinion qui réunit YOEcopliora oleella et Elachista olivella en une seule et même espèce , changeant de mœurs en raison dis circonstances, comme cela se voit chez la Cochylis Roserana, par rapport à la vigne. Ce qui avait arrêté ma conviction, c'était bien moins les doutes déjà manifestés par M. Blaud, que les observations précises d'un Palermitain, M. BaldassareRomano, qui, dans un mémoire qu'il a eu l'obligeance de m'envoyer, soutient avoir obtenu les deux espèces de la même chenille ; ou pour mieux dire, affirme que la Teigne ve- nue des chenillesqui au printemps vivent du parer.chyme des feuilles, est absolument identique à la teigne qui sort en automne du fruit de rOlivier. Le susdit mémoire degl' insetti che danneggiano gli ulivi in Sicilia, ayant été publié en 184^, à Palerme, et renfermant d'ail- leurs d'autres détails intéres;antssurles mœurs de quelques insectes, je crois faire acte de justice en le f-ignalant à l'atientior. de nos col- lègues, comme je l'ai fait à l'article de YOEcopliora oleella de mon catalogue. J'ai encore à vous parler d'un autre fait entomologique, toujours intéressant, sinon rare, je veux parler d'une émigration, ou pour mieux dire d'un fort passage de la Vanessa cardui, qui a eu lieu à Turin, et que l'on a observé en même temps dans plusieurs provinces du Piémont, le 2G avril, entre onze heures et quatre heures après midi ; la journée étant magnifique, après deux jours de pluie, une brise prononcée soufllant ouest, et croisant presque à angle droit la direction précise du passage, venant du sud-sud-csf, et se dirigeant, d'un vol précipité, vers le nord nord-ouest. Depuis cette épociue. In Lvi AxMNALKS Vanessa cardai a presque disparu pendant quelques jours couverts qui ont suivi , et a reparu ensuite plus abondante qu'à l'ordinaire. Ayant été depuis, c'est-à-dire du 5 au 20 mai, faire une excursion entoraologique le long du littoral génois, jusqu'à la Speria, dans le but de faire une dernière chasse de Lépidoptères pour mon cata- logue, j'ai pu remarquer, là aussi, une très grande abondance de la Vanessa en question. La saison de chasse entomologique ayant été en retard celte année, à cause de la basse température du printemps, j'ai observé à la Speria, climat tout à fait identique à celui de la Toscane, un mélange extraordinaire d'espèces de Lépidoptère du Piémont tempéré et de la France méridionale ; ainsi, au lieu d'y trouver la Thaïs medesi- caste, à laquelle je m'attendais, c'est au contraire la Thaïs hypsipyle que j'y rencontrai, dans un petit bois au bord de la mer, le 16 mai î tandis qu'à Turin cette espèce ne se prend que dans le courant d'avril. Pour contre , j'y ai vu un exemplaire (variété blanchâtre) de la GlotliUa Pancratii, Cyrill., espèce du littoral de la Méditer- ranée, qu'étant à Catanc, en Sicile, en 1839, j'ai obtenu seulement dans le mois de juin, par des chenilles que j'avais élevées; or, c'est à celte occasion que j'ai été à même de vériHer un fait déjà pres- senti par Duponchel, à savoir que la Glottula encausta, Hub., n'est qu'une variété de la Pancratii, puisque sur une vingtaine de chrysalides qui sont écloses, deux en ont donné le G. encausta, toutes les autres étant des Pancratii. Puisque je vous ai déjà entretenu autrefois au sujet d'un Argas reflexus laissé sans nourriture, je vous dirai qu'il est enfin mort, au vingt-six.ème mois et demi déjeune absolu. — M. Amyot communique Ja noie suivante sur la Tipule tlu froment (jT/'/m/fi tritici, Kirby^ Ceciihmyia tri- lici, Lalr.), insecle très nuisible aux céréales. J'ai fait à la Société nationale et centrale d'agriculture, en novem- bre 1869, sur l'insecte de ce nom, fameux par les dommages qu'il a causés aux céréales en Angleterre et en Amérique, une communica- tion, dont il a été rendu compte par extrait dans la Revue Zooiogiquc de M. Guérin-Méneville. A cette époque, je ne le connaissais alors que par les figures et les descriptions qu'en avaient données les au- leurs, et je n'ai pu que m'en référer, avec circnnspeciion sur la ',up&- DE LA SOCIÉ lÉ ENTOMOLOGIQUE. lvii lion de savoir si l'espèce amériraiiie était la même que l'espcce anglaise, à l'opinion de l'auteur américain, M. Asa Fitcli, dont j'ana- lisais l'important travail à ce sujet {An Essay upon Uie JVheat-Fly. — Essai sur la Mouche-du-Bled), inséré dans les Transactions de la Société d'agriculture de l'Etat de New- York , en 1866, et qui affirme leur identité. Cet auteur déclare qu'après avoir comparé l'espèce américaine avec la figure des plus parfaites qu'a donnée de l'espèce anglaise M. Curtis, dans le journal de la Société royale d'agriculture d'Angleterre (tome vi, 1866, page 131, planche m), il lui est impos- sible de douter de celle identité, et il donne en même temps une fi- gure, qui paraît également faite avec le p'us grand soin, de l'espèce américaine, à laquelle, dans celte conviction d'identité, il n'hésite pas à appliquer le nom de Tipula tritici, que M. Kirby avait imposé, en 1795, à l'espèce anglaise (Transactions de la Société Linnéenne , vol. m et ivj. Mais l'espèce anglaise se tiouvet-elle en France? Sur celte question, il n'y avait encore, à l'époque de ma communication, que l'opinion très incertaine de M. Herpin, qui, dans son mémoire sur divers insectes nuisibles, inséré dans les Mémoires de la Société royale et centrale d'agriculture de. l'année 1862 , dit qu'il a trouvé, dans la plaine des Vertus, aux environs de Paris, dans les épis de blé en floraison, de petites larves jaunes qui lui ont paru avoir une très grande analogie avec celles déciiieset figurées par Kirby sous le nom de Tipula iriiici. Or, l'année dernière, en juillet 1850, guidé par les indications de M. Herpin , j'ai cherché et trouvé , en effet , dans un champ de blé de la plaine des Vertus, derrière Montmartre, la larve dont il parlait. Sa ressemblance parfaite avec celle qu'a fi- gurée M. Asa Fitch, ne m'a pas permis de douter que ce ne fût bien là, sinon l'espèce même qui avait causé tant de dommages en Amé- rique et en Angleterre, sous le nom de Tipula tritici, du moins une espèce très voisine, et dont les mœurs devaient être les mêmes. J'ai recueilli ces larves dans un lube de verre, et les ai données au Mu- ;eum d'Histoire naturelle de Paris , où elles ont été mises dans l'al- :ool, par les soins de M. H. Lucas, sans qu'on ait pu, par conséquent, •n obt3nir l'insecte parfait, dont la présence seule pouvait nous ser- vir à résoudre définitivement la question. Mais cette année enfin, j'ai eu l'insecte parfait sous les yeiix, au nombre de plus de vingt individus, grâce encore à M. Herpin, qui a bien voulu me remettie une fiole où il les avait placés dans l'alcool en 1866, avec celte éiiquctte : Pris dans un chsmp de blé, terre Lvm ANNALES forte. Or, le résultat de mon examen m'a amené à recoiinaîue (ju'il y a identiié parfaite, iiicmiiC' inconieslalile, onlre ces insectes et ceux qui ont été figurés par M Curlis. Le doute ne me paraît pas permis à ce sujet. Il est donc certain, pour moi, que nous possédons aux en- virons de Paris, et, par conséquent, dans le reste de la France, l'es- pèce qui a exercé ses ravages en Angleterre, sous le nom que lui a donné M. Kirby, Tipula tritici; mais ma conviction n'est plus !a même pour IVspèce américaine, et je vais on indiquer les motifs. Il y a dans la figure de l'espèce américaine, donnée par M. A>a Fiicli, une nervure transverse qui réunit la nerviue post costale ù la côte; cette nervure n'existe pas dans la figure de l'cspiîce anglaise, donnée par M. Curlis. non plus qu; dans les \ingi individus, pris en France, que j'ai comparés h ces figures. Mes individus ont aussi les ailes plus allongées, plus lancéolées, moins arrondies au bout que dans la fi- gure américaine, le corps, dans colle-ci, me paraît plus ramassé; au contraire, les caractères de la figure anglaise sont, en tout point, à cet égard, en parfait rapport avec mns insectes. Au reste, je déclare qu'ils sont tous des femelles ; il ne m'a paru y avoir aucun niCdc parmi eux. J'ajouterai que les ail; s des quatre autres espèces voisines dont M. Asa Fitcli a donné aussi les figures, présentent également la nervure iransverse que je n'ai pas vue dans les o!)jpis de nu compa- raison, et que, dans une autre espèce très différente, quoique dii même genre, la fameuse Mouche-de liesse [Cecidomyia deslructor) , que M. Asa Fiich a aussi figurée dans un autre travail contemporain de celui qu'il a publié sur la Tipulc du fromeni , cet auteur n'a pas indiqué non plus celle nfrvure transversale, d'où il résulte qu'il y at- tache donc de l'importance, puisqu'il la donne comme constante dans quatre autres espèces qu'il dit êîre très voisines l'une de l'autre, et de mœuis semblables, quand il cesse de la signaler dans la Mouche-dc- Ilesse. En conclurai-je, d'une manière définitive, que i\J. Asa Fiidi s'est trompé en affirmant l'idcnliié de l'espèce anglaise, nommée Tipula tritici, avec l'ospcce américaine, qu'il appelle du môme nom! Je ne me pennellrai pas encore de le faire, puisqu'il a dû voir aussi bien que moi le défaut d'existence de colle nervure Iransverse dins la figure de M. Ciirlis, et (|ue, cependant, celle diff'-rence ne l'a pas arrête dans son allirmalion. Je crois qu'il faut attendie, du moins, sa réponse à l'objeciionque je viens de soulever, ou, ce qui serait mieux encore, qu'on ait pu comparer en naiure dos indi\i(ltis américains de cotte esi:ècc avec les nôtres. DE LA SOCIÉTÉ EiNTO.MOI.OCilQUi:. lix Quoi qu'il en soii, cl malgré les cliirc'ronces que je viens de signa- ler, il paraît certain que l'espèce am('ricaine a la plus grande analogie de mœurs avec l'espèce anglaise et la nôtre, par conséquent, qui est évidemment la même que l'espèce anglaise , et à ce litre, je crois qu'il est intéressant pour la science, et, en particulier, pour lagri- culture de noîre pays, de faire connaître ce qui a été publié sur ce dangereux insecte, soit en Amérique, soit en Angleterre. En voici le résumé. Cet insecte, dit M. Asa Fitcb, se trouve dans les endroits ombra- gés, particulièrement au bord des eaux, se n:èlani aux autres espèces de Tipules dans leurs danses. Use cache et reste à peu près immobile pendant la lueur du soleil, s'agite vers le soir, et continue à le faire pendant la nuit. Il sort un peu de sa retraite pendant les jours nébu- leux. S'il y a des arbres dans un champ, ou si ce champ est près d'un bois, la présence de l'insecte se f;iit p'us fortement remarquer dans le voisinage de cet ?rbre ou de ce bois que dans les autres parties. Il n'a qu'une génération par an ; la ponte se fait à l'époque de l'année où le germe du grain commence à se former dans l'épi, c'est- à-dire suivant les diverses conditions de climat, en juin, ou même juillet, dit M. Asa Filch : c'est le soir surtout que celle ponte a lieu, vers huit ou neuf heures, est-il dit dans le journal de la Sociéié royale d'agri- culture d'Angleierre (tom. vi, 1866, page 'l/i2). La femelle introduit avec effort son oviducte dans l'écailie encore tendre de la glume,- quelquefois cette écaille ayant probablement acquis déjà trop de du- reté par la maturité, elle ne peut parvenir à la percer avec son léger aiguillon, et on la voit, après des essais infructueux, frapper des ailes comme avec désespoir. Quand l'oviducte est entré en communica- tion avec le germe du grain, elle fait glisser ses œufs l'un après l'autre à travers le tube de l'oviducte en peu de temps. Le nombre des œufs que chaque femelle dépose ainsi, est de six à huit, et comme on peut trouver trois ou quatre fois plus de larves dans un seul germe, il est probable que trois ou quatre femelles piquent suc- cessivement le même. Quand ce travail est achevé, une autre tâche laborieuse reste à accomplir, c'est de retirer l'oviducte entré dans la glume, elles forces de cette petite ciéalure sont quelquefois insufli- santé pour y parvenir; elle y reste alors suspendue, comme Promé- ihée attaché sur son rocher. La larve éclot au bout de quelques jours, et reste à la place où l'œuf a été déposé jusqu'à ce qu'elle ait atteint tout son accroissement. Lx ANNALES c'esl-à-dirc pendant un mois environ, vivant des sucs destines à i.i nourriture du germe et l'empêchant d'acquérir la forme renflée qui fait sa valeur. Le mal fait au grain dépend du nombre des larves qui y sont déposées ; une seule larve produit à peine un sensible effet. Quand la larve a atteint son accroissement, elle quitte l'épi et des- cend dans la terre, où elle creuse une route jusqu'à la profondeur d'un centimètre environ. La descente des larves paraît avoir lieu notamment, soit après des pluies légères, soit à la faveur des rosées nocturnes, qui, en facilitant la produciion de la matière gluiineusc qui suinte de leur corps, aide ces larves sans pieds à glisser et à s'a- vancer le long de la tige. Descendue dan^ la terre, li larve y passe à l'état que l'auteur américain appelle dormant, et qui ne diffère du premier, qu'en ce qu'il y a cessation d'accroissement et immobilité, ou, du moins, plus de lenteur dans les mouvemenis, quand l'insccle en fait. La forme de celte larve est ovalaire; elle présente douze segments de même proportion, marqués par des raies iransverses; la longueur totale est de un millimètre et demi. On ignore s'il y a des mues entre l'éclcsion et l'instant où elle an ive à l'état de nymphe, qui précèJe celui où elle devient insecte parfait. Toutes les larves, cependant, ne descendent pas dans la terre ; il y en a une partie qui est appoilée avec les épis dans les granges, où on peut les voir sur l'aire où le blé a éié battu, sans doute parce que la moisson a été faite avant qu'elles aient pu trouver l'occasion favorable de faire leur descente. L'insecte passe l'automne et l'hiver dans cet état; la nymphe n'est délinitivement formée qu'au printemps. Elle est un peu moins longue que la larve dormante : les antennes, les pattes et les ailes sont ren- fermées dans un fourreau, sous le premier tégument qui enveloppe tout le corps. On présume, par analogie avec une autre espèce voi- sine [Cecidomyia salicis), qu'elle reste trois ou quatre semaines à l'éiat de nymphe, avant de passer à celui d insecte parfait, sur la fin de mai ou au commencement de juin. Voilà ce qu'on sait des mœurs de ce dangereux ennemi des céréa- les. Il paraît avoir été signalé pour la première (ois, en Angleierre. en 1771, par les dommages qu'il a causés. Après nue période do vingt-deux ans, en 1795, ses ravages vinrent de nouveau frapper les mêmes conirées pendant deux ou trois années. C'est alors qu'il fui étudié par le célèbre entomologiste anglais Kirby, (|ui lui donna le nom do Tipula Iriiici. M. Asa Fitch dit qu'il je montra d'abord en DE LA SOCIÉTÉ EN lOMULOC^lQL'E lxi 1820 en Amérique, dans l'ouest de Vermont, mais que c'est seule- ment en 1828 et IS29 qu'il attira l'attention générale par ses dévas- tations dans le nord de cette province, le long du Bas Canada, puis de là, comme d'un point central, parut s'étendre dans toutes les di- rections. En 1832, la récolte du blé fut tellement détruite, qu'on en abandonna la culture. En 1836, il envahit l'Etat du Maine, et conti- nua à s'avancer dans celte direction, à raison de 20 ou 30 milhspar années. On évalue à plus de 5 millions de francs le dommngc fait dans cet Etat, et à plus de la moitié de celte somme la perle éprouvée dans la seule contrée de Washington N. Y. pour une population de 25,000 âmop. Ces ravages, après s'être accrus pendant deux ou trois ans, ont ensuite diminué sensiblement, et la culture du blé est restée comparativement sauve, excepté dans quelques parties, où l'insecte, devi nu probablement un hôte permanent, a fait seulement sentir de temps en temps sa présence. On voit que le tléau s'appaise el disparaît ainsi spontanément, après deux ou trois années de dévastation. La cause en est dans la Provi- dence, qui vient au secours de l'impuissance de l'homme devant cette petite créature, ennemie de ses récoltes, en lui susciiant à elle-même, pour la détruire, des ennemis en d'autant plus grand nombre qu'elle devient également plus nombreuse et partant plus funeste. Le plus grand de ces ennemis et le plus destructeur, en Améiique, est un petit oiseau, nommé l'oiseau jaune [FringiUa tristis, Linné). Dirigeant adroitement son bec précisément sur le grain de blé qui cache des larves sous l'écaille dont il est enveloppé, il arrache cette paille et saisit rapidement, l'une après l'autre, celles qui s'y trouvent. Il lui faut plusieurs épis pour faire un repas. Quant au grain lui- même, il n'y touche pas , et on le retrouve intact et débarrassé de I; rves, quand les coups de bec ne l'ont pas détaché et fait tomber à terre. Il y a ensuite au moins quatre espèces d'insecies parasites, appar- tenant à Tordre des Hyménoptères, qui sont connues pour atlaquer ses larves. L'une d'elles dépose son œuf précisément dans le même grain, h côté de celui de la Tipule du froment, et la larve qui en sort dévore la larve de l'autre dès qu'elle estéclose. Une autre espèce, du genre de l'Ichneumon, dépose ses œufs dans le corps même de la larve ennemie du blé, en y enfonçant son oviducte à plusieurs re- prises comme un dard dont la blessure ne tarde pas à la faire mourir. Lxit AJNNALKS Quaiil aux moyens que l'homme peut u\ok à sa disposilion pour prt^server lui-même, pir ses soins, ses moissons, il n'y en a guère qu'un seul auquel on paraisse devoir délinilivement s'attacher, c'est (le cultiver et d'engraisser le mieux possible ses champs, afin que la richesse (lu sol puisse rendre l'épi capable d'élaborer une quaniiiC' de sacs suffisante pour remplacer ceux qui sont retirés par Tinsecle, (juand il n'est pas en assez grand nombre, toutefois, pour surmonter tous les ellorts do la plante. On voit que cela se réduit presque au conseil du laboureur à ses enfants : Remuez votre champ Creusez, fouillez, bêchez le travail est un trésor. (Fables de La Fontaine.) Aucun des moyens artificiels qui ont été tentés jusqu'à présent n'a eu de succès constaté, tels que, par exemple, l'emploi d'eau de chaux jetée sur les épis quand ils sont eu llcur, ou la précaution, qui a été conseillée, d'ensemencer de bonne heure le blé d'hiver, afin qu'il soit mûr avant le temps do la ponte, et tard le blé de printemps, afin qua le germe ne soit formé qu'après, des semailles hâtives exposant d'ailleurs le blé d'hiver à d'autres insectes non moinsdestructeurs, de même des scaiailles tardives exposent le blé de printemps à la Rouille [Pucclna graminls), et !a ponte de l'insecte dont il s'agit pouvant avoir lieu, au surplus, depuis le commencement de juin jusqu'en août. L'emploi d'un filet à papillons pour enlever sur les épis les mouches fatales qui les assaillent, l'échenillage proprement dit, enfin, appliqué aux tiges, comme on le fait pour les arbres, serait certaine- ment ce jn'il y a de plus sûr, mais la dépense qu'entraînerait ce tra- vail, à répéter pendant tout le temps de la ponte, excéderait alors la valeur des récoltes elles-rcèmes. Telles sont les seules lumières que nous puissions ollrir, dans l'état actuel de la science, sur un insecte si fatal aiix cultures humaines, Uéauqai, d'un jour à l'autre, il faut le craindre, peut aussi frapper certaines contrées de la France. — M. 11. Lucas (Ieiiuui(lt accompagné de quatre planches noires, représentant chacune six types de genres avec leurs caractères. M. Boheman divise les Cassides en trois tribus, qu'il distingue de la manière suivante : Première tribu. Capiîe promlnulo, proslerno apice cmarginalo vel truncato, nonproducto. Deuxième tribu. Capiie prominulo, prosterno apice leviter emargi- nato vel trunca'o, producto. Troisième tribu. Caplte omnino obtecio, prosterno apice emargi- nato, non producto. Les genres décrits dans le volume qui nous occupe sont au nombre de vingt, douze appartiennent à la première tribu, les huit autres à la deuxième ; quant aux espèces, on n'en compte pas moins de 378, savoir : Genre Delocrania, Dej., Guérin. . — Spbaeropalpus , Chev., Doj., Guérin. ( Calopcpla, Hope. ) [Craspedonta, De], )' Episticta, Boheman. . . . (Hoplionola, Slope. ) ( Notosacantha, Dej. ) * * Megapyga, Boheman _ jPrioptera, Hope. ) ( Basiprionota, Dej. ) ' ' — Himatidium, Fabr., etc. . . . — Calliaspis, Dej., Boheman. . , _ ( Porphyraspis,, Hope. i \ Hemispherota, Dej. ] ' ' — Calyptocephala, Chev.j Dej. . — Spilophora, Boheman _ ( Fauroma, Hope. ) ( Omocera, Dej. j ' ' 1 1 Espèce id. 2 id. 3 id. 23 id. 2 id. 16 id. 18 7 id. id. 10 id. 6 2 id. id. 19 id. 25 i;l. 9 i(l. 29 i(l. 7 id. U7 i(l. U9 i(l. 2 id. DE LA SOCIÉTÉ KJN lOMOLOGlQUE. lxxv (Desmnnota, Hope. ) [Potychcdea, Dej. )* ' ( Caiiistra, Eiichson. I \ Discomorpka, Dej. \ ' ' ( DolirhotoDia, Hopo. ) ( Discomorpka, Dej. ) ' ' ( Calaspidea, Hope. ) \ Eugenysa, Dej. | " ' ( Mesomphalia, Hope. ) I Cyrtonota, Dej. \ ' ' _ ( Pœcilaspis, Hope. ) ( Botanochara, Dej. ) ' ' ~ Elylrogona, Chev., Dtj 2 — ]\I. IJ. Lucas communique à la Société un Hymé- noplère de la famille des Fouisseurs , et qui doit former une nouvelle coupe générique, voisine de celle des Poin- piliis. Ce qui distingue au premier aspect ce nouveau genre, que M. H. Lucas désigne sous le nom de Clavelia, ce sont les articles des an- tennes qui, au lieu d être cylindriques, comme dans les Pompilus, sont, au contraire, en forme de dents de peigne, aplatis à leur extré- mité, et comme lamelles. Celte curieuse espèce, à laquelle notre col- lègue donne le nom de pompUlformis, a été prise, pendant son dernier voyage, en 1850, sur les hauts pluteaux de la province d'Alger. C'est aux environs de Boghar, sur les bords des sentiers sablonneux, pendant le mois de juin, que M. H. Lucas a rencontré deux individus errants de ce nouveau genre, qu'il doit faire flgurer et publier pro- chainement dans nos Annales. — M. Bellier de la Chavignerie donne quelques détails sur une excursion entomologique qu'il vient de faire, conjointement avec notre collègue M. Fourreau de Beau- regard, dans les montagnes de la Lozère. Un mémoire sur ce sujet sera prochainement présenté à la Société. Lectures. M. Reiche donne lecture de notes synonymi- ques sur Touvrage de M. Burmeister, intitulé : Handbuch der Entomologie, tomes iv et v. Species des Coléoptères Lxxvi ANNALES Lamellicornes, suivies de quehjues descriptions d'espèces nouvelles. — M. le secrétaire lit un nouveau mdmoire de M. Boyer de Fonscolombe, ayant pour titre : Supplément à Tlch- neumonologie provençale. Nominations. Aux termes de son règlement, la Société procède à la nomination des membres de sa commission de surveillance des collections pour le second semestre fie l85l; JNIM. Berce, Boisduval et H. Lucas ayant réuni le plus grand nombre de voix, sont nommés membres de cette commission. Membre reçu. M. de Saussure, de Genève, licencié ês- sciences, présenté par M. H. Lucas. — Commissaires- rapporteurs : MM. Doue et L. Fairmaire. (Séance du 13 Août 1851). Présidence de M. REICHE. MM. Bassi, de Milan-, Herricb Schaîffer, de Ratisbonne, membres de la Société, et Ducoudray-Bourgault , de Nantes assistent à la séance. Communications. M. L. Brisout de Barneville commu- nique la note suivante : J'ai décrit dans les Ann. de la Soc. ont. de Franco, 2* série, tom. VII, Pullet. p. Lxxx, une nymphe de Locuste que je crus alors appar- tenir à une espèce nouvelle, et à laquelle, pour cette raison , j'ai imposé la dénomination de Locusla lineata, mnis j'ai reconnu depuis que celte nymphe était celle de la Locusta mandibularis, Touss. Charp, [Conocephalus mandibularis^ Aud. Scrv.). Il résulte de là que ma Locusta lineata doit être rayée du nombre des espèces, et être ajoutée à la synonymie de la Locusta mandibularis. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxvh — M. H. Lucas communique à la Société des chenilles de V^ttacus lii/ia , Linné, qui sont nées au lahoi'atoire d'entomologie, où une éducation de cette espèce a été faite. Ces chenilles qui ont pour patrie rAraérique du Nord, proviennent de l'éclosion de divers cocons dont les insectes parfaits se sont ac- couplés en juin. C'est à la fin de ce mois que les œufs ont été pondus, ei le 12 jijillet les petites chenilles commencèrent à éciore : celles-ci, pendant tout leur développement, ont été nourries exclusivement avec des feuilles des Liquidambar slyracif.ua et imberbe ; elles mangent aussi avec assez de plaisir certaines espèces de Noyers d'A- mérique, particulièrement les Juglandis olives for mi s et nigra. On a essayé, ajoute M. H. Lucas, de leur donner des feuilles du Dios- pyros Virginiana, mais elles ont constamment refusé de manger de cette plante, quoique cependant Smith-Abbot dit dans son ouvrage The nat. Ilist. of the rarer Lepidopt. ins. ol" Georgia, p. 95, les avoir nourries avec cette espèce de Diospyros. M. H. Lucas parle ensuite d'un Hyménopîère parasite qui est écîos d'un cocon de VAttacus luna, qui appartient au genre Ophion, et qui a beaucoup d'analogie avec une espèce décrite par Linnée, sous le nom à'Ichneumon ma- crurus, et figurée par Drury in Iliustr. of nat. hist., tom. i. p. 98, pi. UZ, fig. 5. — Le méine membre fait une autre communication : Il montre un Apate nigriventris pris le 13 août, dans l'entrepôt des vins, par M. Lafont. Ce n'est pas la première fois, ajoute M. H. Lucas, que ce Coléoplère, que je croyais propre à l'Algérie, a été rencontré à Paris, car j'avais déjà consigné, en 1849, cette observa- lion curieuse , comme géographie entomologique, dans le Bulletin de nos Annales, tom. 7, p. xxx, mais depuis, cette espèce n'avait pas été retrouvée. — M. Bellier de la Chavignerie annonce qu'il vient de trouver aux environs de Paris des chenilles de ÏHelioihis peltigera. Ces chenilles, dit notre collègue, vivent isolé- ment sur le Senecio viscosus^ et se confondent par leur couleur avec les feuilles de la plante. En captivité, elles Lxxvui ANNALES s'accomniodenl fort bien du Scnccio vulgaris, mais pour les élever avec succès, il ne laut pas négliger de les sépa- rer, car elles sont très carnassières et se dévorent même entre elles. La Noctuapclligcin , commune dans nos dépar- tements méridionaux, et même dans quelques-uns du centre de la France, est rare aux environs de Paris. — Le même membre fait part à la Société d'un pro- cédé qu'il emploie avec succès pour empêcher que les corps des Lépidoptères ne puissent se détacher jamais du cor- selet. Voici, dit notre confrère, en quoi consiste ce procédé, qui est de la plus grande simplic ité : Je prends une aiguille très longue et très fine, avec laquelle je passe un (il sous la tête du papillon ; je fais sortir le fil par rexlrémilé (le rabdomen, puis je le coupe aux deux bouts lorsque le papillon est sec. Tous les lépidoptéristes savent avec quelle déplorable facilité les corps des Lépidoptères, surtout chez les grosses cî-pèces, se dé- tachent du corselet quelque soin qu'on prenne pour éviter cet acci- dent, et combien d'envois se trouvent ainsi souvent avariés. En employant le moyen que je viens d'indiquer, ce désagrément n'est plus à craindre désormais. Un autre avantage qu'on peut retirer de mon procédé , c'est de tuer immédiatement les Lépidoptères, sans les détériorer, et en beau- coup moins de temps qu'il n'en faut pour les brûler avec la bougie. Il ne s'agit pour cela que de tremper son fil, avant d'en faire usage, dans une préparation arsenicale, dans de l'acétate de plomb, de l'acide sulfarique, de la nicotine, ou tout autre poison violent dont l'effet soit immédiat. Enfin, le troisième avantage que je retire de ma méthode, est de préserver les papillons, qui ont subi celte opération, de l'atta- que des insectes destructeurs, car la substance vénéneuse dont le fil est enduit f^e répand dans tout le corps du papillon, et éloigne d'ail- leurs, parla seule odeur qu'elle répand, les Mitles, Anihrènes, Der- raestes, Teignes, etc., dont il est si difficile de garantir les boîtes de collection. — Il est donné lecture de la note suivante, de M. Pierre Minière, de Lyon • DE LA SOCIÉrÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxix Dans la séance du 12 mars 1851, il a éié communiqué une noie de M. Alex. Lefebvrc, sur une clicnîUe qui eitvénénetise, mais seule- ment quand la plante qui lui sert de nourriture l'est elle-même. En lisant celle noie avec aitention, je fus surpris de la remarque qu'avait faite Levaillant pendant son vovage dans Tintérieur de l'Afri- que méridionale. M. Lefebvre, qui avait communiqué à la Société celte intéressante remarque, se demande si lu du nille du Deilephila euphorbicB possède l'action acre et vénéneuse du suc de la plante sur laquelle elle vit. Désireux de vériGer moi-même ce fait supposé, je tentai quelques essais qui me donnèrent les résultats suivants : Après avoir recueilli aux environs de Lyon plusieurs larves du Deilephila eupliorbicB vivant sur la petite Euphorbe {Eupliorbia cyparissias), qui pour la plupart étaient à leur deuxième et troisième changement de peau, je me procurai deux jeunes moineaux, qui déjà mangeaient seuls; je fis jeûner ces deux oiseaux six à huit heures, puis je présentai à l'un d'eux une petite chenille pouvant avoir llx à 15 millimètres de long, il hésita quelques instants, saisit cette potite chenille et la relâcha à plusieurs reprises , enfin , se décida à l'avaler. Je mis ce moineau à part, et ne lui donnai pas d'autre nourriture; une heure et demie après il était mort, après s'être agité quelque temps dans sa cage. J'approchai ensuite du moineau qui me restait, et qui paraissait plus fort que son frère, une chenille qui pouvait êire à son troisième changement de peau. L'oiseau pressé par la faim becqueta assez longtemps sa proie; l'ayant après cela déchirée en plusieurs endroits, il en avala quelque peu, puis cessa bientôt, s'apercevant sans doute que celte nourriture ne lui convenait pa?. Je le laissai néanmoins en présence de la chenille qui s'agitait encore, il ne la toucha plus, perdit toute gaîté, descendit de sa branche, et se rétVgia dans un coin de la cage. Ceci se passait vers le soir du 26 juillet dernier. Le lendemain matin je trouvai mon second moineau mort. Pensant avec raison que la chenille ùvl Deilephila euphorbiœ seule avait dû empoisonner ces deux oiseaux, je ne crains pas d'affirmer que cette larve possède la propriété vénéneuse de la plante dont elle fait sa nourriture exclusive, mais à un degré certainement moindre que la chenille dont parle Levaillant, dans son voyage chez les Grands Namaquois. Lxxx ANNALKS — On communique quelcjucs notes de M.Th.Biuand, (Je Besançon , relatives à la Ptérologie de certains Lépi- doptères, et particulièrement à celles des Noctua bâtis et derasa. — M. Jacquelin-Duval dit quelques mots sur les mœurs de Y anthrax sinuata, qu'il a vu sortir de la nymphe d'un Hyméiioptère qu'il croit être celle du Blcgacliile inuraria. — M. Reiche donne lecture de l'analyse qui suit les divers mémoires contenus dans la troisième partie du vingtième volume des Transactions de la Société Lin- néenne de Londres, adressé à la Société et déposés à la bibliothèque le 23 juillet 1851. lo Mémoire sur la formation et Tusage des poches aériennes et des trachées dilatées dans les Insectes, par G. Newport, p. ^19. Dans ce niéuioire, Tauleur arrive à ces conclusions: 1° que les trachées ne conmienceulà se dilater en vésicules ou poches aériennes, dans les insectes, que peu de temps avant leur dernière métamor- phose; !i° que ces vésicules aériennes sont d'autant plus nombreuses, plus Yolumineuses et plus répandues dans tout le système (l), que l'insecte a un pouvoir plus grand de locomotion aérienne. 2* Mémoire sur l'analomie et les alUnités du Pteronarcys regalis, Newmam (Perlidœ), suivi de la description de plusieurs espèces nouvelles de Perlides, avec des notes sur leurs mœurs, par G. Newport, p. 425. Dans ce travail, l'auteur constate déflnitivement l'existence de branchies bien développées , non seulement dans la larve et la nymphe, mais encore dans l'insecte parfait du Pteronarcys regalis, Newmam. Entom. Magas., vol. v, p. 175, et dans toutes les espèces du même genre. A la suite de ce mémoire, il décrit : 1° Le Pteronarcys Californicus, de la Californie, en donnant de nouveau les caractères de ce genre. (1) Jusque dans les mandibules des Lucanides. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE lxxxi H' La Pei'la citronella du Canada. 3" La Perla minnica id. W La Capnia vernalis id. 5° La ISemoura glaciatis id. S' Description de plusieurs espèces nouvelles à'Atfiyreus, genre de Coléoptères Lamellicornes, par J. 0. Weslvvood, p. /^53. Après avoir énuméré toutes les espèces décrites jusqu'à ce jour, l'auteur donne la description et la figure des espèces suivantes '. 1. A. gigas, du Brésil. 8. A. pholas, Colombie. 2. A. armatus. Amer. œér. 9. A. parpureipennls. Amer. mér. 3. A. subarniatus, id. 10. A, centralis, Nov. Grenade. k. A. tuberculatus, Brésil. 11. A. wedianus, l. Haïti. 5. A. rotundus, id. Et en supplément : 6. A. bellator, id. 12. A. fossulatus^ Fernambucco. 7. A, Bilbergi, Guyanne. 13. A. Reichei, Nov. Grenade. Décisions. Sur sa ciemande , la Société décide que M. John Gurtis, de Londres, sei-a rétabli sur la liste des membres. — On décide aussi que M. Adam White sera retranché de la même listCj et que la démission de M. Prophette de Nîmes, est acceptée. Lecture. M. H. Lucas donne lecture d'un travail qui a pour titre : Observations sur les métamorphoses de la Lachuœa incina, Lacordaire. (Séance du 27 Août 1851.) Présidence de M. REICHE. MM. Bassi, de Milan, et Millière^ de Lyon, assistent à la séance. Comnuitncations. M. L. Fairmaire offre, au nom de M. Bigot, une Ecrevisse ordinaire de très forte taille, car 2' Série, tome ix. Jhdlctin vi. Lxxxii AIN^ALliS elle atteint à une longueur de plus de 30 centimètres. Ce Crustacë a été pris dans la rivière d'Hyères , auprès de Brunoy. — M. Bellier de la Chavignerie présente, au nom de M. Bayle d'Aigueperse , deux cas particuliers de mons- truosités observés chez deux Coléoptères. Le premier est un Rhdgium ifujuisilor, chez lequel Tantenne gauche offre un renflement assez considérable au dernier article, et le second un Osmodcnna crcmita qui a un rudiment de septième patte, du côté antérieur gauche : on peut y re- marquer la cuisse complète et une partie de la jambe , tandis que le reste du membre est tronqué par avortè- rent. A cette occasion , M. Bassi ])arle d'une monstruosité qu il a observée dans une chenille du Fer à soie, et il dit qu il en fera le sujet d'une notice. — M. Doiié lit l'extrait suivant d'une lettre de M. le capitaine Godart, relative à un cas de monstruosité ob- servé dans un Lixus angustatus , qu'il prie la Société de vouloir bien accepter. Je vous adresse un Lixus angustatus provenant de l'Algérie. Cet insecte présente un cas de monstruosité assez raie, je crois, pour être indiqué. Ceue difformité, qui porte sur le proihorax , donne à cette pariie une forme extraordinaire. Son bord antérieur présente une grande échancrure oblonguequi atteint le milieu du tergum; la base est aussi fortement écbancrée, ce qui laisse une solution de con- tinuité entre elle et les élytres; il est partagé longitudinalement par une ligne élevée en forme d'ai ète, les cOiés forment deux triangles dont les sommets viennent aboutir à cette arête; on remarque en outre un large pli transversa! qui rappelle à l'idée ces cabriolets dont on baisse la capote pour avoir de l'air, ce pli est évidemment formé parle retrait de la partie antérieure, comme si l'iniecte avail eu le projet de découvrir sa tête, qui remplit toute la cavité. DE LA SOCIÉTÉ EJNTOMOLOGIQUE. lxïxiu Après cette lecture ou fait observer à la Société qu'une anomalie ayant la plus grande analogie avec celle signalée par M. Goclart sur un Lixus angustatus, a déjà été étudiée par Duponchel sur un Carahus auratus, et que ce fait a été inséré dans les i\.ntiales. — M. H. Lucas demande la parole et conmiunique la note suivante : On est disposé à croire que le bruii ou des secousses souvent ré- pétés gênent les insectes dans leurs métamorphoses, de manière à empêcher leur développement, et à ce sujet, je communiquerai à la Société un fait assoz curieux qui tend à démontrer que les insectes, malgré le bruit auquel ils sont souvent exposés et les secousses qu'ils reçoivent, ne continuent pas moins à passer par les diverses phases auxquelles la nature les a destinés avant d'arriver à l'état d'insecte parfait. M. Leuco'.tc, forgeron aux environs de Paris, apporta der- nièrement au Ifiboratoire d'entomologie une très forte bûche iVUl- mus syloeslris, dont l'intériear était parcouru dans le sens longi- tudinal par de profondes galeries séparées entre elles par de minces cloisons. Au premier aspect, ces g.ileries, par la manière dont elles sont disposées et par les cloisons qui les séparent, rappellent beau- coup celles des Termites, et on serait tenté d'attribuer ces dégâts à ces Névroptères , car, en effet, extérieurement on n'aperçoit aucun indice qui démontre que cette bûche A'Uiinus syloestris soit détruite dans son intérieur. En examinant les nombreuses galeries qui par- courent tout l'intérieur de cette bûche, on découvrit quelques débris de Coléoptères , et on rencontra raênae des individus en assez bon état du Valgus hemipteras, Lamellicorne auquel est dû tout ce dégât. Cette bûche assez profondément enfoncée en terre était la base ou le soutient d'une enclume dont on se servait tous les jours pour forger, et ni les coups sans cesse répétés, ni les secousses qu cette bûche recevait à chaque instant, n'ont pu empêcher le dévelop- pement de ce Coléopière qui, suivant M. Leucotte, a été pendant longtemps très abondamment répandu dans sa forge. — M. Paul Lambert communique un cas pathologique observé sur un /Iinnra. Lxxxiv ANNALES Après une chasse, comme j'examinais les insectes que j'a\ai8 renfermés dans un Oacon qui contenait du campljte, j'aperçus un Amaia qui présentait, soriant d'un centimètre environ par l'anus, un petit cordon cylindrique que je pris au premier abord pour un oviducte; voulant m'assurcr du fait, j'opérai dessus une légère trac- tion, ei je déroulai un cordon qui finit par sortir de l'animal i-ans présenter aucune trace de déchirure. En examinant aileniiveinent, je reconnus facilement un Entozoaire: j'avais en effet sous les yeux la miniature d'un Ascaride lombricoïdc. Cet Enlozoaire avait bien sept ou huit fois la longueur de l'Ambra ; j'adressai les deux individus à notre collègue M. Laboulbène, en le priant de faire, si cela était encore possible, l'anatomie du Carabique, pour savoir dans quel étal était le tube digestif, qui contenait un si monstrueux parasite. — M. Doûë donne communication du fait suivant : Dans la soirée du 12 août, après l'une des plus chaudes jour- nées de l'été, je me trouvais sur la jeiée du port de Dieppe. Les promeneurs avides de jouir d'une fraîche brise de mer étaient très nombreux, et ce n'était qu'avec peine qu'on pouvait s'approcher du parapet. En causant avec un de mes voisins, je remarquai qu'une des poulies en fer destinées au halage des bateaux-pêcheurs étaient cou- verte d'insectes, et, en les examinant avec plus d'attention , je vis qu'ils appartenaient , en presque totalité , à la famille des Curculio- nites. Les espèces étaient peu variées. Celaient quelques Balaninus, de nombreux Pliytonomus, entre autres le marinas; des Sitona, etc. On en aurait certainement pu compter cent cinquante, et, quoi- que dans une situation tout à fait anormale, ils ne paraissaient nulle- ment dépaysés, puisque la plupart étaient accouplés. J'en mis un certain nombre dani un tube de verre. Curieux de savoir s'il en était de môme des autres poulies, je fis le tour de la jetée, et partout, au- tant que le parapet était accessible, j'aperçus des CurcuMonites, mais sans pouvoir les prendre ni même les exatuiner de près tant la foule était grande. Deux pièces de cancn en fer, à moitié enfoncées dans le sol, avaienteu aussi leurs visiteurs, mais ils étaient beaucoup moins nombreux que sur les poulies. D'un côté de la jetée était une vaste mer, de l'autre une plage couverte de galets et sans la moindre trace de végétation, d'où avaient pu venir tous ces insectes? Le chantier DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxxv de construction n'était pas très éloigné, il est vrai. Peut-être sortaient- ils des pièces de bois qui s'y trouvaient accumulées et étaient-ils attirés par l'odeur du goudron dont poulies et canons avaient été tout récemment enduits. Quoi qu'il en puisse être, ce fait m'étonne d'autant plus, qu'à deux jours delà seulement et dans le cours d'une très longue promenade, j'avais fauché sur de hautes herbes et des plantes en Ueur sans trouver au fond de mon filet autre chose que des fourmis, des araignées , des limaçons et quelques Hyménoptères, mais aucun Coléoptère n'y était tombé. Si mon séjour à Dieppe s'é- tait prolongé, j'aurais certainement renouvelé mes visites aux poulies de la jetée, en choisissant un moment plus favorable et sans négli,'ier le chantier de construction, mais le lendemain de grand matin je partis pour Rouen, et nies observations durent nécessairement s'ar- rêter à la soirée du 12 août. M. Doiië montre ensuite à la Société les Curculionites ^ qu'il a rapportés de Dieppe et dont plusieurs sont encore vivants. — M. L. Bi'isout de Barne ville communique à la Société plusieurs Orthoptères de la France méridionale. Acridium crucigerum {Gryllus crucigerus, Rambur. Faune entom. de l'Andal., p. 86). — Hab. La Seyne, près Toulon : L. Bri- sout, 1850. Acridium Hîspanicum. {Gryllus Hispanicus , Rambur, Faune entom. de l'And., p. 88, pi. 7. fig. 6 et 7, mâle. — OEdipoda His- fjanica, Aud.-Serville, Hist. des Orthopi., p. 733. Lucas, Hist. nat. Anim. artic. de l'Algérie, tom. m, p. 39, Orihopt. pi. li, fig. 3. femelle). — Hab. Marseille, L'Estaque (Bouches-du-Rhône) : L. Bri- sout. — Saint Zacharie (Var) : Boyer de Fonscolombe. Acridium aiboimeatum. {OEdipoda albolineata, Lucas, Hist, nat. Anim. artic. de l'Algérie, tom. m, p. 38, pi. li, fig. 6). — Hab. Marseille : L. Brisout. — La Seyne, près Toulon (Varj : L. Brisout. — Toulouse : Jacquelin-Duval. Acridium deciivam. Brisout, Ann. de la Soc. ent. de France, 2* série, tom. vi, p. 620. — Toulon : L. Brisout. Acridium tœlumj Brullc. — Hab. Agcn ( Lot ct-Garoiine ) : Laboulbcne. xxxxvî ANNALES Acridium scalare, {Œdipoda scalaris, Fischer). — Hak. Bar- èges (Pyrénées) : E. Deville. Je ne possède qu'un seul individu recueilli à celte localité, et c'est une femelle ; ses ailes présentent la même pariicnlarité de nervation que j'ai déjà fait connaître chez le aiâlc. — M. Le'oii Fairmaire donne la description suivante d'une nouvelle espèce de Centrotus d'Europe. L'on sait que la famille des Membracides, si nombreuse dans les contrées équatoriales, ne compte en Europe que deux représentants, appartenant au genre Centrotus. Je viens aujourd'hui décrire une nouvelle espèce appartenant au même genre, et découverte aux environs de Madrid par MM. J. Mieg et Ferez Arcas, qui ont bien voulu m'en envoyer plusieurs individus. Centrotus chloroticus. Long, k, 5 mill. Punctatus, brunneus, prothoracis parte antica, et humerorum cornubus nigrlcantîbus , undique pUis griseis indutus : spina postice biincurva, acuta, atis liyalinis nervis brunneis. Couvert de points très serrés : couleur brune , quelquefois jau- nâtre, mais toujours plus foncée sur les cornes hiimérales, sur ta partie antérieure du corselet et sur la têie. Tout le corps est couvert de poils courts, couchés, gris. La tête est large, courte, triangulaire, avec les yeux assez gros et saillants : cornes humérales en forme d'oreillettes, larges, courtes, arrondies à l'extrémité : épine posté- rieure assez mince, tranchante, bisinuée, aiguë à l'extrémité, fine- ment carénée sur les côtés, ne touchant pas l'écusson : celui-ci est large, échancré à l'extrémité : les élytres sont transparentes, luisan- tes, avec les nervures d'un brun-rougeâtre clair et la base un peu coriacée. Dessous de l'abdomen garni de poils serrés sur les côtés, d'un blanc-grisâtre : pattes roussâtres, avec les fémurs et les tarses plus foncés. La femelle diffère du mâle par les cornes humérales plus petites et plus minces. Lecture. M. Doiie donne lecture d'une notice de M. le capitaine Godart, contenant quelques remarques sur les DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxxxvu différences spécifiques que Ton peut tirer de Tetude des organes niales de la génération dans les espèces françaises du genre Cctonia : travail suivi d'observations semblables sur quatre espèces de Ciirysomélines. 3Iembre reçu. La Société admet au nombre de ses membres M. Ducoudray-Bourgault, de Nantes, présenté par iVL L. Buquet. — Commissaires- rapporteurs : MM. Boisduval et H. Lucas. (Séance du 10 Septembre 1851). Présidence de M. REICHE. MM. le comte de Mnisecket Perroud, de Lyon, assis- tent à la séance. M.H.Lucas, secrétaire-adjoint, remplit les fondions tle secrétaire, en Tabsence de M. E. Desmarest. Communications. M. Clievrolat communique à la So- ciété des Coléoptères trouvés dans de Torge avariée achetée pour un malade, et il signale un Cryptophagus, le Sito- philus J'rumentarius, le Phileius populi, le Cerandtia cor^ niitaj un Calyptohium d'espèce nouvelle , les Moiioloma quadri-fovcolata et picipcs P, le Biophlœus deprcssus et deux nouvelles espèces de Lœmophlœiis. — Le même membre dit que la Rhina rapportée de Saint-Domingue par M. Salé est la vraie lihina scrutator d'Olivier, et que la Rhuia scrutator de Cuba en est une espèce bien distincte, et par conséquent nouvelle. — M. L. Fairmaire annonce qu'il a trouvé, dans une Lxxxviii ANrsALf:S excursion qu'il a laite à Saint-Germain-en-Laye j le Masoreus luxalus , ÏJgrilus undatus et VA pion Chcvro- latii, espèces rares pour la faune parisienne. — M. le comte de Mnizcck fait remarquer que pendant \\n voyage qu'il a fait à Londres, il a observti deux Go- iiaths vivants : ces GoUathus sont le Druryi et le Cacicus : ce dernier, ajoute M. Mniseck, qui était une femelle, a vécu pendant six mois environ. — M. Gudrin-Méneville annonce qu'il a trouvé, vers a fin du mois d'août dernier, une Colophotia Pcclemon- fana vivante, et qui volait avec agilité. Notre collègue a fait celte rencontre en Piémont, entre Novare et Vercelli. Ayant montré cet insecte vivant à MM. de Filipi et hiliani, au Musée de Turin, ces Messieurs ont été très surpris de ce fait, et ont déclaré qu'ils n'avaient jamais vu cet insecte dans une saison si avancée. M. Ghiliani pensait même que cet espèce pourrait bien avoir deux générations chaque année. MM. les membres de la Société croyent qu'on peut admettre seulement un retard accidentel dans l'éclosion de cet individu. — M. Paul Lambert fait passer sous les yeux de la Société un Plinus fur qui offre un cas particulier de monstruosité. Cet insecte présente dans l'antenne gauche , à partir du sixièuî^ article, qui est élargi et prismatique, une triple division ainsi disposée : deux branches situées dans le même plan, semblent en être une divi- sion dychotomique régulière, elles se composent de quatre articles entiers ; la troisième, qui n'en présente que deux, est pour ainsi dire appliquée au côté externe de l'article élargi. Bien é-.idemment cette dernière antenne est incomplète, car le boutou terminal n'existe pas. M. P. Lambert a trouvé l'insecte dans T3E LA SOCIÉTÉ ENTOMOLO<:.IQL'E. lxxxix cet état, en examinant le prorluit d'une de ses chasses qu'il avaiî conservé dans de la sciure de bois. — M. L. Brisout de Barne ville communique à la Société un second supplément à sou Catalogue des .-J crididés (jui se trouvent aux environs' de Paris. (Voy. Cat. des Acri- didés, An. Soc. eut., 2' sér., tom. vi, p. 411 et suiv. et premier supplément au Cat., tom. vu, Bul. p. lxxix). Depuis la publication de notre Catalogue, des doutes se sont élevés dans notre esprit au sujet de VAcridium thalasslnam, Oliv., que nous avions indiqué, d'après M. Rambur, comme se trouvant à Fon- tainebleau. Nous avons reconnu que l'auteur de la Faune entomolo- gique de l'Andalousie avait réuni, sous le nom de Gryllus thalassl- nus, VAcridium lœtum. Bru), et VAcridium tlialassinum, Oliv., mais nous n'avons pu encore vérifier à laquelle de ces deux espèces l'on devait rapporter l'iusccle trouvé à la localité citée. AcRiDiuM LiisEATi'M, Costa. — Schaeffer, Icon. insect., tom. m, tab. ccxLui, fig. I et ii. C'est à tort que dans notre Catalogue nous avions rapporté à l'A. lineatum les fig. ni à vi delà tab. ccxliii des Icon. de Schiffer qui représentent une autre espèce. AcRiDiUM STiGMATicuM, Brisout. Nous supprimons la citation des figures de Rœsel, que nous avions rapportées à VA. stigmaticum; après un nouvel examen , elles nous ont paru trop douteuses pour être citées comme représentant réellement cette espèce. — Bords de l'étang de Sainl-Hubert I (L. Brisout). AcRiDiUM DORSATUM, Costa. — Gri///a5 dorsatus, Zeiterstedt, Orthoptera Sueciae, pag. 82. Nous supprimons le ? que nous avions placé dans notre Catalogue à la suite du nom spécifique, parce que nous avons maintenant la certitude que notre espèce est la même que le GrijUus dorsatus, Zetterst. AcRiDiuM ELEGANS. Herrich-Schœffer , Nomenclator entom. Or- thop. pag. 9 et 17. — [Gryllus eleg ans. Touss. Charpent. florie entomol. p. 153. — OEdipoda elegans, Germar et Ahrens, Fauna insect. Europae, fasc. xx, tab. 20, mâle; tab. 21, femelle). Forêt de Bondy ! Envir. de Sceaux ! Lartoire i Presqu'île de Saint-Maur ! Abondant à Trapes et sur les bords de l'étang de Saint-Hubert l [\.. Brisout). 1.XL A.NJNALLS AcRjDiUiM BUFipiis, Cosia, Fauna del regno di Napoli, Orlotleri, pag. 61. (Mâle. Gryllus rufipes, Zetlerstedt, Oiihopt. Sueciae, pag. 90. — Femelle. Gryllus ventrales, id. loc. cit. pag. 89. — Acri- dium ventrale, Brisout, Ann. de la Soc. ent. de France, '>• série, tom. VI, pag. 619, et tora. vu, Bullet. png. viii). Dans notre Cata- logue nous avions placé un ? à la suite du Gryllus rufipes, Zet. , nous le supprimons, parce que nous avons reconnu avec certitude que le Gryllus rufipes, Zetterst. était le mâle du Gryllus venlralis, Zetterst., et comme le nom de rufipes est le plus généralement admis par les auteurs pour désigner l'espèce qui nous occupe en ce moment, nous substituons la dénomination A" A. rufipes à celle d'A. ventrale que nous avions d'abord adoptée dans notre catalogue. AcRiDiuM DECLivuM, Bfisoui. — Forêt de Fontainebleau ! (L. Brisout). AcRiDiUM MONTANUM, Cosla, En. del regno di Napoli, Ortott. pag. 61. — {Gryllus montanus, Touss. Charpent. Horae entomol., pag. 173). — Vallée de la Juine ! (L. Brisout). AcRiDiuM LONGicoRNE, Latreille, Hist. nar. des Crust. et Insecf., tom. XII, pag. 159, mâle. — [Gryllus par allelus, Zettersiedt, Or- thoptera Sueciœ, pag. 85. — Gryllus longicornis, Zettersî. Fn. Lapp. 1. 668. — Rœsel, Insect. tom. ii, Locust. German., tab. xx, fig. 5, femelle. — Gryllus longicornis, Ilagenbach, Symbola Faunœ insect. Helvet. pag. 36, fig. 22, mâle ; et fig. 23, femelle. — Œdi- poda parallela, Aud.-Serv. Hist. des Orthopt. pag. 766. — Acri- dium porallelum, Brisout, Ann. de la Soc. ent. de France, 2^ série, tora. VI, pag. 622J. Nous adoptons pour celle espèce le nom d'A. longicorne, Lair., à cause de son antérioriié. — Très commun. AcRiDiUM DiSPAR, Brisout. — Forêt de Compiègne ! (L. Brisoui). — M. le docteur Boisduval communique un me'moirc imprimé de M. Malapert, pharmacien à Poitiers, qui con- tient des observations curieuses sur les mœurs du Bombyx castrcnsisy sur les ravages de cette espèce aux environs de Poitiers, et dans lequel Tautcur insiste sur rurgence qu'il y a de détruire cet insecte, ainsi que sur les moyens que Ton peut employer pour y parvenir. DE LA SOCIÉTÉ EMOMOLOGIQUE. L^u — M. H. Lucas donne quelques détails sur une Ara- néide du genre Mygale^ Walck. {jSJygcdc Lchlondii, Latr.) qu'il a été à même d'observer vivante, il y a quelques jours, et qui provient du Brésil. C'est la première fois, dit M. H. Lucas, que j'ai contemplé vivante celte admirable espèce, qui égale 70 mill. en longueur, et qui n'a pas moins de 26 mill. en largeur. Elle est généralement peu agile, et lors- qu'on veut la toucher, elle n'oppose aucune rési^stance, au contraire, elle rassemble ses pattes de manière à protéger son céphathorax, et se laisse prendre ensuite sans la moindre difficulté. J'ai souvent essayé, au moyen d'une plume, à lui faire développer les crochets qui arment ses mandibules, qui sont très longs et très robustes, elle est toujours restée insensible à ces provocations, et de plus, je ferai ob- server que pendant les huit jours qu'elle a vécu au laboratoire d'en- tomologie, elle n'a jamais touché à la nourriture que je lui ai présentée et qui consistait en Locusta et en Acridium vivants. Je suis assez porté à croire que c'est une Aranéïde très timide, et que tout ce qui a été dit sur ses manières de vivre, si ce n'est fort douteux, est au moins très exagéré. Ce qui a fixé le plus vivement mon attention en étu- diant celte remarquable espèce, c'est la rélractilité des ongles de ses tarses, qu'elle fait sortir et rentrer à volonté, comme le font près. que tous les Mammifères du genre Felis. EnSn, je ne terminerai pas cette communication sens dire que M. Salé, qui a observé à Sainl- Domingue une Mygale, voisine de cette espèce, a remarqué que ces Aranéides se tiennent sous les pierres, et lorsqu'on les tourmente ou que l'on vf ut s'en emparer, elles se placent sur le dos ou céphalo- thorax et se défendent avec leurs pattes et les longs crochets qui ar- ment leurs mandibules. M. Salé dit aussi que les habitants de Saint- Domingue redoutent beaucoup ces Aranéides, — M. Guérin-Méneville fait connaître les principaux résultats de ses travaux de cette année sur la sériciculture. Il donne lecture du procès-verbal d'une commission nommée par arrêté du préfet des Basses-Alpes, d'où il résulte qu'une méthode de désinfection employée par lui dans deux grandes magnaneries, a complètement détruit Tinfection et lui a permis d'obtenir une excellente récolte LXLii ANNALES dans ces magnaneries, où Ton ne pouvait plus eu avoir. 11 annonce qu'il va continuer ses travaux Tannée pro- chaine , et qu'il tiendra la Société au courant de leurs progrès. Lectures. M. Chevrolat lit un travail intitulé : Longi- cornes delà collection de Banks, la pkipart types de Fa- bricius, rapportés aux genres actuels. — M. Al. Laboulbène fait connaître deux mémoires de M. L. Dufour, ayant pour titres : 1° Description et Iconographie de quelques Diptères de TEspagne {Nemotdus cmgulatus et latemlis; AnlJirax îiebulosa, trinotata et fonnosa, BomhyUus J'umosiis, Ploas macroglossa et famineivis, elDioctria ochracea) ; 2° Mélanges enlomologiques (suite) contenant des notices sur : A, VHyalomyia dispar\ B, les Masaris et les Celonites ; C, les coques de CryptocepJialus et de Clythra\ D, les Hétérocères -, E, le mode descriptif des Ichneu- mons ; F, le Lucilia dispar. — M. Bassi donne lecture d'une note sur un Ver à soie monstrueux-, ce travail est accompagné de figures. (Séance du 21 Septembre 1851. ) Présidence de M. REICHE. M. Robineau-Desvoidy , membre de la Société, et M. le capitaine Parry assistent à la séance. M. H. Lucas donne lecture du procès- verbal de la dernière séance, et M. F^. Desmarest reprend ensuite les fonctions de secrétaire. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLUGIQUE. lxl.ii Comimm (cation s. M. L. Buquet communique une lettre «le M. Leprieur qui lui donne des de'tails sur la récolte de Cole'optères qu'il a été à même de faire aux environs de Bône, en Algérie: notre collègue a déjà découvert un grand nombre d'espèces nouvelles, principalement dans la famille des Staphyliniens. — M. L. Brisout de Barneville présente à la Société plusieurs Orthoptères qui habitent la France. Blatta decipiens, Gernj.,se trouve communément en Provence. Acridium Icvtum , BruUé, a été trouvé dans le déparlement de Maine-et-Loire par M. Millet. Acridium rufipes, Costa {Gryltus rufipes et ventraliSj Zelt.) se rencontre communément en Provence. Acridium dorsatum, Costa [Gryllus dorsatus, Zett.) a été trouvé dans le déparlement de Maine-et-Loire par M. Millet, et en Provence par M. Boyer de Fonscolombe. Tetrix meridionalis, Ramb. Nous avons pris celle espèce à Ai.x en Provence et à Toulon. Telrix acuminata, Brisout, Ann. Soc. entom. de France, 2* série, lom. viii, Bul. pag. lxiii. Nous avons trouvé celte espèce à Aix en Provence, Draguignan, La Valette, près Toulon, et le long de la roule de Toulon à Hyères. Telrix depressa, Brisout, Ann. Soc. entom. de France, 2*^ série, tom. VI, pag. 424. Nous avons pris cette espèce à Aix en Provence, Draguignan, La Vallttte près Toulon, et le long de la roule de Tou- lon à Hyères ; M. de Cerisy Ta trouvée à Monlrieux, (déparlement du Var) et dans les Pyrénées. M. Jacquelin-Duval l'a également re- cueilli dans les Pyrénées-Orientales. Phaneroptera falcata, Serv. Nous avons trouvé celte espèce dans le bois de Valence (départ, de Seine-et-Marne), en 1846. Lociista dorsalis, Latr. Nous avons pris celle espèce dans les vallées de la Juine et de l'Essonne ; M. François Lenormant l'a cap- turée dans le déparlement de l'Eure, et elle a été trouvée dans celui de Maine-et-Loire par M. Millet. ANNALES Derticus brachypterus, Serv. Nous avons trouvé celte espèce dans la forêt de Bondy. — M. H. Lucas demande la parole et communique la note suivante : En lisant les mélanges entomologiques si intéressants de M. L. Dufour, qui ont paru dans le premier cahier de celte année, je vois à la page 62 que ce savant me demande si j'ai renroniré des Masaris en Algérie; je lui répondrai que malheureusement je n'ai pas eu le plaisir de capturer ce rare Hyménopicre qui jusqu'à présent n'a en- core été trouvé en Barbarie que par Desfontaines (1). M. de Romand, dans le deuxième trimestre de celte année, Bullet., p. li, a répondu à l'appel qui a été fait par M. L. Lufour, et si aujourd'hui je re- mets sur le tapis cette question déjà soi-disant vidée au sujet du nombre des articles qui composent les antennes dans les deux sexes du genre Masaris, c'est à fin de m'éclairer et de ne pas rester sourd et muet à la demande qui a été faite par le savant entomologiste de Saint-Sevcr. Quoique dans mes longues courses dans le nord de l'Afrique je n'aie pas rencontré le genre Masaris , je crois devoir cependant rappeler à M. L. Dufour que dans l'atlas du Régne animal publié par une réunion d'élèves de Cuvier, somptueusement illustré et édité par le libraire V. Masson, je vois figuré à la planche 125, fig. 8j le Masaris vespiformis, Latreilie ; celte figure qui doit repré- senter une femelle, a été f^iie sur l'individu rapporté par le célèbre botaniste Desfontaines, et c'est ce même individu qui a servi de type à Fabricius pour faire sa description dans son Systema Piezatorum, p. 292, N° 1. En examinant l'antenne très grossie qui accompagne celte figure, pi. 125, fig. 8 a, je compte seulement huit articles à cet organe qui a été dessiné par noire collègue M. E. Blanchard! Ce- pendant je ferai remarquer que M. de Romand a constaté dans les antennes de ce rare Hyménoptère, Bullet., p. li, treize articles pour le mâle, et 12 pour la femelle. Est-ce que par hasard il y aurait une erreur dans la figure grossie de l'antenne donnée par M. E. Blan- chard de ce genre singulier? Je ne le crois pas; ayant examiné les antennes du Masaris vespiformis, rapporté de Barbarie par Df sfon- (1) J'ignore Tbabitat des deux individus que M. de l\omand possède dans sa collection. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxlv laines, je puis affirmer que les articles qui composent ces organes sont au nombre de huit, ce qui au reste avait déjà été signalé par Lairellle, in Gêner. Crust. et Ins. tom. U, p. lui, 1809 ; mais est-ce bien un Masai-is que possède M. de Romand ? Je demande donc une nouvelle e\plicaiion, afin d'annihiler les doutes qui existent dans mon esprit au sujet du nombre des articles qui composent les antennes dans les deux sexes du genre Masaris. Quant aux Celonites, dont je possède deux espèces [Celonites afer ei oraniensis) , j'ui examiné les antennes de ces curieux Hyménop- tères, dont je n'ai malheureusement que des femelles; M. L. Dufour dit que ces organes, dans les Celonites, n'ont que douze articles pour le mâle comme pour !a femelle. C'est au reste ce que j'ai indiqué pour l'un de ces sexes à la planche 10 des Hyménoptères, fig. 11 c de Tailas qui accompagne l'Histoire naturelle des Animaux articulés de l'Algérie, où une antenne femelle est représentée; on verra aussi figuré sur celle même planche les Celonites afer et oranlensis. Puisque ces Hyménoptères dans les deux sexes, suivant M. I,. Du- four, présentent douze articles aux antennes , je demande pourquoi le Celonites apiformis de Latreille, figuré également par notre col- lègue M. E. Blanchard dans l'atlas du Règne animal de Cuvier, édité par le libraire V. Masjon, n'oflre que onze articles, Ins. pi. 123, fig. 9 rf? M. Giiérin-Méneville a aussi représenté cette espèce dans son Iconographie du Règne animal, Ins. pi. 7L', fig. 1, 1 a et 1 6; à une antenne, fig. 1 b, cet entomologiste donne douze articles, et à une autre antenne, fig. î a, cet organe représente treize articles ; M. Guérin-Méneville est-il bien sûr que le dernier article qui termine le bouton de l'antenne, fig. 1 a, forme deux articles ? N'y aurait-il pas eu par hasard une illusion d'optique ? Ce savant se serait-il laissé influencer par le sillon transversal que présente en dessous le dernier article, et qui ordinairement est assez obscurément indiqué? Vou- lant m'cclairer, je consultai le tex'ede son Iconographie, et à la page Û65, où ce savant donne l'explication des fi;^ures du Celonites api- formis, je lis : 1 a, antenne grossie vue en dessous (cette antenne est composée de treize articles); 1 6, antenne grossie vue en dessus: cette antenne, qui est la même que la fig. 1 a, ne présente que douze articles ! Pourquoi ? J'avoue que je ne comprends plus ; de même que pour le genre Masaris, je demande une nouvelle explication au sujet du nombre des articles qui composent dans les deux sexes les antennes des Celonites, LXLvi ArvNALES — M. le docteur Boisduval donne communication de la note suivante, qu il intitule : Quelques mots de réponse à M. Alex. Lefebvre sur ses observations relatives à la Cyllo sepulta, et à laquelle il donne pour épigraphe ces mots : Stupete gentes! Noire honorable collègue M. Alexandre Lefebvre a publié dans le premier numéro de nos Annales de celte année une longue noie de dix-huit pages, acccompagnée d'une planche, dans laquelle ce savant piérologue refuie eniièrement un peiit mémoire que j'ai publié en I8h0, ou piulôl un rapport que j'ai été chargé de faire par noire Société, sur une empreinte de Lépidoplère trouvée dans les marnes des enviions d'Aix-en-Provence, et communiquée par M. deSaporta. Notre collègue commence son mémoire par l'épigraphe Errare humanum est etc., et il entre ainsi en maiière : « Dernièrement, en consultant les planches de ma collection iconographique du genre Cylto, j'y remarquai le figure si pleine d'intérêt de la sepuUa, admi- rable empreinte d'une espèce qui voltigeait peut-être à l'ombrage des Chameros et des Cycas européens !» Nous dirons ici que si celte espèce vivait encore, elle pourrait parfaitement se donner le même plaisir, car nous supposons que le mot Chameros est une faute de typogra- phie, et qu'il faut lire Chamœrops. Vous savez tous que ce genre de plante n'a point disparu de la France méridionale, et que lespèce diie hiimiUs fait le désespoir de nos colons de l'Algérie, qui ne peu- vent parvenir à la détruire. « A force d'txaminer celle planche, dit M. Lefebvre, et de vouloir restituer à cette espèce, par la pensée ei d'après l'analogie, les formes et les différents dessins alaires qui la devaient caractériser, je crus d'abord m'abuser, alors que je pensai qu'elle pouvait avoir été mal déterminée spécifiquement par M. Bois- duval, j'eus recours à la description qu'il en donne, et, le texte d'une main et la planche de l'auire, et sous les yeux plusieurs Cyllo, tant en nature que figurées, j'acquis bientôt la conviction que notre savant confrère avait fait erreur. Et c'est celle erreur que je vais lâcher de rendre aussi évidente qu'elle l'est actuellement pour moi, espérant en la bonne et vieille amitié du docteur Boisduval pour ne point se formaliser si je viens battre en brèche son opinion à ce sujet.» Je répondrai de même à notre bon et dévoué collègue, que j'espère bien aussi que notre amitié d'un quart de siècle ne sera altérée en rien par DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. lxlvii ces quelques lignes de r( grande partie au moins, lorsque leur nourriture ordinaire viendrait à leur manquer. — M. Bellier de la Chavignerie lit une lettre qu'on lui a adressée et dont voici un extrait : Nous venons, dans rintérct de la srience cnloniologique, vous faire part d'une découverte que nous avons faite pour chasser avec succès les Noctuelles et Géomètres. Cette chasse nouvelle, qui laisse bien loin dt irière elle If s résultats souvenistérilesde la mailloche, c'estia chasse .lu miel. Nous la pratiquons de celte maiiière : nous prenons plusieurs mètres de tordes de la grosseur du petit doigt; nous fixons nos cordes aux arbres, sur la li.^iijre des bois, à nn mètre eiiviron du so!, et nous les frottons de miel. La nuit venue, nous allons inspecter nos cordes, munis d'une lanterne, et nous les trouvons littéralemetil cou- vertes de Lépidoptère?. C'est ainsi que nous prenons en nombre Hebraica, Bâtis, Leucogaster, Micacea , Cytiierea, Ramburii, rtc. Il n'y a qu'à toucher légèrement ces Noctuelles pour les faire tomber dans le iilet. On peut même, ordinairement, les piquer sur place. Avec unedeniilivre de miel délayée dans de l'eau on frotte cent pieds de corde, et les cordes servent souvent deux fois f^ans qu'il soit né'-essaire de leur faire subir une nouvelle préparation. Pour chas- ser devant les haies, dans les landes, les prairies, etc., il est indispen- sable d'avoir des jalons dont la partie supérieure soit garnie de cro- chets destinés à tendre la corde. Cette lettre, datée de Bordeaux, est sign(;e par deux civ ANNALES amateurs qui liabitent cette ville et qui ne font pas parlie de notre Société. M. Bellier de la Cliavignerie ajoute de vive voix quelques détails sur la chasse à la niiellde, qui est connue depuis longtemjjs, dit-il, et pratiquée avec succès dans plusieurs déparlements , notamment dans ceux du ïjjonnais et de la Bourgogne, mais dont l'usage est à peu près impraticable aux environs de Paris. Notre collègue parle aussi d une chasse qu il a faite plusieurs fois avec avantage et qui est analogue à celle dont il est question, de la chasse à la lanterne sur les raisins des vignes eu espalier. C'est surtout en septembre et octobre que les chasses au raisin et à la miellée sont productives. — M. le docteur Boisduvaldit quelques mots de Lépi- doptères qui ont été recueillis en Laponie par M. Kinlten. — M. Delahaye offre à la Société les deux premières livraisons d'un ouvrage quil publie sous le titre (ïlcono- grapltie des Lépidoptères ou Papillons de France (1). M. Bellier de la Chavignerie communique à ce sujet la note suivante : J'ai examiné l'ouvrage que public M. Delahaye, peintre (rbisloire naturelle, sous le litre de : Iconographie des Lépidoptères ou Papil- lons de France. Les deux premières livraisons, offertes par l'auteur à la Société, sont composées de trois planches chacune et contiennent les Ogures de vingl-huil Lépidoptères appartenant aux genres Papilio, Thais , Parnassius , Pieris et Collas. Ces figures reproduisent la nature avec une grande vérité, et M. Delahaye a eu une idée heu- reuse en adoptant un papier légèrement teinté qui lui permet de faire ressortir avec avantage les couleurs les plus claires, telles que les diverses nuances de blanc chez les Piérides. Mais le nouveau procédé lithochromique dont se sert M. Delahaye a surtout cet im- mense avantage que l'auteur pourra donner son livre à un prix bien (1) Paris. Arlhus Bertrand, libraire éditeur, rue Hantefeuille, 21. iî DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cv inférieiir à celui des autres ouvrages de cette nature. Je dis que c'est là un grand avantage, car il est certain que plus on facilitera aux gens du monde, aux commençanis, aux personnes éloignées des grandes villes, l'éludo de l'entomologie, plus on fera des adeptes et plus la science y gagnera. Les figures de l'Iconographie des Lépidoptères de France né lais- sent rien à désirer pour Texactiiude du dessin et du coloris, et il ne manquerait à cet ouvrage, pour iironire rang parmi les plus sérieux sur la matière, que quelques fcuillos de lexte destinées, non pas à de stériles descriptions qiii, sauf un très petit nombre de cas, ne sont point nécessaires quan:! on a sous les yeux des dessins bien faits, mais je veux parler d'un lexte qui ferait succincteuant connaître les mœurs des Lépidoptères sous leurs différents éiats. Le lépidoptérlste commençant une collection trouverait ainsi un guide non seulement pour classer sa collection, mais encore pour se procurer les sujets eux-mêmes de sa collection. M. Delahaye a bien fait d'adopter comme classification la nomen- clature de Vlndex methodicus du docteur Boisduval , puisque les noms et la méthode de ce catalogue sont maintenant admis générale- ment en France. Lectures. M. Al. Laboulbène lit une note de M. Le'on Dufoursur la Lucilia dispar, travail destiné à faire partie des mélanges entomologiques de notre collègue de Saint- Sever. — M. Reiche donne lecture d'une notice intitulée : Revue de l'ouvrage ayant pour titre : Diagnosen neur Colcoptera ans abyssinien, von D^ J. R. Roth. Membres reçus . A la majorité des suffrages, la Société admet au nombre de ses membres : M. le comte George Mnizeck, de Berditcher, présenté par M. Becker. — Commissaires-rapporteurs : MM. Dey- rolle et L. Fairmaire ; M. Perroud , de Lyouj présenté par M. Keiclie. — Commissaires-rapporteurs : MM, E. Blanchard et H. Lucas. cvi ANNALES (Séance du 22 Octobre 1S51. ) Présidenre de M. REICHE. MM. Blutel, membre de la Société, et Liiider, ento- mologiste de Strasbourg, assistent à la séance. Correspondance. Lettre de M. le Ministre de rinslruc- lion publique demandant, pour être insérés dans YAii- niiaire des Sociétés savantes qui doit être publié au commencement de l852, les changenaents introduits dans les règlements, statuts, etc.j de la Société depuis l'année 1846. — M. le secrétaire est chargé de répondre immé- diatement à M. le Ministre. Cainimuiicaiions. M. H. Lucas montre un Longicorne «jui doit former, dans le groupe des Callidiitcs, une nou- velle coupe générique, à laquelle il donne le nom de SympiezoceiM (1). Elle ressemble un peu aux Hyloirupes avec lesquels elle ne pourra être confondue à cause des antennes qui, au lieu d'être filiformes, sor.t, au contraire, comprimées, surtout les cinq derniers articles. Je ferai aussi remarquer, ajoute M. H. Lucas, que le troisième article, au lieu d'être une fois aussi long que le suivant, est au contraire plus court, ou au moins ne dépasse pas en longueur le quatrième article. Le dernier article des palpes est court, comprimé et obliquement tronqué. Le prolhora\ ressemble beaucoup à celui des Hylotrupes, mais au lieu d'être chargé de chaque côté de la ligne médiane d'un tubercule ou empalement lisse, luisant, cet organe ne présente qu'une dépression profondément marquée. Ce qui diUêreneie encore ce nouveau genre des Hylotrupes, ainsi que rie celui des CaUidhim avec lesquels il a aussi de l'analogie, ce sont des poils longs, nombreux, dont sontrcvêiusle proihorax, la tète, les premiers- articles des antennes, tout le sternum et les organes de la locomotion. Tels sont les caractère' avec lesquels il sera facile de distinguer au premier abord des Hylotrupes et des CalUdlum ce genre singulier, (\) TviJ.Tx,f<;(,)^ comprimé, aplati ; xip*^, corne, anlenne. DE LA SOCIETE ENTOMOLOC;iQUE. cvii que je dois faire figurer, et doiil j'exposerai plus ati long dans nos Annales les dinTérences génériqurs. Je n'en connais qu'une seule es- pèce, à laquelle je donne le nom de : Sympiezocera LaarasiL Lucas. Long. 2i niillim. Lai. 5 milliin. \\k. S. Nigra, fiUvo-pilosa, fortiter punctata, ehjtris fulvorubes- cente transversim bifascialis, iiUimis articulis anlennarum tar- sisque rafescentiUus. Renconiré aux invirons de Teniet el-Haad (province d'Alger), dans le voisinage des forêts de cèdres qui couvrent ce haut plateau. — M. L. Fairmaire lit la note suivante, relative aux mœurs d'une nouvelle espèce dllémiptère. Une nouvelle espèce de l'ucoron des environs de Paris paraîtra sans doute une découverte peu intéressante aux yeux des personnes qui trouvent un éléphant plus remarquable qu'un insecte. Quoique je ne sois nullement partisan de celte opinion, je n'aurais pas osé dé- crire isolément cet Aphidien, s'il n'appartenait pas à un genre dont toutes les espèces vivent sur les arbres, tandis que notre inserie vit à la base de certaines gran)inées. En effet, les six espèces de Schi- zoneura décrites dans l'ouvrage de Kaltenbach se trouvent sur les ormes, les trembles, les cornouillers, les tilleuls ; la nôtre a été ren- contrée par notre collègue, M. L. BrisoutdeBarneville, sur les racines d'une graminée du genre Selaria, Pal. Beauv., environ à un centi- mètre sous terre. Des mœurs aussi dissemblables sembleraient indi- quer une organisation différente. Cependant le port des ailes, les nervures des supérieures et des inférieures, sont bien celles des Sclùzoneura : les antennes présentent aussi six articles t les deux premiers petits, le troisième très long. Ici pourtant se présentent quelques différences; d'abord les antennes sont plus grêles, le troi- sième article est plus long et en outre linement crénelé en dessous, les quatrième et cinquième sont assez petits, le sixième est assez long, un peu épais vers l'extrémité et terminé par une petite pointe. Tout l'insecte et les stigmates des ailes sont d'un noir foncé, mat. Les nymphes sont d'un ve't jaunâtre. Je n'ai pu malheureusement voir les racinessur lesquelles cette espèce a été prise : peut cire y aurais-je trouvé des traces de piqûre. cviu AWNALIiS — M. V. Signoret communique la note rectiticative suivante : Par suite de la publicaiion presque simullaiiée du catalogue du Muséum britannique (1) et du troisième trimestre des Annales de la Société entomologique, quelques doubles emplois se trouvent dans la description que je donne de quelques Hémiptères nouveaux. Il devient donc nécessaire, pour éviter les erreurs, de donner un errata synonymique, en assignant aux insectes les noms que leur donne M. Dallas, et cela quoique mon travail ait élé lu et présenté dix mois avant la publication de ce dernier. Le lecteur voudra donc faire les changements suivants, et lire : Page 330 : Agonosoma (lavipes, Dali. (pag. 42), au lieu de Ugut tatum, Mihi. Même page : Clilor. rufispinus, Dali. (pag. 167), et non dis- tînctus. Page 331 : Agœus discolor, Dali. (pag. 186), et non Hatys pulchra. Page 335 rOndevra changer aussi ici h s noms de genre et d'espèce, et au lieu de Ceralaulax vittatus, on devra lire : Mecidea linearis Dali. (pag. 139). Page 336 : Strachiaelegans, Dono\.,et non fasciata, Mihi. Même page : Strachia nigro-rubra, Dali. (pag. 287), et non U-punctata. Pageokl : Il faut encore changer les noms de genre et d'espèce, et au lieu de Carenoscaptus maculipes, il faut lire : Diplostira valida, Dali. (pag. 301, pi. x, f. b). Page 345 : Brachystelhiis rubro-macutatus , Dali., au lieu de Mihi, quoique ce soit mou nom de collection, alors en macuscrit, qui ait été employé. Je profiteriii de la circonstance pour appeler l'attention du lecteur que cette note intéresse sur le consciencieux travail de M. Dalla?, chargé par le Musée britannique de la partie des Hémiptères-Hété- roptères; ce qui en a déjà paru nous fait désirer avec impatience la suite de cette publicaiion d'une utilité incontestable. Je regrette seu- (1) List of tlie spécimens of Hemiplerous Insects in ihe collection of the British Muscum, Part. 1. New speciesdescribed By M. W. S» Dallas Witb plates. DE LA SOCIETE EN lOMOLOGIQUE. cxx lemeiii que M. Dalias n'ait pas iiiteicallé louies hs espèces déjà pu- bliées, el ne se soit occupi-absoluaunt que des insectes (lu Musée bri- tannique : un catalogue général contenanl toutes les espèces connues, eût été également utile au Muséum et au public, et aurait comblé une lacune qui manque dans l'élude des Hémiptères. Je prie mon ami, M. Dallas, de me pardonner celte observation, pour la- quelle je ne vois aucune excuse, que le plus ou moins de travail que cela lui aurait donné, son collègue, M. VValker, chargé des Homop- lères Cl), dont il a déjà paru deux parties. Tune le 15 octobre 1850, et l'autre en avril 1851, lui en ayant donné l'exemple. Quant à ce dernier, le caiactère tout nouveau de certaines de ses descriptions (Cigale) me fait suspendre jusqu'à nouvel ordre toute opinion à son égard, ayant l'intention de revenir plus tard sur l'un et l'aulre de ces travaux, et d'une manière plus étendue que ne comporte cette note. — M. L. Fairmaire parle de larves de Mouches qui, à la suite de violentes douleurs d'entrailles , auraient été rendues vivantes par une femme. Notre collègue n'a pas vu ces larves, mais d'après la description qu'on lui en a donnée, il croit bien qu'elles devaient se rapporter à cer- taines espèces de Muscides. A ce sujet, M. Guérin-Méneville rappelle qu'il a ob- servé des faits semblables, et que M. Robineau-Desvoidy les a fait connaître à la Société, il y a quelques années. Lectures, M. Léon Fairmaire donne lecture de plusieurs mémoires de M. Edouard Perris, qui, adressés à la So- ciété depuis plus d'un an, ne lui sont parvenus qu'il y a quelques jours. Ces mémoires portent pour titres : 1" Introduction à Thisloire des Insectes du Pin mari- time -, 2° Histoire des métamorphoses des Clambus entho- (1) List ofthe spécimens ofHemopterous Insects, etc. Parti et 2. By M. F. Walkei . ex AJNNALES mensis , Westwood -, Ciyptophagus dentatus , Merbst-, Lat/idias ininutus, Linaé-, Corlicavia puhesceus , llliger-, OEt/ioptci'us piceui, Stephens-, Mcdachius œneus , Fabri- cius ; et Sapromyza (juadripunctata, Fabricius ; 3° Note additionnelle sur les habitudes et les métamor- phoses de VEnmcnes i/ij'undibuli/ormis, Linné. — M. H. Lucas lit un travail ayant pour titre : Des- cription et figure de VHœmatopimis tiibcrculatus , Bnv- meister, qui vit sur leBuffle dltalie {Bos Buhalus^ Linné). Une note sur cet insecte Aptère avait déjà été pu- bliée dans noire Bulletin par M. IL Lucas, qui, croyant aloi's celte espèce nouvelle, Tavait désignée sous la déno- mination iïHœmatopiiius Biihali. CSéance du 12 Novembre 1851.) Présidence de M. DODÉ, Archiviste. MAL Blutel et iMnizeck, membres de la Société, assis- tent à la séance. Communications. M. Doué annonce la mort de M. Pierretpère, décédé le 11 novembre l85i, à Tâge de 74 ans, et dit que plusieurs de nos collègues assistaient à son enterrement. — M. L. Fiiirmaire donne la description suivante d'une nouvelle espèce de Coléoptères. Paussus Favieri. Long. 3 1|2 ailll. P. Oblongiis, rufo-testaceus, sat nitidus; antennarum arlicuio secundo triangulari, crasso, uUimo maxiino, inflato, basi intiïs in dente producto, margine interiore (éviter crenulato; prolliO' race angasto, medio constricto et fortiter transversim sulcalo; DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxi fdytns oblongis, ferè parallelis, lœvii>utis, abdomen tcgenlibiis, pilis longis hirsutis ; abdomine ni'^ro-piceo , pygidio fortiler punciato. — Habitat, in Marocco. C«'Uc espèce est voisine des P. armât us, Westvv., du Sénégal, et P. œlliioiis, Ulanrharcl, cK' la Nubie. La découveriede cetiii>er(e dans une localité presque européenne, car la faune enlomologique de Tanger diffère à peine de celle d'An- dalousie, est fort intéressante. Cependant le genre Paussus nVst pas étranger à l'Europe : il y a plusieurs années que le P. Turcicus, iiouvédansle Baikan, a été décrit par M. Friwald.»ky ; et je crois qu'une espèce du même genre a été dérouvcrie par mon ami M. Ti uqui dans l'île de Chypre. — M. IMnizeck montre plusieurs Coleoplcres des plus remarc|uables, tels que : uu mâle du Goliatlms torcjuatus noir/ un Golinthus Grallii mâle, avec la corne excessive- ment développée; une belle paire de Goliatlms Savagei\ un mâle qui lorme le passage du Goliatlms caciciis au G. Druryi, et la très r.irc espèce connue des Anglais sous le nom de Goliathus inicans , très différente du cax'ifrons y VVestwood, cjiii est assez commun relativement aux autres espèces du même genre. — M. H. Lucas communique un Colias causa, remar- quable par une de ses ailes (Tantérieure gauche) qui est beaucoup plus petite que Tailo antérieure droite ou sa cori'espondante. Ce peu de développement a influé aussi, ajoute I\r. H. Lucas, sur le point noir de la cellule discoï- dale, qui est j)lus petit et moins nettement accusé. Il fait aussi remarquer c[ue la bordure noire est moins large, qu'elle est plus fortement sinuée à son côté interne, et que les nervures jaunes qui la divisent ordinairement, quoique très fines chez les individus normaux, sont à peine sensibles sur cette aile, à l'exception cependant de celles qui avoisinent le bord costal. Enh'n il lait encore observer que rantennc gauclu; cpt sensiblement plu? exil ANNALES petite que la droite. C'est tlans les environs de Bogtiar, en juin 1850, que ce Colias a été pris par notre collègue, qui a vu que le vol de ce Lépidoptère était beaucoup plus saccade' que celui des individus normaux. Au sujet de cetle communication , iNJ. Bellier de la Chavignerie dit que dans les Le'pidoplères provenant d'éclosions ope'rées chez les entomologistes, on remarque assez souvent des faits semblables, et qui proviennent de ce que la chrysalide èlait mal conformée, par suite de quelque obstacle qu'elle avait rencontré. Il cite particu- lièrement une P/c;-« rapce, dans laquelle la dillercnce de grandeur des ailes correspondantes était très marquée. M. Al. Laboulbène ajoute, quil y a déjà longtemps, il a pris au vol un f^ulcain {l^'anessa yitalauta) qui oflVait une difformité seuiblable. — M. IJ. Lucas montre aussi une Picn's daplidicc femelle, remarquable par sa petite taille, car elle égale à peine 3o millimètres d'envergure, tandis que les individus normaux de ce sexe ont ordinairement une envergure de 45 à 48 millimètres. Notre collègue fait encore observer que les taches noires présentées par ces ailes sont moins marquées, et il ajoute que tous les individus de celle Pieris qu'il a rencontrés en Algérie sont remarquables eu ce que les taches des quatre ailes sont bien moins forte- ment accusées que chez les individus qui iiabilent TEu- rope. C'est près de la Mouzaïa, aux environs de iMédéal), dans les premiers jours de mai, que cette variété miniina a été prise par notre collègue. — M. Becker communique des impressions uaturelles de Lépidoptères parfaitement bien venues , et qui sont dues à J\J''' Hervé. \)E LA SOCIÉ lÉ ENTOMOLOGIQUE. cxni — M. Al. Lal)Oulljène lit la note suivante, de M. Da- vaine, contenant des détails anatomiques et ])hysiologi- fjues sur une espèce de Mcrinis ^ trouvée par M. Paul Lambert dans un Coléoptère -, et la Société en décide Tim- pression dans son Bulletin. Le Colf^oplf're, qui contenait le Mcrmîs, était un Amara simi' lata, V, qui avait 8 millimèlres de longueur sur 3 de largeur; le ver avait 8 centimètres 1/2 de longueur sur un dcmi-millinièire de diamètre environ. Voici ses principauv caractères: corps filiforme, auiinci peu à pen en avant; extrémité antérieure oflVant une bouche (ou l'apparence d'une bouche) teraiiiiale, ovalaire, assez grande, sans saillie uu papille; extr;5iiiilé postérieure de même volume que le coips, terminée brusquement par une section ol)Iique , légèrement cordiforme; point d'ergot, ni d'anus apparent; téguments brunâtres, résistants, d'iîpparcnce chagrinés, à un grossissement de cent fois; cette apparence est due à de petites élévations ou papilles arrondies, disposées en séries linéaires très rapprochées; à un dixième de mil- limèirede la bouche, ces papilles forment plusieurs cercles concen- triques autour d'un point obscur, qui ne m'a point paru être l'orifice d'un caiiai. La peau est coinposée ou doublée de deux ou trois couches de fibres superposés; les fibres d'une même couche, toutes parallèles entre elles, somI placées ob'iquement par rapporta celle de la couche adjacente. Sous ces couches'superficiellos, il en existe une autre plus épaisse, de nature évidemment musculaire, et qui forme une nou- velle enveloppe générale aux organes internes : clie est composée de fibres larges, longitudinales, et souvent plisséfs très régulièrement en travers, en forme de zigzags. La cavité de ce tube musculaire est oc- cupée par deux sacs séparés par une cloison médiane, étendue de l'extrémité antérieure à l'extrémité postérieure du ver; ces sacs sont formés par une membrane aréolaire, très mince, qui se confond en dedans avec la cloison ; les aréoles sont hexagonales et pourvues d'un noyau distinct. Ces deux sacs contiennent une matière grenue, grais- seuse, ayant l'apparence d'une substance viielline, en quelques points l'on y constate des ovules très reconnaissables et pourvues d'une vésicule germinative ; ces ovules ne présentent point les deux funicules décrites par M. Dujardin. La cloison m/'diane, longitudi- cxv ANNALES iiale, est forniL-e, dans la moitié de sa hauteur , par deux lames qui s'écarteiil à anglo aigu jusqu'au tube musculairo; il in résulte une sorte de canal triangulaire qui occupe toute la loiii>u^ur du ver. Dans cet espace oxis:ent deux cordons longitudinaux, superposés et accoli^s l'un à l'autre, et adhérents à la paroi musculaire : ils ont en- viron cinq centièmes de millimètre de diamètre ; le plus interne, formé de libres disposées en aréoles ovalaircs, est évidemment creux; l'autre, formé de fibres longitudinales et de fibres transver- sales, est plein. J'ai nu les suivrt' dans toute la longueur de l'animal : le premier paraît être le canal intestinal atrophié ou rudimentaire. Cet exposé aniitomiquc est sans doute très insulUsant pour faire connaître l'organisation des Merinis; mais la dissection de ces ani- maux est très difficile, et malgré les travaux de M. Dnjardin, l'on n'a encore sur ces vers que des connaissances très vagues. Je n'ai pu constater l'existence du tube cartilagineux et des placentas latéraux décrits par ce savant observateur. De mes recherches , je crois pouvoir conclure avec certitude à l'existence d'un tégument fibreux et papillaires; d'un tube musculaire à fibres longitudinales; ue deux sacs ovariens occupant toute la lon- gueur du ver ; d'un canal très éKoit, étendu de l'extréniiié anléri-^ure à rextrémilé postérieure du ver (probablement le canal intestinal), et d'un cordon adjacent d'une nature indéterminée. Lecture. M. le secrétaire tait connaître nne notice de M. Reiche, intitule'e ; Examen de la monographie des Anthicus et genres voisins , par M. de la Fertc-Séncctàrc. (Séance du 2G Wovembre 1851). Présidence de M. RBICHE. MM. de Saussure, membre de la Société, etNylander, assistent à la séance. Communications. M. H. Lucas montre wn Coiéoptèrc dn genre Jlnthonomus, qui a causé celle année de grands dégâts parmi les fraisiers cultivés en plein champ à Gliâ- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLO(;iQUE. r.xv lillon, aux environs de Paris. Celte espèce, qui est 1^^/?- thonoinns i-ubi, Merbst, est désigne'e par les agriculteurs sous le nom de Lisette. Suivant M. Durieu de Maison- neuve, qui a observé ce Curcuiionite, cet ^nlhojïomus coupe les hampes des fraisiers, et il a ëté répandu en si grande profusion cette année aux environs de Chàtillon, que des champs entiers n'ont rien profluit, et que la ré- lohe a manqué par la présence de cette espèce. — ^i. Guérin-Méneville dit que lorsqu'il a fait con- naître, il 3' a quekjues années, {ilusieurs espèces d'insectes vivants aux dépens du Tabac, qu'il avait trouvées à Paris même, dans les manufactures de l'Etat, il n'a pu décrire qu'une seule espèce de son genre nouveau des Catorania^ qu'il range auprès des Xylctimts. Aujourd'hui, il esta même de faire connaître deux nouvelles esj)èces de ce groupe générique : l'une d'elles est le Catorciuid palinamm, que M. Salle à rapporté de Saint-Domingue en grand nombre, et sous ses trois états de larve, de nyn>plie et d'insecte parlait , et l'autre, que notre collègue nomme C. Sallei, a été rencontrée par le même voyageur dans les gousses d'une plante voisine des Caroubes. Le Catorama pahnnrwn difiere de l'espèce typique {C. tabaci) en ce que les élytres sont criblées de séries linéaires et parallèles de petits points, tandis que dans le C. tabaci ces points sont tout à fait épars : dans le C. Sallei, le corps est plus al- longé que dans les deux autres espèces — M. Amyot parle d'une communication qui a été faite le matin à la Société nationale d'agriculture. M. Eu- gène Robert a montré à cette Société plusieurs pains de Lapons qui, quoique trempés dans une dissolution de sublimé corrosif, n'en avaient pas moins été ensuite per- forés à plusieurs endroits par des Anobiutn. CXI ANNALES — M. le docleur Sicliel communique des remarfjues importantes sur plusieurs genres de Tordre des Hymé- noptères', il s'occupe spécialement des groupes généri- ques des Bombus, Halictus et Cerccris. Rdppoii. Il est donné lecture d'un rapport de la com- mission de publication réglant la composition du i^ N" des Annales pour 18ôl. — La Société adopte la composition de ce numéro telle qu'elle est proposée par sa commis- sion. Lectures. 11 est donné communication d'un premier mémoire de M. Henri Jeckel, devant faire partie d'une suite de travaux successifs, ayant pour titre : Etudes sur les Curculionitcs. Dans ce mémoire, notre collègue donne la révision du geni-e Uypsonotus, Gerniar, ainsi que des démembrements [Lordops et Eurylobus, Schœnlierr) de ce groupe générique. — M. de Saussure donne la caractéristique d'un genre d'Hyménoptères, auquel il applique, d'après M. Guérin- Méne ville, la dénomination (ÏIsc/tJîogaster : il décrit trois espèces de ce groupe générique , les 7. fulgipennis de la Nouvelle Guinée, Mellyi ci micans, de Java. (Séance du 10 Béccmbre 1851 ) Présidence de M. le colonel GOUREAU, Vice-président. Correspondance. Il est donné lecture d'une lettre de M. Al. Lefehvre contenant l'erratum suivant, i-elatif à un mémoire de lui, publié dans le présent volume : Page 73, ligne 18 : Grâce à Dieu; lisez : Grâce à Jupin. L'au- leur ayant voulu faire allusion au quatrième comacl qu'il a eu avec DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQDE. cxvn ta foudre, en septembre 18^9, et qui lui a cruellement affecté la vue. Page 82, ligne 19 : de celui; lisez : de celle. Pape 83, ligne 28 : Anglica ; lisez : Angelica. Page 88, ligne 23 : sublime; lisez : suprême. — M. Leprieur adresse rerralutn suivant relatif à son travail dichotomique sui' le genre Sternes, page 193 et suivantes : N° 1, 2« ligne : n° 68 ; lisez : n" 1x9. N" 2, 2' ligne : n" Ub; lisez : n" 66. N° 5, 2* ligne: 1" art. des pattes seul teslacé; lisez: 1" art. des palpes, etc. N° 11, 2"= ligne : 3' art. des antennes égal au U* ou un peu plus long; lisez : ou peu plus long. N° 36, 2* ligne : xafellus ; lisez : vafellus. N" 65, 2" ligne : humilio; lisez : pumilio. N° 56, 1" ligne : Antennes testacées, avec le 1" article au plus, noir; lisez : avec le 1" article ou plus, noirs. Communications. M. Paul Lambert fait passer sous les yeux de la Société un Cleonus obliquas qu il a trouvé à Saint-Ouen, et deux Paclinephorus arenarius qu il a pris à douze lieues de Paris, aux environs de Cre'cy. — M. Becker annonce que MM. Hewitson et Saun- ders, de Londres, vont publier la continuation des ou- vrages de Cramer et de Sloll sur les Lépidoptères, et il ajoute que la première livraison de ce travail sera mise en vente au commencement de janvier 1852. Lecture. On lit un mémoire de notre collègue M. Théo- phile Bruand, de Besançon, intitulé : Observations sur la classification adoptée par M. Delaharpe dans son catalogue des Phalènes suisses. Membres reçus. La Société admet au nombre de ^es, membres : M, Bazin (Stéphane), au MesnilSaint-Firmin, près !2* Série. Bulletin ix. cxviu ANNALES Breteuil, département tlerOise-, présente par M. Jacquelin- Duval. — Commissaires- rapporteurs : MM. Léon Fair- maire etGue'rin-Méneville. M. Gaulard, de Vevey (Suisse), présenté par M. Boiel- dieu. — Commissaires-rapporteurs : MM. L. Fairmaire et Alexandre Laboulbène. (Séance du 24 Décembre 1851.) Présidence de M. REICIIE. MM. de Mnizeck et V'illanova assistent à la séance. Communications. Il est donné lecture d'une lettre de M. Aucapitaine, datée de Menllevic, près La Châtre (Indre), et dans laquelle cet entomologiste annonce un fait intéressant sur le point de vue de la géogropliie ento- mologique.M. Aucapitaine a trouvé, le 28 juillet dernier, dans la localité qu'il habite, un individu de W-ûirigena iarsata, Fabricius {Buprcstis itnicolor, Olivier), Coléoptère que l'on croyait exclusivement propre à l'Afrique septen- trionale. Notre collègue M. Blulel qui a vu cet insecte vivant, le possède aujourd'hui dans sa collection. — M. Amyot rend compte^ dans les termes suivants, des communications qui ont été faites à la Société centrale d'agriculture le 17 décembre 1851 sur les Scolytes des pins. LesScoIytes n'attaqueiii guère que les pins déjà maliidc!. Q-iandils se hasardent sur un arbre sain, ils y crouseni bien d'abord des galeries, mais la résine qui vient en abondance les fait bientôt mourir en les étouffant. Cependant quand ils sont assez nombreux autour du tronc, ils le font souffrir assez pour que d'auires venant se placer au-dessous d'eux, réussissent à s'y fixer, grâce aux efforts de ceux qui ont péri comme des soldats les premiers à l'assaut. Au reste, la véritable cause qui fait périr les arbres attaqués par les Scolytes n'est pas dans DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxix Peffei qu'ils produisent à l'étal parfait, en rongeant les feuilles et les jeunes pousses de l'année ; l'arbre ainsi dépouillé n'en donnerait pas inoins ses feuilles et ses pousses l'année suivante ; la cause du dépé- rissement de l'arbre vient des larves qui, éclosantdans les galeries et entourant le tronc d'un cercle que la sève ne peut franchir l'empê- chent de monter entre les bois et Técorce et d'aller porter la vie dans les parties supérieures du végétal, qui bientôt se dessèche et périt. Le plus sûr moyen de préserver les plantations de ce fléau est de sacrifier quelques arbres que l'on coupe à une certaine hauteur pour que les Scolytes, attirés par la facilité qu'ils ont d'y pratiquer leurs galeries sans danger d'y être troublés par la sève, viennent s'y atta- cher à l'exclusion des autres ; puis, à l'époque de l'éclotion des œufs qui a lieu ordinairement du 15 mai au 15 juin, quelquefois même jusqu'en juillet, suivant les années et les localités, on coupe ces arbres et on les brûle avec les œufs et les larves qu'ils recèlent. En Allemagne, où celte pratique est en usage, ces arbres sont désignés sous le nom ù'arbi-es 'pièges. M. Chevrolat, au sujet de cette noie, fait remarquer que ]M. Cosnard et lui ont pu plusieurs fois observer que les Scolytus n'atteignaient les arbres qu'à la suite de plu- sieurs attaques successives de divers autres insectes. C'est ainsi que les arbres, pendant les deux premières années, e'prouvent des dégâts par suite des attaques du Cossus ligniperda, des Guêpes, de diverses espèces de Mouches, de la JSilidula varia, de ÏHypopJdœus bicolor, etc., et que ce n'est qu'après que Ton voit apparaître les Scoljtes. M. Al. Laboulbène ajoute que des faits à peu près semblables à ceux que Ton vient de rapporter ont été in- diqués par M. Ed. Perris, dans un mémoire lu dans une de nos dernières séances. — En présentant une note insérée dans la Rei'ue Zoo- logique, sur les mœurs de la Lachnœa vicina, M. H. Lucas entre dans quelques détails sur les métamorphoses de cette espère. cxx ANNALES — M. E. Desmarest, tant en son nom qu'en celui de M. le docteur Chenu, ofTreà la Société une partie des deux premiers volumes de l'Histoire des Coléoptères faisant partie de rEncyclopedic dlJistoire naturelle. — M. L. Brisout de Barneville annonce à la Société qu il vient de faire le relevé des Orthoptères qui habitent la France, et qu il a pu constater qu'on en trouvait cent onze espèces qui sont réparties par familles , ainsi qu'il suit : Forficulidés II, Blattidés 8, Manlitlés 5, Phas- midés 2, Acrididés 46, Grjllidés, 1 1, Locnslidés 28. — La Faune parisienne comprend de 54 à 55 Orthoptères. Ces insectes se distribuent de la manière suivante : Forfi- culidés 3j Blattidés 5, Mantidés 1 , Acrididés 25 à 26, Gryllidés 5, Locuslidés 15. — M. le docteur Boisduval parle du premier envoi de Lépidoptères recueillis à Cayenne par M. Bar. — M. H. Lucas communique la note suivante : Lorsque j'ai fait connaître dans les Annales de notre Société Vlxodes flavo-macîitatus , tom. 6, 2» série, p. 67, pi. 1, ûg. 1, je ne ronnaissais que le mâle de celte fspèce. Dernièrement, parmi quelfjues Ophidiens provenant du Sén(^g;il , envoyés au Muséum, lia élé trouvé pi.r M. Vallé, gardien ; de la ménagerie des reptiles, sur un Python de Séba, une femelle de ce curieux Jxodes. Voulant proOter de celte heureuse découverte, je crois qu'il ne sera pas inutile de décrire cet individu femelle, dont la descrip- tion faiie sur le vivant viendra en quelque sorte compléter celle que j'ai donnée du mâle en 18^6. Ixodes flavo-macidatus , Lucas. Femelle. Elle est longue de 10 miliimèires, et n'a pas moins de 6 millimèires en largeur. La tète, plus large que longue, est d'un brun- roussâtre, et présente à sa base, de chaque côté de ses parties laté- rales, une petite saillie ovalaire, d'un brun foncé. Les palpes, un peu, plus allongés que le suçoir, sont d'un brun-rougeâlre foncé; quant au suçoir, il est de même couleur que la tèie^ mais plus clair cepen- dani. Le thorax qui chez le mâle envahit tout l'abdomen, est etit DE LA SOCIÉTR ENTOMOLOGIQUE cxxi cordiforme, et pr<^sente dans le milieu de sa partie médiane antérieu- rement, une (^chancruro profonde, dans laquelle la tèie vient s'in- sérer ; il est d'un brun-rougoâire foncé, foiiemont ponctué et orné de trois taches d'un jnane-verdAtre méialliquc ainsi disposées : celles qui occupent les parties latérales smt plus longues que larges, et situées de chaque côté de la partie antérieure du thorax ; quant à la troisième, qui est située à la partie postérieure de cet organe et pres- que dans l'intervalle laissé par les deux taches antérieures, elle est presque arrondie. L'abdomen est très grand, cvale-oblong et d'un gris cendré foncé ; il est très finement strié transversalement et orné d'une bande d'un jaune clair qui part de la base du thorax pour se bifurquer ensuite et former une espèce de V très ouvert ; de chaque côté des branches que forme cette figure, part un prolongement éga- lement d'un jaune clair et qui se continue jusque sur les parties laté- rales; dans son mi!ieu, il présente trois dépressions assez profondes, longitudinales, et qui sont seulement indiquées par des points lorsque l'abdomen. est rempli d'œufs ou gorgé de nourriture; en dessous, il est de même couleur qu'en dessus, mais plus brillant. Une petite tache d'un jaune clair, de forme ovale, indique la position de la partie anale, qui est arro die. Les stigmates sont d'un brun-rougeâtre, si- tués de chaque côté et presque sur la même ligne que la partie anale ; lorsqu'on examine à la loupe ces ouvertures respiratoires, on voit que des bords cornés de chacun de ces stigmates partent de petites raies très fines, très allongées, d'un blanc jaunâtre et qui rayonnent presque dans tous les sens. Les pattes sont assez allongées, grêles, d'un brun rougeâtre. Celte femelle, dont la démarche est très lente, a été rencontrée entre les écailles d'un Python Sebce (1). Lectures. M. le docteur Aube donne lecture d'un mé- moire de M. Emile Gussac, ayant pour titre : Mœurs et métamorphoses du Spercheus einarginatus et deYHelochares Uvidiis, et note concernant une anomalie observée dans un Carahus consitus, Panzer. — M. H. Lucas lit une note de M. de Saussure sur un (1) Les mâles que j'ai décrits, ont été rencontrés sur un Boa constrictor, provenant aussi du Sénégal; cela me ferait supposer que Vlxod''s flavo-rnnralatus vit indistinctement sur ces deux grands Ophidiens. cxxn AINJNALES nouveau genre de Guêpes-, celui des Synœcaj compre- nant cinq espèces, qui toutes sont propres à TAmériquc méridionale. Nominations. Aux termes des articles 15, 36 et 47 de son règlement, et pour la vingt-et-unième fois depuis sa fondation, la Société procède au renouvellement annuel des membres de son Lureau et de ses commissions spé- ciales. Ont été nommés pour Tannée 1852 : Membres du bureau : Président, M. le colonel Goureau ; Fice'président, M. le docteur Boisduval, Secrétaire, M. E. Desmarest-, Secrétaire-adjoint , M. II. Lucas ; Trésorier, M. L. Buquet ^ Trésorier-adjoint, M. L. Fairmaire-, jirchiviste, M. DoiiÉ \ ArchivistC'adjoint , M. Bellier de la Chavignebie. Membres de la commission de publication : Outre les membres du bureau , MM. Berce-, Foureau de Beauregardj Reiche -, SlCHEL -, SlGNORET. Membres de la commission de surveillance des collections : (Commission nommée pour le l'^' semestre de 1852.) MM. Berce; Boisduval^ H. Lucas. DE LA SOCIÉTÉ ENTOiMOLOGIQUE. cxxm LISTE DES OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIÉTÉ. PENDANT l'année 1851 (1). Abhandlungeu derKoniglichen Aka demie derWissens- chafteii zu Berlin, aus deni Jahre 1849. 1 vol. in-4°. Analoraie comparée. Recueil de planches de Myologie dessinées par G. Cuvier, publié sous la direction de M. Laurillard. Livr. 1 à 9. gr. in-f". Annales de la Société entoraologique de France. 2" série, tome 8. année 1850. 1 vol. in-S". 2 exemplaires. Bassi. Rapporto alla sezione di Zoologia, etc. del con- gresso di Venezia, sul passaggio délie materie ingerite nel sislema trachéale degli Insetti. Fasc. in-S". Berzelius. Arsberattelse om framstegen i kemi och mi- neralogi afgifven den 31. mars 1847. 1 vol. in-S". Boheman. Arsberattelse om zoologiens framsteg under aren 1845 och 1846. andra delen. 1 vol, in 8°. Le même. Bidrag till Gottlands insekt-fauna (Coleop- lera, Orthopteraj Hemiptera). Broch. in-8''. Le même. Insecta Caffraria annis 1838-1845. à J. A. Wahlberg collecta, descripsit G. Boheman. Pars P. fasc. 1. Coleoptera. Le même. Monographia Cassididarum, descripsit G. Boheman, tom. 1*^'. cum tab, 4. Le même. Scydmeni , Pselaphii och clavigeri Funni i Sverigi. Broch. in-8°. Boyer de Fonscolomhe. Entomologie élémentaire, ou (1) Comme l'année dernière, M. Doiic, Archiviste, a bien voulu s;? charger de dresser celle iisle. txxir ANNALES entretiens sur les insectes, mis à la portde de tout le monde. 1 vol.in-18. Bruand. Catalogue syste'matique et synonymique des Lépidoptères du département du Douhs. Broch. petit in-4°. Le même. Catalogue systématique et synonymique des Microlépidoplères du déparlement du Doubs. Broch. petit in- 4°. Le même. Classification de la famille des Phalénites suivant la méthode naturelle. Broch. petit in-4°. Le même. Monographie des Lépidoptères nuisibles. 1'^, 4* et 8^ livraisons gr. in-8". pi. col. Le même. Notice sur quelques espèces nouvelles de Lépidoptères. 1" et 1" livr. Bulletin de la Société des sciences naturelles et des arts de Saint-Etienne. 1 cahier in-!?''. Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou. N"^ 2. 3. 4. 1850. N" 1. 1851. Bulletin des séances de la Société nationale et centrale d'agriculture, tom. 6. n""' 7. 8. 9. lom. 7. n" 1. Catalogue de la collection entomologique du Muséum d'histoire naturelle. Ordre des Coléoptères, par M. Emile Blanchard. 2e livraison, in-8". Catalogue des Coléoptères de la collection de M. Géhiii, de Metz, l*" fascicule. Famille des Cicintléliens. Broch. in-8°. Catalogue du Musée d'histoire naturelle de la ville de Lille, par M. Macquart. Animaux invertél)rés. tom. 2. Crustacés et insectes. 1 vol. in-8°. Com|)tes-rcndus hebdomadaires des séances de 1 Aca- démie des sciences de Paris, tom. 31. n°' 24 à 27. tom. 32. u<" 1 à 26. tom. 33. n"' 1 à 26. tables des T semestre i850 et (''.semestre 1851. DE LA SOCIÉTÉ EINTOMOLOGIQUE. cxxt Delafond. De rinsaluhrité et de Finnocuitti des viandes de boucherie vendues à la crie'e du marché des Prou- vaires. Brochure in- 8°. Delahaye. Iconographie des Lépidoptères de France^ d'après Tordre suivi dans l'Index de M. le docteur Bois- duval. l"" et 1" livr. in-S". Encyclopédie d'histoire naturelle, ou traité complet de cette science, sous la direction de M. le docteur Chenu, Coléoptères. 1" partie, livraisons 1 à 6. 2*^ partie, l'^ T. 3* livr., par M. E. Desmarest. Entomologische zeitung herausgegeben von dem ento- mologisclien vereine zu Stettin. 1 vol. in-8". Extrait des procès-verbaux de la Société philomatique de Paris pendant Tannée 1850. Broch. in-8°. Extraits des procès-verbaux des séances de T Académie des sciences de Montpellier pendant Tannée 1849. Gemminger. Systemalische uebersicht (1er Kafer um Miinchen, ein beitrag zu den localiaunen Deutschlands. 1 vol. in-8°. Gervais. Zoologie et Paléontologie françaises, ou nou- velles recherches sur les animaux vivants et fossiles de la France. Livraisons 5. 6. 7et8. in-f°. Godart. Description d'un Coléoptère nouveau de la tribu des Brachélytres (Staphylinus Mulsanti) 1/2 feuille »n-8o. Graëls. Noticias sobre las larvas de las Agapanthias. 1 cahier in-4". Guérin-Méneville. Revue et magasin de zoologie pure et appliquée, n°' 7 à 1 2. 1 850. 1 . 2. .3. 1 85 1 . Le même. Rapport sur les insectes nuisibles aux r*-- roltesj moyens d arriver à leur destruction. Broch. in-8". Haldeman. Materials towards a hislory of the Coleop- tera longicornia ol'lhe United States. 1 cahier in- i**. (xxvi ANNALES Le même. Corrections and additions lo his papcr on the longicornia of the United States. liroch. in-8°. Le même. Description ot Nort American Coleoptera chieily in the cabinet of J. L. Leconte, with références to described species. Broch. in-4°. Le même. Cryptocephalinarum Boreali-Ainericae dia- gnoscs, cum speciebus novis Musei Lecontiani. I. cahier in-4o. Haldeman et J. Leidy. History and transformations of Corydalus coruutus. Internai analomy of Corydalus. Broch. in- 4°. Hardy. Rapport sur l'industrie sëricicole en Algérie, adressé à M. le préfet d'Alger. Broch. in-8°. Herklots. Additamenta ad faunam Carcinologicam Africae occidentalis. 1 cahier in-4''. Isis. Encyclopadische beitschrift vorzûglich fiir natur- geschicte, physiologie, etc. N° 1 1850. 1 feuille in-8°. Lefebvre. Voyage en Abyssinie exécuté pendant les années 1839 à 43. 8 Vol. m-8'' et 31 cahiers de pi. in-f°. Linnsea entomolof^ica. Zeitschrift herausgegeben von dem entomologischen vereine in Stettin. Funfter band. 1 vol. i!l-8°. Loven. Arsberattelse om zoologiens framsteg under aren. 1843-1844. 1 vol. in-8°. Lucas. Observations sur les métamorphoses de la Lachnaea vicina. Broch. in-S" 1 planche. Mannerheim (comte de). Notice nécrologique sur M. le docteur F. Gebler. Brochure in-8°. Medici. Osservazioni anatomiche c iisiologiche intorno Tapparecchio sonoro délia Cicada. Broch. gr. in-S". Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers. 2' série. 1" vol. 1" et 2« livr. 2" vol. T' livr. et table des six premiers volumes. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxvn Mémoires de la Société des sciences, lettres et arts de Nancy. Année 1849. 1 vol. in-8^ Mémoires de la Société libre d'émulation du Doubs. 3e vol tom. 3. S'-et 6^ Jivr. 1849. Mémoires de la Société nationale des sciences, de Tagri- culture et des arts de Lille. Année 1849. 1 vol. iu-8°. Memorias de la real Academia de Ciencias de Madrid, tom. 1, tercera série. Ciencias naturales. tom, 1". 1* parte. Memorie délia reale Academia délie scienze deTorino. 2« série, tom. 7. 8.9. 10 et ll.in-4°. Monatsberichtder Kônigl.Preuss., Akademie der Wis- senschaften zu Berlin. 11 cahiers in-8° de juillet l850 à juin 1851. Nuovi annal! délie scienze naturali. série 3. tom. 9. 10. Gennaro a SettemLre 1848. Bologna. 8 cah. broch. Njlander. Supplementum adnotationum in exposi- tionemapuin Borealium. Brocli. in-4°. Ofversigt af Kongl. Vetenskaps-Akademiens fôrhand- lingar. 1847. n"" 7 à 10. 1848. n''^ 1. 2. 3. 5. 6. 184^. n"' 1 à 10. Perris (Ed.). Excursion dans les grandes Landes. Lettre à M. Mulsant. Broch. in-8°. Le même. Mémoire sur le siège de Todorat dans les articulés. Broch. in-8°. Le même. Notes pour servir à l'histoire des Cioniis^ lues à la Société Linnéenne de Lyon le 9 décembre 1849. Broch. in-S". Philosophical transanctions of the royal iSociety of London, 1850. part. 2. 1 vol. in-4". 1851. part. 1. 1 vol. in-4°. Proceedings ol the Linnean Societv of London. 1 1 rnhiers, de juin 1847 à janvier 1851. r XX VI II ANNAL liS Proceedings ofthe royal Society of Loiidon. 3 feuilles i^-8^ de décembre 1850 à avril 1851. Reiche. Entomologie du vo3'age en Abyssinie par MM. Fcrret et Gabnier. 1 vol, in-8° et 1 cahier in-f" de planches col. Resumen de las actas de la Academia real de Ciencias de Madrid. Ciencias naturales. tom. 1°. 1* parle. Robin. Rapport à la Socie'té de biologie sur la question désignée sous le nom de Phlébentérisme. Broch. in-8°. Rotb (J.). Diagnosen neuer Coleoptera aus Abyssi nien. Brochure in.8°. Saunders. InsectaSaundersiana, or characters of undes- cribed insects in the collection of W. W. Saunders. Diptera. 2'^ partie. Schaum. Bcricht ûber die leistungen in der entomo- logie Wahrend des jahres l848. 1 vol. in-S". Le même. Monographie des Fulgorellcs. Broch. in-4°. Siebold (Ch.). Beitrage zur fauna der Wirbellosen thiere der provinz Preussen (zwôlfter beitrag). Myriapo- den , Pseudoscorpionen , Orthopteren^ Nevropteren. Broch. in 8°. Le même. 2. bericht ùber die urbeiten der entomolo- gischen sektion im jahre 1850. Broch. in-4°. Spinola (M'' Max. de). Compte-rendu des Hémiptères inédits provenar)t du voyage de M. Ghiliani dans le Para, en 1846. 1 vol. in-4°. Transactions of the Linnean Society of London. \ol. 20. 3^ partie. in-4°. Wiemer (A.). Sak-Och Namn-register ofver alla af Berzeliusj till kongl. vetenskaps Akademien afgifna. J821-I847. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUK. cxxix LISTE DES MEMBRES DE Lk SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE. ANNÉE 1S5I. — VINGTIÈME DE SA FONDATION. Nota. * indique les Membres fondateurs. Les noms ea majuscules sont ceux des Membres honoraires. MM. 1841. Abicot, notaire-, à Gien (Loiret). 1834. Amyot, avocat à la Cour d'appel; rue des Prou- vaires, 3. 1847. Arias Teueiro, ancien magistrat espagnol, à Beauiie (Côte-d'Or). * AuBÉ, docteur en médecine, membre des So- ciétés entomologiques de Londres et de Stet- tin, etc.-, rue de Tournon, 8. 1847. Bagriot-, passage Saint-Charles, 10, à Vangirard. 1848. Baran (Gabriel de) i à Grenelle, rue Sainte- Anne, 43. 1833. Bassi (Charles)-, à Milan. 1846. Baudi de Selve (le Chevalier) à Turin. 1851 . Bayle (Joseph)-, à Aiguerperse (Puy-de-Dôme). 1851. Bazin (Stephene), au Mesnil-SaintFirmin, près Breteuil (Oise). 1835. Becker , entomologiste-, quai Bourbon, 49, île Saint-Louis. 1845. Bellier de la Chavignerie, attaché au minis- tère de la justice-, rue de Provence, 60 bis. ;xx ANNALES 1835. Berce, graveur héraldique j place Laborde . 14. 1844. Bigot-, rue de Luxembourg, 27. 1837. Blanchard (Emile), aide naturaliste d'entomolo- gie au Muséum d'histoire naturelle, membre des Sociétés philomalicjuedePariset entomolo- gique de Stetlin, etc., rue Saint-Jacques, 61 . 1849. Blanchard, ancien major de cavalerie, officier de la Légion-d'Honneur • à Pont-St- Vincent , pi-ès Nancy (iMeurthe). 1 838. Blisson, ancien sous-bibliothécaire de la ville du Mans-, rue de Tascher, 21, au Mans (Sarthe). 1833. Blutel, directeur des douanes en retraite ; à La Rochelle (Charente-Inférieure). 1832. BoHEMAN, prolesseur au Musée de TAcadémie royale des sciences de Suède, etc^ à Stockholm. 1851. BoiELDiEU (Anatole), rue de Verneuil, 41. * BoiSDUvAL, docteur en médecine, chevalier de la Légion d'honneur, etc. i rue des Fossés-Saint- Jacqucs, 22. 1842. BoisGiRAUD, doyen de la Faculté des sciences de Toulouse (Haute-Garonne). 1842. BoNARD, chirurgien en chef de Thôpital de Ca- lais, chevalier de la Légion d honneur, etc.-, à Calais (Pas-de-Calais). 1846. BoucLEY , ancien recteur df TAcadémie de Pau (Basses-Pyrénées). 1839. BouLARD (Désiré), du lahoratoire d'entomologie du Muséum d'histoire naturelle j rue Saint- Jacques , 326. 1843. BouviN (Charles), ancien employé du labora- toire d'entomologie du Muséum d'histoire na- turelle , etc. -, rue de Tracy, 5. 1838. Brème (le maïquis de), sénateur, membre de l'Académie des sciences de Turin, de la Société impériale de Moscou, etc. ; à Turin. 1847. Brisout de Barneville (Louis)-, rue Le Regra- lier, 2. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxx. 1834. Bruand (Théophile), membre de la Société libre ' d'émulation du Doubs •, à Besançon (Doubs). * Brullé, professeur fie zoolugie à la Faculté des sciences de Dijon, cbevalierde la Légion d'hon- neur, etc.-, à Dijon (Côte-d'Or). 1843. Bruyat (Joanny), direct, du théâtre royal, àNice. 1832. BuGNiON, membre de la Société helvétique des sciences naturelles, etc. -, à Lausanne. 1833. BuQUET (Lucien), naturaliste, attaché au minis- tère de la marine, membre correspondant de la Société Linnéenne de Lyon , de la Société d'Histoire naturelle de Prague (Bohême) etc. -, rueHautefeuille. 19. 1841. BoRMEiSTER, professcur de zoologie à l'Univer- sité de Halle, etc. -, à Halle (Saxe). 1851. BuRNETT, directeur du Muséum d'histoire natu- relle de Boston. 1850. Chambovet aine, courtier de commerce*, à Saint- Etienne (Loire). 1734. Chaudoir (le baron Maximilien de), conseiller honoraire au service de Russie, etc -, à Kiew. *Chevrolat, commis principal à l'adminislration de l'oclroi de Paris, etc. -, rue Fontaine-Saint- Georges, 25. 1839. Colin, avocat, directeur du Muséum d'histoire naturelle à Arras (Pas-de-Calais). 1842. CoQL'EREL (Charles), chirurgien de la marine nationale , docteur en médecine, rue Saint- Lazare, 79. 1841 . Costa (Achille), membre de l'Académie des as- pirants naturalistes ; à Naples. 1834- CuRTis (John), membre de la Société Lin- néenne de Londres , membre honoraire des Sociétés d'Oxfort, des Georgofili de Florence, de l'Académie de Philadelphie, etc., à Lon- dres. 1849. CussAc (Emile) 4, rue du Gars, à Lille (Nord). XXII ANiVALES 1832. Daube, propriétaire, à Montpellier (Hérault). 1839. Delacour, juge (rinstruction-, àBeauvais (Oise). 1851. Delessert ( Alexaiiclre-lienry-lulonard) -, rue Basse, n° 9, à Passy. 1845. Démoulin , membre de la commission du Mu- sée d histoire naturelle à Mons (Beli^ique). 1838. Desmarest (Eugène), membre de la Société entomologique de Sletlin, membre titulaire de la tociété de Biologie, du laboratoire d'Ana- tomie comparée du Muséum d'histoire natu- relle, etc. ; rue Guy Labrosse, 13. 1847. Deville (Emile), du laboratoire de Mamma- logie et d'Ortiithologie du iVïuséum d'histoire naturelle, chevalier de la Légiond'Honneur -, au Muséum. 1842. Deyrolle, naturaliste ; rue de la Monnaie, 19. 1 85 I . Dohrn (G. A .), président de la Société entomo- logique deStettm, etc., à Stettin (Prusse). 1845. Doubleday (Henry); à Londres. 1833. Doué, ancien chef de bureau au ministère de la guerre, ofïicier de la Légion d'honneur, etc.-, rue llaulefeuilJe, 19. 1845. Douglas (John-Williams); à Londres. 1834. Drewsen , négociant -, à Strendsmollen, prés Copenhague. 1851. Ducouoray-Bourgault , membre du Conseil général de la Loire-Inférieure; à Nantes. 1832. DIJFOUR (Léon), correspondant de l'Acadé- mie des sciences, chevalier de la Légion d'hon- neur, etc. i à Saint-Sever (Landes). 1832. DUMÉRIL , membre de l'Institut, professeur au Muséum d'histoire naturelle et à la Faculté de médecine, officier de la Légion d'honneur, etc. ; au Muséum. 1843. DoMONTiEB, ex-chirurgien de la marine natio- nale, chevalier delà Légion d'honneur, etc.; chaussée des Martyrs, 2, à Montmartre. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxxui 1845. DuTEMPLE DE LA Croix (le comte Louis), officier de la marine nationale, à bord de TOrion. 1850. DuTREux-, receveur-geucral du grand duché de Luxcnibour,^. 1833. EcOFFET, directeur des contributions indirectes; à Cobnar (llaut-Rbin.) * Edwards (Mil ne), membre de Flnstitut et de la Légion d'honneur, professeur d'entomologie au Muséum d'histoire naturelle , dojcn de la Faculté des sciences, etc.-, au Muséum. 1842. Fairmaire (Léon), membre delà Société entomo- logi(|ue deStetlin, employé de 1 Administra- tion des Hôpitaux etc. ^ rue le Chapelais, 6, à Batignolles. 1833. Faruoeus, membre du conseil d'Etat, chef du département de l'intérieur en Suède, grand- croix de TEtoile polaire; a Stockholm. 1851. FouREAu DE Beacregard (Gabriel), docteur en médecine, etc., rue Godot-de-Mauroy, 41. 1836. Fischer DE Waldueim, membrede la Société im- périale des naturalistes de IMoscou, conseiller d'Etat actuel, grand'croix des ordres deSaint- Anne et de Saint-Stanislas, etc.-, à Moscou. 1837. Fol, négociant-, place de la Bourse, 9. 1832. FoNscoLOMBE (BoYER de)^ à Aix (Bouches-du- Rhône). 1850. Frey (Emile)-, à Aarau (Suisse). 1838. Frivaldjzky, docteur en médecine^ à Pesth. 1850. Garden, conservateur du Musée-, lOj rue de la Bourse, à Saint-Etienne (Loire). 1847. Gaubil, capitaine au 17" régiment d'infanterie légère -, à Quillan (Aude). 1851. Gautard, de Veney (Suisse), rue Dauphine, 23. 1840. Gautier (Antoine)-, à Nice (Sardaigne). 1842. GEtuN, pharmacien-, à Metz (Moselle). 1847. Genin, conservateur du Musée d'histoire natu- relle, etc.-, à Chambéry (Savoie). 2' Série. BnUetiti x. xxir ANNALES 1833. Germar, profess. d'hist. natur. -, à Halle (Saxe). 1844. Ghiliani (Viclor), employé au Musée d'histoire naturelle-, à Turin. 1844. GouBLKT (Lcon), conservateur des Tabacs; à Benfeld (B .s-Rliiii). 1835. GouuEAB, colonel du gdnie en retraite, membre de la Légion d'honneur, etc., rue de la Sour- dière, 19. 1833. Graells, membre du Conseil royal de Tlns- truction publique , professeur de zoologie, chef et directeur du Muséum d'histoire natu- relle de INladrid. 1832. Graslin (de), membre correspondant de l'Aca- démie royale des sciences et arts de Barce- lone, etc -, à Château-du-Loir (Sarthe). 1851. Gratiolet (Pierre-Louis); du laboratoire d'a- nalomie comparée du Muséum, docteur en médecine, etc., rue Guy-La hrosse, 15. 1833. GuAVENHORST, clocleurcn philosophie, conseiller privé de la cour de Prusse-, à Breslau. 1849. Griveau (Alfred) i rue du Mont-Thabor, 24. 1849. GRUÉ(Mcirius);à Marseille (Bouches-du-Rliône). 1836. GuÉNEAU d'Acmont , capitaine adjudant-major au 9°régimerit d'infanlerie; à Laon (Aisne). 1832. GuENÉE (Achille), avocat-, à Chateauduu (Eure- et-Loire). * Guérin-Méneville, membre de la Société natio- nale et centrale d'agriculture de Paris, chevalier de la Légion d'honneur, etc; rue des Beaux- Arts, 4. 1846. GuEKNisAc (le comte de); à Mnrlaix (Finistère). 1847. Guillemot (Antoine); à T.'iiers (Puy-de-Dôme). 1847. GuTH (J.-G.); à Londres. 1835. Herrich-Schoeffer , docteur en médecine; à Ratisbonne. 1834. Hérétieu, inspecteur des contributions direc- tes, membre du conseil général du dép. du Lot; à Montauban (Tarn-et-(iaronne). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxxv 1846. Hérold ( Albert ), rédacteur attaché au cabinet du piéfet de police-, rue Lemercier, 20, à Balignolles. 1847. Heyden (Von), sénateur; à Francfort. 1832. HUMBOLDT (le baron de), membre des Aca- démies des sciences de Paris et de Berlin , grand'croix de la Légion d'honneur, etc. ; à Berlin 1843. Iradi (don José Cayetano de)^ à la Havane. 1848. Jacquelin-Duval -, à Montpellier (Hérault), 1847. Javet, négociant-, rue Geoffroy-Marie, 10. 1843. Jekel (Henri), [CurculioTjites) y rue Fontaine- Saint-Georges, 37. 1849. KiESENWETTER(Hellmulhvon)jàBaudzen(Saxe). 1832. KLUG, docteur en médecine, directeur du Mu- séum d'histoire naturelle de Berlin. 1846. KoLENATi (Frédéric) -, à Prague (Bohême). 1845. KuENBURG (le comte Ferdinand de), assesseur de la direction des mines et salines à Hall, en Tyrol. 1846. Laboulbîîne (Alexandre)-, membre titulaire de la Société de Biologie, correspondant de la So- ciété d'Agriculture , sciences et arts d'Agen-, interne des hô[)itaux ; à Sainte-xMarguerite, rue de Charenton. 1832. Lacordaire, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'université de Liège, etc.; à Liège. 1837. Laferté-Sénectère (le marquis de)-, à Chinon (Lidre-et-Loirc). 1846. Lagrell, négociant^ à Bordeaux (Gironde). 1 848. Lambert (Paul), docteur en médecine-, à Saumur (Mayenne). 1748. Lamotte (Maitial), pharmacien; à Riom (Puy- de-Dôme). 1849. Lareynie (Philippe), docteur en droit, à Bér.e- nac, par Saint-Cvprien (Dordogne) XXVI ANNALES 1848. Lauras, docteur en médecine, pharmacien aide- major de 1" classe i à Alger. 1351. Ledkrer (Julius), à Vieune-cn-Anlriclie, Stadt, ]N" 146. 1833. Lefelure de Cérisy, ingénieur de la marine, ancien amiral de la llolle égy])tienne , officier de la Légion d'honneur, etc. : à Toulon ( Var). * Lefebvre (Alexandre), chevalier de la Légion - d'IJonrjeur, membre de» Sociétés savantes de Catane, Moscou, Barcelone, Madrid, Londres, etc.; à Bouclievilliers, près Gisors (Eure). 1837. Leprieur jeune, pharmacien aide-major, à Bône (Algérie). 1843. Léséleuc (de), chirurgien de la marine natio- nale, détaché aux mines de Poullaouen, près Brest (L^inislère). 1845. Levoituiuer ( Jacques-Alexandre ) -, à Orival (Seine-In(crieure). 1832. Lucas (IL), du Muséum d'histoire naturelle, membre de la commission scientifique de l'Algérie, de la Société phiiomatique, cheva- lier de la Légion d'honneur, etc.; au Muséum. 1832. Macql'Art , de plusieurs sociétés savantes, che- valier de la Légion d'ijonneur ; à Lille (Nord). 1846. INIanderstjerna , capitaine aux gardes de l'em- pereur de JRussie ; à Saint-Pétersbourg. 1833. Mannerheim (le comte), président de la haute cour de justice de Viborg , grand'croix de Tordre de sainte Anne et de saint Stanislas, de Tordre de saint Wladiujir, etc.; à Vihorg. 48'^5. Marseul (de);rueduPol-de-Fer-ï>t-Sulpice,12. 1849. Mieg (Don Juan), directeur du Cabinet royal de physique (le Madrid, docteur en philosophie, membre de l'Académie médicale, à Madrid. 1850. Millet, secrétaire de la Société d'agriculture et d'Histoire naturelle de Maine-et-Loire ; à Ai>gers (Maine-et-Loire). DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUF.. cxxxvn 1851. MiLLiÈRE (Pierre), membre des Socidle's Lin- neenne de Lyon, enloiiiologiqnc de StcUin, etc.-, 22, rue (Grenelle, à Lyon (Rliône). 1851. jMnizech (le comte George)-, à Berditcher (Russie). 1844. MocQUERYS (Emile); rue Grand-Pont, 57, à Rouen (Seine-lnferieure). 1835. IMoRissE, membre de la Socie'té géologique de France, etc.-, rue Beauverger, 12, au Havre (Seine-Inferieure). 1850. MuRRAY (André); à Edimbourg. 1845. Nicoi.ET, < onservateur des collections de Tlns- titut agronoinic|ue de Versailles, de la Société philomatique -, à Versailles (Scine-et-Oise). 1850. Pandellé (Louis)-, à Tarbes (Hantes-Pyrénées). 1849. Paparel, percepteur des contributions directes, à Saint-Etienne, vallée française, par Saint- Jean-du-Gard (Lozère). 1834. Paris, notaire; à Epernay (Marne). 1846. Paris, docteur en médecine, etc.-, à Gray (Haute- Saône). 1833. Passerini, agrégé du professeur de zoologie au Mnséu.ii dhist. naturel., à Florence (Toscane). 1837. Pecchioli^ à Florence. 1850. Perez Arcas (Laureano), professeur de Zoologie au iMusée royal de Rladrid. 1838. Perris, chef de division a la préfecture deMont- de -Marsan , chevalier de la Légion-dlioa- neur, etc.-, à IMont de-Marsan (Landes). 1851. Perroud (Benùist-Philibert) , membre de la Société (fagriculture et histoire naturelle de Lyon -, à Lyon (Rhône). 1833. PiCTET, professeur de zoologie et d'anatomie comparée à l'université de Genève. 1847. PiETTE DE Montesquieu, pharmacien à Tou- louse (Haute -Garonne). 1845. Pilate; rue de Février, 8, à VVazem mes (Nord). csxxviii ANNALES ' PoEY, professeur de zoologie et d'anatomie com parée à Tuniversité de la Havane. 1849. Pradier , lieutenant de vaisseau de la marine nationale-, à Lorient (Morbihan). 1850. Propiiette, chirurgien-dentiste; à Nîmes (Gard). * Rameur, docteur eu médecine-, à Saint-Chris- tophe, près Tours (Indre-et-Loire). * Reiche, négociant, membre de la Société impé- riale des naturalistes de Moscou, etc. -, rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. 1 835 . Reichenbach, professeur et directeur du Muséum d'histoire naturelle du roi de Saxe, docteur en médecine, etc. -, à Dresde. 1846. Renard-, à Saint-Quenlin (Aisne). 1849. Robin (Charles) , professeur agrégé à TEcole de Médecine, président de la Société biologi- que, de la Société jihilomatique , etc.; rue Hautefeuille, 19. 1833. RoBiNEAu Desvoidy, docteur en médecine, etc.; à Saint-Sauveur (Yonne). 1851. RojAs , de Caracas, province de Venezuela (Colombie). * Romand (de), chevalier de la Légion d'honneur, etc.; à V^ouvra}', par Vernon (Indre-et-Loire). 1840. RoNDANi (Caniillo), membx-e de plusieurs socié- tés savantes ; à Parme. 1848. RosENHAUER (W. G. de); à Erlangen. 1844. RosER (de), conseiller intime délégation ; àStutt- gard (Wurtemberg). 1850. Roswag; place du Lycée Louis-Legrand, 2. 1841. Rouget (Auguste); à Dijon (Côte-d'Or). 1847. RouzET, du laboratoire d'Anatomie comparée du Muséum d histoire naturelle, membre des Sociétés d'horticulture et d'agriculture du Cantal ; rue des Rigoles 70, à Belleville. \ 833 . Sahlberg, docteur en médecine, professeur émé- rite de l'Académie impériale d'Alexandre , DF LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxxxix chevalier de Tordre de saint Wladiniir, etc., à Helsingfors (Finlande). 1844. Saucerotte , docteur en médecine, etc.; à Stutlgard. 1835. Sauders (Sidney-Smith), consul d'Angleterre en Epire et iVlLonie. 1851. Saulcy (Féliden-Henry Caignartde), au Musée d'artillerie, place Saint-Thomas-d'Aquin. 1842. Saunders (Williams-Wilson), membre des So- ciétés linnéenne et entomologique de Londres, etc. ; à Wandsworlh, près Londres. 1851. Saussure (de), licencié ès-sciences, elc^ rue de rOdéon, 21. 1843. ScHAUM, docteur en médecine, membre de la So- ciété entomologique de Stettin, etc. -, à Berlin (Prusse). 1847. Schembri (Antonio) j à Malte. 1841. ScHMiD (le chevalier Louis de); chambellan de S. A. R. le duc de Lucques, à Florence. 1834. Selys Longchamps (de), membre de la Société des sciences naturelles de Liège, etc-, à Liège. * SERVILLE (AUDINET), membre de la So- ciété impériale des naturalistes de Moscou, etc. ; au Marais , près la Ferté-sous-Jouare (Seine- et-Marne). 1851. SiCHEL, docteur en médecine, officier de la Légion-d'llonneur, etc.; rue de la Chaussée- d'Antin, 50. 1843. SiGNORET ( Victor ) , docteur en médecine , pharmacien, etc. ; rue de Seine, 51. 1834. Sommer, négociant, membre de plusieurs socié- tés savantes; à Altona. 1834. Spence (Henry), membre de la Société entomo- logique de Londres, etc. ; à Londres. 1 833. Spence (Williams), président de la Société ento- mologique de Londres, etc. ; à Londres. 1835. SPINOLA(le marquis Maximilien de); àGênes. L ANNALES 1850. Stainton de Munntsfield, secrétaire de la So- ciété entomologique de Londres. 1845. Stephens, membre de Ja Société entomologique de Londres, etc., à Londres. 1849. Stevens (Samuel)-, à Londres. * Theis (le baron de), consul général de France à Tunis, membre de la Société des sciences et arts de Saint-Quentin, etc. j à Tunis. 1846. Thibésard, fondé de pouvoir du receveur-géné- lal du département de TAisne, àLaon ( Aisne). 1838. Trobert, docteur en médecine, chirurgien de première classe de la marine en retraite, etc. -, à Saint-Pol-de-Léon (Finistère). 1844. Truqui (Eugène), docleuren médecine, à Turin. 1850. Vacherot (Louis), conservateur du mobilier de rÉtat -, à Alger. 1850. ViLLANOVA Y PiERA (Juau), géologuc cspanol ; rue du Cloilre-Saint-Benoist, 8. 1 85 1 . Villa Vicencio, gouverneur de NajX)j province de Quito (Equateur). 1836. Waoa (de), professeur d'histoire naturelle, etc.; à Varsovie. * WALCKENAER (le baron), secrétaire perpé- tuel de TAcadémie des inscrijjtions et belles - lettres, membre de la Légion d'honneur, etc.-, rue LafEtte, 53. 1834. Westermann, négociant-, à Copenhague. 1833. Westwood, membre des Sociétés linnéenne et entomologique de Londres, etc. ; à Londres. Î849. WoLLASTON, membre de la Société entomolo- gique de Londres-, à Londres. 194. DE LA SOCIÉTÉ ENl OMOLOGIQUE. <:xi MEMBRES DÉCÈDES. MM. * Feisthamel (le général baron) ; à Paris. l832. Melly, négociant; à Liverpool. 1832. SAVIGNY-, à Versailles. MEMBRES DÉMISSIONNAIRES. MM. 1834. Sans (Mariano de) -, à Barcelone. 1832. SiLBEiiMANN-, à Strasbourg (Bas-RhinJ. 1841. White-, à Londres. ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. cxlui TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME (1). Acalypius ivjipcnnis , Kiesenwetter 643. Acariens à Tetat de larves attaq. les bourgeons des pê- chers. Guériu-Meneville : . v. Achenium depressum, 422-, jéjunum , Kiesenwetter. 422. Acinipe Hesperica, 359-, micivptem, 360; monticola, 359; mgi-opimctata, 11. Lucas 359. Acridides (supplément au catalogue des), L. Brisout de Barneville lxxxix. Acridites (quelq. remarq.g(^ogr. sur les), H. Lucas. 349. Acridium Giornœ, 362-, lineolaj 361-, peregrinum^ 36 1^ ^/ora7Z5j H. Lucas 363. Acridium albolincntum , lxxxv -, dedivum, lxxxv,- Hispa- nicumj lxxxv; lœtum, lxxxv, scalarc, observ. dans la France méridionale, L. Brisout de Barneville. lxxxvi. /acridium gabonense (nov. spec), L. Brisout. . Lxviir. Acridium scalarc (note sur T), L. Brisout. . lxvii. Acrognathus mandibularis, Kiesenwetter. . . 433. Actia obscurella, 187; pilipetmis, Rob.-Desvoidy. 186. Acylophorus glabricollis , 419; ^agenschiedei'i y Klesen- wetter 419. Adimonia monticola , 655*, tenaceti, Kiesenwetter. 655. Adrastus lacertosus, 587-, limbatus, Kiesenwetter. 587. {V) Celle lable, ainsi que celle de l'année dornière, est due à M. H. Lucas, secret uire-adjoint. CM..V ANNALES Mthalion (genus), 670-, albincrvum, 673 j cun>atuni, 678; Latrcillei, 672*, inidticolov, 673-, neivoso-punctntiiin, (}7d-, nigniin, 677-, pamlfeliim, 677-, pan'keps , <61\i reîirulatum, 676-, semi-an niilatum, 675; Servillci, 678-, simile, 673: unicolor, 674 i vicinnm, V. Signoret. 673* ^ygv7Z'«5 g:u/f«fa^, 390; we/rt.9. Kiesemvelter. . . 390. ^gathiilium seminulum (mdlamorph. de 1'), E. Perris. 44. ^-^gonosoTimc/uaclriguttatum, Y. Signoret. . . . 330. ^groinyza Maccpuirli, 133-, ^7a/?rt, 135-, pnsilla, Gou- rcau 138. yJleocham obscurella, 412; m/ipenîiis , 411-, rufitarsis^ Kiesenwettei' 412. j4leptoccriis (gen. nov.), de la Ferté-Sénectère. . 236. Alysia picta, 166-5 tmncator^ Goureau. . . . 134. Amara (cas pathol. observ. sur un), P. Lambert, lxxxiii. Amhlygcnius (gen. nov.) colomhinus^ de la Ferté. 263. -^ncù?/'o//jc//a , Kiesenwettrr 589. Anilius (gen. jîov.), Jaoquelin-Duval. . lxxii, lxxiii. Anohium (Pains de Lapons trempe's dans une dissolution de sublime corrosif attaqués par des), Anijot. cxv. Anobîuin tesselatuiii (observ. sur les vaiss. biliair. de T), Al. Laboulbène xlvii. Anomala rugatipcnfnxni. Catorama pcdiiwmm, Sallei (spec. nov.), Guérin-Aldne- ville cxv. Cebrio Carrenoi, 6", rufifrons^ Graëlls. . . . 13. Celoiiitcs dispar (sur une nouvelle espèce de), L. Dufour 58 et 59. Celonites dispar (note sur le) de Romand. . . lu. Celonites (observations sur le nombre des articles qui composent les antennes des), H. Lucas. . . lxlv. — — Centrotus chloroticus (spec. nov.), L. F'airmaire. lxxxvt. Cepheniuin laticolle, Kiesenwetter 397. Cerataulax (genus novuni), 335-, quadiivitlatus , V. Signoret 33G. Ccrcus pediadan'iis j Kiesenwetter 577. Cetonia aurai a ^ considérée comme étant un remède contre la rage ^iLiv. DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. cxlix Cetonia (remarq. sur les différ. s^éc des org. mâles de la gentir. dans les esp. franc, du genre), Godart. 6b5. ChalicodomaSicula {note SMYXeniààcXd), H.Lucas, xnv. Charopus concolor, 62 Ij docilis, 619-, grandicollis, 620i nitidus, G21-, pallipes, 621-, punctatus, 622; roiundatusy 619; sagîîiaius y Kiesenwetter 621. Chenille (sur une) qui est vendneuse, mais seulement quand la plante qui lui sert de nourriture Test elle- même. Al. Lefebvre xxv. Chlaenides, de la Fertc^-Se'nectère 227. Chlœnius, '238;diffinis, 1^\\gonodicrus, de la Ferte'. 211. Chlorocoris distmctus j V. Signoret 330. C/dorophanus salicicolaj Kiesenwetter. . . . 631. Chrysomela alcyonea, 654; amerîcana, 654; Banksii^ 653; carbonaria^ 653; cerealisj 654; convergefis ^ 654; fas- tuosa, 6b^;femoralisj 654; hœmoptera, 654; lucidicollis, 654; nigrina, 6o5\ prasina, 654,- pretiosa, 654; sangui- nolenta, 654; suhœnea, 554; superba, 654; tussilaginisj 654; varipes, Kiesenwetter. 653. Chrysomélines (remarq. sur les difîér. spéc. des org. mâles de la genér. sur quatre), Godart. . . 007. Cionus fmxmi, 647; gibbi'frojis, Kiesenwetter. . 047. Ciirospilus cyanops , Gourcau 150. Clavelia (genus novum), H. Lucas i.xxv. Clcon us obliquas (note géogr. sur le), P. Lambert, cxvii. Clythra concolor, 651; meridionalisj 651; nign'tarsis, 051; palmata, 651; sexmaculata , 601; sexpunctaia, 651; taxicomis, 651; tibialis, 651; tripunciata, Ksw. 651. Cly tus consobrinus (nov . spec), H. Lucas. . . xxxi. C neorkinus lateralis, GraëWs 21. Cceliniusfestus, Goureau 153. 2" Série, TOME ix. Bulletin xi. CL ANNALES Cqlias edusa ( note sur une monstruosité observée chez un), il. Lucasj cxi; Bellier de la Chavignerie, cxii ^ A. Laboulbène • . cxu. Golt^optères (rdcolte de) faite aux environs de Bône (Algdrie), Leprieur lxliii. Coléoptères rares trouvés aux environs de Paris (liste de), L. Fairmaire lxxxvii. Coléoptères trouves dans de Torge avarié (liste de), A. Ghevrolat lxxxvii. Coléoptères (cat. des) du Muséum, E. Blanchard, lxxiii. Coléoptères (centurie de) propres à TAb^'ssinie , H. Lucas Lxvii. Coléoptères recueillis à Tanger, L. Fairmaire. . xxi. Coléoptères (parasitisme obser. sur des), P. Lambert, xxii. Colon vmrinus , Kiesenwetter 397. Colophotia Pedemontana (note sur la) trouvée à la fin d'août, Guérin-Méneville lxxxui. Colotes trinotatus , Kiesenwetter 621. Communications, iv. ix. xii. xxi. xxiv. xxix. xxxiii. XXXV. XLin. XLVll. L. LUI. LXV . LXXII. LXXVl. LXXXI. Lxxxvu. LXLUi. Cl. cvi. cx. cxiv. cxvu. cxvni. Comptes du trésorier (lecture des) et commissaires nom- més àrefFet de les examiner, vu. Rapport des commis- saires, vil. Coptia arinata , de la Ferté-Sénectère. . . . 225. Correspondance, m. ix. xxxv. XLVii. lxxii. cvi. cxvi. Coljmbetes hœmatodes , 586-, œruginosus, 586; pyrenœus , Kiesenwetter 586. Coniatus chiysochlora (habitat du), par M. Godart. Doiié XIII. Conocephalus mai)dibularis ayant été considéré à tort DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. eu comme formant une nouvelle espèce , décrite sous le nom (le Locusia liiicata. L. Brisout de Barnev. lxxvi. Conurus Iwidus, ^IZ) pubcscens, Kiesenwetter. . 413. Cratonychus hrunnipes , Kiesenwettcr. . . . 586. Crioceris asperagi, Qbl) paracenthcsis, Kiesenwetler. 651. Cryptohiuin fracticome . Kiesenwettcr. . . . 421. Cryptoccphalas bimaculatus , 651; hipunciatus^ 652^ gra- cilis, 652-, lahiatus, 6h% Iwidùnanus, 651', margmellus, 652i pulchellus, 652-, quadripunctatusj 651', Rossii,6b2\ Royij t>52-, rugicoUis, 651, seri'ceus , 652; signaticollis , Çthl't sexpustulaîus j 652; tetmspilus j, 652; tnstigma^ Kiesenwettcr 651. Ctcnistes palpcdis y Kiesenwettcr 401. Curculionites observés sur la jetée du port de Dieppe, Doiié Lxxxiv. Cyllo sepulta (observ. rclat. à Tempr. d'un Lépidoptère fossile), A. Lefebvre 71. Cyllo sepulta {i\\ie[(\[\es, mots de réponse à M. A. Lefebvre sur les observations relatives à la), Boisduval. lxlvi. Cynips Jlava, Goureau 168. Cyrtoims Dufourii (note sur le), Lareynîe. . . lui. Dacnusa Chereas, 155; flavipes, 135 et 157; inceita, 138; Lysias, \bÇS\ macidata, 144., punctum, Goureau. 139. Dasytcs ciliatus, 62 1 ; nobdis, 62 1 ; pallipes, 62 1 ; pliimheuSy 621; quadnpustulatus^ 621; scaber^ Kiesenwetter. 62 L Décisions xlui. lxxii. lxxxf. Deilephda euphorbice (observât, sur Teffet du principe vénéneux que conservent les chenilles du), Pierre Minière lxxviii. Deleasier die /irons , Kiesenwetter 433. cm ANNALES Dercylus, 256; gîhbosus, 258: inferniiSj 258; tencbncosus, de la Ferté-Senectère 258. Dermcstes ater^ 579; atoman'us, 579 j Frischii, 579; muri- nus^ ^l'd-, Surdons j Kiesenwetter 579. Diacanthiis amplicollis, 587; œneus, Kiesenwetter. 587. Dianous cœrulcscens , Kiesenwetter 42.3. Dicœlus, 275; ambiguus, 277; Lecontei, 277; quadratus^ 111 \ scidptilis, de la Ferté-Sdnectère. . . . 277. Dinodes affinis , 265 -, delicatidus , 265 ; Pcrsicus , de la Ferté-Sénectère 266. Dicraiiura minuta (boîtes en plomb rongées par des che- nilles de la), parLyonnet. E. Desmarest. . . xvu. Diglossa mersa (note sur la), Aube et Javet. . . xli. Diphyllus lunatus (metamorph. du), E. Perris. . 42. Diptères (collect. de) donne'e par M. Macquart. xxxvi. Diptères dont les larves minent les feuilles des plantes, et à celles de leurs parasites (mém. pour servir à This- toire des), Goureau 131. Discocephala ovata , 334; polita , 333; scutellata, 334:, çicina, V. Signoret. . 332. Dorcadion Pcrezi, Graëlls 24. Drilus Jlaçescens , Kiesenwetter 588. jEacus (gen. nov.), 254; stygius^ de la Ferté-Sënecl. 255. Ehœus Jlavicollis , Kiesenwetter 619. Ecrevisse remarq. par sa taille, L. Fairmaire. lxxxi. Elater murinus (observ. sur le gésier de 1'), Al. Laboul- bène lxvii. Elmîdomorphus (genus novum) Auhei, Emile Cussac. 203, 205 et 206. Elmis angustatus , 585; œneus, Kiesenwetter. . 585. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. clui Empis platyptera {noie sur V), A. Lefehyre. . . 125. Entedon Coponiccs, 15C-, Cyrirms^ 147-, gracilisy 159; gratus, 143y Latreillei, l/\bj lepidus, Goureau. 141- Entomologique (excursion) dans les montagnes de la Lozère, Bellier de la Chavignerie lxxv. Entomologique (excursion) aux environs de Paris (Gom- piègne), parles membres de la Société. . . . l. Epomis, 1h1; deplanatus , 252; Goryi, 252 i Karelinii, 252; /aj^^ico/Zi^j de la Ferté-Sénectère. . . . 253. Eremohia Claveliij li. Lucas 364. Errata cviii. cxvi. cxni. Eucinetus meridionalis (métamorph. de T), E. Perris. 48. Euryraélides (notice sur le groupe des). V. Siguoret. 669. Ewyaspis (genus novuni), 342; transçersalis , V. Si- guoret 343. Eurydactylus (gen. nov.), de la Ferté-Sënectère. 255. Euryusa brachelytra, 412; linearis, Kiesenwetter. 412. Falagria thoracicaj Kiesenwetter 403. Filistatahicolor (observ. géogr. sur la), H. Lucas, xxvni, Forficida gigantea (note géogr. sur la), L. Fairmaire. xliv. Formicomus pedestris, Kiesenwetter 625. Gamasus halophilus, 298:, maritimus, 298; s alinus, Al. Laboulbène 297. Gastrophysa raphani, Kiesenwetter 655. Geobius , de la Fertë-Sénectère 225. Gemiaria, 319", latifrons^ Robineau-Desvoidy. . 320. G/of^w/a /*fï/icm?iV (observ. sur la), Gbiliani. . . lvi. Glyptoderus (genus novum), 260; Giterinii, de la Ferté- Sënectère 261. CUV AINJNALES Goliatlius Grallii, micans, Savagei,t07yuatus, Mnizek. cxi. Goliathus cacicLis. Druryi (observés vivants à Londres), de Mnizeck. , lxxyvim. Gonidoi , Robineau-Desvoidy 305. Gronops lunatus (note sur le), L. Fairmaire. . XLni, Gyinnœtron vivant dans les racines de la Linaire {Antld- rhinum linaria), Guérin-Mtineville cr. lialys pulchra, V. Signoret 331- Hedobia ùnperialis, Kiesenwetter 662. Hcliothis peltigeixi (chenilles de T) rencontrées aux envi- rons de Paris, Bellier de la Chavignerie. . lxxvu. He'miptères (collection d') de M. Audinet-Serville. V . Signoret xxxiii. Hémiptères ( errata sur des nouvelles espèces d'), V. Signoret cviii, Herhstia tihialis , Robineau-Desvoidy. . . . 185. Heterocenis Airagonicus, ù86', mcuviomta^ 586; minutas, iiSà; pruinosus , Kiesenwetter 586, Hetrodes Guyonu{ydJc. remarquable de T), H. Lucas, iv. Hœmatopinus huhali (note sur T), H. Lucas. . . v. Hololeiiis (genus uovum), de la Ferte'-Sénectère. 274. Homalota bnmnea, 411-, circellans, 409-, elongatula, 407 i granigera, 406; hypnorum, 407*, labialis, 407; myopsj 410; pavais, 407; Reyi, 405; tahida, 409: torrentum, 408; umbonataj, 405-, velata, Kiesenwetter. . . 407. Hoplogcnius (genus novum), de la Ferte-Senectère. 237. Hoploleniis (genus novum), 266j insignis, de la Ferté- Sénectère 267. Hyalomyia (sur une) née dans les entrailles du Brachyderes Lusitanien, L. Dufour, 63. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE clv Uyalomyia dispar, L, Dufour 66. Hydrachna çiî'icf ana, hahou\hène 303. Hydi'ochus nitidicollis, Kiesenyveiier 391. Hydrœna angustata , 392,- curta, 3d2; Jlai>ipes , 392, m- grita, 392-, riparia, 392*, Sieboldii, Kiesenwetter. 392. Hydropoms analis, 391 -, Aubci, 390," Cerisyi, 390; Davisiij 2%(ij flm'ipes, Z%\; minutissimus , 390", nivalis , 391; opatnnus, Kiesenwetter 370. Insectes (de Tinfluence de la couleur du terrain sur les), Al, Lefebvre xxv. Insectes (moyens propres à préserver nos approvisionne- ments de Lies des attaques des)j par M. le docteur Pigeau. Gudrin-Méneville vi. Insectes nuisibles (discussion au sujet des). . . xxxv. Insectes nuisibles (note sur lesj, Mocquerys. . . en. Insectes nuisibles (note sur les), Goureau. . xxxix. Insectes nuisibles (note sur les)j Amyot. . . xxxvi. Insectes rares pour la faune parisienne, Boieldieu et L. Fairmaire lui. Insectes recueillis au Brésil par M. Sahlberg. Observât, au sujet de ce voyage. Mannerheim . . . . lxix. Insectes recueillis en Californie par M. Lorquin. Becker et Buquet lxiv. /somem, 315; Blondelii, 315; Parisiaca, Bob.-Desv. 315. Isotarsus (gen. nov.), 21 7^ bifasciatus, 220; comptas, 220", flavipilosus, 222; morio, de la Ferte-Sénectère. 221. Issus grylloides (sur y)j h. Duiour 57. Ixodes flavo-maculalus (description de la femelle de 1')^ H. Lucas cxx. cLvi ANNALES Lacan niurinus , Kiesenwetter 586- Lamellicornes mdlithophiles (note rectificalive sur les)^ Schaum xlvu. Lampyris Mulsantii, 287 ; noetiluca, Kiesenwetter. 587. Lompyris noctiluca (note sur la lumière phosphorescente observée dans une nymphe de), G. dMumont. en. Larinus (sur la matière pulvérulente des), par M. Godarl. Doiie xui. Larves de Lépidoptères trouvées dans un champignon du genre Polyporus, par M. Chamhovet. Doiié. . xxiii. Latlirobium elongaturn^ 422; longuluin, 423; multipuncta- tnm, ^22} quadratum, A2'i', striato-punctatumjKsw. 422. Lectures, xn. xx. xxm. xxxu. xxxiv. XLin. xlvi. xlix. LXXV. LXXXl. LXXXVI. LXLII. C. CV. CIX. CX. CVI. CXVH- CXX. OV. CIX. CXIV. CXVl. CXVU. CXXl, Leistus terminatus (note sur le), Doiié. . . . xxxm. Lema cyanella, <5o\\ wcu7/?oy^a, Kiesenwetter. . 651. Lépidoptères de Lnj)onie, Boisduval civ. Lépidoptères de la Lozère (observ. sur les), Bellier de la Chavignerie. . . . 681. Lépidoptères (chasse aux), Bellier de la Chavignerie. cm. Lépidoptères (continuation des ouvrages de Cramer et de Stoll surles), Becker cxviii Lépidoptères ou Papillons de France (Iconographie des), par M. Delahaye. Bellier de la Chavignerie. . civ. Lépidoptères (impressions de), Becker. . . . cxii. Lépidoptères nouveaux recueillis à Quito, Becker. xxm. Lépidoptères (note sur les) recueillis à Cayenne par M. Bar, Boisduval cxx. Lépidoptères (procédé employé pour la conservation du corps fies), Bellier de la Chavignerie. . . Lxxvm. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGiQUE. clvh Lépidoptères (quelques faits qui se rapj)ortent à la ge'o- graphie entomologique de cerlains)^ Ghiliani. lxlvu. Lestera hicolorA^^;J'ro7itinalis,k^^\, pubescens, Ksw. 434. Licinides, de la Fei\té-Sénectère 274. Licinus, 280; agricola, 281 et 282; jEgyptiacus, 282 et 283; brcncollis, 281 et 283-, gmnulatus , 281; Siculus, 281-, silphoides, de la Ferté-Sdnectère. 281 et 282. Limnicusincanus^ 584; senceus^ bSi^i^ersicolor, Ksw. 584. Limnius troglodytes , Kiesemvetter 585. LimoniiLS Bructeri^ 586; lytrodes, Kiesenwetter. . 586. Lina populi, Kiesenwetter 655. Lithocaris obsoleta, 423,- i^ibiventris, Kiesenwetter. 423. Lixus angustatus (inonstr. observ. chez un), par M. Go- dait. Doué • . . . . Lxxxu. Lixus (sur la matière pulvérulente des), par M. Godart. Doué xm. //Owc//05^er/zM5 (genus novum), 267; sublœçis, 268; semi- striatus, de la Ferté-Sénectère 268. Longicornes de la collection de Banks (note sur les)j A. Chevrolat 657. Z/onccra ^U77c^af a, de la Ferlé-Sénectère. . 226 et 290. Mcdahius elegans^ 6 1 7 ; inomatus , 6 1 8 ; limbifer , 617; marginellus, 617:, ceneus, 617; pulicarius, 618; rubri- collisj6\S; spinosus, 617; viridis, Kiesenwetter. 617. Mallaspis Moreletii (spec. nov.), H.Lucas, . . jlxv. Malthinus biguttatus, 613; chelifer, Ç)\^\ Jiliformis, 61 li forcipifef, 614; hamatus, 615; modestus, 616; quadns- pinus, 613; sctiptus, 611; seriepimctatusj Ksw. 610. Masaridcs (remarq. sur la fam. des), L. Dufour. . 61 • Masaris vespiformis, (observ. sur le nombre des articles cLviii ANNALES qui composent les antennes du), de Romand. . Li. Masaris vcspifonnis (observ. sur le nombre des articles qui composent les antennes du), H. Lucas, lxliv. Matières (table des) cxlui. Mecynotarsus rhinocéros^ Kiesenwetter. . . 625. Megarhynchus çittatus, V. Signoret 347. Membres du bureau (nomination des) pour 1852. cxxn Membres d<^cédés en 1851 cxLi. Membres de'missionnaires cxli. Membres de la commission de publication (nomination des) pour 1852 cxxii. Membres de la commission de surveillance des collec- tions cxxn. Membres reçus en 1851.ix.xx. xxiv. xxxn. xxxiv. xlmi. xLvi. xLix. Ln. Lxxvi. Lxx. xvH. cv. cxvu. cxvm. Membres de la Société entomologique de France (liste des) cxxix. Merrnis (note sur un) trouvé dans un Amara similaUi, Davaine cxni. Metallites atomarins , Kiesenwetter 633. Misolampiis scahricoUis , Graëlls 15. Morychus modestus, Kiesenwetter 583. Mouches (sur des larves de), L. Fairmaire . . . cix. — — Guérin-Méneville. . cix. Musca vitripennis (sur \a), L. Dufour 67. Mygale Lchlondii (observ. sur la)j H. Lucas. . lxli, Mylahris Dufourii^ 16,- hieracii, 17; sohrina, Graclls. 20. Myllœiia gracilis, 413; intermedia, Kiesenwetter 413. Myrmedonia canalimlata, Kiesenwetter. . . . 403. Nanopkyes cunentiis. 650; hcnu'sphericus, 649, Innguidits, DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE. clix 649i nitidulusj 649; pallidulus, 649; posticus, 649; Sicidus, Kiesenwetter 648. JNécrologie ix. xxix. Nécrologique (notice) sur M. Melly, Guex. . . xxxv Nominations lxxvi. cxxii. Notiphila Jlaveola , Goureau 161. Notoxus comutuSf (ilb; monoceros, Kiesenwetter. 625. Ocalea castanca, 403; concolor, 403; decumana, Kiesen- wetter 403. Ochthchius dijjficihs, 391 i cxsculptusj 391; marginipallcns, Kiesenwetter 391. Ochthenonms nngustatusj 625 ^ sinuatus, Kiesenw. 625. Oc)7/rom«5 (genj nov.)jde laFerté-Sënectère. 230. 293. Ocypus cyaneus, ^{^\ olens, Kiesenwetter. . . 414. OEcophora olwella, considérée comme étant la même es- pèce que YElacJtista oleella , Boyer de Fonsco- lombe . xvn et lv. OEdipoda albolineaia, 380; Algeriaua, 374; amcena, 379; arenaria, 376; higuttidaj 381-, bisignata, Zll\cœndans, 375, cruciata, 378; cnicigera, 378; Jlwa, 373; fusco- cincta, 373-, Hispanica, 375; ùisignis, 370; Insubrica, 374; longipes, 376; Lucasii, 381 ; Mauritanien, 374; migratoria, ^11 ; thalassina, H. Lucas. . . . 378. Omalium florale, ^Zb\ fossulatum, 435; nigricepsj 435; rivularc , Kiesenwetter. . ...... 435. Omalotrichus vcrtagoides, 233 et 234; panagœoides, de la Ferté-Sénectère 235 et 293. Omopklus curçipes, 624; Icpturoides j 624; sericeicollis, Kiesenwetter 624. Omphale pnlustris, 137; stignin, Goureau. 150. cLx AMJN'ALES Onitis inenalcas raâlc (considère à tort comme dtant une espèce nouvelle : O. ChevrolaliL Lucasj, Reiche. xii. Oodes, 269; a^lis^ 273-, (vnigineus, 11% Caycnncnsis, 272; J'iavicrus, 273-, fuscipcs, 273; humilis, 270i latus, 209; Leprieurii, 272; leucodactjlus, 273 i Mcxicanusj 280, nigricoinis j 272; œneus, 270-, pallipes, 273; pa- ralldus, "271, Reichei, 271-^ robustus, 270; tenocephalus^ 271; stnatcUus, 27 2 j suboliwaceus , 271-, tibialis, 273i Westennannii j de la Ferté-St^nectère. . . 271. Oodites, de la Fertd-Sënectère 266. Opius Jmbirius , GonveaM 155. Opsowala Siculuj E. Lucas 356. Orchestcs ùroratus , 643-, rnelananusj G^bi tricolor, Kie- senwetter, 644. Ornithoptem Priamus (individus remarquables par leur petite taille), Becker iv. Orthoptères (du nombre des espèces d') cjui habitent la France, L. Brisout de Barneville cxx. Orthoptères (liste d') qui habitent la France, L. Brisout de Barneville. • lxlui. Orthoptères trouvés en Algérie ^ L. Brisout de Barne- ville xLvm. Observations sur le même sujet, H. Lucas. . . xlviii. Osmea grisea, Robineau-Desvoidy 188. Osmodenna eremita (monstr. observ. chez un ) par M. Bagle. Bellier de la Chavignerie. . . lxxxii. Otiorhynchus auropunctatus y 638; impatiens, 638-, uieri- dionalisy 638', monticola, GZSj ]\ai>ancus, 638; ovatus, 638; /^j/'ew^u5, 637; ;«^/;e5, Kiesenwetter. . 638. Otites pulchella, L. Dufour 68. Ouvrages offerts (liste des) à la Société. . . cxxiu. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. clxi Oxypoda corticina, 4 M -, hcivola, 4I 1 ; opacn, Ksw. 411. Oxytclus complanatus, 427; inustus, 427; nitidulus, 427-, rugosus, 427-, sculpturatus, Kiesenwettcr. . . 427. Pachnephorua arenariiis (note geogr, sur le), P. Lam- bert cxvii. Pachybrachys Jimhriolatus, 6b3; pallidulusj Ksw. 652. Painphagus Numidicus , H. Lucas 358. Panagéites, de la Fertt^-St^nectère 214. Panagœus Panamensis, 2'23\ guadripustulatus, de la Fert^- Se'nectère. . • 224. Parasites trouves sur un Heilipus trachypicnis. Doué. xxi. Pamus hydrobates, 585; luridus, 584; lutulentus, 584; prolifericornis f Kiesenwetter 584. Patellimanes (révision de la tribu des), de la Ferté- Se'nectère 209. Paussus Fabvieri (Spec, noi>a.Jj L. Fairmaire. . . ex. Pegomyia atriplicis, 163,' milis j Goureau. . . 166. Peritelus adusticomis, 635 ; necessarius , 637; prolixus, 636; rusticus, 637; senex, Kiesenwetter. . . 637. Petascelis spinosusj V. Signoret 121. Philontkus dimidiatipennis , 417; ebenimiSj 417;^/^a;^, 4 1 7 ; JimetaiiiiSy 4 1 6; fulvipes , 4 1 7 y lœvicolHs , 4 1 4 ; nitidus, 4 16; œneus, 416; cerosus, 416,- orbus, 418; prolixus f 418; pruinosus, 417; Pyrenœus, 414; quisqui- liarius, 417; rubidus, ^{7;riifîmanus, 417; salinusj 417/ sericeus, 417; splendeiis, 414; sordidus, 419; xantho- loma, Kiesenwetter 416. Phitœcia ephippium (observ. sur la), Lareynie. . lui. Phlœonœus cœlatus, Kiesenwetter 427. Phœdon salicinum, 655; tumididum, Kiesenwetter. 655. cLxii ANlNALES Phygadeiion abdoniinatoi; {\l\hellatot\, 117-, cinclellus-, 105-, digitalus^ 103; cnsator, 1 10; fuinator, 106-, incer- tus, 112,- j'ejunator, 115; minorj III; minutus^ 113; obscuratus, 104; procems, 116-, profligator, 118-, /jm- gjiator, 115; quadrlspmus^ ]06; sencans, 113-, t^agw- hiuuhis, 119; variabilis, Bojer fie Fonscolombe. 114. PhyUobias t/ialassinus, G34; xanthorncmus, Ksw. 634. Phyllocephala dilatatus, Y. Signoret 346. Phylloptem marginella (rectif. ge'ograph. au sujet du), L. Brisout de Barneville lxix. Phytœda Aumontiana (nov. spec), H. Lucas. . xli. Pkytomyza ancholiœ , 153; acjiu/'olii, 148; //^«i^a. 146; hoiiicola, liS; lappiiia, 159; latemlis, lb6j plantaginîs, y\% primuhi% \bl; spondyliî, \'{1\ scolopcndrii, 139; xylostei, Goureau. • 145. Phytonomus palumbarius (note sur le), Reiche. xxxiii. Pieris daplidice (vaneias mûiima de la), H. Lucas, cxii. Pissemya, 318; atra, Robineau-Desvoidy. . . 319. Platystethus corriutus, hTJ i movsitans , 427; spinosus, 427; .v/j/e«r/c7Z5, Kiesenwetter 427. Plusia cJu y sitisei ni {noie ^éogv. sur les), H.Lucas. XLiii. Pœderus limnophilus. 423; riparius, 423; ruficollis, Kie- senwelter 423. Polydrusus Bohemanni, 632; imdatus, 632, xaiithopus, Kiesenwetter 632. Prionognathus (gen. nov.j, de la Fertd-Sënectère. 288. Projioinœarostmta^ Kiesenwetter 413. Psélaphien provenant de Sicile et devant constituer un genre nouveau, L. Fairmaire xxxn. Pselaphus longipalpis , Kiesenwetter 401. Pterostichus 7ng-er (anomal, observ. dans le dern. arlicl. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. clxiu de Tant, droite d'uji), L. Fairmaire. . . . lu. Ptùnis irroratus^ Kiescnwetter G22. Ftinus fur (monsti'uositc observée dans l'antenne gauche d'un), P. Lambert Lxxxvni. Purpuricenus Dumerilii, barbants (note sur les), H. Lucas, X et XI. Qiicdius aiiricomus, 420; boops, ^21; Jimbriatus , 419,- Jïdiginosus, ^Id'^lateralis, 419; molocliinus, \\^\ punc- tatellns, Kiescnwetter 419. Quedius curtus (observ. sur le), Lareynie. . . lui. Ramburia setipennis, liobineau-Desvoidy. . . 189. Rapport cxvi. Reaiimuriaj 309; capitata, 310; fasciata, 313; picœa, 314. puncticornis, Robineau-Desvoidy 312^ Rembus, 278; Capensisj, 279; cordicollis, 279; distinguent dus, 278; politus, 278,- quadricollis, 279,- subpunctatus, de la Ferté-Sdnectèi'C 278. Rhagium int/uisitor (monstr. observ. chez un) par M. Bayle. Bellier de la Chavignerie Lxxxn. Rhagonycha atricapilla, 603,- boops, 602; concolor, 605-, femoralis, 607; lœta, 601,- maculicollis , 607; Marhelii , 606; melanura, 604; morio, 609; nigripes, 605; plani- collis. QOl j punctîpennis, 600; quadricoilis ^ 607; Red- tenbachiij, 601; 5ig7zafa, 602; testacea, Ksw. . 607. Rhina scrutator (rernarq. au sujet de l'habitat de la), A. Ghevrolat lxxxvii. RhopalopalpuSj, (genus novum) pœciloides, de la Ferté- S(^nectère 262. Rhinomyia Lamberti (observ. sur la), R.-Desvoidy. xxn. cLxiv ANNALES Bhyfichites cœruleoccphalus , 62G; Germaniciis, G26-, œricovi- reT7S, 62G; splendidulus, Kiesenwetter. . . . 626. Rhyparochromus hrachiidcns, L. Dufbur. . . . 327. Saprinus apricarius , 577, dimidiatus , 577-, ffunarius , 577; rugifrons, Kiesenwetter 577. Schizoncura {snmnc nouvel, esp. de), L. Fairmaire. cvii. Sciaphihis costutatus, Kiesenwetter 629. Scolytes (des moyens à employer pour atténuer les i-a- vages des), Amyot cxviii. — A. Chevrolat cxix. — A, Laboulbène cxix. Scopœus minutusj Kiesenwetter 423. Scydmœniis cordicollis, 397,- elongatus, ^dS\Ferrariij 399; hirticollis ^ 400; Kiesenvvetteri ^ 399; Lœni, 398, Schiodtei, 398, tritoinusj, Kiesenwetter. . . . 400. Scytropus squamosus, Kiesenwetter 631. Séances de 1851. V^ (8 janvier), m. — 2" (22 janvier) IX. — 3* (12 février), xn. — 4'' (26 février), xxi. -— 5* ri2 mars), xxiv. — 6"" (26 mars), xxix. — 7* (9 avril), xxxni. — 8^ (23 avril), xxxiv. — 9" (14 mai), xun. — 10^ (28 mai), xLvii. — ir (11 juin), l. — 12" (25 juin), LUI.— 13"^ (9 juillet), lvx. — 14^(23 juillet), Lxxii. — 15*^ (13 août), Lxxvi. — {6^ (27 août), lxxxi. — 17'' (10 septembre), lxxxvîi. — 18" (21 septembre), LXLii. — 19" (8 octobre), ci. — 20'' (22 octobre), cvi. — 2P (13 novembre), cx. — 22^ (26 novembre), civ. — 23^(10 décembre), cvi. —24" (24 déc ), cxvin. Segestria pcrfida (observ, sur le jeune âge de la), H. Lucas LXLix. 5e/'ewMia /cefa (habitat du)j L. Dufour 56. DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. clxv Sériciculture (résultat des travaux de cette anne'e sur la), Guérin-Méneville lxli, Sericoris antiquana (note pour servir à Thistoire de la). Goureau 323. Silpha gmnulata, 392; lœvigata^ 392-, nigtita, 392-, Sou- verbiî, Kiesenwetter, 392. Silpha trouva aux environs de Paris. Peut-être un hybride des Silpha rugosa et unicostata, Bellier de la Chavi- gnerie. • xxxi, Sitones gressorius , 630i hispidulus , 63 li palliatusy 630; regenstœinensis , Kiesenwetter 630. Spallanzania, Z16., hebes, ^obineAU-Desvoidy. . 317. Staphylimis cœsarcuSj 413; mpicola, Kiesemvetter. 413. Staphylinus Mulsanti , God., considérée comme étant la même espèce que le Staphylinus mendionalis de Rosenh. Aube xxi. Steniis (méth. dicotli. appliq. au genre), Leprieur. 191. Stcnus Lepneurii,YiV[ï. QviS&diC xxix. Stenus decipiens, Leprieur 201. Stenus ater, 424-, bipunctatus, 423; circulaiis, 425; corda- tas^ 426; declaratus, 425;eMwem5, 425; fuscipes, 425; su^ ttida, ^i13., hospes, 424; lustrator^ 424; nitidus, 424; ocularis, 427; œrosus , 426; rugosus, 424; speculator, 424; subœneus, 426; tempestiuus, Kiesenwetter. 426. Stilicus similis y Kiesenwetter 423. Strachia fasciata, 337; quadripunctata, V. Signoret. 337. Stylosomus ericetiy 653; ilicola, 653; tamaricis, Ksw. 653. Styphlus sferrucosus , Kiesenwetter. . , . . 646. SuTiius angastatus, 423; di^ersus, \Tà., Jiliformis ^ Kiesen- 2" Série j TOME IX. Bulletin xji. cLxvi ANNALES wetter 423. Sybincs attalicus, G43; parallelus, G42-, potentillœ. Kie- senwetter 643. Sympiezocera (gen. nov.) Laurasii, H. Lucas. . cvi. Systàsis celer, Goureau. . 151. Tachinus fimciarius , Kicsenwetter il 3. Tackyponis sagùiatus, Kicsenwetter 413. Tachyusa atra, 404-, baltcata, 404^ coarctata, 404-, con- stricta, AO\-^ferialisj 404; 5«/cflto, Kicsenwetter. 403. Tanymecus palliatus , Kicsenwetter 630. Telephoridœ, Kicsenwetter 588. Tehphorus abdominalis, 589', albomarginatus, 592^ bico- loVj 597; brevicoinisy 595; consobrinus, 589 •, disparj bdOj Jibulatus, 593-, fuh'icoUîs , bdS-, fascicoUis, 598-, lineatas, 594j ImcJus, 506; obscurus, 595; opacus, 595; proxilus, 598; rw/i^^, 596; sulci/rons, 599; tristis, 592; ustulatus, 596; xanthoJoma^ Kiesemvetter, . . 590. Teratoma (genus novum), 339; iSe/ze^a/ew^w , V. Si- gnoret , . . . . 343. Termites (note sur une femelle de), H.Lucas. . . l. Tetrix brachyptcra, 382; mcridionalis , H. Lucas. 382. ThyJacites oblongus, Graëlls k . 22. Thinobius brei^ipeniiis, 432; loiigipeiinisy Ksw. . 432. Thiyptocera crassicornis, 18 1; flavisquamis , \^\) hume- ralis, 183; nigripalpis, 182; pilipemiis , Robineau- Desvoidy 182. Thryptocërdes, Robineau-Desvoidy 177. Tipula Uitici (observât, sur la), Amyot. . . . lvi. Tipules culiciformes (larves de) renconti-ées à une profon- DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. clxvh deur de 128 uiètr. Remarq. à ce sujet. P. Gavais, lxx. Titiibœa fClyî/ira)octosignata (observ. sur les métamorph. de la), 11. Lucas 29. Tomochilus (gen. nov.), de la Ferté-Se'iiectj 253 et 293. Toinodcriis compressicollis, Kîeseawetter. . . . 625. Transactions de laSocie'tdLinnéenne de Londres (analyse du 2^ volume des), Reiclie lxxx. Trechus angusiicollis, 386-, distigua, 'iSS, latebricola, 387', miimtus , 387-, pinguis, Kiesenvvetter. . . . 389. Trigonidium cicindeloidcs (observ. géographique sur le) , H. Lucas XIX. Triongulinus (provenant d'œufs de Méloë), Al. Laboul- bène lxvh. Triphyllus punctatus (métamorph. du , E. Perris. 39. Trogophlœus corticinus^ 430j fuliginosusj 430; halophilus, 432; nitidus, 430-, obesus, 430-, omalinus, ^ilS ; plagiatu^, 428", politusy ^Zljpunctipennis, 431-, riparius, 430; i?o- senhauerii, Kiesenwetter 428. Trotomma (gus. nov.), 623; puhescens, Ksw. . 624. Tryxalis miniata, 355; nasuta, 354; procera, 355; varia- bilis, H. Lucas 354. Tychius aureohis, 640; cmnamomeus, 639; Cretaceus, 638; procerulus, 641; quimjuepunctatus, 628;thoJ'acicus, 641; çemisîus, Kiesenwetter 638. Ty chus Ibericus, Kiesenyvetter 402. Tyroglyphus Mericourti, Laboulbène 302. V aigus hemipterus (observ. sur les métamorphoses des larves du), H. Lucas Lxxxiii. Fanessa cardui (observ. au sujet d'un passage de la). Glîiliani lv. cLxvm ANNALES DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE. Ver à soie (monstr. observ. chez un), Bassi. . lxxxh. yertagus, de la Ferté-Senectère 233. Vigne et de la Pomme de terre (nie'moire sur les maladies de la), Robineau-Desvoldy c. Xyletinus hœniorrhoidalis, 6!23j lœi>i:;, Kiesenwelter. 023. Zygia oblonga^ Kiesenwelter 622- L'ORGANISATION RÈGNE ANIMAL EMILE BLANCHARD, Aide-naturaliste au Muséum d'Hisloiie nalurcllo de l'aiis, membre de la Société pliilomaliquc . etc. PUBLIÉE PAR LIVRAISOXS GUAM) IX— 4°, Contenant chacune deux planches magnifiquement gravées ('t une feuille et demie de texte. Prix (le la livraison : f> rraiics* Cet ouvrage est destiné à faire connaître d'une manière approfondie l'organisation entière de tous les types des Familles naturelles du Règne animal, ainsi que les modifications que subissent les organes entre les divers représentants de chacun des groupes admis par les zoologistes. Jusqu'ici l'Anatomie des Animaux n'est connue que par quel- ques Traités généraux et des mémoires disséminés dans un grand nombre de recueils. Des lacunes immenses se rencontrent à chaque pas ; les comparaisons rigoureuses manquent presque toujours, et dans l'état actuel de la science, il est impossible en rassemblant tous les faits cpnnus de mettre en regard l'en- semble des ressemblances et des différences que présentent entre eux quelques-uns seulement des types du Règne animal. Delà les plus grandes difficiillés pour acquérir une connaissance élendtie de l'Analomie zoologique. Après avoir réuni depuis de longues années un nombre con- sidérable de travaux sur l'organisation des animaux et une nombreuse série de dessins, l'auteur a pensé qu'il y aurait un double avantage pour la science dans la publication d'un grand ensemble sur l'Organisation du Régne animal. Il a eu en vue : d'abord de rendre plus complètes nos connaissances sur la structure de chacun des grands types zoologiques, de dérouler dans un vaste tableau toutes les modifications que subissent les organes ou leurs fonctions en passant d'un type à l'autre; et ensuit?, tout en montrant une complication plus grande qu'on ne l'a montrée souvent dans l'organisme des Animaux, en rendre l'élude bien plus facile , des figures devant mettre en évidence chaque détail. Un tel ouvrage, en effet, ne peut obtenir un grand résultat que si l'on y trouve la représentation parfaitement exacte de chacun des systèmes organiques des types sur lesquels on vient à porter son attention; car c'est vraiment le seul moyen d'en connaître promptement la disposition cl de saisir les modifica- tions par des comparaisons devenues faciles. Aussi aucun effort n'a coûté et ne coûtera à l'auteur pour que ses planches, dessi- nées par lui-même et ensuite gravées avec le plus grand soin, méritent l'approbation de tous les amis de la science. Chaque planche portera en regard une explication détaillée , ce qui permettra dans le cours de l'ouvrage d'éviter de nom- breuses répétitions et d'insister au contraire sur les ressemblan- ces et les différences. La plus grande question de la zoologie , celle qui résume toutes les autres, la question des affinités naturelles, se trouvera traitée dans ce travail pour chaque groupe. Comme nous l'avons dit, le plan adopté dans cet ouvrage est de nature à simplifier — 3 — considérablement l'étude des sciences ana'omique et zoologi- que. Offrant tout d'abord renseinhle de l'organisation des types principaux du Règne animal , on conçoit bientôt qu'il ne s'agit plus que de saisir des modiOcations plus ou moins considéra- bles pour bien connaître les autres représentants des mômes classes. Jusqu'à notre époque, les anatomistes se sont contentés de décrire cbaque organe considéré à la fois dans tous les ani- maux. Celte niarcbe, bonne autrefois, quand la science était peu riche de faits, a paru à l'auteur devoir être complètement abandonnée. C'est dans l'ordre zoologique que les faits seront présentés dans son ouvrage, de manière qu'aucune lacune ne puisse être masquée, et surtout pour que chaque modification se montre avec les coïncidences qui se manifestent dans l'orga- nisme; car il n'est pas suffisant de signaler, par exemple, les différences qui existent dans le cerveau ou le tube alimentaire de deux animaux, il importe de signaler en même temps les autres modifications qui coïncident avec ces premières différen- ces. Or c'est là ce qui sera constamment exposé dans l'Orga- nisation DU RÈGNE ANIMAL. En tète des chapitres relatifs aux diverses classes, on trou- vera un aperçu de l'état actuel de la science, ainsi qu'une rapide analyse des travaux qui l'ont constituée, et à la fin la liste complète des mémoires et des ouvrages publiés sur chaque branche, de façon que celle publication puisse rendre de ce côté encore un service qu'apprécient ordinairement à un haut degré ceux qui se livrent à l'étude des sciences. Le mode de publication sera analogue à celui qui a été em- ployé pour l'édition illustrée du Rcgnc animal de Cuvier. On fera paraître concurremment les parties relatives aux différentes classes du Règne animal , de telle sorte qu'après la publication d'un nombre de livraisons fort restreint , on aura déjà l'anatomie — 4 — complète d'un Mollusque acéphale, d'un Mollusque gastéropode, d'un Insecte, d'un Reptile, d'un Oiseau, d'un Mammifère, etc.; alors dans les suivantes on trouvera exposés les rapports natu- rels et les différences qui existent entre les représentants de chaque classe. Sans pouvoir préciser d'une manière absolue le nombre de planches nécessaires, l'auteur pense que les Mammifères en comprendront environ 80, — les Oiseaux 50, — les Reptiles 40, — les Poissons 00, — les Articulés 00, — les Annelés 25, — les Mollusques GO , — les Zoophyles 30. On peut souscrire à l'avance pour 12 ou G livraisons, ou retirer chaque livraison au moment de sa publication. La première est en vente; les autres suivront de mois en mois. A PARIS, . Chez l'AUTEUR, 161, rue Saint -Jacques; Chez J.-B. BAILLIÈRE, j Cliez Victor MASSON , 19, rue Ilautefeuille. I 17, place de l'École-de-Médecine, Paris. — Typogrniiliio Pion frères, rue de VaugirarJ, 3G. V. ^^'^ ■j^O^^- y « >* \ > *^' <%_^ iX f4 ^i^^Ji # r^- i { ' "hfX ■^mu. /^r :x JSV •• >.-^ -^*^ L '^: ^^t: A '4^ iài;-«i';j«ÊÉ